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Travaux néerlandais

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(1)

HAL Id: jpa-00241302

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00241302

Submitted on 1 Jan 1908

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Travaux néerlandais

E. Mathias

To cite this version:

E. Mathias. Travaux néerlandais. J. Phys. Theor. Appl., 1908, 7 (1), pp.306-322.

�10.1051/jphystap:019080070030601�. �jpa-00241302�

(2)

306

rémanente ; or partir de du cycle, on cessait de faire agir les vibrations, et qu’on ramenât le champ à zéro, l’aiman- tation rémanente serait plus grande que celle obtenue en faisant

agir continuellement les vibrations, de sorte qu’en réalité il y a

encore une diminution de l’aimantation rémanente par l’action des vibrations. Avec des cycles d’amplitude un peu grande, on obtient

des résultats tout différents : le sommet du cycle normal est alors

très peu au-dessous de la courbe anhystérétique représentant l’ai-

mantation stable, et presque toute la branche de retour du cycle

normal est au-dessus de cette courbe ; il en résulte qu’un cycle

obtenu avec action continuelle d’oscillations électriques ou de vibra-

tions est alors au contraire beaucoup moins ample que le cycle normal ; une expérience de M. Russell relative au nickel, et portant

sur un cycle d’amplitude égale à 10 gauss seulement, manifeste déjà

cet effet. Ch. MAURAIN.

TRAVAUX NÉERLANDAIS.

J,-J. VAN LAAR. - Sur l’allure des courbes spinodales et des courbes de plisse-

ment pour des mélanges binaires de substances normales. 4e communication : Le pli longitudinal. - née7°Zandccises, 2e série, XII, p. 489.

Il s’agit de la continuation du travail analysé l’an dernier (1) et dont

la publication, commencée dans les Archives îiéerlandaises, se ter- mine dans les Archives du Musée Tayler.

D’ H. KAIMERLINGH Contributions to the knowledge of the tf; surface

of Van der Waals. - XI. A gas that sinks in a liquid (Contributions à la con- naissance de la su1-face ,§ de Van der Waals. - Xl. Un gaz qui tombe dans un

liquide).

D H. KAMERLINGH ONNES et Dr W.-H. Contributions, etc.

-

XII. On the gas phase sinking in the liquid phase for binary mixtures (Contribu- tions, etc.

-

XII. Sur la phase gazeuse tombant dans la phase liquide dans le

cas de mélanges binaires).

Dr W.-H. KEESOM. - Contributions, etc.

-

XIII. On the conditions for the

sinking and again rising of the gas phase in the liquid phase for binary mixtures (Contributions, etc.- XIII. Conditions pour que, dans des mélanges binaires, la phase gazeuse puisse descendre, puis monter, dans la phase liquide). -

nica1ions fi--om the Physical of Leiden, 96.

Si on a un gaz idéal et un liquide incompressible sans tension de

(1) J. de Phys., 4e série, t. VI, p. 312; 1906.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019080070030601

(3)

307

vapeur dans lequel le gaz ne se dissolve pas, sous l’action de la pesanteur le gaz se rassemblera au-dessus du liquide si la pression

est suffisamment basse, tandis que le gaz comprimé s’enfoncera dans le liquide si la pression est suffisamment grande. Pour obser-

ver ce dernier phénomène, il y aura intérêt à opérer avec un gaz très lourd et avec un liquide aussi léger que possible.

Dans le but de confirmer ces prévisions, le savant directeur du Laboratoire de physique de l’Université de Leyde comprimait un mélange de 1 partie d’hélium et de 6 parties d’hydrogène dans un

tube en verre terminé par une partie capillaire plongée dans de l’hydrogène liquide. Tant que la pression fut inférieure à 49 atmo-

sphères, on vit l’hydrogène se séparer du mélange gazeux sous la forme d’un liquide limité par un ménisque distinct concave du côté

de l’hélium. A 49 atmosphères, l’hélium, ou à proprement parler la phase gazeuse consistant principalement en hélium, descendit exac-

*tement comme l’eau descend à travers l’huile et demeura au fond

comme une large goutte. Avec une compression ultérieure à 60 atmosphères suivie d’un décroissement de la pression jusqu’à

32 atmosphères, le volume de la bulle semblait suivre la variation de la pression comme celui d’un gaz. A 32 atmosphères, la bulle

monta de nouveau. Par le changement de la pression, on pouvait

faire monter ou descendre la bulle à volonté.

L’étude détaillée de ces phénomènes est évidemment en rapport

étroit avec la forme des isothermes de l’hélium et celle des surfaces §

des mélanges d’hydrogène et d’hélium; ces travaux de longue

haleine ont été entrepris aussitôt par le Dr Kamerlingh Onnes et ses

élèves. Des mesures faites jusqu’ici, il appert que le covolume b de l’hélium doit être petit ; d’où il suit que le coefficient de pression

intérieure (i doit avoir une valeur extrêmement petite, parce que la

température critique, si elle n’est pas identique au zéro absolu, doit

se trouver très bas. L’étude des isothermes de l’hélium dira si a est

positif, nul ou négatif.

