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De quelques lésions simulant la pelade - contribution au diagnostic de la pelade · BabordNum

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Texte intégral

(1)

FACULTÉ

DE

MÉDECINE ET DE PHARMACIE DE BORDEAUX

.AJUSTÉE 1896-97

N° 39

D E

QUELQUES LESIONS SIILANT LA PI

CONTRIBUTION AU DIAGNOSTIC

DE LA PELADE

THÈSE POUR LE DOCTORAT EN MÉDECINE

présentée et

soutenne publiquement le 18 Décembre 1896

par

Jules-Charles-Jean-Louis GERMAIN

Elève de l'Ecole principale du Service de santé de la

Marine

Né à Paris, le 17 avril 1872.

Examinateurs de laThèse

MM. ARNOZAN, professeur.... Président.

FERRÉ, professeur.... i MESNARD, agrégé > Juges.

CASSAÈT, agrégé 1

LeCandidat répondra aux questions qui

lui seront faites sur les diverses

parties de l'Enseignement

médical.

BORDEAUX

IMPRIMERIE Y.

CADORET

17 RUE MONTMÉJAN 17 1896

(2)

FACULTÉ

DE

MÉDECINE

ET DE PHARMACIE DE BORDEAUX

M. PITRES Doyen.

PROFESSEURS :

MM. MICE..

AZAM, Professeurshonoraires.

Cliniqueinterne

Cliniqueexterne Pathologieinterne.... Pathologieetthérapeu¬

tique générales Thérapeutique

Médecineopératoire...

Clinique d'accouchements

Anatomiepathologique

Anatomie

Anatomie générale et

histologie

MM.

PICOT.

PITRES.

DEMONS.

LANELONGUE DUPUY. \ YERGELY.

ARNOZAN.

MASSE.

MOUSSOUS.

COYNE.

BOUCHARD.

YIAULT.

Physiologie Hygiène Médecinelégale Physique

Chimie

Histoire naturelle Pharmacie Matière médicale

Médecineexpérimentale...

Clinique ophtalmologique..

Clinique des-maladies chirurgicales Clinique gynécologique

MM.

JOLYET.

LAYET.

MORACHE.

BERGONIE.

BLAREZ.

GUILLAUD.

FIGUIER.

deNABIAS.

FERRE.

BADAL.

PIÉCHAUD.

BOURSIER.

AGRÉGÉS EN EXERCICE :

section de médecine (Pathologie interneet Médecine légale).

MM. MESNARD.

CASSAET.

AUCHÉ.

MM. SABRAZES.

Le DANTEC.

section de chirurgie et accouchements MM. VILLAR.

Pathologieexterne| BINAUD.

BRAQUEHAYE

Accouchements MM. RIVIERE.

CHAMBRELENT.

Anatomie.

section des sciences anatomlques et physiologiques

j MM. PRINCETEAU.

CANNIEU. Hhysiologie MM. PACHON.

Histoire naturelle BEILLE.

section des sciences physiques

Physique MM. SIGALAS. 1 Pharmacie M. BARTHE,

ChimieetToxicologie.. DEN1GÈS. |

COURS COMPLÉMENTAIRES :

Cliniqueinterne desenfants MM. MOUSSOUS.

Cliniquedes maladiescutanéesetsyphilitiques DUBREUILH.

Cliniquedes maladies des voies urinaires POUSSON.

Maladies dularynx, des oreilles etdu nez MOURE.

Maladiesmentales

REGIS. ,

Pathologie externe DENIJCE.

Accouchements RIVIERE.

Chimie

DENIGES.

Le Secrétaire de la Faculté: LEMAIRE.

Pardélibérationdu 5 août1S79, la Facultéaarrêté queles opinions émisesdans les Thèsesqui lui sont présentées doivent être considérées comme propres àleurs auteurs, et qu'elle n'entend 'leur donnerniapprobation ni improbation.

(3)
(4)

A MES CAMARADES

DU CORPS DE SANTÉ DE LA MARINE ET DES COLONIES

A MES MAITRES DE ROCHEFORT ET RORDEAUX

(5)

Monsieur le Docteur

William DUBREUILH

Professeuragrégé àlaFacultéde

Médecine de Bordeaux

Chargé du cours des maladies

syphilitiques et cutanées.

