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Mesure de la structure hyperfine des niveaux 3 1D2, 4 1D2 et 5 1D2 de l'hélium 3

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HAL Id: jpa-00209094

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00209094

Submitted on 1 Jan 1981

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Mesure de la structure hyperfine des niveaux 3 1D2, 4 1D2 et 5 1D2 de l’hélium 3

H. Lémery, J. Hamel, J.-P. Barrat

To cite this version:

H. Lémery, J. Hamel, J.-P. Barrat. Mesure de la structure hyperfine des niveaux 3 1D2, 4 1D2 et 5 1D2 de l’hélium 3. Journal de Physique, 1981, 42 (8), pp.1081-1096. �10.1051/jphys:019810042080108100�.

�jpa-00209094�

(2)

Mesure de la structure hyperfine des niveaux 3 1D2, 4 1D2 et 5 1D2 de l’hélium 3

H. Lémery, J. Hamel

Université de Caen, Laboratoire de Spectroscopie Atomique (*),14032 Caen Cedex, France et J.-P. Barrat

Université de Caen, U.E.R. de Sciences, 14032 Caen Cedex, France (Reçu le 26 février 1981, accepté le 1 er avril 1981 )

Résumé.

2014

Dans une décharge dans 3He, on sait qu’on peut orienter les spins nucléaires dans l’état fondamental, grâce aux échanges de métastabilité, en pompant optiquement les atomes métastables 2 3S1. L’orientation est transmise aux autres niveaux excités dans la décharge. Si l’on soumet les spins nucléaires dans l’état fondamental à la résonance magnétique, la lumière émise à partir des états excités est modulée à la fréquence du champ R.F.

Le taux de modulation n’est important qu’au voisinage du champ nul ou d’un croisement de niveaux en champ

non nul. On a déterminé par cette méthode les structures hyperfines des états 31 1D2, 4 1D2, 5 1 D2. Les résultats sont en bon accord avec ceux de mesures antérieures et avec les prévisions théoriques.

Abstract.

2014

It is well known that, in a discharge in 3He, the nuclear spins in the ground state can be oriented through metastability exchange, by optical pumping of the metastable 2 3S1 atoms. The orientation is transmitted to the other levels excited in the discharge. If the nuclear spins in the ground state are submitted to magnetic reso-

nance, the light emitted from thèse excited states is modulated at the R.F. field frequency. The degree of modulation is important only near a level crossing, in zero field or in non-zero field. This method has been used to determine the hyperfine structures of the 3 1D2, 4 1D2, 5 1D2 levels. The results are in good agreement with those of previous

measurements and with theoretical predictions.

Classification

Physics Abstracts

35.80

1. Introduction. - L’étude de la structure des niveaux de l’hélium présente un intérêt particulier,

car il s’agit d’un cas où l’on peut aller très loin dans les prévisions théoriques. La structure hyperfine des

niveaux n 1D2 de l’isotope 3He en est un exemple remarquable. Dans une première approche, on s’at-

tendrait à la trouver presque nulle, tout au plus de

l’ordre de 1 MHz, car l’interaction hyperfine dans

les niveaux singulets ne devrait être due qu’à l’électron

externe [1, 2]. En réalité, les structures observées sont de l’ordre de 100 MHz [3-6] ; elles résultent du fait que les interactions spin-orbite et hyperfine ne sont

pas très faibles vis-à-vis de la distance entre triplet

et singulet, de sorte que les niveaux singulets sont

en réalité appréciablement mélangés aux niveaux triplets [2, 4, 5, 7].

Plusieurs déterminations expérimentales de ces

structures hyperfines utilisent l’excitation des atomes par bombardement électronique et la méthode des

croisements de niveaux [4, 5]. La précision reste limitée, principalement par les « fonds continus qui

(*) Associé au C.N.R.S.

se superposent toujours aux signaux de croisement de niveaux dans les expériences de bombardement

électronique. Dans cet article, nous présentons une méthode, qui nous a été suggérée par F. Laloë [8],

où l’anisotropie nécessaire à l’observation d’un croi- sement de niveaux ne résulte pas de l’anisotropie de

l’excitation électronique, mais est fournie par l’orien- tation préalable du spin nucléaire dans l’état fonda- mental. Cette méthode constitue le prolongement de

travaux de Laloë [6], et présente des analogies avec

la méthode de détermination de durées de vie de niveaux excités d’ions par transfert de cohérence et

étude de la modulation de la lumière émise que J. Hamel a récemment mise au point [9].

Une cellule remplie de ’He est soumise à une,

décharge H.F. Les atomes métastables He (2 3S1)

créés par la décharge sont orientés par pompage

optique ; sous l’effet du couplage hyperfin, ils acquiè-

rent de l’orientation nucléaire. Les collisions d’échange

de métastabilité entre les atomes dans l’état 2 3 S 1 et

dans l’état fondamental transfèrent cette orientation nucléaire dans l’état fondamental de ’He. On obtient ainsi un gaz d’atomes ’He dont les noyaux sont

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:019810042080108100

(3)

orientés [10]. La décharge H.F. sert également à porter ces atomes dans tous les niveaux excités, ce qui n’altère pas leur orientation nucléaire. Tant que l’écartement Zeeman est très inférieur à l’écartement

hyperfin, l’interaction hyperfine dans les niveaux excités ainsi atteints couple le moment cinétique électronique et le spin nucléaire de sorte qu’il en

résulte une orientation électronique dans ces niveaux.