J.-D. VAN DER Une remarque relative à la théorie de la surface lu pour des mélanges binaires.

-

Arcltives néerlandaises, 2e série, t. XII, p..~i2.

L’expérience surprenante de Kamerlingh Onnes, dans laquelle

Un gaz s’enfonce dans un liquide, ° ayant appelé l’attention sur la

direction de la tangente au point de plissement d’un mélange binaire,

(4)

308

l’illustre professeur d’Amsterdam revient sur la théorie de la surfaces qui porte son nom.

De son analyse il résulte que, si l’on appelle densité limite d’une substance le quotient m du poids moléculaire par le edvolume, on a

,

la règle suivante :

Si dans un mélange binaire la substance la plus volatile a la plus grande densité limite, la phase gazeuse sera spécifiquement plus

lourde que la phase liquide. Pour l’hélium, la densité limite est pro- bablement égale à celle des métaux lourds ; et M. Van der Waals ajoute :

«

Cela résulte avec quelque probabilité de cette supposition

que c’est un produit de dissociation de métaux lourds.

»

J.-D. VAN DER WAALS. - La forme de l’isotherme empirique dans la condensa- tion d’un mélange binaire.

-

néerlandaises, 2e série, t. XII, p. ~~.8.

L’auteur considère une molécule-gramme d’un mélange binaire

dont le poids est m1 (1

----

c) + à une température et sous un

volume donné, m1 et m2 étant les deux poids moléculaires ; sup- posons qu’une partie soit à l’état de phase liquide et le reste à l’état

de vapeur. Le point représentant l’état de ce mélange est sur une ligne nodale reposant sur la courbe binodale. L’analyse à laquelle

est conduit M. Van der Waals montre que l’isotherme empirique ne

peut avoir un élément horizontal que dans le cas elle coupe une

ligne nodale à l’une ou à l’autre extrémité de laquelle

Comme l’isotherme empirique ne peut couper ni les bords, ni la

nodale parallèle à l’axe des v, il en résulterait que l’isotherme empi- rique n’est jamais horizontale en aucun de ses points. Il y a cepen- dant des cas d’exception à cette règle, comme le montre l’auteur ; il 6, . y a notamment un point de la binodale où

c’est-à-dire un point de plissement qui deviendra un point de plisse-

ment caché par élévation ou abaissement de la température ; ce cas

pourrait être réalisé, mais ne l’a pas encore été.

(5)

309

H . KAMERLINGII ONNES et sas COLLABORATEURS.

-

Contributions à la connaissance H. KAMERLINGH ONNES et SES COLLABORATEURS. 2013 Contributions à la connaissance de la surface v de Van der waals. - Archives néel’landaises, 2e série, t. XII,

p. ~1, ~.91., 423.

Ce sont, traduits en français, des mémoires analysés précédem-

ment dans ce Recueil en tant que Communications du Laboratoire de Leyde.

Les mémoires dont il est question sont les suivants :

V et VI.

-

Isotherrnes de mélanges et d’anhydride car- bonique, par W.-H. Keesom ;

VII.

-

L’équation d’état de la surface + de TTan der Wccals, dans

le voisinage immédiat de l’état critique, pour des mélanges binaires

contenant une raible proportion- d’une des composantes, par J.-E .

Verschaffelt ;

VIII. - Les conditions de coexistence des phases liquide et vapeur d’un Jnélange b inaire, par H. Kamerlingh Onnes et C. Zakrzewski.

D, H. KAMERLINGH ONNES et Miss T.-C. JOLLES. - Contributions to the

knowledge of the ut surface of Van der Waals. - XIV. Graphical deduction of the results of Kuenen’s experiments on mixtures of ethane and nitrous oxyde (Contributions à la connaissance de la surface ut de Van der Waals. - XIV. Dé- duction graphique des résultats des expériences de Kuenen sur des mélanges

d’éthane et de protoxyde d’azote).

-

Com1nunications from the Physical Labo- of Leiden, supplément 14.

Dans le mémoire en question, les auteurs se sont efforcés de dériver quantitativement par première approximation l’allure des

mélanges d’éthane et de protoxyde d’azote (mélanges du type II),

connus par les expériences de Kuenen, à l’aide de la surface d’éner-

gie libre de Van der Waals. Les surfaces ~ construites dans ce but sont les contre-parties de celles qui ont été considérées dans les Communications no 59 et n° 64. Dans le traitement graphique du problème, les auteurs ont principalement suivi la méthode donnée dans la Communication n° 59, où la température critique et la pres- sion de quelques mélanges furent empruntées aux déterminations de

Kuenen, les résultats d’un autre groupe d’expériences

-

celles qui

se rapportent aux conditions de coexistence de deux phases à une

température donnée - étant déduits à l’aide de la théorie de Van

der Waals.