(6)

' I .

.

L

.1' -Ira

(7)

A monPrésident de thèse

Monsieur le Docteur

ARNOZAN

ProfesseurcleThérapeutiqueàla

Faculté de Médecine de Bordeaux,

MédecindesHôpitaux, Officier de l'Instructionpublique.

(8)

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(9)

t

INTRODUCTION

C'est versle mois de mai 189G que se

présenta à la consul¬

tation de M. le Dr Dubreuilh, un

malade atteint de pelade, à

propos

duquel il

nous

parla de certaines affections pouvant être

prises pour

cette maladie et

nous

engagea à entreprendre

l'étude de ses formes cliniques.

Nous acceptâmes

avec empres¬

sement cette

proposition et

nous

recueillîmes

avec

lui les obser¬

vations déjà

publiées

et

quelques-unes

encore

inédites qu'il eut

l'obligeance

de

nous

communiquer

pour

faire de cette étude le

sujet de notre

thèse inaugurale.

Qu'il nous soit

permis de remercier ici M. le D1' Dubreuilh de

l'obligeance qu'il a

mise à

nous procurer

tous les documents

nécessaires, à nous

signaler

ce

qu'il

y

avait de bon à glaner

dans les mémoires nombreux et compacts

des auteurs anglais,

allemands et italiens. Qu'il reçoive ici le

faible hommage de

notre reconnaissance.

Que M. le professeur

Arnozan, qui, dans

ses

savantes leçons,

sait rendre agréable

l'aridité de la thérapeutique, reçoive ici

l'expression

de notre gratitude

pour

l'insigne honneur qu'il

nous a faitenacceptant

la présidence de notre thèse inaugurale.

Oehmain 1

(10)

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1 I

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(11)

DE

QUELQUES LESIONS SIMULANT LA PELADE

CONTRIBUTION AU DIAGNOSTIC DE LA PELADE

CHAPITRE PREMIER

Dans tous les traités classiques, on

trouve minutieusement

décrit le diagnostic

différentiel de la pelade, d'avec une foule de

lésions telles que

la teigne tondante

commune, ou

le favus, les¬

quelles ne

présentent

avec

la pelade qu'une analogie extrême¬

ment éloignée.

En revanche, 011 rencontre assez

souvent, dans la pratique,

des cas

d'alopécie limitée, dont la ressemblance avec la pelade

est telle que

le diagnostic objetif est parfois absolument im¬

possible.

Ces affections,

que

l'on pourrait grouper sous le nom

de fausses

pelades

ou

de pseudo-pelades, si l'on n'avait vérita¬

blement par trop

abusé de

ces

termes, sont dues à des causes

extrêmement diverses et se présentant

dans les circonstances

les plus différentes.

Nous allons

en passerun

certain nombre en

revue, n'espérant

nullement épuiser le sujet, ni considérer tous

les cas

possibles.

(12)

12

Notre ambition se borne à rapporter un

certain nombre

de

cas bizarres et d'un diagnostic parfois difficile, en montrant

dans chacun de ces cas comment un diagnostic erroné a pu être évité.

Il faut d'abord s'entendre sur ce que nous appellerons pela¬

des vraies. Chacun sait que la pelade est habituellement conta¬

gieuse et très certainement parasitaire, bien que les caractères

etl'existence deceparasitenesoientpas encoreétablis d'une façon

certaine. On sait aussi que sous l'influence de causes nerveuses il peut se développer des alopécies limitées quine sont nipara¬

sitaires ni contagieuses et que l'on

appelle pelades

trophoné- vrotiques.

Ces deux formes de pelade sont presque universellement admises, mais il est dans la plupart des cas impossible de les

différencier cliniquement, et nous les

confondrons

sous

la

déno¬

mination commune de pelades vraies.

Pourdéfinir la pelade, nous ne saurions mieux faire que de rappeler

la description donnée

par

Bateman,

au commencement

du siècle : « Cette singulière maladie est caractérisée par des

» taches plus ou

moins circulaires qui rendent chauve la

partie

» sur laquelle

elles

ont leur

siège

et sur

lesquelles

on ne remar-

» que aucun

cheveu tandis qu'elles

sont

environnées d'un

aussi

» grand

nombre de cheveux

que

dans l'état naturel

;

la surface

» du cuir chevelu est,dans l'étendue des taches, unie, brillante,

» d'une blancheur remarquable » (1).