En conséquence la lumière émise lors de la désexci- tation radiative de ces niveaux est polarisée [6].

Si l’on soumet les spins nucléaires d’hélium, dans

l’état fondamental, à une résonance magnétique de fréquence N, ils précessent de façon cohérente à la

fréquence N autour du champ magnétique statique H.

Dans le niveau excité, l’orientation électronique acquise précesse librement à la pulsation de Larmor

des niveaux dans le champ magnétique statique H.

Aux faibles valeurs de H, elle n’a pas le temps

-

pen- dant la durée de vie i du niveau considéré

-

de s’écarter de celle des spins nucléaires : l’orientation

électronique « moyenne » résultante (qui précesse à

l’état stationnaire à la fréquence N) est o grande ».

Il en est donc de même du taux de modulation à cette même fréquence N de la lumière émise, en

observation transversale à travers un polariseur

circulaire. Au contraire, pour les fortes valeurs de H, l’orientation électronique a le temps, pendant la durée

de vie i, de s’écarter appréciablement de l’orientation

nucléaire ; les écarts angulaires sont répartis aléatoi-

rement pour tous les atomes dans le niveau excité

considéré, de sorte que leur orientation électronique

moyenne est nulle à l’état stationnaire. Le taux de modulation de la lumière émise est donc également

nul.

L’étude de la variation du taux de modulation de la lumière, en fonction de la fréquence de résonance N permet donc une mesure de la durée de vie du niveau excité de ’He.

F. Laloë nous a suggéré qu’on devait aussi pouvoir

observer une variation du taux de modulation à la

fréquence N de la lumière émise au voisinage d’un

croisement de niveaux ~MF

=

+ 1; en déterminant ainsi la position de ce croisement, on peut mesurer la constante de structure hyperfine du niveau excité de 3He.

Nous présentons d’abord (§ 2) les calculs donnant l’évolution du taux de modulation de la lumière

émise, en fonction de la fréquence N, selon le mode de détection choisi (direction et polarisation). Nous

décrivons ensuite (§ 3) le dispositif expérimental. Les

résultats obtenus sont exposés et discutés dans la dernière partie (§ 4). Nous avons accordé une place importante à l’étude théorique (§ 2), afin d’étendre les calculs de Laloë au cas de la détection transversale de l’orientation et de l’alignement électroniques qui résultent de l’action du couplage hyperfin et de

l’effet Zeeman sur l’orientation purement nucléaire apportée lors de l’excitation. Nous montrerons que seuls les signaux d’alignement permettent d’observer

le croisement de niveaux, mais nous devons aussi calculer les signaux d’orientation et les signaux longitudinaux qui nous servent à « normaliser » nos mesures. Enfin, nous ne pouvons ignorer les correc-

tions que le mélange entre triplets 3D et singulets 1 D apporte aux résultats prévus pour un niveau o bien isolé ».

2. Etude théorique.

-

2.1 PRÉPARATION DES ATOMES 3HE DANS L’ÉTAT FONDAMENTAL; § RÉSONANCE MAGNÉTIQUE.

-

Sous l’effet du pompage optique

des atomes métastables 2 3 S 1 et des échanges de métastabilité, les atomes d’hélium 3 He acquièrent

dans l’état fondamental une orientation nucléaire

longitudinale, c’est-à-dire suivant l’axe Oz parallèle

au champ magnétique statique H. On les soumet à

l’action d’un champ de radiofréquence H 1, tournant

à la vitesse angulaire 0153

=

2 non dans le plan Oxy perpendiculaire à Oz (en fait, on utilise un champ linéaire, mais on néglige, comme il est usuel, l’effet

de sa composante circulaire non résonnante).

L’équation d’évolution dans le champ H + Hl de

la matrice densité pf décrivant les atomes d’hélium dans le niveau fondamental est :

Hf est l’hamiltonien du niveau fondamental :

On a posé : nWr = - g ¡ /ln H et nw 1 = - g ¡ /ln HI;

g, est le facteur de Landé nucléaire (gr

= -

4,255),

Jln le magnéton nucléaire, cof la pulsation de Larmor

des noyaux ’He dans le champ H ; 1 est l’opérateur

de spin nucléaire.

Le 2e terme du 2e membre de (2.1) décrit la pertur- bation de la matrice pf par les divers processus de

relaxation; si ce terme existait seul, les éléments

diagonaux de p f décroîtraient exponentiellement avec

la constante de temps Tl

=

r 11, et les éléments non

diagonaux avec la constante de temps T2

=

F2

Le dernier terme décrit l’effet du pompage optique :

en l’absence de radiofréquence, pf se réduirait à la matrice diagonale :

où 3, est une matrice unité 2 x 2 et P le taux d’orien- tation atteint (0 P 1).