(6)

310

Les résultats de Kuenen sont principalement donnés dans quatre diagrammes ; l’un d’eux donne les éléments critiques, qui sont le point de départ de la déduction de M. Kamerlingh Onnes et de

Miss Jolles, et les courbes limites de mélanges de diverses concen-

trations constantes ; les trois autres diagrammes, qui représentent

la projection sur le plan des xv de la connodale aux températures 20°, 9-51, 26" C., montrent la contraction du pli transversal quand la température s’élève et sa division en deux plis.

Les auteurs ont pensé qu’ils obtiendraient une meilleure compa- raison de l’observation et du calcul en représentant les expériences

par des diagrammes du plan des xv pour les températures de 5°, ~0°

et 26° C. et du plan des pT au lieu des diagrammes mentionnés plus haut. Des modèles en plâtre représentant les surfaces ayant

été construits pour satisfaire aux données de l’expérience, on déter-

mina les phases coexistantes en faisant rouler sur les modèles une

glace de verre bien plane.

Dr H. KAMERLINGH ONNES et C. BRAAh. - Isotherms of diatomic gases and their binary mixtures. - VI. Isotherms of hydrogen between - 1040 C. and

-

217, C. On the measurement-of very low temperatures. - Heduction of the readings of the hydrogen-thermometer of constant volume to the absolute scale (Isothermes des gaz diatoniques et leurs mélanges binaires. - Vl. Iso-

thermes de l’hydrogène entre

-

1040 C. et

-

21-1, C. Sur la mesure des très basses

températures. - XIV. Réduction des lectures du thermomètre à hydrogène à

volume constant à l’échelle absolue).

-

Cominunicutioîts the Physical La- boratory of noS 91 et 99.

Ce travail est la continuation, avec une précision un peu plus grande, des recherches entreprises antérieurement à 1904 par MM. Kamerlingh Onnes et Francis Hyndman. Cette investigation comprend trois séries de mesures piézométriques à des densités qui

sont respectivement 76, 160 et 300 fois la densité normale. Plusieurs

des observations faites se trouvent au voisinage de la courbe des minima de pv et permettent de déterminer très exactement la forme de cette courbe. La plus grande difficulté de ces recherches est dans la constance et la stabilité des basses températures employées ;

toutefois la précision reste grande, car l’erreur moyenne produite

par toutes les causes d’erreurs agissant ensemble est de ± 1

dans le cas le plus défavorable.

La pression la plus élevée à laquelle est observable un minimum

(7)

311 de pv est la température est alors - 20go,D C. La parabole qui, conformément à la théorie de Van der Waals, est le lieu des minima du produit pv dans le plan des (pv, p), coupe l’axe des ordon- nées aux températures absolues 1°,3 et 1101,2 ; on ne peut donc pas observer le minimum de pv au-dessus de la température- 162°,8 C.

Comme il est jusqu’à présent difficile d’obtenir de l’helium pur et

qu’il est au contraire très facile d’avoir de l’hydrogène pur, le ther-

momètre normal à hydrogène (à volume constant et sous la pression

de 1 mètre de mercure à 0°) est pour l’instant la base des détermi- nations de basses températures à Leyde ; il est donc de la plus grande importance de connaître les corrections qui permettent de passer de l’échelle du thermomètre normal à hydrogène à l’échelle

absolue. Ces corrections peuvent être obtenues soit théoriquement (par deux méthodes différentes : celle de Daniel Berthelot, qui utilise

la loi des états correspondants, et celle de Callendar, qui modifie l’équation d’état de Van der Waals de manière à la rendre capable

de représenter les résultats des expériences de Joule-Kelvin pour l’air et l’azote, aussi bien que pour l’hydrogène entre et 100°, et suppose que la même forme d’équation est valable pour l’hydrogène

en dehors de ces limites), soit expérimentalement en utilisant les

isotliermes de l’hydrogène obtenues entre

-

1040 C. et

-

~1 ~° C.

Les corrections expérimentales At qu’il faut apporter aux tempé-

ratures t du thermomètre normal à hydrogène sont indiquées par le tableau suivant :

Les valeurs de dt sont représentées très exactement par la for- mule parabolique :

Cette formule donne àt

-

o pour t

=

o et pour t

=

+ 100°,

tandis que pour t ~ - 273° on a ~~

-

+ 0°, t 4.

