• Aucun résultat trouvé

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS"

Copied!
68
0
0

Texte intégral

(1)

REPUBLIQUE DU BENIN

=========

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

==================

UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI (UAC)

==========

ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY-CALAVI (EPAC)

==========

DEPARTEMENT DE GENIE DE L’ENVIRONNEMENT

RAPPORT DE FIN DE FORMATION POUR L’OBTENTION DU DIPLOME DE LA LICENCE PROFESSIONNELLE

OPTION : AMENAGEMENT ET PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT (APE)

THEME :

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI

Maître de stage : Superviseur :

Capitaine Félix G.L YEVIDE Dr. Ir Vincent Isidore TCHABI Officier des Eaux, Forêts et Chasses Maître de Conférences des Universités (CAMES)

Enseignant-Chercheur à l’EPAC

Note : 90/100

Année académique : 2017-2018 11eme PROMOTION

Président : Dr ADJAKPA B. Jacques (MC) Membres : 1- Dr TCHABI Vincent (MC) 2- Dr AZOCLI David

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE

LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN :

CAS DU PYTHON REGIUS

(2)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page i

TABLE DES MATIERES

DEDICACE ... iii

REMERCIEMENTS ...iv

LISTE DES TABLEAUX, DES ANNEXES, DES FIGURES ...vi

LISTES DES SIGLES ET ACCRONYMES... vii

RESUME ... viii

ABSTRACT ...ix

INTRODUCTION ... 1

Objectif global ... 2

PREMIERE PARTIE : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE ET MILIEU D’ETUDE ... 4

CHAPITRE 1 : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE ... 5

1.1 Définitions de quelques concepts ... 5

1.2 Principaux fondamentaux de la convention ... 6

1.3 Le python royal (Shaw, 1802) ... 7

1.4 Réglementation du commerce des spécimens d'espèces inscrites à l'Annexe II selon la CITES ... 9

1.4.1 COMPREHENSION DES CODES ‘SOURCES’ DE LA CITES ... 11

1.4.1.1 Rappel des définitions CITES des codes source : ... 11

1.5 La CITES au BENIN ... 12

1.5.1 Qu’est-ce que la CITES ? ... 12

1.5.2 Qu’est-ce que la CITES réglemente ? ... 12

1.5.3 Quelles espèces sont concernées par la CITES ? ... 12

1.5.4 Comment la CITES protège-t-elle les espèces inscrites aux différentes annexes .... 14

1.5.5 Comment la CITES est-elle appliquée et mise en œuvre au Bénin ... 15

1.6 Systèmes de production du Python royal au Bénin en 2004 ... 15

1.6.2 Les établissements du Bénin en décembre 2004 ... 17

CHAPITRE 2 : MILIEU D’ETUDE ... 23

2.1 Situation géographique ... 23

2.2 Climat ... 23

2.2.2 Pluviosité ... 26

2.3 Peuplement humain et activités ... 26

2.4 Sols ... 26

2.5 Végétation ... 26

DEUXIEME PARTIE : MATERIEL ET METHODES D’ETUDE ... 27

CHAPITRE 3 : MATERIEL ET METHODES ... 28

3.1 Matériel ... 28

3.2 Méthodes d’étude ... 28

(3)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page ii

3.2.1 Recherches documentaires ... 28

3.2.2 Choix des sites d’étude ... 28

3.2.3 Collecte des données du terrain ... 29

3.2.4 Traitement des données ... 29

CHAPITRE 4 : RESULTATS ET DISCUSSION ... 30

4.1 Résultats ... 30

4.1.1 Caractéristique socioculturelles des enquêtés ... 30

4.1.2 Présentation des fermes d’élevages de serpent du Zou ... 31

4.1.3 Infrastructure d’élevage ... 31

4.1.4 Elevage des serpents dans ces fermes d’élevage ... 32

4.1.5 Alimentation des serpents chez les éleveurs ... 33

4.1.6 Reproduction chez les serpents ... 34

4.1.6.1 Reproduction dans les trous ... 34

4.1.6.2 Reproduction dans les copaux ... 35

4.1.7 Hygiène et entretien des serpents ... 37

4.1.8 Exportation de l’espèce ... 37

4.1.8.1 Les quotas ... 38

4.1.8.2 Quotas exportés et pourcentage d’exportation ... 38

4.1.8.3 Stock annuellement exporté dans le département du Zou ... 40

4.1.8.4 Exportation illicite ... 40

4.1.8.5 Autres activités... 41

4.2 Discussion ... 43

CONCLUSION ET SUGGESTIONS ... 46

Références bibliographiques ... 49

Annexes ... 53

(4)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page iii

DEDICACE

Je dédie ce travail à mes chers parents Jules ABADJI et Adignonkin KOTCHE. Leur préoccupation première étant de voir vos enfants réussir, puisse Dieu vous accorder longue vie afin que vous puissiez bénéficier des fruits de vos sacrifices.

(5)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page iv

REMERCIEMENTS

Ce rapport est le fruit de nombreux des contributions de spécialistes de la CITES. Qu’il me soit permis d’exprimer ma reconnaissance à toutes les personnes morales ou physiques qui sont suscité, accompagné et favorisé la réalisation de ce travail.

Je remercie, en premier lieu, la Direction Générale des Eaux-Forêts et Chasses pour son soutien à l’exécution des activités de recherche entrant dans le cadre du présent rapport.

J’exprime toute ma gratitude :

- au Professeur Vincent Isidore TCHABI, pour avoir accepté superviser le présent travail, lui qui a été le pionnier de l’expérimentation de la CITES au Bénin en 1992 ;

- au Capitaine Orphé LOKOSSOU, Officier des Eaux-Forêts et Chasses,

Enseignant en Législation Forestière, pour sa disponibilité, son aide dans la totale discrétion et son engagement aux côtés des étudiants ;

- au Capitaine Félix G.L. YEVIDE Officier des Eaux-Forêts et Chasses, pour avoir accepté d’encadrer ce travail malgré ses multiples occupations ;

- à l’Adjudant en Chef, Raoul BEHOUNDJA, des Eaux-Forêts et Chasses pour avoir accepté m’aider pour la collecte des données sur le terrain ;

- au personnel enseignant et technicien de l’EPAC en particulier le personnel du Département de Génie de l’Environnement, notamment au Professeur Jacques ADJAKPA (Chef de département), pour les conseils et enseignements ;

- à tous les enseignants chercheurs de l’Université d’Abomey-Calavi pour leurs immenses articles scientifiques qui ont été déjà publiés pour bien abordé le sujet, notamment les Professeurs Brice SINSIN et Christian TOUDONOU;

- à monsieur Tonahin Pépin Giscard GUEZODJE, Doctorant en Biologie Végétale Appliquée (BVA), pour son appui scientifique dans la collecte des données de terrain et la rédaction de ce rapport ;

- à vous excellence Monsieur le Président du Jury pour le grand honneur que vous nous faites en acceptant de présider les travaux de ce jury ;

(6)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page v

- à vous honorables membres du jury qui avez accepté d’examiner ce travail ; Recevez ici les mérites de vos contributions à la recherche scientifique ; - à mes grands frères et sœurs : Ruth, Dorcas et Josué YAKPE ; Moise,

Bernadette, Igor, Jacques et Francisca ABADJI pour leurs soutiens fraternels moraux et financiers ;