On pose :

(passage dans le référentiel tournant autour de Oz à la vitesse angulaire co). Il est en outre commode, pour la suite du calcul, de développer pf et (Jr sur la base des opérateurs tensoriels irréductibles T q (k) corres-

pondant à un moment cinétique 2 [11] :

(4)

d’où :

Dans nos expériences, la résonance magnétique est toujours balayée très lentement, et l’on observe donc

pratiquement le régime stationnaire pour lequel :

D’après l’expression de pf(O), on a :

On en déduit :

avec :

Les matrices p fo, Pf + et Pf -

=

Pf + sont indépen-

dantes du temps ; les seuls éléments de p f modulés à la pulsation co sont du type : ( + 2 [Pf] 1 -1 > ou - ! 1 Pr 1 + ! ).

2.2 TRANSFERT ET ÉVOLUTION DE L’ORIENTATION

DANS LES NIVEAUX EXCITÉS DE 3HE.

-

2.2.1 Trans-

fert de l’orientation.

-

La décharge porte dans divers niveaux excités les atomes d’hélium, orientés dans l’état fondamental. Nous considérons le cas d’un niveau E de durée de vie i

=

1/r, de moment cinéti-

que J, de facteur de Landé électronique g, de cons-

tante de structure hyperfine a ; nous supposons pour l’instant ce niveau assez éloigné de tous les autres pour

qu’on puisse le considérer isolément ; nous verrons

plus loin (§ 2 . 4) comment l’on tient compte du mélange

entre les niveaux singulets et triplets, qui résulte des interactions de structure fine et hyperfine et qui est précisément la cause de l’existence d’une structure

hyperfine non nulle dans. le cas des niveaux 1 D2

que nous avons étudiés.

Les atomes dans l’état E sont décrits par un opéra-

teur densité pe(t) dont l’équation d’évolution est :

En considérant que l’action du champ R.F. Hl,

dont la fréquence est résonnante pour les spins nucléai-

res, est négligeable sur l’état excité, l’hamiltonien Jeu s’écrit :

où JlB désigne le magnéton de Bohr.

Fd est proportionnel au nombre d’atomes que la

décharge porte par unité de temps dans l’état excité E.

Pd(t) est la matrice densité des atomes qui viennent

d’être excités par la décharge à l’instant t. On admet

que cette excitation est instantanée et que le moment

cinétique électronique n’est ni orienté ni aligné par la

décharge, supposée isotrope; au contraire, celle-ci

n’affecte pas le spin nucléaire de l’hélium [6]. Ces hypothèses se traduisent par l’expression suivante de

Pd(t) :

pf(t) est la matrice densité donnée par (2.7) repré-

sentant l’état des spins nucléaires dans l’état fonda- mental à l’instant t, 3j la matrice unité (2 J + 1) x (2 J + 1).

D’après (2.7) les éléments de matrice

sont constants si MI

=

M1, et varient en e:tirot si MI

=

MJ Ç 1 respectivement.

2.2.2 Evolution de I"opérateur densité du niveau

excité.

-

La résolution de l’équation (2 . 9) nécessite la

détermination des états propres et des valeurs propres de l’hamiltonien Jee donné par (2. 10). A la limite

H ~ 0, les états propres de Jee le sont aussi de F2

=

(J + 1)’. Nous noterons F, MF ) l’état propre

qui, par continuité lorsque H - 0, tend vers l’état associé aux valeurs propres F(F + 1) et MF de F2

et de F,, et par HCOF M, la valeur propre correspondante

de Jee. Soit 1 n > l’un quelconque des états F, MF >

núJn la valeur propre associée. La solution en régime

permanent de (2. 9) est de la forme :

Les matrices p,,o et pe +

=

pi-, indépendantes du

temps, sont données par :

(5)

avec :

La diagonalisation de X,, et le calcul explicite des

éléments de matrice de pe + utiles par la suite sont

effectués dans l’appendice 1.

Ces résultats sont une généralisation de ceux de la

référence [6] ; pfo est diagonal en MI ; donc pdo et p,,o sont diagonaux en MF. pf+ n’a d’éléments de matrice

non nuls que du type -11 1 Pr+ 1 - ! ) ; donc pd+ et Pe+

n’ont d’éléments de matrice non nuls que si les valeurs de MF et MF associées à n et n’ satisfont à : MF - MF =1.

On note que l’ordre de grandeur des différences

Wn - Wn’ est celui d’un effet Zeeman électronique ou

d’une structure hyperfine. Les éléments de matrice de Pe + et pe -, donc ceux de pe modulés à la pulsation w,

varieront rapidement en fonction du champ magné- tique H au voisinage de croisements de niveaux pour

lesquels certaines différences con - Wn" s’annulent ;

l’effet sera évidemment plus accentué en champ nul

où de nombreux niveaux se croisent, que pour un croisement entre deux niveaux en champ non nul ;

seuls les croisements AMF

=

± 1 pourront être observés (ceci résulte du fait que l’anisotropie est injectée dans le niveau considéré par l’orientation du

spin nucléaire 1/2).

2 . 3 CALCUL DE LA LUMIÈRE ÉMISE.

-

2. 3. 1 Etude

générale.

-

Les atomes dans l’état E se désexcitent par émission spontanée et retombent dans un niveau inférieur E’ de moment cinétique électronique j, de sous-niveaux p ). On montre [12] que l’intensité de la lumière émise avec un vecteur électrique parallèle au

vecteur unitaire e est proportionnelle à :

où D est l’opérateur dipôle électrique. D commute avec

le spin nucléaire. Or l’expression (2.16) n’est autre que

la trace d’un opérateur dans l’espace des états p ). Il

est commode de calculer cette trace en utilisant des bases découplées 1 Mj, MI ), ce qui donne :

avec :

La matrice (2 J + 1) x (2 J + 1) JJ Pe(t) est la trace,

sur les variables de spin nucléaire, de la matrice densité pe exprimée sur la base découplée MJ, MI >.