(8)

312

Les corrections the’oriques 6.t fournies par les méthodes de D. Berthelot et de Callendar paraissent présenter des différences

systématiques avec les corrections expérimentales précédentes,

comme le montre le tableau suivant :

Au moins jusqu’à ~00°, les corrections de Callendar sont nette- ment plus faibles que les corrections dites expérimentales; les correc-

tions de D. Berthelot, sans être identiques à ces dernières, en sont plus voisines que celles de Callendar.

D, H. KAMERLINGH ONNES et J. On the mesurement of very low tem- peratures.

-

XVI. Calibration of some platinum resistance thermometers (Sur

la mesure des très basses températures. - XVI. Calibrage de quelques thermo-

mètres à résistance de platine).

-

Coînmunications (l’Dm the Physical Laboi-a- tory of Leiden, 99.

La recherche de la variation des résistances des métaux (les uns

purs, les autres avec des impuretés connues), mise en train depuis quelques années déjà, comprend, outre la détermination de la résis- tance de conducteurs faits de métaux différents, la mesure de la

dilatation de chacun de ces métaux. On s’est proposé dans cette note

d’étudier en particulier si la résistance des thermomètres destinés à la mesure des basses températures varie avec le temps. On a opéré

sur une résistance de platine construite en 1902 et on a constaté que

sa résistance à 0° était demeurée constante à 1-- 30 000 près. La prise

des résistances aux températures

-

182°,6,

-

i97°,08,

-

2090,93 a mis en évidence quelques divergences, qui paraissent surtout démon-

trer que la comparabilité des mesures aux diverses températures

n’était pas aussi grande en 1902 qu’en 1907.

Un certain nombre de spirales de platine de construction récente

(9)

313

n’ont révélé entre elles que des différences assez faibles ; il est indis-

cutable toutefois que deux spirales faites d’une même matière primi- tive, travaillée ensuite différemment, ont des lois de variation avec la

température qui peuvent être très différentes.

Dr H. KAàIERLINGH ONNES et J. On the change of the resistance of the metals at very low températures and the influence exerted on it by small

amounts of admixtures (Sur la variation de la résistance des métaux aux très basses températures et l’influence exercée sur elle par de petites quantités d’impuretés). - Commufiications the Physical of Leicten, 99.

L’influence de petites quantités d’impuretés sur la résistance d’un métal a beaucoup d’intérêt; en particulier l’influence de l’argent sur

la résistance de l’or est probablement importante et permettrait d’en

déduire très exactement la composition du mélange. D’autre part, la résistance de l’or, comme moyen de détermination des basses tempé-

ratures, est non seulement préférable à celle du mercure, mais encore

à celle du platine.

L’étude systématique de différentes spirales d’or, contenant de

très petites proportions d’impuretés, peut être considérée comme le

calibrage de résistances thermométriques faites avec des échantillons d’or différents. Les auteurs, toutefois, préfèrent considérer leur étude

comme une partie d’une investigation plus générale sur la variation avec

la température de la résistance des métaux purs et l’influence que de pe- tites proportions d’impuretés exercent sur cette résistance. On sait que Sir J . Deivar a montré le premier que la courbe r

f (T), qui donne

la résistance d’un métal pur en fonction de la température, présente

aux très basses températures un point d’inflexion. Les auteurs se pro- posent, dans la courbe r

=

f T), d’étudier trois points remarquables :

1 L

.

d" fi

.

9 1

.

d

.

l.’

10

o

Le point e pOlnt d’inflexion ln eXlon = o; ° le point de pî-o_porlionnalité dT

==

0;....° e pOtnt e proportzonna lte donné par r [point de contact de la tangente à la courbe

1 == f ( T ) menée par l’origine des coordonnées ou zéro absolu];

3 1

..

d

CI?-

Il 1 . 1.. d

3° le minimum donné par

7, - o. Il est clair que la situation de ces

,

points et leur différence de situation, ainsi que le coefficient de varia- tion de la résistance avec la température pour différents métaux, doivent fournir des données importantes pour la théorie des électrons.

J. de Phys., 4e série, t. VII. (Avril l9u8.) 21

(10)

314

La recherche de ces points n’est possible qu’à l’aide de l’hydro- gène liquide.

Ce n’est que dans quelques cas peu nombreux que le point d’in-

flexion de Dexvar peut être mis en évidence sans se servir du bain d’hydrogène liquide. Pour les métaux les plus purs, le point de proportionnalité est probableme’nt au-dessous des températures auxquelles existe l’hydrogène liquide. Pour l’une des spirales d’or

étudiées par les auteurs, aux plus basses températures employées

le point de proportionnalité n’était pas encore atteint.

Les auteurs ont étudié six spirales d’or. de 9 ohms de résistance à 0° et d’un dixième de millimètre de diamètre ; l’une d’elles, à

-

261°, n’avait plus pour résistance que la fraction 0,002526 de sa résis-

tance à 0°.

Les autres métaux étudiés furent : le mercure, l’argent, le bismuth

et le plomb.