A cette description nous ajouterons que la

plaque de pelade

est apparue

d'emblée

avec

les

caractères

qu'elle

conservera

pendant

toute sa

période d'évolution

et

qu'elle n'a donc été

précédée

d'aucune

autre

éruption

croûteuseou autre,quesa sur¬

face n'est pascicatricielle, que surcette

surface lisse les follicules

sont peu ou

point visibles

et que,

lorsque la plaque guérit, les

(') Bateman,A pracical synopsis of cutaneous diseases according to the arrange¬

mentof doctorWillan, exhibiting 1815. London, 5e éd.,id. 1819, trad. franç. de Ber¬

trand,in-8<>, lre et 2e éd.,1820.

(13)

cheveux

reparaissent

sous

forme d'un duvet pâle qui reprend

graduellement de la force.

Les faits quenous

allons

passer en revue

ont pour caractère

commun de

répondre

à

la description de Bateman, mais ils s'en

distinguent par

leur évolution,

ou parce

qu'ils ne sont que le

vestige

plus

ou

moins durable d'une.lésion antérieure.

(14)

CHAPITRE II

alopécies congénitales circonscrites

Notre camarade et ami Delabaude (') a, l'année dernière, appelé

l'attention

sur certains faits d'absence congénitale des

cheveux en des points limités du cuir chevelu qui peuvent

simuler de très près la pelade, soit à sa période de complet développement, soit àsapériodede guérison, lorsque déjàunfin

duvet commence à faire son apparition. Nous ne voulons pas

nousétendresur ce sujet, quiaété complètement traitépar notre camarade, et nousrappellerons seulement quelques-unes de ses observations les plus caractéristiques etlesconclusionsauxquel¬

les il est arrivé.

Observation I Alopécie congénitale.

L. K.., homme de 35 ans, se présente à la clinique des maladies syphilitiques et cutanées, le 22 novembre 1891.

Il affirme d'unefaçontrèscatégoriquequelesplaques glabres qu'il présente actuellementonttoujours existé,depuissapremièreenfance, dans la même situation etles mêmes dimensions.

Àl'examen, sur la bosse frontale gauche, en dehors dusinus ren¬

trantde la lisière antérieure du cuirchevelu,setrouveuneplaqueova- laire, de trois centimètresde longueur surdeux de largeur, allongée

d'avanten arrière,complètementglabreetassezbien limitée.Lapeau, àceniveau,ne présente que quelques poils de duvet,trèsfinsettrès

(*) Delabaude, Del'alopécie congénitalecirconscrite, thèse deBordeaux, 1895,

(15)

courts, visiblesseulement à la loupe

et

assez

largement espacés. La

peau est souple au

toucher, normalemement pigmentée, sans aspect

atrophiqueou

cicatriciel. Elle est même moins lisse que la peau du

crâne ne l'esthabituellement, car elle présente

le grain des parties

glabres etquelques

plis de flexion qui délimitent de petits champs

losangiques allongés

d'avant

en

arrière. En somme, elle présente la

plus grande analogie avec

la

peau

du front, à part la différence d'o¬

rientationdesplis.Verslapartie

antérieure de la plaque, on remarque

unpetit bouquetde poils

naissant

surune

tache rouge de la grandeur

•d'unelentille. Cespoilssont longsde 10 à

15 millimètres, bruns, sou¬

ples, effilésen pointe à leur

extrémité libre, un peu rétrécis à leur

basenaissantisolémentdefollicules distincts etnonpas en

pinceaux.

Ce sont donc des poils et non des cheveux

et ils présentent la plus

grandeanalogie de formeavec

les poils des sourcils. Le malade affirme

qu'ilsont toujoursexisté

ainsi

sans

modification dans leur nombre et

leur disposition.

Dans le point exactement

symétrique du côté opposé, on trouve

une plaque de même forme et de

même orientation, mais plus petite

et ne mesurant que deux centimètres

de long

sur un

de large. Les

caractères delapeau y sont les mêmes que pour

la première, mais

aveccette différencecependant qu'ils

paraissent moins nets à cause

de lamoindre étendue de laplaque.

Nous n'avons relevé chez le malade aucun

trouble de sensibilité

pas plusque du côté des

parties malades.