Elle est calculée dans l’appendice 1.

Les expressions (2.17) et (2.18) montrent clairement

que la lumière émise ne dépend de manière directe que de l’état angulaire des variables électroniques et non

de l’orientation du spin nucléaire ; les effets d’aligne-

ment et d’orientation que l’on observe résultent du passage de ces grandeurs du spin nucléaire au moment cinétique électronique pendant l’évolution dans l’état excité sous l’influence de l’hamiltonien X,, (cf. équa-

tions (2.14) et (2.15)).

Il est commode de développer la matrice JJ Pe(t)

sur une base d’opérateurs tensoriels irréductibles

"TQ agissant dans l’espace du moment cinétique

électronique J de l’état excité E :

avec :

En effet, Faroux a montré [13] que l’on peut caracté- riser la direction et la polarisation du rayonnement observé par une matrice densité 03C8, de composantes g/ #

sur une base d’opérateurs tensoriels irréductibles

(K

=

0, 1 ou 2). On montre [9] que (2.17) peut s’écrire ( 1 ) :

où (j Il D 11 J > est l’élément de matrice réduit de D entre E’ et E.

Pour K

=

1 et K

=

2, les Jj T K sont respectivement,

à des coefficients numériques près, les composantes du

vecteur J ou du tenseur 2 l(Ji Jj + Jj Ji) - -1 3 bij J2 (i, j = x, y ou z). Selon les conditions d’observation, définies par les 03C8K Q non nuls, on détecte donc à l’aide de LE la valeur moyenne dans l’état E d’une compo- sante du moment cinétique électronique des atomes (K = 1, orientation) ou du tenseur symétrique du ,

second rang à trace nulle qui représente leur aligne-

ment (K

=

2).

Nous avons mentionné plus haut que pe(t) comporte des termes diagonaux en MF, non modulés, et des

termes correspondant à ~MF

=

± 1, modulés en e :F iwt

.

D’après (2.18), les premiers fournissent dans

JJ Pe(t) des termes diagonaux, qui contribuent aux

(1) En raison d’une erreur d’impression, une des formules de la référence [9] est erronée ; dans la dernière formule de l’appendice 2,

§ b, le dernier facteur est 03C8KQ et non 03C8KQ. La formule (4.4), qui

reproduit la précédente, est exacte.

(6)

termes Q = 0 dans (2.21). Les seconds fournissent- dans "pe(t) des termes avec AMj = ± 1, qui contri-

buent aux termes Q

=

± 1 dans (2.21).

L’observation d’un croisement de niveaux, qui crée

une singularité dans la variation avec H des termes

modulés de ’Pe(t), nécessitera donc une détermination de la modulation de la lumière émise, dans des condi-

tions telles que les glb i, ne soient pas nuls (en pratique,

observation transversale par rapport à H).

2.3.2 Calcul des signaux longitudinaux.

-

On

observe la lumière réémise dans la direction Oz du

champ magnétique H, à travers un analyseur circu-

laire. On a alors [9, 13] :

D’après (2.21), la lumière émise vaut dans le cas d’une transition n ’D2 ~ 21 P 1 :

Les seuls termes de Pe(t) qui contribuent au résultat

sont les termes non modulés, diagonaux en MI et Mj.

En l’absence de résonance magnétique, Laloë [6] a

calculé le taux de polarisation

dans ce cas, af 0 1 se réduit à P /.J2 et S est proportionnel

à P. La comparaison de l’expression théorique de

avec sa variation avec le champ magnétique, observée expérimentalement, donne un procédé de détermina-

tion de a et r (structure hyperfine et largeur naturelle

du niveau E). Ce procédé n’est pas très sensible, car

aucune des différences Wn - Wn’ ne s’annule dans

(2.14a) et la variation de S avec le champ ne présente

pas de caractère résonnant. En effet, on détecte opti-

quement l’orientation transférée du spin nucléaire

au moment cinétique électronique par le couplage hyperfin. Ce transfert devient moins efficace lorsque

le champ magnétique est assez grand pour découpler 1

et J ; (T diminue donc, à orientation nucléaire P donnée, lorsque q 99B H grandit.

a g

En présence de résonance magnétique, l’expression

du taux de polarisation de la lumière émise s’obtient en

remplaçant P /.J2 par uf’ 0 donné par (2.18) dans

l’expression précédente de J. Ce taux de polarisation

diminue donc de manière résonnante si on balaye le champ magnétique autour de la valeur correspondant

à la résonance nucléaire (wf ~ 0153) ; à saturation de la résonance magnétique (col > r 2), il s’annule comme

Uf 0 1 pour co = COr; sa variation à résonance est donc

égale à ils.

2.3.3 Calcul des signaux transversaux modulés.

-

Dans nos expériences, on observe la lumière réémise

dans la direction Ox, perpendiculaire au champ magnétique H ; la phase du champ de radiofréquence

est telle qu’il a la direction Ox à l’instant t

=

0.