Le rapport Wt de la résistance de l’argent à t° à sa résistance à

W0

0° est donné très exactement par la formule suivante :

D, H. KAMERLINGH ONNES et G.-H. FABIUS. - Répétition of De Heen’s and Teichner’s experiments on the critical state (Répétition des expériences de

De Heen et de Teichner sur l’état critique).

-

C01nlnunications the Physical Labol’cdo/’y o f Lezclen, 98.

Dans un travail antérieur (’), le Dr H. Kamerlingh Onnes avait

déjà soumis à des vérifications les conclusions de M. De Heen tirées par lui de ses expériences faites au moyen de l’

«

analyseur de l’état cri-

tique », conclusions d’après lesquelles la température et la pression

ne suffisent pas pour déterrniner un peu au-dessus du point critique

la densité d’un fluide,. Les auteurs reviennent sur cette question, et

utilisent à cet eifet un nouvel appareil ressemblant aussi exactement que possible à celui de M. De Heen. Leurs expériences confirment

la première conclusion du Dl Kamerlingh Onnes, à savoir que les différences de densité déduites par M. De Heen de ses expériences

J. de 4e série, t. l, p. 63: 1902.

(11)

315 n’existent pas pour une substance pure, quand la température et la pression sont uniforme.

Les auteurs ont également répété avec de l’anhydride carbonique remarquablement pur l’expérience de Teichner consistant à rendre visibles à l’aide de petits flotteurs de verre les différences de densité que manifeste un liquide chauffé en tube scellé un peu au-dessus de la température de disparition du ménisque. Les différences de densité observées par Teichner ont été retrouvées par eux lorsque le mé- nisque disparaissait sous l’influence d’une élévation de température

relativement rapide. Toutefois, le tube étant maintenu pendant trois

heuies> à 0°,9 au-dessus de la température critique et la tempéra-

ture étant constante à 0,01 près, la variation de densité observée se

réduisait à l’intervalle 0,466-0,450, c’est-à-dire à moins de 3,5 0/0.

Un trouve une variation de densité à peu près identique après

six Izeurea de constance de la température, lorsque celle-ci est main-

tenue à 0° ,23 seulement au-dessus de la température critique.

Or, d’après les calculs de ~‘V ersch.aff’elt, il résulte qu’à 0~,~3 au-

dessus de la température critique il suffit de de molécule d’une impureté pour produire une différence de densité de 12 0/0.

Les apparences observées par Teichner semblent donc attribuables à des proportions très faibles d’impuretés.

D.-J. IIORTE WÉG. - Sur les divers états d’équilibre de coi-ps flottants ayant la forme d’un parallélipipède rectangle dont l’axe longitudinal est parallèle à la

surface liquide.

-

A J’cltives néerlandaises, 21 série, t. XII, p. 362.

Ce sujet a déjà attiré plus d’une fois l’attention des mathématiciens hollandais. A la suite de cette observation, que des poutres flottant

sur l’eau tournent d’ordinaire une face vers le haut si elles sont en

bois de chêne, et une arête si elles sont en sapin, Badon Ghyben

fit proposer par la

«

Nederlandsch vViskundig Genootschap

»

une question de concours sur l’influence du poids spécifique des poutres

sur leur mode de flottaison.

La réponse donnée à cette question en 1847, par G.-F. Baehr, ne

satisfit qu’en partie Badon Ghyben, parce qu’on y trouvait bien dans

quelles circonstances les poutres peuvent tourner vers le haut une

de leurs faces plane, mais non la position qu’elles prennent lorsque

aucune face latérale ne vient se placer horizontalement. Voilà

(12)

316

pourquoi il publia dans les Annales cle royal néerlandais de 1850 un mémoire dans lequel il donne la solution complète du cas

où la section est carrée, bien entendu si la poutre est suffisam-

ment longue pour qu’elle flotte avec les arêtes longitudinales

horizontales.

Mais déjà, en 1650, Christian Huygens s’était occupé de la même

question dans le deuxième livre de son mémoire ..De iis qu liquido supernatant, qu’il écrivit à l’âge de vingt et un ans et qui n’a pas

encore été publié jusqu’ici. On y trouve une solution poussée

presque aussi loin que celle de Badon Ghyben. C’est la préparation

de l’édition de ce mémoire dans les complètes de Christian

Huygens qui engagea l’auteur à étudier cette question, dont il donne

la solution complète dans le cas les arêtes longitudinales du parallélipipède flottant sont parallèle au niveau du liquides.

C. sCHOUTE. - Sur le phénomène de Thomson dans le mercure.

Archives néerlandaises, 2e série, t. XII, p. iis.

La méthode employée par l’auteur est une modification de celle

qui a été employée par Petersson (1), modification telle que la con- ductibilité calorifique n’intervient plus et qu’on n’a plus à la mesurer.

