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Travaux néerlandais (suite)

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Academic year: 2021

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HAL Id: jpa-00241601

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00241601

Submitted on 1 Jan 1910

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Travaux néerlandais (suite)

E. Mathias

To cite this version:

E. Mathias. Travaux néerlandais (suite). J. Phys. Theor. Appl., 1910, 9 (1), pp.912-915.

�10.1051/jphystap:019100090091201�. �jpa-00241601�

(2)

912

De (15) on conclut que ~.L doit être de la forme :

b étant une nouvelle constante. Mais, uet 1 devant s’annuler à l’infini,

il en est de même de ~ ; donc il faut avoir a ~ b - 0, ou identique-

ment :

Il en résulte :

la loi 1 est donc bien la loi de Biot et Savart.

TRAVAUX NÉERLANDAIS (suite).

H.-B.-A. BOCKW1NKEL. 2013 Sur les phénomènes du rayonnement dans un sys- tème qui se meut d’une vitesse uniforme par rapport à l’éther. - Archives

~

Née~°Zandaises, 21 série, t. XIV, p. ’1.

,

Dans sa démonstration classique de la loi du rapport constant

entre le pouvoir émissif et le pouvoir absorbant des corps, Kirch- hoff a admis tacitement que le système considéré se trouve en

repos par rapport à l’éther. Un système animé d’un mouvement quel-

conque par rapport à ce milieu exige un examen spécial, dans lequel

on devra tenir compte du travail de la pression exercée par les rayons. Cependant, en définissant convenablement les pouvoirs émis-

sif et absorbant, on peut démontrer que la loi de Kirchhoff reste vraie pour un système animé d’une translation à vitesse constante, à condition qu’on se borne à des quantités qui ne renferment que la

.première puissance de la vitesse de translation.

L’auteur fait son calcul dans l’hypothèse que, quelle que soit la vitesse de translation du système, les phénomènes calorifiques aient

lieu de telle sorte que l’on puisse assigner à chaque corps une tem-

~érccturedéter~~~i~zée. Des considérations bien connues sur l’équilibre

moléculaire des gaz ont conduit à la loi d’après laquelle, à l’état

stationnaire, l’énergie cinétique d’une molécule est la même pour tous les gaz d’un mélange, et, en généralisant, on a conclu que, entre

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019100090091201

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deux corps quelconques, il y a équilibre de température lorsque l’énergie cinétique moyenne de leurs molécules est la même pour tous les deux. Cette conclusion, quoique loin d’avoir été démontrée dans toute sa généralité, paraît si plausible que personne ne doute de son exactitude. Or, nous pouvons nous figurer qu’on compare,

non seulement les températures des corps d’un seul et même sys-

tème, mais aussi celle de deux corps qui appartiennent à des sys- tèmes animés de vitesses de translation différentes. Les tempéra-

tures des deux corps seront censées être égales lorsque, dans leur

mouvement par rapport au centre de gravité du système, les molé-

cules ont en moyenne une énergie cinétique qui est la même dans

les deux cas.

Le second principe sur lequel s’appuie l’auteur est celui de Carnot.

Grâce aux deux principes précédents, l’auteur réussit à montrer que la loi de Kirchhoff reste vraie pour un système mouvant.

Or, il a été démontré par H.-A. Lorentz qu’on peut décrire les

phénomènes du rayonnement dans un système en repos en se ser- vant de certaines forces électromotrices fictives, agissantdans chaque

élément de volume d’un corps rayonnant, de telle sorte qu’elles

soient parfaitement déterminées par l’état de cet élément. Dans la déduction des expressions mathématiques pour ces forces électro-

motrices, II.-A. Lorentz s’appuie sur la loi de Kirchhoff et sur les

équations électromagnétiques d’un système en repos. M. Bockwin- kel ayant reussi à établir, pour un système mouvant, des équations correspondant aux formules électromagnétiques ordinaires, a réussi

à expliquer les phénomènes du rayonnement dans un système mou-

vant à l’aide de forces électromotrices convenables.

W.-H. JULIUS. - Étude spectrohéliographique des phénomènes de réfraction

,

anormale. - Archives .zVée1’landaises, 2e série, t. XIV, p. 466.

Lors d’une visite au Solar Observatory de Mount-Wilson, en

août 1907, l’auteur eut l’occasion de faire quelques expériences rela-

tives à la réfraction anormale à l’aide du spectrohéliographe de

5 pieds : il tire de ces observations la concl~~.sion générale suivante.