Si l’on détecte à travers un analyseur circulaire, on a [9, 13] :

(les signes des 03C8± 1 dépendent du sens de l’analyseur).

Si l’on détecte à travers un analyseur linéaire, faisant

avec Oz un angle de 45°, on a :

les autres 03C8K- Q sont nuls. Le dispositif expérimental

permet de n’observer que la composante du flux lumineux modulée à la pulsation 0153. Il suffit donc de ne

garder dans (2.21) que les termes en Q = ± 1. On trouve alors pour cette composante modulée, toujours

une transition n ’D2 -> 2 ’Pi :

-

avec un analyseur circulaire :

-

avec un analyseur linéaire :

(7)

Les parties en e - iO’ et e ’ i-1 de ces expressions

contiennent en facteur respectivement les expressions Uf et uf données en (2. 8). A saturation de la réso-

nance magnétique (col » r 2)’ seule subsiste la partie

réelle de af 1 et uf - 1, fonction impaire de wf - w ;

la courbe donnant alors 6fi

=

uf - 1 en fonction du

champ est antisymétrique autour du champ résonnant

et son maximum vaut P/4. Si l’on observe la variation

correspondante de la modulation de la lumière donnée par (2.23) et (2.24), la largeur de la courbe de réso-

nance nucléaire dans l’état fondamental est très petite

vis-à-vis de la variation du champ H nécessaire pour modifier appréciablement les différences d’énergie

Wn - Wn’ qui interviennent dans l’expression de pe(t) (cf. (2.14)). Il est donc légitime d’admettre que les w,,

ne varient pas lorsqu’on balaye la résonance. Celle-ci

a donc la forme donnée par la partie réelle de uf 1 (forme de dispersion) et son maximum s’obtient en

remplaçant af 1 et af - 1 par P/4 dans le calcul des

expressions (2.23) et (2.24). C’est le résultat ainsi obtenu que nous appelons « le signal ». Dans chaque

cas (analyseur circulaire ou linéaire), on peut observer soit la partie réelle, Scr ou S1r, du signal (composante

de la modulation en cos wt) soit sa partie imaginaire, Sei ou Sli (composante en sin wt), soit la grandeur de la

modulation elle-même (signaux Sc = (S2 + Sc1)1/2 et Si

=

(S 2 + SIT)1/2).

Quelques remarques simples permettent de prévoir

certains aspects de la variation des signaux S avec le

champ ’:

.

-

Les signaux 5e, Scr et Sei résultent de l’existence d’orientation électronique dans le niveau E; les signaux SI, Slr et Sl; résultent de la présence d’aligne-

ment.

-

L’orientation apportée dans le niveau E est purement nucléaire. L’orientation électronique est produite par le couplage hyperfin entre 1 et J. Il apparaît aussi de l’alignement, en raison de l’aniso-

tropie de l’espace créée par le champ H.

-

Les signaux Si, SI,, Sl; sont nuls en champ

strictement nul. En effet, l’espace est alors isotrope,

et si l’on ne crée que de l’orientation dans le niveau

excité, on ne saurait y observer de l’alignement.

-

Au voisinage du champ nul, les dénominateurs dans (2.14) qui correspondent à des états 1 n ) et 1 n’ )

de nombres quantiques F différents sont beaucoup plus grands que les autres (car a » 0393). On peut en première approximation négliger les contributions des termes correspondants (cohérences hyperfines).

Pour les autres termes représentant les cohérences

hertziennes

r d se factorise, d’une

0393 + i(wn - Wn’ - w)

part pour les termes F = Ç, d’autre part pour les termes F = 3/2 ; en effet, les seuls termes non nuls ou

négligés correspondent à : 1 n ) = F, MF + 1 ) et 1 n’ > = F, MF >, et, en champ faible, les niveaux

Zeeman de chaque niveau hyperfin sont équidistants.

On observe donc essentiellement une superposition

des signaux d’effet Hanle des deux sous-niveaux

hyperfins.

-

Le signal correspondant à un croisement de niveaux ~MF = ± 1 ne peut être observé en polarisa-

tion circulaire. En effet, soient 1 n) et 1 n’ > deux

niveaux presque confondus. La variation rapide du signal vient de la contribution de n I pe + 1 n’ ), qui

est d’après (2 . 23) ( n 1 Pe + 1 n’) n’ 1 lx 1 n ); or l’élément de matrice de Jx est nul entre deux niveaux

qui se croisent, au champ de croisement (2) ; l’annula-

tion du 2e facteur compense la singularité du premier.

En résumé, la création d’orientation nucléaire dans l’état E crée, par couplage hyperfin, de l’orientation

électronique, et aussi de l’alignement électronique si

le champ magnétique n’est pas nul. La variation des

signaux d’orientation au voisinage du champ nul dépend peu de la structure hyperfine a, et permet donc de mesurer la largeur naturelle r, si celle-ci est nette- ment inférieure à a. Pour étudier le croisement de

niveaux, il faut observer l’alignement. En première approximation, sa position donne a et sa largeur r, mais une mesure précise nécessite un calcul détaillé

des signaux et un ajustement des paramètres aux

résultats expérimentaux, car les termes des équa-

tions (2.14) non singuliers au voisinage des croisements de niveaux ont une contribution, variable avec le champ, qui n’est pas négligeable.