Pasd'antécédentssyphilitiquesni autres.

Comme traitement, nousavons conseillé des

applications d'acide

acétique sanspromettre la

guérison.

Observation II

Dl5LA.BA.UDE (obs.III).

D. L..., garçon âgé de 6 ans,

présente depuis sa naissance une

plaque glabre auniveau

de la

tempe

droite.

Samère,quil'accompagne,

affirme, de la façon la plus catégorique,

qu'il n'ajamais eudecheveux en

cet endroit et que la plaque a tou-

(16)

16

jours présenté les dimensions et les caractères qu'elle a actuelle¬

ment.

A l'examen, on trouve aujourd'hui, 1er décembre 1893, une plaque

de la grandeur d'une pièce de un franc, bien limitée, etsur laquelle

on aperçoitun très fin duvet. Ce duvet atoujours présenté le même aspectet n'aaucune tendance à augmenter.

La peau, à ceniveau, présente l'aspectet les caractères de lapeau des régions glabres.

Nous n'avons relevé aucune trace de syphilis.

De l'étude desrares faits qu'il a pu reproduire de la littéra¬

ture médicale, M. Delabaude était arrivé àla conclusion que ces

plaques d'alopécie congénitaleétaient vraisemblablement consé¬

cutivesà des nsevi vasculaires spontanément guéris qui avaient

laissé à leur suite un arrêt de

développement

des follicules pileux.

Sans contester ce rapprochement avec les nsevi démontré

dans un certain nombre de cas, il est certain que l'on peut ne pas trouver trace, dans les anamnestiques, d'une lésion anté¬

rieure ainsi qu'en témoigne l'observation suivante :

Observation III (inédite).

Alopécie congénitale.

Due à l'obligeance de M. le Dr Dubreuilii.

Rémi S..., 4 ans etdemi.

Ilyadansla famille sept enfants; le petit malade estle sixième.

Ilssont actuellement quatre survivants; notre malade a deuxfrères

plus âgés quelui. Aucun des autres enfants ne présente d'anomalie de lachevelure, etses parents sont dans le même cas.

Quelquesjours après la naissance, la mère a remarqué l'existence

d'une plaque glabre surle côté droit de latête. Sur cette plaque,les

cheveux manquaient complètement; lapeau était parfaitementlisse,

sans aucune rougeur ni pigmentation anormale, peut-être même un

(17)

17 -

*

peu plus blanche. Les

cheveux n'ont jamais poussé sur cette plaque

qui a persisté

depuis

sans

changement. Cependant la mère croit

qu'ellea légèrement

augmenté

ces

derniers temps. Actuellement, on

trouve à lapartie

antéro-inférieure du pariétal,

en

arrière delà bosse

frontale, au sommet d'un

triangle équilatéral complété par l'angle

externedel'œiletleconduit auditif externe

du côté droit,

une

plaque

glabre, ovalaire,

allongée d'avant

en

arrière, de deux centimètres

etdemi de longsur deux delarge, etpresque

complètement dépour¬

vue de cheveux. Elle est assezbienlimitée,

mais

on

trouve à sa sur¬

face, surtout vers le

bord, quelques cheveux follets très fins et à

peine visibles àl'œil nu,

de sorte

que

l'ensemble simule tout à fait

une plaque de pelade.

Pasdecheveux cassés oumassués. Lapeau

de la plaque ne diffère

nullementde celle des régions voisines.

Elle est fine, mobile, avec

un délicat réseau deplis de flexion, sans

vascularisation ni pigmen¬

tation anormale; elleserait cependantun peu

moins blanche que les

partiesveluesdu

cuir chevelu; elle se rapproche plutôt, par sa teinte,

de celle de laface.

Dans tous les cas, ces formes

d'alopécie limitées sont caracté¬

risées par leur

absolue immobilité. La plaque, complètement

glabredans

la première enfance, peut être couverte à un moment

donnéd'unduvet rasetcourt;

mais, quand

on

observe le malade

et si longtemps

qu'on le suive, les choses demeurent dans le

même état, la plaque

reste glabre et le duvet, s'il y en a, reste

à l'état de duvet et

n'aboutit jamais à former des cheveux.