Un conducteur cylindrique de mercure a ses extrémités portées aux températures constantes 0° et U° à l’aide de deux conduites qui

laissent entre elles une longueur 1 du cylindre. On fait passer dans le conducteur un même courant électrique, tantôt dans un sens et

tantôt dans l’autre, en les maintenant successivement pendant un

temps suffisamment long pour obtenir un état stationnaire ; on

mesure la différence entre les températures finales en une même

section voisine du milieu ou au milieu même. La difficulté des

mesures réside essentiellement dans la petitesse de cette différence, qui tient à ce qu’on ne peut pas rendre le courant trop intense sans que l’effet Joule ne trouble trop fortement la symétrie de la distri-

bution des températures dans le conducteur, et à ce qu’on ne peut

pas donner à ce dernier une trop grande section, auquel cas il n’y aurait plus égalité de température en tous les points d’une même

section droite.

(1) A. PETERSSON, Ueben 11lessungen des Thomson-Efecles (Inaug. Diss., ZÜrich,

i89~).

(13)

317 Les températures du mercure ont été mesurées en observant la différence de potentiel thermo-électrique entre le mercure lui-même

et deux fils de platine soudés dans le tube de verre qui contenait le mercure ; ces couples avaient été étalonnés auparavant avec le plus grand soin. Treize expériences ont donné pour le coefficient c du

phénomène de Thomson des valeurs très sensiblement proportion-

nelles à la température absolue T. La valeur du rapport ç oscille

autour de 50 . 10-~.

W. EINTHOVEN. - L’enregistrement des bruits’ du coeur de l’homme à l’aide du galvanomètre à corde.

-

Arclzives néerlandaises, 2e série, t. XII, p. 401.

On a vu par les précédents mémoires de l’auteur jusqu’à quel point

le galvanomètre à corde est capable de reproduire exactement des vibrations rapides. En utilisant des fils de quartz excessivement fins

(d’une épaisseur voisine du micron) et de quelques centimètres de

longueur, c’est-à-dire des fils capables de rendre un son de plusieurs

milliers de vibrations par seconde, il est probable que les vibrations amorties de la corde choisie devront être la reproduction presque

irréprochable du mouvement périodique qui lui est communiqué par les bruits du coeur. Dans la méthode appliquée par l’auteur, assisté

de MM. A. Flohil et P. Battaerd, les vibrations de l’air produites par le son à enregistrer (bruits du coeur) doivent d’abord mettre en mou-

vement la plaque d’un microphone traversée par un courant continu que fournit une source de courant constant. Les vibrations de la

plaque font naître des variations d’intensité dans le courant du

microphone, et ce sont ces variations qui, par l’intermédiaire d’un

transformateur, mettent en mouvement le fil de quartz du galvano-

mètre à corde. L’enregistrement des courbes fournies par le galva-

nomètre à corde est obtenu par la méthode de Garten (’ ).

On reconnaît aisément sur les photogrammes quelles sont les

vibrations de la corde qui correspondent au bruit systolique et quelles

autres correspondent au bruit diastolique. Chez tous les sujets étudiés, le premier bruit est plus intense et de plus longue durée

que le second. Il est impossible d’attribuer une hauteur à ces bruits,

(1) D" Siegfried GARTEx, Abhandl. der Gesellsch. d. Woss. Nu Leipzig,

~

mathém. phys., KI, 26, 5 ; 1901.

(14)

318

parce qu’ils sont irréguliers et comparables à de courtes secousses plutôt qu’à des sons musicaux. Mais, quelque irréguliers que soient

ces bruits, ils sont caractéristiques pour chaque personne. L’auteur

a enregistré en particulier les bruits et les souffles du coeur de trois malades de l’hôpital de l’Université de Leyde. Pendant que les malades restaient à l’hôlJital, leurs bruits cardiaques état’ent enre-

à l’a£cle du galvanomètre à au laboratoire de

logie, distant d’à »eu un kilornètre et demi! Ce résultat, tout

à fait remarquable et qui fait le plus grand honneur à l’habileté expérimentale de M. Einthoven, montre que rien ne s’oppose à l’application clinique de l’enregistrement des bruits du coeur,

H. HAGA.

-

Sur la polarisation des rayons Rôntgen et des rayons secondaires.

néerlandaises, série, t. XII, p. 482.

Dans ses expériences, communiquées en 1904 et ~190~, M. Barda

a comparé, au moyen de deux électroscopes chargés, le pouvoir déchargeant des rayons secondaires émis par le papier, l’aluminium

et l’air, dans une direction perpendiculaire à celle des rayons inci-

dents ; il trouva une différence de 11 à 20 0//0 entre des directions

rectangulaires ; ces directions du maximum et du minimum du

pouvoir déchargeant permutaient quand on faisait tourner le tube de Rôntgen de 90° autour de la direction du faisceau producteur des

rayons secondaires. M. Barkla conclut de ses expériences que les rayons Rôntgen sont partiellement polarisés.