2.4 CORRECTIONS DUES AU MÉLANGE TRIPLET-SIN- GULET DANS LES NIVEAUX n 1 D2. - 2.4.1 Positron

du problème.

-

Nous avons appliqué cette méthode

au cas des niveaux n lD2, dont la structure hyperfine

serait très faible s’il s’agissait de niveaux de singulet

purs. Le terme principal de l’interaction qui en est responsable est en effet l’interaction de contact de Fermi de l’électron s, dont les éléments de matrice à l’intérieur d’un niveau singulet sont nuls ; l’interaction de l’électron d avec le spin nucléaire ne devrait pas

dépasser 1 MHz environ [1]. En réalité, la distance K

entre les niveaux n 1 D et n 3D n’est que 10 à 20 fois

plus grande que les paramètres qui caractérisent les interactions de structure fine et hyperfine. La structure hyperfine résulte du déplacement différent des sous-

niveaux F = Z et F = 2 par ces interactions et les fonctions d’onde vraies du niveau singulet, que nous

noterons 1D2 >, contiennent une part importante

de fonctions d’onde du triplet pur, n 3D >. Il convient de voir comment ce mélange modifie les éléments de la matrice densité pd, et le calcul de la lumière émise

(§ 2.2.1 et § 2. 3.1). Par ailleurs, les éléments de matrice représentant l’effet Zeeman seront modifiés,

ainsi que les énergies et fonctions d’onde en champ

non nul calculées en appendice 1 et utilisées au § 2.2.2.

(2) En effet, si cet élément de matrice n’était pas nul, un champ magnétique très petit, h, parallèle à Ox, lèverait au 1er ordre la

dégénérescence des niveaux quand H, parallèle à Oz, a une valeur telle qu’ils se croisent ; or il est clair que l’énergie des niveaux ne

peut dépendre que de H + h = (H2 + h2)1/2, dont le développe-

ment pour h petit commence par des termes du 2e ordre en h.

(8)

En effet, on rencontre ici, dans le cas de l’hélium, une

situation très particulière. En général, pour la plupart

des atomes, le mélange triplet-singulet résulte du seul

effet du couplage spin-orbite, qui est très grand devant

l’interaction hyperfine et l’effet Zeeman ; ceux-ci ne modifient pas ce mélange, qui est donc le même pour les isotopes pairs et impairs, et ne dépend pas du

champ magnétique. On peut alors en tenir compte entièrement à l’aide d’un hamiltonien hyperfin, de la

forme aI.J pour un noyau de spin 2, et en utilisant

dans l’hamiltonien Zeemah le facteur de Landé

électronique g, le même pour les isotopes pairs et impairs. Nous avons procédé jusqu’à présent comme

s’il en était ainsi.

Mais en réalité, dans le cas des niveaux D de l’hélium,

le mélange triplet-singulet est beaucoup plus important

dans l’isotope ’He que dans l’isotope ’He, car il

résulte principalement du couplage hyperfin noyau- électron s, très supérieur aux termes de structure fine.

Il faut donc en étudier spécialement l’effet, et évaluer

en particulier la modification qu’il provoque dans l’hamiltonien Zeeman effectif.

Les termes de l’hamiltonien de structure fine et

hyperfine qui couplent les niveaux nID et n 3D dans 3He peuvent être écrits (cf. appendice 2.1) [2, 7] :

Dans cette expression, si est le spin de l’électron s, L le moment cinétique orbital. Nous admettrons que les paramètres oc sont identiques à ceux déterminés

pour 4He ; pour les valeurs de n utiles, ils sont donnés

par le tableau I, ainsi que les distances

Tableau 1. - Distance K entre triplet et singulet et paramètre d’interaction de structure fine a dans les

niveaux n1D de l’hélium.

[Interval K between triplet and singlet states and fine

structure interaction parameter a in the nID levels of

helium.]

Nous prendrons pour A, supposé indépendant de n,

le résultat provenant d’une détermination récente de la structure hyperfine des niveaux 2 3P et 3 3D [7] :

A

= -

4 325 MHz. Toutes ces valeurs, dont nous ne

nous servons que pour des corrections sont très voisines de celles que l’on trouve chez d’autres auteurs [1, 4].

2.4.2 Evaluation des fonctions d’onde perturbées.

-

La perturbation HST commute avec F2 et Fz; il est

donc commode de prendre une base d’états propres de

ces opérateurs. La théorie des perturbations donne :

Le développement de la composante de | n 1D’2 >

sur les états triplets p est limité au 1er ordre en HST ; K’ il en

résulte des corrections du 2e ordre ; il faut donc tenir compte de la correction du 2e ordre bF à la composante

sur l’état singulet. Les termes triplets du 2e ordre

donneraient des corrections du 3 e ordre et sont donc

négligés. Si l’on utilise la théorie des perturbations

pour calculer les énergies des niveaux singulets, on

trouve (appendice 2.1) qu’elles peuvent être obtenues

au second ordre à l’aide d’un hamiltonien effectif Xéf agissant sur la base non corrigée 1 n 1 D2, F, MF ) :