Ajoutons que ces

plaques, souvent bilatérales et symétriques,

affectent

particulièrement certaines régions, notamment la par¬

tie moyenne

de la suture fronto-pariétale.

Dans le cas d'Aubry(de

Toulouse), rapporté également par

Delabaude, desplaques

d'alopécie congénitale siégeaient égale¬

ment auniveau des sutures,

mais elles s'éloignaient de la pelade

par leur

forme anguleuse et par l'état manifestement atropliique

de la peau à

leur niveau.

Germain

(18)

CHAPITRE III

ALOPÉCIES D'ORIGINE INFLAMMATOIRE

On trouve dans les auteurs uncertain nombre de cas

d'alopé¬

ciesenplaques circonscrites,

multiples,

disséminées,consécutives

à untraumatisme du cuir chevelu, mais ces faits reproduisent

exactement tous les symptômes de la pelade, non seulement

par leur aspect objectif, mais encore parleur évolution. Cesont soit despelades

trophonévrotiques,

soit des pelades parasitaires

dans

lesquelles

l'inoculation a été favorisée par le traumatisme

comme cela se voit dans le favus ('). Mais ce sont, en tous cas, des pelades vraies et nous n'avons pas à nous en occuper.

Tout autres sont les cas

d'alopécie

circonscrite en plaques- arrondies, lisses, consécutives à un abcès d'origine traumatique

ou autre, à un furoncle du cuir chevelu.

Observation IV (2)

Mlle B..., âgée de 8 ans, a eu en septembre une éruption de furon¬

cles surle corps et le cuir chevelu. En ce dernierpoint, un furoncle

a donné naissance à une croûte qui a entraîné la chute des cheveux dans uneassez grande étendue.

Le 24 novembre, on trouve sur le côté droit du frontal uneplaque

de la grandeur d'une pièce de 5 francs couverte de poils follets qui s'arrachent encoreassez facilement. Pas de cheveux en massue, pas

(l) Aubert, Rôledu traumatismedansl'étiologiede lateigne faveuse (Ann. dermat., 1881).

(*) AV. Dubreuilh. De lapelade (Leçon clinique, 1889).

(19)

19

d'apparence

cicatricielle de la

peau.

Il existe une autre petite plaque

analogue surle

pariétal gauche. Le 1er décembre, les plaques ne se

sont pas agrandies et

les cheveux follets paraissent même avoir

poussé. Tousles

follicules sont bien visibles et tous occupés par un

petit cheveu.

Observation V

Alopécieconsécutive àunabcès ducuir

chevelu simulant la pelade.

Dubreuilii(Journal de médecinedeBordeaux,

1889).

Le malade quej'ail'honneur de

présenter à la Société est atteint

d'une plaque d'alopécie limitée,

qui est intéressante par sa ressem¬

blance avec de lapelade. Cet enfant

s'est fait

en

tombant une plaie

du cuir chevelu il y a quelques

mois;

on

voit

encore

des traces de

cette plaie sous forme

d'une cicatrice profonde et déprimée de la

grandeur d'une lentille.

A la suite de cette plaie, il s'est fait trois

abcès du cuirchevelu dans le voisinage

immédiat de la plaie. Ces

abcèsont été ouvertsaubistouri par un

pharmacien de la ville; ils

se sont rapidement guéris,

mais les cheveux sont tombés dans toute

la région occupée parles

abcès.

Actuellement, toutautour de la

cicatrice traumatique, on trouve

une zoneglabre mesurant5

centimètres

sur

4, de forme assez régu¬

lièrement ovalaire, parfaitement

délimitée. Sur cette plaque tous les

cheveuxsonttombés, la peau a son aspect

normal; il n'y a plus de

traces del'inflammation passée.

On pourrait donc

facilement confondre cette lésion avec une

pelade etl'on ne peutguère

l'en distinguer que par les anamnesti-

queset par l'existence

d'une petite cicatrice. Cette forme d'alopécie

diffère aussi dela pelade par sa

marche,

car

elle se produit en une

foissans se multiplier,ne

s'agrandit plus ensuite, puis guérit rapide¬

ment, plus vite quela

pelade ordinaire.

(20)

Observation VI

Alopécie d'origineinflammatoire.

T..., garçon d'amphithéâtre àla Faculté.