Dans un travail plus récent, M. Barida a montré que les rayons secondaires érnis par une plaque de charbon sont totalement pola-

risés.

M.’Haga s’est assuré par une méthode photographiqne de l’exac-

titude du dernier de ces deux résultats ; par contre, ses expériences prouvent que les rayons primaires ne sont pas polarisés.

Il semble difficile de dire exactement la cause de cet écart avec le résultat de M. Barkla.

Le but principal des recherches de M. Haga était d’examiner si les rayons Rôntgen sont des ébranlements transversaux ou longitudi-

naux : or, bien que les rayons primaires ne soient pas polarisés, il

semble bien que l’auteur ait atteint son but. En effet, les rayons secondaires qui intervenaient dans ses expériences

-

dans l’air ordinaire, et à une distance de quelques centimètres du corps qui

.

(15)

319

émettait ces rayons

-

avaient identiquement le même caractère que les rayons primaires ; ils ne traversaient pas seulement le papier noir, mais ils passaient par un bâton de charbon long de 6 centi-

mètres et noircissaient ensuite une plaque photographique. Si donc

les rayons Rôntgen priniaires et secondaires sont de même nature,

comme les rayons secondaires sont polarisés, il faut considérer les rayons primaires comme un processus transversal.

H. HAGA. - Sur un cas remarcluable d’absorption sélective des rayons Rüntgen.

Archives itée>.lanlai.ges, 21 série, 1. XII, p. 488.

Dans les expériences précédentes, l’auteur faisait passer un faisceau axial de rayons par un tube en laiton dans l’axe duquel un

bâton de charbon, long de 1 centimètres et épais de 1 centimètre, était fixé au moyen d’un anneau d’ébonite. Le faisceau était limité par des diaphragmes, de telle façon que son bord passait entre le

bâton de charbon et la paroi interne. Pour donner à l’ampoule productrice des rayons la position convenable, M. Haga plaçait

contre l’anneau d’ébonite un écran fluorescent, et il déplaçait l’am- poule jusqu’à ce que l’ombre du charbon se montrât concentrique à

la section du faisceau visible sur l’écran. L’ombre du bâton était alors entourée d’un étroit anneau noir. En faisant une épreuve photographique, on obtenait évidemment un anneau clair autour de

l’image du charbon. L’auteur explique comme il suit la formation

de cet anneau clair. En opérant avec des rayons mous, on trouve que

l’image du bâton est plus sombre que celle de l’anneau d’ébonite.

Pour des rayons durs, au contraire, l’anneau est plus obscur que le centre. Cela veut dire que le bâton de charbon absorbe principale-

nient les rayons durs et l’anneau d’ébonite surtout les rayons mous.

Comme une ampoule de Rôntgen émet d’ordinaire un mélange de

rayons durs et de rayons mous, les plus durs sont absorbés par le charbon, de sorte qu’en sortant de là le faisceau est essentiellement constitué par les rayons mous qui sont arrêtés par l’ébonite. Autour de l’image du charbon il doit donc y avoir un petit espace ne se

produit aucune action photographique.

(16)

320

W.-H. JULIUS. - La distribution variable de la lumière dan les bandes de dis- persion et sa signification pour la spectroscopie et l’astrophysique. - Archives néerlandaises, 2e série, t. XII, p. 459.

En spectroscopie expérimentale, aussi bien que dans l’application

de ces résultats aux problèmes d’astrophysique, on a l’habitude de

tirer, de l’aspect et des changements que présentent les lignes spectrales, des conclusions relatives à la température, à la densité,

à la pression et au mouvement des gaz dans la source lumineuse ou

dans son voisinage. M. Julius pense que dans plus d’un cas on doit

arriver à des conclusions complètement fausses, si l’on cherche la

cause des raies sombres uniquement dans une absorption et celle

des raies lumineuses exclusivement dans une émission sélective,

sans tenir compte du fait que la distribution de la lumière dans le

spectre dépend aussi de la dispersion anomale des rayons dans le milieu absorbant.

Il est donc nécessaire d’examiner séparément 1"effet de la disper-

sion sur les raies spectrales et de tâcher de l’isoler complètement

des phénomènes d’émission et d’absorption purs. D’ailleurs, des expériences décrites antérieurement(’) prouvent de façon incontes-

table l’existence de

«

bandes de dispersion ». Dans le mémoire actuel, l’auteur décrit un dispositif pour l’étude des bandes de

dispersion.

On produit, à une température assez basse pour n’avoir pas à tenir compte du spectre d’émission, de la vapeur saturée de sodium,

et on réalise à volonté dans sa masse les différences locales de

densité, qui ne modifient pas sensiblement la densité moyenne ; on constate alors, dans le spectre d’absorption de la lumière émise par

>

le charbon positif d’une lampe à arc, des particularités intéressantes

dans le détail desquelles il est impossible d’entrer.