- à monsieur Athanase AZON, ex-président de l’Association Nationale des Eleveurs Béninois (ANELAB) pour m’avoir facilité la collecte des données ; - à tous mes camarades de la 11eme promotion de GEn de l’EPAC, particulièrement,

Marc HOUNSSOUGBO, Arnaud AWOMASSO, GUIDIDJAGO Nadine, DJAGLO Nadia et bien d’autres pour les moments de joie et de peine vécu ensemble ;

- à mes amis Aliou FOLAHAN, Bernice NOUMAGNAN, AYIDOTO Bonaventure, Nadjath pour leurs soutiens moraux ;

- à Mademoiselle Savanie ODOU et ses frères et sœurs pour tout le soutien moral et les conseils constructifs ;

- à mes oncles, Clotaire, Bienvenue, Moise pour toute leur assistance à mon égard ; - à mes cousins, Amos, Sonia, Kévine, Carmel pour leurs contribution à la rédaction

de cette œuvre scientifique que j’ai eu l’honneur de rédigé ;

(7)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page vi

LISTE DES TABLEAUX, DES ANNEXES, DES FIGURES ET DES PHOTOS LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Tableau synthétique des établissements d’élevage de reptiles au Bénin ... 21

Tableau 2 : Structuration des âges au niveau de l’échantillon cible ... 30

Tableau 3 : Fréquence des ethnies dans la population des enquêtés ... 30

Tableau 4 : Répartition des enquêtés par niveau d’instruction ... 30

Tableau 5 : Liste des fermes d’élevage de serpent du Zou agréées par la DGEFC ... 31

Tableau 6 : Stock des serpents observés dans les fermes d’élevages ... 32

Tableau 7 : Régime et fréquences d’alimentation des serpents en captivité ... 34

Tableau 8 : Structuration des pays d’importations au niveau des fermes d’élevages ... 38

Tableau 9 : Quotas sur l’espèce ces cinq dernières années ... 38

Tableau 10 : Quotas exportés et pourcentages d’exportation ces cinq dernières années .. 39

Tableau 11 : Stocks vendus par les éleveurs ces cinq dernières années ... 40

LISTES DES ANNEXES ANNEXE I : Modèle de fiches d’enquête utilisées pour le travail LISTES DES FIGURES Figure 1 : Carte administrative du Bénin montrant la situation géographique du milieu d’étude ... 24

Figure 2 : Évolution de la température moyenne mensuelle de Bohicon sur la période 1986-2016 ... 25

LISTE DES PHOTOS Photo 1 : Enclos d’élevage sous abris fermée dans la ferme d’AZATH Farms ... 32

Photo 2 : Albinos et hello bell issus du ranch chez MAHOUGNON et Fils ... 33

Photo 3 : Albinos adulte chez MAHOUGNON et Fils ... 33

Photo 4 : Serpenteaux nés en captivité chez MAHOUGNON et Fils ... 33

Photo 5 : Serpenteaux prêts à exporter chez MAHOUGNON et Fils ... 33

Photo 6 : Python en enclos pour l’accouplement chez MAHOUGNON et Fils ... 37

(8)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page vii

Photo 7 : Abattage d’un python royal………..………37

Photo 8 : Python plongé dans l’eau chaude par décapitation pour enlever l’écaille ... 42

Photo 9 : Enlèvement des écailles au couteau ... 42

Photo 10 : Etapes de transformation des ophidiens pour alimentation ... 43

LISTES DES SIGLES ET ACCRONYMES

ANELAB : Association Nationale des Eleveurs Béninois

BVA : Biologie Végétale Appliquée

COP : Conférence des Parties

CITES : Convention on International Trade of Endangered Species

DGEFC : Direction Générale des Eaux-Forets et Chasses

EPAC : Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi

INSAE : Institut National de la Statistique et de l’Analyse Economique UAC : Université d’Abomey-Calavi

USA : United States of America

(9)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page viii

RESUME

Le commerce des reptiles référenciés par la CITES au Ghana, au Togo et au Bénin a fait l’objet de nombreux travaux d’expertise depuis 1995. Très peu d’améliorations dans sa gestion et son élevage ont été constatées par la suite, malgré des recommandations souvent claires et localement réalisables sans trop de difficultés. Au Bénin, l’application des textes y afférents n’a pas toujours été facile pour les exportateurs malgré tous les efforts consentis par les autorités de la CITES du Bénin. L’étude a été conduite dans le Département du Zou pour gérer le stock de la population de python régulièrement disponible et élevés selon les règles de l’art. Des enquêtes, suivies d’interview ont été réalisés auprès des différents éleveurs. Au total, 5 éleveurs agréés par la DGEFC ont été soumis à des interviews individuelles et semi- structurées, de même que les bonnes dames, vendeuses de la viande de reptiles.

Actuellement, 4 fermes agréées sont fonctionnelles et génèrent un important trafic commercial et alimentaire. La reproduction de l’espèce se fait en ranch chez tous les éleveurs du département, concentrés dans les communes d’Abomey et de Bohicon à cause d’un essaimage des éleveurs autour du premier promoteur en 1992. L’exportation de l’espèce a connu une diminution au cours de ces cinq dernières années, mais les quotas sont restés les mêmes, du fait d’une demande de plus en plus timorée. Approximativement, 61377 pythons royaux sont exportés au cours de ces cinq dernières années. La réglementation de la CITES n’est pas encore totalement suivie par les éleveurs car des exportations illicites continuent de s’opérer sur l’espèce : le prélèvement dans la nature a pris le pas sur les élevages.

Mots clés : Reptile, Python regius, CITES, DGEFC

(10)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page ix

ABSTRACT

The trade of reptiles referenced by CITES in Ghana, Togo and Benin has been the subject of many expert works since 1995. Very few improvements in its management and breeding were subsequently noted, despite recommendations often clear and locally feasible without too much difficulty. In Benin, the application of the relevant texts has not always been easy for exporters despite all the efforts made by the CITES authorities in Benin. The study was conducted in the Department of Zou to manage the stock of the python population regularly available and reared according to the rules of art. Surveys followed by interviews were conducted with the various breeders. In total, 5 breeders approved by the DGEFC were subjected to individual interviews and semi-structured, as well as the good ladies, sales reptilian meat.

Currently, 4 approved farms are functional and generate significant commercial and food traffic. Breeding of the species is ranched by all the breeders of the department, concentrated in the communes of Abomey and Bohicon because of a swarming of the breeders around the first promoter in 1992. The export of the species has has declined in the last five years, but the quotas have remained the same, due to a demand that is increasingly timid. Approximately 61377 royal pythons are exported in the past five years. CITES regulations are not yet fully followed by farmers because illicit exports continue to occur on the species: harvesting from the wild has taken precedence over livestock.