Actuellement (6janvier 1887), le cuir chevelu danstoutesa totalité estun peu squameux. A la partie postérieure, au niveaude la bosse occipitale droite, existeunepetite plaque un peu plus grande qu'une

lentille. Cette plaque est rouge avec un point centralunpeu déprimé

gros comme un grain de mil, plus rouge que le reste de la plaque,

avec quelques cheveux peu adhérentsàla périphérie, mortifiés avec une racine atrophique.

Sur la tempe gauche est une plaque de deux centimètres de dia¬

mètre, lisse, blanche, avec quelques cheveux follets très blonds à sa

surface qui s'arrachent avecune grande facilité.

Alapériphérie,les cheveux tombent; la plaqueest en voied'exten¬

sion.

Vers le centrede cette plaque d'aspect peladique, existe un petit point rouge, lenticulaire, vestige d'une lésion ancienne (furoncles).

Au-dessus de cette plaque existe une autre plaque plus petite d'un demi-centimètre, un peu ovalaire, avec une dépression centrale petite, à peine esquissée, rouge, reste d'une lésion pustuleuse pré¬

existante.

Le malade a eu, lorsqu'il était jeune, une poussée de croûtes sur le cuir chevelu (eczéma suintant),ayant débutéàla première enfance, s'atténuant en été pour récidiveren hiver.

Cet hiver, il s'estproduit simplement un peu d'eczéma, sec, squa¬

meux.

En décembre dernier, ileutun furoncle surlatempe gauche et un autre au-dessus, au niveau des deux plaquesalopéciques principales

qui existentactuellement.

15janvier 1887 : Les plaques alopéciques n'ont pas grandi; les taches rouges centrales ont disparu; légère repousse de duvet sur toutes les deux.

(21)

Observation YII (inédite).

Pseudo-pelade.

Dueàl'obligeance deM. le docteurDubreuilh,

Gabriel P..., 4ans.

L'enfantaurait eu, il y a deux ans, une

éruption croûteuse qui

a guéri sans laisser

de traces. En septembre dernier sont survenus

plusieursabcèsdu

cuir chevelu et, à la suite, les cheveux sont tombés.

On trouve actuellement quatre plaques de

3, 4 et 6 centimètres de

diamètre; une des petites est couverte

de cheveux fins de 2 centi¬

mètres; les deux autres, siégeantsur

les deux côtés de l'occipital et

du pariétal gauche, sont

complètement glabres (sauf une légère re¬

pousse de duvet à

peine visible), parfaitement circulaires, bien limi¬

tées; lapeau estblanche,

souple,

sans

traces de cicatrices, sauf sur

les deuxpetites où l'on découvre un

point vaguement cicatriciel et

un peu rougeâtre.

Quelques cheveux cadavérisés, profondément en¬

foncésdans le cuir chevelu. Pas de cheveux en massue;

les plaques

n'ont aucune tendance àgrandir.

On arrache difficilementquelques cheveux sur

la bordure.

Toutes les plaques sont

consécutives à des abcès. Pas de plaques

à la nuque ouau-dessus

des oreilles, à la limite des cheveux.

Traitement: Teinture de cantharides.

La ressemblance avec la pelade est

absolue, cependant la mère

est très affirmative relativement au

mode de développement des lé¬

sions.

L'on ne trouve, du reste pas ces

plaques de la

nuque ou

de la

région

supra-auriculaire qui sont caractéristiques de la pelade.

Dans tous ces cas onvoit

consécutivement à

un

abcès du cuir

chevelu tous les cheveux tomber dans une

aire arrondie et bien

limitée.Au début,lapeau, rouge,

présente des traces manifestes

del'inflammationpassée ; unpeu

plus tard, celle-ci ne se traduit

plus que par une

petite croûte centrale au niveau de l'orifice

par

lequel l'abcès

ou

le furoncle s'est évacué, enfin, il-ne reste

(22)

plus au centre qu'un point rouge ou une cicatrice ponctiforme,

tout le reste de la plaque alopécique est parfaitement blanc et lisse. L'analogie avec uneplaque de pelade est à ce moment-là

presque absolue, mais les cheveux ne tardent pas à repousser et, sur toute l'étendue de la plaque, on voit reparaître en abon¬

dance des cheveux fins et pâles d'abord qui, rapidement devien¬

nent longs, forts et colorés. Seul le point central persiste quel¬

quefois indéfinimentsous forme d'une tache

d'alopécie

cicatri¬

cielle large de quelques millimètres. Il est facile de se rendre compte de la pathogénie des accidents ; la peau a été soulevée,

amincie par un foyer d'inflammation profonde, cette inflamma¬

tion a

supprimé

momentanément la fonction des papilles des

cheveux et celles-ci ne se sont reformées qu'un certain temps après que l'inflammation s'était éteinte.