De son étude, M. Julius tire les conclusions importantes qui

suivent. Chaque raie d’absorption du specire solaire doit être enveloppée d’une bande de dispersion. Les raies d’absorption des

éléments qui n’existent qu’à un état de réfraction très élevé dans le

mélange gazeux se présentent certainement comme des raies à peu

près nettes, puisque, pour ces substances, toutes les chutes de densité

(1) J. de Phys., 410 série, t. V, p. 134; 1906.

(17)

321 sont bien plus petites que pour les constituants principaux, de sorte

que la courbure des rayons voisins de ces raies devient imperceptible.

De même, il y a des raies appartenant à des éléments bien repré-

sentés qui peuvent se montrer nettes, puisque toutes les raies d’un

même élément ne produisent pas, pour une densité donnée, la disper-

sion anomale au même degré. Il se peut même qu’il y ait des raies

d’absorption qui ne donnent lieu à ce phénomène dans aucune circonstance, mais cela n’est pas fort probable au point de vue de la

théorie de la lumière.

Toutes ces restrictions ne renversent pas la conclusion principale

de M. Julius, à savoir que l’interprétation générale du spectre solaire doit être modifiée. Pour l’auteur, nous sommes forcés de voir dans les raies de Fraunhofer non simplement des raies d’absorption,

comme le fait Kirchhoff, mais principalement des bandes de disper-

sion (ou des raies de dispersion). Et il n’y a pas à douter non plus

que la réfraction ait aussi une influence prépondérante sur la distri-

bution de la lumière dans les spectres des étoiles. D’après M. Julius,

nous devons nous familiariser avec cette idée que, dans le voisinage

des corps célestes, les rayons de la lumière sont généralement courbés, et que par conséquent l’espace interstellaire tout entier est

rempli de champs de rayonnement non homogènes, dont la structure

est différente pour les diverses espèces de lumière.

W.-P. JORISSEN et W.-E. RINGER. - Actions chimiques des rayons du radium.

Archives néerlandaises, série, t. XII, p. 157.

Divers auteurs, à la suite de M. H. Becquerel, ont constaté une

action faible, il est vrai, mais indéniable, des rayons du radium sur certaines réactions chimiques. Cependant, dans le cas d’un mélange d’hydrogène et de chlore, les expériences de MM. Pellini et Vaccard avaient donné un résultat négatif relativement à l’action du radium.

MM. Jorissen et Ringer ont repris la question à l’aide d’un dispositif expérimental qui était en partie le même que celui de Bunsen et Roscoe (dans leurs recherches bien connues sur l’influence de la lumière sur des mélanges d’hydrogène et de chlore) ; l’action du

radium est indéniable et produit la combinaison partielle du chlore

et de l’hydrogène.

Contrairement aux conclusions de MM. Bergen-Davis et Edwards,

la préparation de radium qui agissait fortement sur le mélange de

(18)

322

H et de Cl n’exerça pas d’action notable sur le gaz tonnant ordinaire,

sec ou humide, même quand elle était mise directement en contact avec lui.

Une solution de 4 gramme d’iodoforme dans 100 grammes de chloroforme en présence d’oxygène, chauffée à 25, dans l’obscurité, s’oxyde à la longue avec précipitation de l’iode ; cette oxydation

se fait beaucoup plus vite sous l’influence du radium qu’en dehors

de son influence.

J. Simon Marius. Réhabilitation d’un astronome calomnié.

Arcltives néerlandaises, 21 série, t. XII, p. 258 et 490.

Plus de huit ans après la publication du .1l£undus Jovialis de l’astro-

nome allemand Simon Marius, alors que ce dernier, souffrant de la maladie à laquelle il devait succomber, ne pouvait plus se défendre,

Galilée émit contre lui une cruelle accusation de plagiat, rééditée depuis par tous les panégyristes du célèbre physicien toscan.

Bien loin d’être un homme sans valeur scientifique, présomptueux, plagiaire et faux, M. J. Bosscha, dans une 0152uvre fortement docu- mentée qui est un formidable réquisitoire contre Galilée, démontre,

sans que le doute paraisse possible, que Simon Nlariùs avait des mérites très réels en astronomie, spécialement dans la théorie des satellites de Jupiter, et que, au lieu de commettre un plagiat envers Galilée, il lui a accordé tout l’honneur qui lui était dû.

Dans les observations des satellites de Jupiter faites simultanément, quoique séparément, par Marius et Galilée, il est arrivé assez souvent que les observations les plus précises étaient celles de l’astronome

allemand ; enfin il ne paraît pas douteux non plus que Simon Marius ait été le premier à constater les phases de Mercure.

E. MATHIAS.

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