Keywords: Reptile, Python regius, CITES, CFEW

(11)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page 1

INTRODUCTION

Le monde compte environ 6000 m² de forêts par personne et cet espace vital se réduit de 12 m² par an. De même, selon BOURDIAL cité par KPERA (2009), 25 % des mammifères, 11

% des espèces d’oiseaux, 34 % des poissons et 20 % des reptiles sont aujourd’hui menacés d’extinction. Ces chiffres révèlent encore une fois combien l’humanité reste confrontée à l’épineux problème de la protection des ressources naturelles. Bien que depuis quelques années, le monde, à travers de nombreuses institutions internationales et les relations de partenariat, ait accordé une importance particulière à la faune dans la vie et le développement des communautés humaines compte tenu de sa contribution alimentaire, son poids économique, son rôle écologique et sa valeur socioculturelle (KPERA, 2009).Le commerce international des espèces de la vie sauvage, est devenu la deuxième cause de disparition des espèces, après la perte des habitats naturels. Les profondes mutations démographiques, technologiques et socio-économiques qu’a connues l’Afrique durant la

2ème moitié du XXème siècle ont abouti à une augmentation considérable des pressions exercées par l’Homme sur la nature en général et sur la faune en particulier (FANTODJI et MENSAH, 2000 ; TOUDONOU, 2012). Allant dans le même sens, au Bénin, la croissance démographique, le commerce international d’animaux sauvages et la dévaluation du franc CFA ont entraîné une exploitation diversifiée de plus en plus forte de la vie sauvage (MENSAH, 1991 ; TOUDONOU, 2007). Ainsi, de nombreuses ressources animales font aujourd’hui l’objet d’une surexploitation et des espèces animales disparaissent ou sont menacées de disparition. C’est le cas par exemple au Bénin de la faune ophidienne. En effet, très utilisés en maroquinerie, en ménagerie, dans les zoos et les terrariums, les serpents font l’objet d’un important trafic. Tous les ans, des millions de serpents sont capturés et font l’objet d’un commerce local ou international pour leurs peaux, pour servir à la fabrication de médicaments ou pour être vendus en tant qu’animaux de compagnie. Au cours des cinq dernières années, le commerce des espèces de serpents inscrites à l’Annexe II de la CITES destinées au marché des animaux de compagnie a compté environ 200.000 spécimens (Base de données commerciale de la CITES, données datant de 2009 à 2013).

De même que d’autres formes de commerce, la communauté CITES s’est extrêmement

(12)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page 2

inquiétée des effets sur la conservation que la capture destinée au marché des animaux de compagnie peut avoir actuellement sur les populations de serpents sauvages, en particulier ceux qui sont fortement convoités en raison de leur couleur brillante ou leur rareté (Tomas Waller et al., 2014). Ainsi, plus de 55.000 pythons ont été exportés aux USA, la plupart venant du Togo, du Ghana et du Bénin (REPTILE MAGAZINE, 2012). De plus, en 2013, 22.839 pythons (pythons royaux et pythons de Sébae) ont été exportés du Bénin (Rapport CITES, Bénin, 2013). Ces prélèvements anarchiques des ophidiens dans la nature ont conduit à une baisse de leur abondance numérique et à la perturbation de la chaîne trophique. La conséquence immédiate est que l’on assiste à une explosion démographique des rongeurs dont la répartition est corrélée à celle de leurs prédateurs, parmi lesquels les plus importants sont les serpents (TOUDONOU, 2012). Il s’avère alors opportun de protéger et conserver ces animaux tout en développant des techniques permettant la restauration de ces espèces en voie de disparition (TOUDONOU et al., 2011). Or jusque-là, la faune ophidienne béninoise a été très peu étudiée et il subsiste dans le domaine de grandes lacunes en matière de données ou d’informations. C’est dans cette perspective, que la convention CITES (Convention sur le Commerce International des Espèces de Faune et de flore Menacées d’Extinction, encore appelée Convention de Washington), après son adoption à Washington le 3 mars 1973, est devenu ainsi le premier instrument juridique tentant de réguler et de concilier les nécessités du commerce international et de la protection des espèces sauvages (Principes de la Convention).Face à cette situation, la Direction Générale des Eaux-Forêts et Chasses du Bénin (DGEFC), structure étatique à charge du commerce des reptiles, outre la lutte anti-braconnage qu’elle mène continuellement, n’autorise que l’exportation des spécimens issus d’élevage. Ce qui oblige les exportateurs à installer des fermes d’élevage des reptiles concernés.

C’est ce qui justifie la présente étude dont le thème est intitulé : Evaluation du suivi de la réglementation de la CITES dans le département du zou au Bénin : cas du Python regius, dont les objectifs sont perceptibles. Il s’agit de :

Objectif global

Gérer le stock de la population de Python regius régulièrement disponible et élevés selon les règles de l’art.

(13)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page 3

Objectif spécifiques

- Répertorier les fermes d’élevages du Python regius

- Connaitre le stock actuel des populations de python et les procédés de leur reproduction

- Faire un bilan rétrospectif de son exploitation (stock annuellement exporté) Avec comme hypothèses :

- Les éleveurs du Python regius du département du zou se sont conformés à la réglementation de la CITES en vigueur ;

- Le stock actuel du Python regius dans le département du zou permet une meilleure conservation de l’espèce pour les générations à venir ;

- Tous les éleveurs et exportateurs du département du zou disposent d’une autorisation ou permis émis par le service de la CITES de la DGEFC et respectent les quotas.

(14)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page 4

PREMIERE PARTIE : SYNTHESE

BIBLIOGRAPHIQUE ET

MILIEU D’ETUDE

(15)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page 5

CHAPITRE 1 : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE 1.1 Définitions de quelques concepts

Quelques définitions selon la convention CITES

Aux fins de la présente Convention et, sauf si le contexte exige qu'il en soit autrement, les expressions suivantes signifient :

“Espèces”: toute espèce, sous-espèce, ou une de leurs populations géographiquement isolée;

“Spécimen”:

i) tout animal ou toute plante, vivante ou morts;

ii) dans le cas d'un animal: pour les espèces inscrites aux Annexes I et II, toute partie ou tout produit obtenu à partir de l'animal, facilement identifiables, et, pour les espèces inscrites à l'Annexe III, toute partie ou tout produit obtenu à partie de l'animal, facilement identifiables, lorsqu'ils sont mentionnés à ladite Annexe;

iii) dans le cas d'une plante: pour les espèces inscrites à l'Annexe I, toute partie ou tout produit obtenu à partir de la plante, facilement identifiables, et, pour les espèces inscrites aux Annexes II et III, toute partie ou tout produit obtenu à partir de la plante, facilement identifiables, lorsqu'ils sont mentionnés auxdites Annexes;

“Commerce”: l'exportation, la réexportation, l'importation et l'introduction en provenance de la mer;

“Réexportation”: l'exportation de tout spécimen précédemment importé;

“Introduction en provenance de la mer”: le transport, dans un Etat, de spécimens

d'espèces qui ont été pris dans l'environnement marin n'étant pas sous la juridiction d'un Etat;

“Autorité scientifique”: une autorité scientifique nationale désignée conformément à l'Article IX;

(16)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page 6

“Organe de gestion”: une autorité administrative nationale désignée conformément à l'Article IX;

“Partie”: un Etat à l'égard duquel la présente Convention est entrée en vigueur.

1.2 Principaux fondamentaux de la convention

L'Annexe I comprend toutes les espèces menacées d'extinction qui sont ou pourraient être affectées par le commerce. Le commerce des spécimens de ces espèces doit être soumis à une réglementation particulièrement stricte afin de ne pas mettre davantage leur survie en danger, et ne doit être autorisé que dans des conditions exceptionnelles.