On voit que la structure hyperfine du singulet résulte

essentiellement de l’interférence entre l’interaction

hyperfine et le couplage spin-orbite

Dans les corrections que nous avons à faire, nous

2 Aot

rencontrerons de même des termes en A , en Aa et en

2

K2 K2

K 2 . K a2 Les premiers sont les plus importants, surtout

,

lorsque n est élevé, car A est indépendant de n et a et

K diminuent à peu près proportionnellement quand n augmente. Nous négligerons donc les termes en ce

dans JCST, dans le calcul des corrections. Nous avons

évalué l’effet de ces corrections sur l’interprétation

des résultats de nos mesures, en faisant les calculs avec

et sans corrections : il est de l’ordre de 1 % pour n

=

3,

et atteint 7 % pour n

=

5 ; on en conclut que dans tous les cas, l’effet à attendre des termes en et en est

inférieur à la précision de nos mesures, ce qui justifie

-

cette approximation.

Dans ces conditions, on montre (appendice 2.2), que

On a donc :

(9)

2.4.3 Corrections à l’effet Zeeman et aux énergies

des niveaux.

-

L’hamiltonien Zeeman :

commute avec S2. Chacun de ses éléments de matrice

sur la base des états ln ’D’ 2 > donnés par (2.28)

comporte deux termes : le premier est l’élément de

matrice de :fez sur la base n 1 D2, F, MF ) multiplié 3e2

par 1 - 3

3 B2 le deuxième terme, en E2, est l’élément par 1 - 4 ; le deuxième terme, en E2, est l’élément

de matrice de Rz entre les sommes qui interviennent dans les expressions (2.28). Dans ce deuxième terme, qui est correctif, on peut négliger dans Hz le terme en g, et faire gs = 2. Il est alors aisé de voir (cf. appen- dice 2.3) qu’en définitive, les éléments de matrice de

:fez sur la base des états (2.28) sont les mêmes que ceux d’un hamiltonien Zeeman effectif R% sur la base non corrigée 1 n 1 D2, F, MF >, avec

La correction est sensiblement supérieure à l’effet

direct de l’interaction entre le spin nucléaire et le champ H. On peut dire que,,par l’interaction hyperfine,

le spin nucléaire polarise l’atmosphère électronique

et y induit un magnétisme parallèle à I, dont l’ordre de

grandeur est e’ JlB’ Ce phénomène, qui modifie les facteurs de Landé des niveaux hyperfins issus du singulet n 1 D2, est à rapprocher de la différence entre le facteur de Landé du niveau 6 3P0 d’un isotope impair du mercure et celui du noyau correspon- dant [14].

Lq résultat précédent est évidemment indépendant

de la base. La correction sera donc effectuée très

simplement en remplaçant dans les calculs de l’appen-

dice 1 gl pn par g, y. - 2 g2 ,uB.

2.4.4 Corrections aux expressions de Pd, pe et de la lumière émise.

-

D’après (2.11), (2.12) et (2.7), il

suffit de calculer les éléments de matrice de 1 sur la base des états 1 nID; ). On montre en appendice 2.4

que la correction est un simple facteur multiplificatif 1 - B2. Les éléments de matrice de pe sont donc ceux

qu’on calcule en faisant la correction sur l’effet Zeeman et en multipliant par 1 - s2 les termes en 6fq.

En ce qui concerne la lumière émise, les états désignés par 1 p > dans (2.16) sont des états 2 1 P 1, pratiquement singulets purs. Comme D commute avec

S2, seule interviennent les composantes des états 1 n >, 1 n’ > sur les états de singulet pur. Le seul effet de

la correction est donc, d’après (2.28), un facteur multiplicatif

3. Dispositif expérimental.

-

Le dispositif est représenté sur la figure 1. Nous avons repris le montage décrit par F. Laloë [6] en lui apportant quelques

modifications.

3 .1 DÉCHARGE. - La cellule est une sphère en

pyrex de 6 cm de diamètre, remplie de 3He très pur sous une pression de l’ordre de 0,1 torr. Nous utilisons

une décharge H.F. à 12 MHz environ. Un générateur

de quelques watts délivre un signal H.F. dans l’enrou- lement primaire (2 spires) d’un transformateur éléva- teur de tension. Le secondaire (100 spires) est directe-

ment relié à deux plaques en cuivre disposées de part

et d’autre de la cellule ; le plan des plaques est perpen- diculaire à la direction du champ magnétique sta- tique H pour réduire au maximum l’effet de H sur la

décharge. Ces plaques sont perçées pour permettre le pompage optique et la détection lumineuse longitu-

dinale. On règle la fréquence du générateur à une

valeur correspondant à la résonance du circuit ainsi constitué.

3.2 LE POMPAGE OPTIQUE.

-

Nous disposons de

2 lampes à 3He, excitées par des générateurs à micro- ondes, de part et d’autre de la cellule. Les deux faisceaux

longitudinaux de pompage optique (à l,1 gm, transi- tion 2 3S-2 3P) sont obtenus par une technique de

« guides de lumière ». Nous avons ainsi réalisé une

très nette amélioration sur l’efficacité du pompage

optique, par rapport à un faisceau utilisant des lentilles de grande ouverture. Ces guides sont constitués de tubes de pyrex de 6 cm de diamètre, longs de 20 cm

environ et revêtus à l’intérieur d’une couche d’or, qui

a un très bon-coefficient de réflexion dans le proche infrarouge. Les filtres (pour l,1 pm) et les polariseurs

circulaires sont disposés contre la cellule, à l’extrémité des guides ; ils doivent être ventilés pour éviter leur destruction par échauffement.