Lorsqu’on examine au moyen du spectrohéliographe la lumière qui

passe par une vapeur absorbante et qu’on place la fente de la

chambre noire de l’appareil au bord d’une bande de dispersion, des

irrégularités marquées dans l’éclairement du champ n’apparaissent

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914

qu’aux endroits de l’image qui correspondait à des régions le gradient de densité dans la vapeur est grand. A mesure que la fente se rapproche du milieu de la bande de dispersion, on peut

constater dans l’image des régions les gradients sont plus petits, etc. Grâce à la réfraction anomale, le spectrohéliographe

dévoile donc clairement des particularités dans la distribution de la vapeur, même dans des cas où le pouvoir absorbant ou émissif du

milieu n’auraient pas pu révéler une structure.

M. Julius déduit de là qu’il est possible que la réfraction anormale

joue un rôle très important dans la production des phénomènes que

l’astrophysicien observe à l’aide du spectroscope ou du spectrohé- liographe. Il arrive ensuite, en faisant simplement l’hypothèse que dans l’atmosphère solaire il existe, à un certain niveau, des gra- dients de densité d’une grandeur comparable à celle du gradient

vertical de l’atmosphère terrestre, à la conclusion que l’existence

t d’une influence notable de la dispersion anormale sur les phénomènes astrophysiques est, non seulement possible, mais même infiniment probable, malgré l’absence de sources de lumière en forme de fente .

J. BOSSCKA. 2013 La découverte en Australie de l’exeaplaire des Principia qui a

servi à Newton mêine. - A,’chives 1’ée~°Zccnclaises, 26 série, t. Xl~’, p. 2~7$.

On sait que l’immortel ouvrages de Newton, PhzCoso~hi~ Natu-

ralis Principia -11£athernatica, fut imprimé au f’rais de l’illustre astronome Halley après que le manuscrit eût été présenté à la

Société Royale de Londres. L’ouvrage parut en juillet 1687 et fut

tiré probablement à 230 exemplaires. En 17 i3, époque de la seconde édition, les Principia étaient déjà introuvables. Cette seconde édi- tion fut faite par les soins de N. Fatio de Duiller, le fidèle disciple

de Newton, conformément à un exemplaire de la première édition

contenant des addenda et des corrigenda écrits en latin de la main

du maître, sans compter diverses corrections dans le texte imprimé

et même dans les figures. On vient de découvrir l’exemplaire en question en Australie dans un lot de livres qui avaient été conservés

pendant cent quarante ans dans une chambre des successions

anglaises.

,

A l’occasion de cette découverte méinoi-able, M. Bosscka rappelle

que, dans ces derniers temps, les compatriotes de Newton lui ont

accordé l’honneur d’avoir conçu le premier le principe de la conser-

(5)

vation de l’énergie. Or, la Bibliothèque Royale de Hanovre possède

une critique, écrite par Huyghens, de la proposition XXXVII du

second livre (p. 330) des P~~incz~ic~, oix Newton arrive à cette conclu- sion que la vitesse d’écoulement v de l’eau àtravers une étroite ouver-

ture, dans le fond d’un vase rempli de liquide jusqu’à une hauteur A,

est exprimée par la relation v2

=

gA, g étant l’accélération de la

pesanteur; il en résulterait, comme Newton le mentionne expressé-

ment, que l’eau, jaillissant verticalement avec cette vitesse, n’at- teindrait que la moitié de la hauteur du niveau liquide. Huyghens

fait remarquer avec raison que ce résultat est absurde, que la formule doit s’écrire v2

_

2gA et que la valeur de la vitesse d’écoulement

ne peut se déduire que du principe suivant lequel l’eau jaillissant

avec la vitesse acquise doit pouvoir remonter jusqu’à la hauteur d’où elle est descendue, c’est-à-dire jusqu’au niveau de la surface libre du liquide. Le principe sur lequel Huyghens s’appuie ainsi n’est autre

que celui que nous appelons actuellement le principe de la conser-

vation de l’énergie et qui, dans son HoroZo~iu~~2 oscillatorium, paru seize ans plus tôt, constitua plus d’une fois la base de ses démons- trations. Quoi qu’il en soit, la critique de Huygens sur la 371 propo- sition du second livre des Principia suffit à elle seule pour prouver que Huygens appliqua le principe de la conservation de l’énergie à

une époque à laquelle Newton ne la connaissait pas encore.

E. MATHIAS.

COMPTES RENDUS DE L’ACADÉMIE DES SCIENCES;

1er semestre 1910.

CA-,IILLE HAUTIER. - De la compression d’air adiabatique appliquée à un véhi-

cule mû par un moteur à explosion pour remplacer les transmissions mëca-

niques.

-

P. 34.

Théorie. Le moteur à pétrole attaque différentiellement la trans- mission et un compresseur d’air. Le compresseur freine progressive-

ment la couronne antérieure et force les satellites montés sur l’arbre de transmission à actionner cette dernière. L’air fourni par le com- presseur est utilisé aussitôt sa production sur un moteur. A mesure

que la vitesse s’accélère, le rôle de l’air diminue jusqu’à devenir nul.

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