L'Annexe II comprend:

a) toutes les espèces qui, bien que n'étant pas nécessairement menacées actuellement d'extinction, pourraient le devenir si le commerce des spécimens de ces espèces n'était pas soumis à une réglementation stricte ayant pour but d'éviter une exploitation incompatible avec leur survie;

b) certaines espèces qui doivent faire l'objet d'une réglementation, afin de rendre efficace le contrôle du commerce des spécimens d'espèces inscrites à l'Annexe II en application de l'alinéa a).

L'Annexe III comprend toutes les espèces qu'une Partie déclare soumises, dans les limites de sa compétence, à une réglementation ayant pour but d'empêcher ou de restreindre leur exploitation, et nécessitant la coopération des autres Parties pour le contrôle du commerce.

Les Parties ne permettent le commerce des spécimens des espèces inscrites aux Annexes I, II et III qu'en conformité avec les dispositions de la présente Convention.

(17)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page 7

1.3 Le python royal (Shaw, 1802)

Nom scientifique : Python regius.

Nom commun : Python royal.

Répartition / Biotope : Afrique de l'ouest et centrale, jusqu'au nord de l'Ouganda.

Prairies, savanes, plaines particulièrement boisées, forêts tropicales sèches.

Taille adulte : 1,0 à 1,8 m.

Longévité : 20 à 30 ans en moyenne.

Température : Jour Pc = 35°C / Pf = 25°C. Nuit Pc = 25°C / Pf = 22°C.

Humidité : 70 à 80%.

Éclairage : nul ou très modéré si la pièce est éclairée.

Difficulté : Adulte 1 2 3 4 5 (2 NC / 5 sauvage) Juvénile 1 2 3 4 5

Description : Le Python royal est un des plus petits pythons qui habitent en Afrique.

C'est un serpent de petite taille (1,2 à 1,5m en moyenne). Il a un corps trapu et sa queue est relativement courte. Sa tête est bien distincte du cou, de couleur marron très foncé et une rangée de fossettes thermo réceptives est visible de part et d'autre de la mandibule.

La couleur de sa robe va du jaune doré au marron foncé pour les taches (parfois bordées de blanc) qui le recouvrent tandis que la couleur de fond va du marron foncé au noir. La

(18)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page 8

face ventrale est blanche. Certains pythons possèdent des taches continues formant des bandes jaunes allant de la tête à la queue. Depuis quelques années, différentes phases (morph) sont apparues sur le marché (Albinos, Caramel, Ghost, Pastel, Spider, Piebald, Leucistic...). Certains de ces spécimens peuvent atteindre des prix très élevés. Le Python royal, appelé aussi Python-boule (ball python en anglais) doit ce surnom au fait que dérangé ou stres sé, il se roule en boule compacte, la tête au centre de ses anneaux. Bien qu'étant un serpent docile, il n'en reste pas moins très timide. Les jeunes spécimens sont quelquefois mordeurs, mais se calment généralement en grandissant.

Par contre, ce serpent montrera un comportement radicalement différent s'il s'agit d'un spécimen sauvage importé.

Maintenance : Du fait de sa petite taille adulte et de son comportement timide, ce serpent ne

requiert pas de terrarium particulièrement grand. Des dimensions de 100x60x60 cm conviennent pour un spécimen ou même un couple. L'éclairage est quant à lui inutile voire déconseillé. Un gradient thermique de 25 à 35°C sera nécessaire de jour tandis que la nuit des températures de 22 à 25 °C seront préférables. Le chauffage pourra être fourni par un câble au sol couplé à une ampoule céramique au plafond, le tout relié à un thermostat. Il est très important de lui fournir de nombreuses cachettes. Si le terrarium abrite plusieurs spécimens, il faudra fournir des cachettes en nombre proportionnel bien qu'en général ils se regrouperont sous la même cachette. Étant semi-arboricole, on pourra placer aussi de grosses branches solidement attachées lui permettant de grimper. Quant au substrat, il pourra être composé simplement de journal ou bien d'un mélange de copeaux spécialement adapté aux reptiles. Dans la nature, c'est un serpent qui se baigne rarement. Cependant, en captivité il est recommandé de lui fournir un récipient suffisamment grand dans lequel il puisse s'immerger.

Les spécimens importés à l'âge adulte sont généralement très stressés et ont bien du mal à s'habituer à la captivité. C'est pourquoi il faudra principalement s'orienter vers un spécimen né en captivité. C'est un serpent prédisposé aux problèmes d'anorexie. Dans ce cas, il faudra être patient et varier les modes de distribution de nourriture si celui-ci refuse de s'alimenter. Attention à ne pas confondre anorexie et jeûne. Si celui-ci refuse de

(19)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page 9

s'alimenter, il faut veiller à ce qu'il n'y ait pas de perte de poids trop importante. Si c'est le cas, et en dernier recours, il faudra envisager le gavage. Les pythons nés en captivité ne présentent aucun de ces inconvénients. Ils se nourrissent très bien seuls, prenant rapidement l'habitude de manger des proies mortes, grandissent rapidement et font de bons reproducteurs.

Reproduction : Pour se reproduire, le Python royal devra subir un repos hivernal d'environ trois mois à 22°C dans la pénombre. Suite à ce repos, mâles et femelles seront remis ensemble. Suite aux accouplements, les femelles pondront de gros œufs. Ceux-ci pourront être laissés à la charge de la femelle (déconseillé) ou bien placés en incubateur à 31-32°C.

Source : Atlas de la Terrariophilie – Volume 1 – Les serpents

1.4 Réglementation du commerce des spécimens d'espèces inscrites à l'Annexe II selon la CITES

1. Tout commerce de spécimens d'une espèce inscrite à l'Annexe II doit être conforme aux dispositions du présent Article.

2. L'exportation d'un spécimen d'une espèce inscrite à l'Annexe II nécessite la délivrance et la présentation préalables d'un permis d'exportation. Ce permis doit satisfaire aux conditions suivantes :

a) une autorité scientifique de l'Etat d'exportation a émis l'avis que cette exportation ne nuit pas à la survie de l'espèce intéressée ;

b) un organe de gestion de l'Etat d'exportation a la preuve que le spécimen n'a pas été obtenu en contravention aux lois sur la préservation de la faune et de la flore en vigueur dans cet Etat;

c) un organe de gestion de l'Etat d'exportation a la preuve que tout spécimen vivant sera mis en état et transporté de façon à éviter les risques de blessures, de maladie, ou de traitement rigoureux.

(20)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page 10

3. Pour chaque Partie, une autorité scientifique surveillera de façon continue la délivrance par ladite Partie des permis d'exportation pour les spécimens d'espèces inscrites à l'Annexe II, ainsi que les exportations réelles de ces spécimens. Lorsqu'une autorité scientifique constate que l'exportation de spécimens d'une de ces espèces devrait être limitée pour la conserver dans toute son aire de distribution, à un niveau qui soit à la fois conforme à son rôle dans les écosystèmes où elle est présente, et nettement supérieur à celui qui entraînerait l'inscription de cette espèce à l'Annexe I, elle informe l'organe de gestion compétent des mesures appropriées qui doivent être prises pour limiter la délivrance de permis d'exportation pour le commerce des spécimens de ladite espèce.

4. L'importation d'un spécimen d'une espèce inscrite à l'Annexe II nécessite la

présentation préalable soit d'un permis d'exportation, soit d'un certificat de réexportation.