3.3 LES CHAMPS MAGNÉTIQUES.

-

Le champ magnétique H est créé par une paire de bobines en

position d’Helmholtz permettant d’obtenir un champ statique qui peut varier de 0 à 160 gauss. A l’aide de

quelques spires supplémentaires, parcourues par un courant variant lentement en « dent de scie » on peut

« balayer » le champ linéairement en fonction du temps au voisinage de la valeur obtenue à l’aide des bobines principales.

Une paire de bobines auxiliaires est utilisée pour obtenir le champ R.F. Hl permettant d’effectuer la résonance magnétique nucléaire du niveau 1 ’So de

3He.

3.4 LA DÉTECTION OPTIQUE.

-

Nous disposons

de deux faisceaux de détection dans la direction Oz

(faisceau longitudinal) et dans la direction Ox (faisceau transversal). Les signaux optiques sont reçus par les

photomultiplicateurs à l’aide de « guides de lumière » constitués de barres cylindriques en plexiglas dont

la surface a été soigneusement polie. Sur chacun des

faisceaux on sélectionne la longueur d’onde à l’aide de

filtres interférentiels.

L’analyseur placé sur le faisceau longitudinal est

constitué d’une lame biréfringente 03BB/4 tournant à la

fréquence v, suivie d’un polariseur rectiligne fixe.

(10)

Fig. 1.

-

Schéma du dispositif expérimental : C : cellule à 3He. P : plaques entretenant la décharge H.F. dans l’hélium. F.P.1 et F.P.2 : faisceaux de pompage optique, 1 : lampes à 3He ; G : guides de lumière ; p : polariseurs circulaires pour 03BB = 1,1 1 pm. F.L. : faisceau de détec- tion longitudinal, a : analyseur circulaire ; L : lame 03BB/4 tournante ; p’ : polariseur rectiligne ; f : filtre interférentiel ; G’ : guide de lumière ; P.M.1 : photomultiplicateur. F.T. : faisceau de détection transversal, a’ : analyseur circulaire ou linéaire ; f’ : filtre interférentiel ; G’ : guide

de lumière ; P.M.2 : photomultiplicateur.

[Diagram of the experimental apparatus : C : cell containing 3He. P : plates for the He H.F. discharge. F.P.1 and F.P.2 : optical pumping beams, 1 : ’He lamps; G : light pipe; p : circular polarizer for 03BB

=

1.1 pm. F.L. : longitudinal detection beam, a : circular analyser; L : 03BB/4 rotating plate ; p’ : linear polarizer ; f : interference filter ; G’ : light pipe ; P.M.l : photomultiplier. F.T. : Transversal detection beam,

a’ : linear or circular analyser ; f’ : interference filter ; G’ : light pipe ; P.M.2 : photomultiplier.]

Cet ensemble correspond successivement à un analy-

seur circulaire droit, gauche et ainsi de suite. Le

photomultiplicateur détecte un signal modulé à la fréquence 2 v proportionnel à Ia+ - Ia-. Ce signal

est envoyé sur une détection synchrone pilotée par une tension de référence obtenue à l’aide d’un dispositif optoélectronique solidaire de la lame 03BB/4 tournante.

Sur le faisceau transversal, on dispose un analyseur

circulaire ou un analyseur rectiligne correspondant

aux conditions de détection du § 2.3.3. Le P.M. reçoit

un signal modulé à la fréquence N du champ R.F. H1.

N peut varier de quelques kHz à quelques centaines de kHz. On amplifie le signal à l’aide d’un étage préam- plificateur et adaptateur d’impédance câblé sur le

support du P.M. Le signal est ensuite envoyé sur une

détection synchrone dont la référence est fournie par le

générateur alimentant les bobines créant le champ Hl (Fig. 2).

4. Observation des signaux et résultats.

-

4.1 PROCÉDURE DE DÉTERMINATION DES SIGNAUX. -

Nous avons étudié les signaux sur les raies 6 678 Å,

4 923 Á et 4 388 Á provenant respectivement des

niveaux 3 1D2, 41 D2 et 5 lD2.

Sur chacune de ces raies nous observons la réso-

Fig. 2. - Schéma de l’appareillage électronique. P.M. : photo- multiplicateur ; a : adaptateur d’impédance ; G : préamplificateur ;

D.S. : détection synchrone ; E : enregistreur ; A : amplificateur de puissance ; Bi : bobines R.F. ; S : synthétiseur de fréquence.

[Schematic diagram of the electronic arrangement. P.M. : photo- multiplier ; a : line-driving amplifier ; G : preamplifier ; D.S. : lock in

amplifier; E : recorder; A : power amplifier; Bi : R.F. coils; S : frequency synthetizer.]

nance magnétique nucléaire du niveau fondamental de ’He pour différentes valeurs de la fréquence du champ R.F. H 1. Nous la détectons alors simultané- ment sur le faisceau longitudinal

-

la lumière détectée

varie alors avec le champ H selon une courbe symétri-

que (forme d’« absorption », donnée par l’expres-

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