5. La réexportation d'un spécimen d'une espèce inscrite à l'Annexe II nécessite la délivrance et la présentation préalables d'un certificat de réexportation. Ce certificat doit satisfaire aux conditions suivantes:

a) un organe de gestion de l'Etat de réexportation a la preuve que le spécimen a été importé dans cet Etat conformément aux dispositions de la présente Convention;

b) un organe de gestion de l'Etat de réexportation a la preuve que tout spécimen vivant sera mis en état et transporté de façon à éviter les risques de blessures, de maladie ou de traitement rigoureux.

6. L'introduction en provenance de la mer d'un spécimen d'une espèce inscrite à l'Annexe II nécessite la délivrance préalable d'un certificat par l'organe de gestion de l'Etat dans lequel le spécimen a été introduit. Ledit certificat doit satisfaire aux conditions suivantes :

a) une autorité scientifique de l'Etat dans lequel le spécimen a été introduit a émis l'avis que l'introduction ne nuit pas à la survie de ladite espèce ;

(21)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page 11

b) un organe de gestion de l'Etat dans lequel le spécimen a été introduit a la preuve que tout spécimen vivant sera traité de façon à éviter les risques de blessures, de maladie ou de traitement rigoureux.

7. Les certificats visés au paragraphe 6 ci-dessus peuvent être délivrés, sur avis de l'autorité scientifique pris après consultation des autres autorités scientifiques nationales, et, le cas échéant, des autorités scientifiques internationales, pour le nombre total de spécimens dont l'introduction est autorisée pendant des périodes n'excédant pas un an.

1.4.1 COMPREHENSION DES CODES ‘SOURCES’ DE LA CITES 1.4.1.1 Rappel des définitions CITES des codes source :

W: spécimens prélevés dans la nature ;

R: specimens provenant d’un établissement d’élevage en ranche (voir COP 13 Doc. 47).

La Résolution Conf. 12.3, partie I (paragraphe e), sous la rubrique ‘Recommande’, définit les codes que les Parties devraient utiliser sur les permis et les certificats pour indiquer la source des spécimens faisant l’objet d’une transaction. L’un de ces codes, « R », est définit uniquement comme « spécimens provenant d’un établissement d’élevage en ranche », sans mentionner ce qui constitue un établissement d’élevage en ranche ni se référer à une quelconque résolution. En raison de ces lacunes, les Parties ont souvent des difficultés à assimiler la bonne utilisation de ce code source ; C : animaux reproduits en captivité conformément à la résolution Conf. 10.16 (Rev.), ainsi que leurs parties ou produits, exportés au titre de l’Article VII, paragraphe 5 (spécimens d’espèces inscrites à l’Annexe I reproduits en captivité à des fins non commerciales et spécimens d’espèces inscrites aux Annexes II et III) ;

F : animaux nés en captivité (F1 ou générations ultérieures) ne répondant pas à la définition

« élevés

en captivité » donnée dans la résolution Conf. 10.16 (Rev.), ainsi que leurs parties et produits ;

D: animaux de l’Annexe I reproduits en captivité à des fins commerciales et plantes de l’Annexe I reproduites artificiellement à des fins commerciales, ainsi que leurs parties et produits, exportés au titre de l’Article VII, paragraphe 4;

U: source inconnue (avec justification);

(22)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page 12

I: spécimens confisqués ou saisis;

O: spécimens pré-Convention.

1.5 La CITES au BENIN

La commercialisation internationale des espèces de faunes sauvages est régie au Benin par l’arrêté n° 601 MDR/DÇ/DFRN/SA du 8 octobre 1992 qui définit les modalités d'application de la convention CITES.

1.5.1 Qu’est-ce que la CITES ?

La CITES est un accord multilatéral sur l’environnement qui réglemente le commerce international des plantes et des animaux dont la conservation est préoccupante pour garantir qu’un tel commerce ne menace pas leur survie. Le traité CITES a initialement été signé en 1973 et il est entré en vigueur en 1975. Cent soixante-quinze pays membres («

les Parties ») ont signé le traité de la CITES qui protège désormais plus de 33 000 espèces d’animaux et de plantes. Le Bénin a adhéré à la CITES le 28 Février 1984 et la convention est entrée en vigueur le 28 Mai 1984.

1.5.2 Qu’est-ce que la CITES réglemente ?

La CITES ne réglemente pas le commerce intérieur des espèces sauvages mais concerne seulement le commerce international. Ceci inclut les importations, les exportations, les réexportations, les introductions en provenance de la mer (c’est-à-dire le transport, dans un État, de spécimens d'espèces qui ont été pris dans l'environnement marin n'étant pas sous la juridiction d'un État) et les transits ou les transbordements. La CITES ne réglemente le commerce international d’une espèce que si cette espèce est inscrite dans les Annexes CITES. Une copie mise à jour des Annexes de la CITES est disponible sur le site Internet de la CITES à l’adresse http://www.cites.org/

1.5.3 Quelles espèces sont concernées par la CITES ?

La CITES protège près de 5 000 espèces d’animaux et 28 000 espèces de plantes qui sont inscrites dans trois listes (les Annexes de la CITES) selon l’état de leur conservation et

(23)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page 13

l’urgence de leur besoin de protection contre le commerce international. Les Annexes peuvent inclure des groupes d’espèces complets comme les cétacés (baleines, dauphins et marsouins), les primates, les grands félins, les tortues de mer, les perroquets, les coraux, les cactus ou les orchidées, ou seulement une sous-espèce ou une population. Les inscriptions aux Annexes peuvent également être limitées à des parties, des produits, des articles ou des produits dérivés spécifiques (comme les grumes, les racines, les essences ou les graines).

Les espèces inscrites à l’Annexe I sont les espèces « menacées d'extinction qui sont ou pourraient être affectées par le commerce » (CITES Art. 2). Comme ce sont les plus vulnérables, les espèces de l’Annexe I ne peuvent pas être commercialisées au niveau international si leur utilisation est destinée

à des fins principalement commerciales. Ces espèces peuvent cependant être exportées et importées

à des fins non commerciales. Les dispositions de la CITES stipulent qu’une activité peut en général

être qualifiée de commerciale « si son but est d’obtenir un avantage économique (en espèces ou autrement) et si elle est orientée vers la revente, l'échange, la prestation d’un service ou toute autre forme d'utilisation économique ou d’obtention d’un avantage économique » (Résolution Conf. 5.10). L’Annexe I de la CITES inclut plus de 890 espèces telles que les chimpanzés, les gorilles, les éléphants, la baleine à bosse, les tortues de mer, le léopard, le faucon pèlerin, le crocodile nain africain et certaines espèces d’orchidées.

Les espèces inscrites à l’Annexe II sont celles qui, « bien que n'étant pas nécessairement menacées actuellement d'extinction, pourraient le devenir si le commerce des spécimens de ces espèces n'était pas soumis à une réglementation stricte ayant pour but d'éviter une exploitation incompatible avec leur survie » (CITES Art. 2). Les espèces peuvent également être inscrites à l’Annexe II si elles ressemblent, ou si leurs parties et produits ressemblent, à d’autres espèces inscrites ou à leurs parties et produits. Le commerce international des espèces de l’Annexe II est autorisé mais il est strictement contrôlé par

(24)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page 14

un système de délivrance de permis permettant de garantir qu’il n’est pas préjudiciable à la survie des espèces, et qu’il est légal et mené de façon à respecter le bien-être des spécimens vivants. L’Annexe II inclut plus de 33 000 espèces telles que la plupart des primates, la plupart des espèces de crocodiles, la plupart des espèces de perroquets, les cactus, les euphorbes succulentes et la plupart des orchidées.

Les espèces de l’Annexe III sont des espèces inscrites unilatéralement par une Partie à la CITES qui règlemente ces espèces et considère que la coopération des autres Parties à la CITES est nécessaire pour contrôler leur commerce (CITES Art. 2). Le commerce international des espèces de l’Annexe III est autorisé s’il est légal et mené de façon à respecter le bien-être des spécimens vivants. L’Annexe III inclut plus de 160 espèces.

1.5.4 Comment la CITES protège-t-elle les espèces inscrites aux différentes annexes La protection CITES repose sur un système de permis dont l’objectif est de garantir que le commerce international légal ne soit pas préjudiciable aux espèces inscrites aux Annexes de la CITES. Les Parties à la CITES ont l’obligation de délivrer différents permis ou certificats en fonction de l’inscription des espèces à l’Annexe I, II ou III. La délivrance des permis CITES pour les espèces inscrites à l’Annexe I ou II doit obligatoirement être accompagnée d’un avis de commerce non-préjudiciable certifiant que la transaction autorisée par le permis CITES (importation, exportation ou introduction en provenance de la mer) ne nuira pas à l’espèce.

Le commerce :

- des espèces inscrites à l’Annexe I nécessite à la fois un permis d’exportation et un permis d’importation ;

- des espèces inscrites à l’Annexe II nécessite seulement un permis d’exportation ;

- des espèces inscrites à l’Annexe III nécessitent un permis d’exportation délivré par le pays qui a inscrit l’espèce à l’Annexe III et la délivrance de certificats d’origine par les autres Parties à la CITES.

(25)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page 15

Par ailleurs, l’introduction en provenance de la mer des espèces inscrites à l’Annexe I ou II nécessite la délivrance d’un certificat d’introduction en provenance de la mer et les réexportations d’espèces inscrites à l’Annexe I, II ou III nécessitent la délivrance d’un certificat de réexportation.

1.5.5 Comment la CITES est-elle appliquée et mise en œuvre au Bénin

La CITES dépend des Parties individuelles pour sa mise en œuvre et son application Chaque Partie à la CITES, dont le Benin, doit désigner un ou plusieurs organes de gestion chargés principalement de délivrer les permis et les certificats, de décider si les dérogations à la CITES s’appliquent, de communiquer avec le Secrétariat à la CITES et les autres Parties, de préparer et de soumettre les rapports annuels sur le commerce. Les Parties doivent également désigner une ou plusieurs autorités scientifiques chargées de conseiller l’organe de gestion sur des questions techniques importantes telles que la détermination de l’effet préjudiciable à la survie des espèces pour la délivrance des permis et des certificats, d’aider

au suivi de la situation des espèces indigènes inscrites à l'Annexe II et des données relatives aux exportations, et de déterminer si un établissement remplit les critères applicables à la reproduction artificielle ou à l’élevage en captivité conformément à la CITES.

Au Bénin, l’organe de gestion et l’autorité scientifique sont mis en place par la Direction Générale des Eaux-Forets et Chasses des ressources naturelles.

Selon de Buffrénil (1995), le Bénin possédait six élevages agréés par la Direction des Forêts et des Ressources Naturelles (DFRN) et présentant un fort potentiel d’exportation.

La description de ses six établissements (direction, localisation, agrément, personnel, surfaces disponibles) est énoncée par ailleurs (de Buffrénil, 1995) :

1.6 Systèmes de production du Python royal au Bénin en 2004

Les reptiles, les scorpions et quelques rares plantes constituent les principales exportations CITES du Bénin entre 1991 et 2019. Les systèmes de production du Bénin fonctionnent tous selon le même mode opératoire et prétendent produire leurs animaux à partir d’élevages en

(26)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page 16

captivité (Harwood, 2003), aussi bien d’après les directeurs des établissements que d’après les autorités CITES locales. Leurs spécimens commercialisés sont (ou devraient être en théorie) de source C. Un stock initial de reproducteurs est prélevé une seule fois dans la nature sous contrôle des autorités et le renouvellement de ce stock ne se fait qu’à partir de la conservation d’une proportion des jeunes produits par l’élevage lui-même et non relâchés.

Un échange de mâles adultes entre exportateurs de ce pays permettrait de diversifier le pool génique de chaque élevage. En fait il n’est pas impossible que des prélèvements plus importants soient opérés dans la nature selon le mode du ranching, mais avec des suivis plutôt vagues et peu ou pas contrôlés. La production actuelle des exportateurs du Bénin, exportée majoritairement sous la source R, constitue sans aucun doute un mélange inextricable des trois sources F, C et R, avec une forte probabilité d’intrusions de spécimens de source W ; aucun contrôle n’est actuellement possible. Les systèmes de production en captivité (source C) pourraient pratiquement fonctionner en circuit fermé, mais du fait de la relative abondance de certaines espèces dans la nature, du coût élevé du maintien du stock reproducteur tout au long de l’année, de réseaux de collecte très faciles à mettre en place et du manque de connaissance des exportateurs, les prélèvements illégaux dans les populations naturelles doivent encore exister pour la plupart des espèces et aucune preuve du contraire n’est actuellement disponible.

1.6.1 Les espèces de serpents détenues par le Bénin

Selon de Buffrénil (1995), les espèces suivantes étaient produites au Bénin : (Calabaria reinhardtii, Python regius et P. sebae) ; deux serpents Viperidae (Bitis arietans et B. gabonica ; non CITES)

De Buffrénil (1995) fournit la valeur numérique du cheptel déclaré en 1995 par l’ensemble des exportateurs du Bénin pour toutes les espèces de cette liste qui figurent aux annexes de la CITES. Il précise cependant que ces chiffres, très approximatifs, sont fournis par les exportateurs et non vérifiés. L’ensemble du cheptel reproducteur initial des élevages du Bénin en 1995 (de Buffrénil, 1995) provenait de captures opérées dans la nature, bien que certains animaux invendus aient été intégrés par la suite à ce cheptel

(27)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page 17

reproducteur. En 1995, la délivrance du « permis de capture commerciale » au Bénin, renouvelable annuellement, ne portait pas de limitation du nombre de spécimens ni de leur sexe, mais après l’opération de chasse le chef de l’inspection forestière de la localité (censé être présent au moment des captures) percevait les taxes proportionnelles aux captures. Les Pythons royaux ont été prélevés dans certaines régions particulières car ils sont vénérés dans d’autres parties du pays.

1.6.2 Les établissements du Bénin en décembre 2004

Contrairement à ce qui s’observe au Togo, les établissements du Bénin sont pour la plupart localisés assez loin (environ 120 km) de la capitale, ce qui rend les opérations de contrôle par les autorités CITES plus difficiles par manque de temps et de moyens matériels. Cette localisation s’explique par un essaimage d’exportateurs dans le voisinage de M. Patrice AZON, à l’origine de cette pratique dans le pays. En plus du personnel fixe, tous les établissements font appel à de la main d’œuvre occasionnelle durant la période des naissances et des exportations de juvéniles (janvier à juin).

Les structures de production de reptiles encore fonctionnelles au Bénin A- AZATH FARMS (AZON ATHANASE)

D’après les informations fournies par les autorités nationales de la CITES, cet établissement est actuellement le plus compétent scientifiquement. En 2004, son Directeur était Président de l’Association Nationale des Exportateurs d’Animaux Béninois (ANELAB) et aussi le co-président de la West African Wildlife Exporters Association (WAWEA) ; il a été formé par le père de l’actuel directeur de l’établissement Toganim au Togo. M. A. Azon m’a déclaré examiner l’ensemble des exportations de reptiles depuis le Bénin afin d’éviter une fraude autrefois classique qui consistait à expédier des femelles gravides, ce qui faisait un grand tort aux autres exportateurs.

En décembre 2004, cet établissement détient les espèces de python suivantes et son directeur déclare les quantités indiquées entre parenthèses : Python regius (4907 dont

(28)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page 18

70% de femelles), P. sebae (100 dont 75% de femelles), Calabaria reinhardtii (10 tous sexes confondus). Il déclare ne pas maîtriser la reproduction en captivité de Calabaria reinhardtii.

Directeur : M. AZON Patrice BP 217 Abomey, République du Bénin Localisation : Goho/Abomey Tél. : 50 02 56 et 93 04 49 Fax : (229) 50 05 07 Personnel : environ 15 personnes en plus des membres de sa famille.

B- SAX FAUNA

Il formait autrefois (de Buffrénil, 1995) une association avec la société Pazok Reptiles mais ces établissements sont séparés depuis 1997. Ses structures et installations sont absolument identiques à celles observées en 1995 par V. de Buffrénil et décrites par (Harwood ;2003).

Les bâtiments se situent

à 20 Km de Cotonou environ. Il existe un hangar dans lequel des bacs en ciments permettent de stocker les individus avant de les expédier. Notons que les animaux maintenus dans ces bacs n’avaient pas d’eau à leur disposition et que les abris dont ils disposaient étaient rares ou inadaptés. Un autre terrain de 2000 m², couvert de végétation dense herbacée et arbustive, cerné d’un mur de ciment d’environ 2 mètres de haut, abrite les Pythons royaux et les Varans des savanes, ainsi que les caméléons. Ces animaux sont tous ensemble et pratiquement livrés à eux-mêmes, si ce n’est l’alimentation qui doit leur être fournie. Une fois gravides, les femelles sont prélevées ou quelquefois leurs pontes. Ces dernières sont ensuite placées dans des incubateurs archaïques comme les décrit de Buffrénil (1995) : simple trou recouvert de tissus, de nattes végétales et de sable, d’autres fabriqués en bois utilisent deux couches de sciure légèrement humidifiée. Les exportateurs déclarent (Toudonou, 2003) 5% d’œufs non éclos et autant de mortalité après les naissances. Les espèces suivantes étaient détenues par cet établissement : Serpents - Python regius (1600 individus reproducteurs, tous sexes confondus. Les souris sauvages destinées à nourrir les serpents sont achetées à 25 FCFA pièce aux enfants et proviennent toutes des villages Personnel : 3 cadres, 1 gardien et 1 ouvrier + 2 saisonniers durant la période des éclosions.

Surface : 2000 m² d’enclos et environ 1000 m² de structures annexes (cages, bacs, ...).

Localisation : village d’Adjagbo, Abomey-

(29)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page 19

Calavi Personnel : 7 agents Directeur : M. SOSSAMINOU Ignace 07 BP 87, Cotonou Tél. : 35 03 80 et 87 21 55 Cell. : 94 17 89 e-mail : [email protected] /

[email protected] Directeur-adjoint : M. AFIDEGNIGBAN Simon

C- TROPIC ZONE

Ce nouvel établissement n’a pas été mentionné par de Buffrénil (1995). Il ne s’agit en fait pas d’une structure de production mais seulement d’un revendeur qui réalise ses transactions à partir des productions de la société Wapp qu’il achète. Cette dernière société est localisée assez loin de Cotonou et Tropic Zone permet de commercialiser plus facilement, à partir de Cotonou, les animaux produits par Wapp.

Localisation : Cotonou.

D- WAPP (West African Pet Production)

Cet établissement est nouveau et n’était pas signalé par de Buffrénil (1995). Les installations sont décrites par Harwood (2003 : 37-38). Les animaux sont mélangés dans un enclos recouvert de végétation herbacée et arbustive d’environ 750 m² : Python regius, Varanus exanthematicus, Chamaeleo gracilis et C. senegalensis, Pelomedusa subrufa et Pandinus imperator sont conservés dans une même enceinte. Le Directeur déclare détenir les espèces suivantes [chiffres communiqués par le Directeur] : Python regius (727 individus mâles et femelles), les autorités CITES du pays devraient vérifier l’origine légale du stock initial pour ces nouvelles espèces. L’établissement détient un cahier des entrées, sorties et naissances.

Les abris des animaux sont encore rares et pas assez fonctionnels. Le Directeur dit que les souris sauvages sont achetées 50 CFA pièce et qu’une moyenne d’environ 2000 souris est obtenue mensuellement. On leur casse une patte avant de les introduire dans les enclos. Le Directeur déclare que la loi interdit de tuer les animaux malades et qu’ils sont par conséquent relâchés dans la nature. D’après Harwood (2003 : 38), cet établissement pratique à la fois l’élevage en captivité et le ranching. Notons toutefois que cet établissement n’est pas autorisé à exporter par la compagnie aérienne Air France. Directeur : M. AZANKPO G. Florentin Agrément : n° 440/DFRN/SGRRN du 29 mai 1998. Localisation : environ 110 Km au nord de Cotonou, à Houegbo-Agon. Personnel : 8 agents, y compris le Directeur + personnel

(30)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page 20

occasionnel. Année de création : 1998 Surface disponible : 750 m². Adresse : 03 BP 3860 Cotonou Tél. : 33 96 19 et 33 64 22 (fixes) et 93 47 41 (cell.) Fax : 33 42 41 e-mail : [email protected]

E- ZOO CLUB

Cet établissement est nouveau et n’était pas signalé par de Buffrénil (1995). C’est une annexe de PAZOK REPTILES, mais qui constitue une structure différente située à Abomey. Les interactions de cette société avec Pazok Reptiles devront être clairement précisées. Cette société a été créée vers 2001-2002 par Monsieur P. AZON, semble-t-il afin de détourner un embargo de plusieurs mois mis en place par la compagnie aérienne Air France suite à un manquement grave aux règles qui régissent le transport aérien.

Directeur : M. AZON Patrice. C’est donc un total de cinq établissements producteurs de reptiles et un revendeur qui sont actuellement fonctionnels au Bénin (tableau 1), mais seulement quatre directeurs sont impliqués dans la mesure où ZOO CLUB est une annexe de la société PAZOK REPTILES. De nombreux établissements ont fermé leurs portes autour des années 1997. Jenkins (1998) signalait l’existence de 8 fermes d’élevage du Python royal au Bénin en 1998, en plus d’une création en cours.

(31)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page 21

Tableau 1 : Tableau synthétique des établissements d’élevage de reptiles au Bénin

NOM Existence en 1995 Création après 1995 Existence en 2004

AFBB - + -

AZATH FARMS + - +

BENIN REPTILES + - -

CEROM - + - .

FAUTOBEN + - -

PARADISE CORP + - -

PAZOK + - +

REPTILES

SAX FAUNA + - +

TROPIC ZONE - + +

WAPP - + +

ZOO CLUB - + +

Les établissements figurés en gras étaient fonctionnels en décembre 2004. A noter que Tropic Zone ne produit pas de reptiles mais commercialise uniquement une partie de la production de l’établissement Wapp.

Les installations de M. Lambert AVOHOU sont situées à environ 120 Km au nord de Cotonou. Il a souhaité alors obtenir un agrément dans les mois à venir. Les animaux détenus sont Pandinus imperator, Python regius, P. sebae, Varanus exanthematicus, Hemitheconyx caudicinctus, Chamaeleo gracilis et C. senegalensis, ainsi que diverses araignées. Cet exportateur possède un certain nombre de mutants de coloration du Python royal et il envisage de se spécialiser vers ces variants de coloration qu’il appelle « spéciaux ». Les installations sont du type classique pour le pays, c’est à dire un hangar avec des cages séparées (bois et ciment) et une zone en friche extérieure contenant les caméléons en liberté.

La seule originalité de cet exportateur est qu’il détient un certain nombre de grandes boîtes

(32)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page 22

type ‘tupperware’ permettant d’isoler les animaux. J’estime le nombre de ces boîtes à environ 50, ce qui n’est pas suffisant ; de plus elles sont utilisées sans aucune logique dans leur contenu. Cet exportateur ne produit finalement rien de neuf, ses connaissances sont très limitées (notions de génétique inexistantes) et ses installations rudimentaires. Une possibilité commerciale serait pour lui de se spécialiser vers la production de mutants de coloration du Python royal uniquement, c’est à dire en se séparant de tous les autres animaux. Il lui

faudrait alors faire un sérieux effort pour maîtriser les bases de la génétique et des croisements. (Ineich;2004) Coordonnées : Tél. : 93 72 95 et 79 42 26 - e-mail : lamb- [email protected]

(33)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page 23 CHAPITRE 2 : MILIEU D’ETUDE

2.1 Situation géographique

Les communes d’Abomey et de Bohicon sont situées dans le Département du zou, entre 6°57’56’’ et 7°41’15’’ latitude Nord et entre 1°38’23’’ et 2°21’58’’ de longitude Est.

Elles s’étendent sur des arrondissements dont principaux sont Agougouinto, Djègbé, Détohou, houndjroto, Lissèzoun, Saklo, Sèhoun, Sodohomè et Zouzonmè.Ils couvrent une superficie de 3909 km2 comptant 450.095 habitants. RGPH 3 (INSAE, 2002).

2.2 Climat

Le Département de Zou est un département du Bénin en Afrique de l'Ouest. Il compte 599 954 habitants sur une superficie de 5 667 km². La densité de population du Département de Zou est donc de 105,9 habitants par km².Bohicon, Za-Kpota et Djidja sont les plus grandes villes du Département de Zou parmi les 9 villes qui le compose. Le Climat de savane avec hiver sec est le climat principal du Département de Zou.

2.2.1 Température

La moyenne mensuelle des températures minimales y est de 23,25 °C avec des maxima de 33 °C soit une amplitude de 9,75 °C. Le mois de Février constitue le mois le plus chaud et Août le mois le plus froid.

(34)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page 24

Figure 1 : Carte administrative du Bénin montrant la situation géographique du milieu d’étude

(35)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page 25

Température ()

40 35 30 25 20 15 10 5 0

Temp maxi Temp mini

Temp moy

Figure 2 : Évolution de la température moyenne mensuelle de Bohicon sur la période 1986-2016

(36)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page 26

2.2.2 Pluviosité

La pluviosité est la mesure de la quantité d’eau tombée, elle s’exprime en millimètre.

La pluviosité est essentielle dans la zone intertropicale car l’eau est le facteur limitant c’est-à- dire qu’elle conditionne le déroulement des activités végétatives chez les plantes. D’après Akoegninou et al.

(2006), Bohicon bénéficie d’un climat subtropical humide à quatre (4) saison, à savoir : - une grande saison sèche allant de septembre à avril

- une grande saison pluvieuse allant d’avril à mi-juin - une petite saison sèche allant de mi-juin à mi-septembre

- une petite saison pluvieuse allant de mi-septembre à mi-octobre 2.3 Peuplement humain et activités

Selon les résultats du RGPH 3 (INSAE, 2002), la population du plateau d’Abomey est de 423.099 habitants répartis dans les groupes socioculturels ou ethnies suivantes : Fon (83%), Yoruba (7%), Adja (5%) et autres ethnies (3%). Les principales activités de la population sur le plateau sont le commerce, l’artisanat, l’agriculture et l’élevage.

2.4 Sols

Les sols du plateau d’Abomey sont faiblement ferralitiques sur terre de barre (Abomey, Bohicon et Zakpota) ont une importante teneur en argile. Les sols ferrugineux tropicaux rouges localisés dans la commune de Zogbodomey sont beaucoup moins homogènes que la terre de barre. Ces sols moins profonds et perméables que la terre de barre ne favorise pas la bonne pénétration des racines végétales.

2.5 Végétation

Le plateau d’Abomey appartient à la zone à affinités guinéo-congolaises (Akoègninou et al.

(2006) plus précisément au district phytogéographique du plateau dont la richesse spécifique est de 400 espèces végétales Adomou (2011). La végétation est une mosaïque de forêt semi- décidue et de savanes guinéennes. Akoègninou (1984) y distingue les espèces telles que Adansonia digitata, Caloncoba gilgiana, Premna quadrifolia, Saba thompsonii, Tiliacora funifera, et Tylophora glauca.

(37)

EVALUATION DU SUIVI DE LA REGLEMENTATION DE LA CITES DANS LE DEPARTEMENT DU ZOU AU BENIN : CAS DU PYTHON REGIUS

Réalisé par : Mahougnon Isaac ABADJI Gen/EPAC/2018

Page 27

DEUXIEME PARTIE :

MATERIEL ET METHODES

D’ETUDE

Références

Documents relatifs

→ Si les 2 phénotypes parentaux [soies normales ; yeux rouges] et [soies à l’aspect flambé ; yeux rouges écarlates] sont en + grande proportion : les 2 gènes sont liés et donc

Trois études randomisées antérieures avaient rapporté un effet bénéfique de la stimulation cardiaque pour prévenir le risque de rechute chez les patients victimes de syncopes

- Après leur mariage, les époux peuvent soumettre leur régime matrimonial soit à la loi d'un Etat dont l'un des époux a la nationalité au moment de cette

Puisque les ménages détiennent la totalité de la monnaie en circulation et achètent les titres émis par les entreprises et par l’Etat et puisque ces titres valent

Ces travaux sont uniquement à titre facultatif mais je vous conseille vivement d’en faire un maximum car une langue s’entraine régulièrement. Je vous conseille également de

A802 – Une calculette encore pleine de ressources Solution.. 14

À Zurich, la répartition des élu·es au sein des quartiers classés par groupe de niveau de revenu (entre 1990 et 2014) montre que les membres du conseil communal tendent à plutôt

L’épreuve de traduction se révèle souvent difficile pour certains de ces étudiants, d’origine espagnole ou hispanique, de toute évidence, qui ont du mal à