(23)

CHAPITRE IV

alopécies consécutives a des tumeurs

Il est de connaissance banale que lorsque

le cuir chevelu est

soulevé et distendu par une tumeur

volumineuse sous-jacente,

les follicules écartés et déviés d'abord

finissent

par

s'atrophier

et disparaître.

La tumeur n'est plus

alors recouverte

que par une

peau

mince, tendue, lisse et

glabre. Que

par une

opération alors on

vienne à énucléer la tumeur, il restera une

plaque glabre et

définitivement glabre

de forme variable suivant celle de la

tumeur et à contours d'ordinaire

parfaitement définis.

Le fait se présente assez

souvent après l'ablation de loupes

volumineusesdu cuir chevelu.

ObservationIX (inédile).

Kystes endermiques.

Pseudo-pelade du cuir chevelu.

Due àl'obligeance deM. leD1' Dubreuilii.

MmeR...,32 ans,ménagère,

présentait cinq loupes réunies au som¬

met du cuir chevelu. Ces tumeurs ont fait

tomber les cheveux

sur

une étendue dontle diamètre estde 6 centimètres.

Il y a dix-sept à

dix-huit mois

que ces

loupes ont été extirpées.

Depuisce moment,

les cheveux n'ont

pas

repoussé et, actuellement,

sur une surface irrégulièremais bien

limitée de G centimètres carrés

environ, les cheveuxsont rares et

courts.

(24)

24

- Observation X (traduite) (I).

Alopécie à la suite d'un hématome.

Par contre, il se présente des cas qui se rapprochent encore plus

de la pelade par leurs apparences extérieures, mais qui se laissent bien distinguer cependant de cette affection.

Ainsi, je vis il y a quelque temps le fils d'un collègue de Berlin qui présentait sur le dessus de la tète une plaque ronde, de la grosseur d'une pièce d'un mark, complètement dépourvue de cheveux, sur l'étendue de laquelle la peau paraissait blanche et glabreau point

de présenterune ressemblance extraordinaire avec la pelade, quoi¬

que ici lachute des cheveux se fût produite aupoint préciss'était

montré un hématome résultant d'un coup que l'enfantavait reçu.

Aumoment oit je vis l'enfant, l'épanchement s'était complètement

résorbé. Ce qui distinguait ce casde lapelade c'était cette particula¬

rité que la chute des cheveux n'était pas progressive, quela plaque glabre ne s'agrandissait pas, mais conservait son contour une fois atteintjusqu'à larepousse des cheveux et que,àlapériphérie,on ne

pouvait arracher facilement les cheveux que l'on saisissait.

Le diagnostic, dans ces cas, sera généralement facile en rai¬

son des anamnestiques, de la persistance d'unecicatrice linéaire due à l'opération et parfois de la persistance,au pourtour de la plaque, de

quelques

cheveux tordus et déviés.

(l)Behrend, Berlin. Klin.Wochenschifl, 14 fév. 1888.

(25)

CHAPITRE V

TONDANTE ALOPÉCIQUE

Il est en général

impossible de confondre la pelade avec la

teigne

tondante, celle-ci étant caractérisée par des tronçons de

cheveux cassés à peu

de distance de la

peau

qui s'écrasent entre

les mors de la pince,

qui n'offrent

aucune

résistance quand on

cherche àles arracher, parce

qu'ils

se

cassent avec une extrême

facilité au ras de l'orifice

folliculaire

ou

à

peu

de distance au-

dessous. Dansl'intervalle des

follicules, le cuir chevelu peut être

lisse ou squameux,

mais

ce

qu'il

y a

de caractéristique, c'est que

les cheveux n'ont pas

disparu, mais sont simplement cassés et

que

l'infiltration

par

le parasite leur donne une extrême fragilité ;

c'estlà du reste ce que

justifie la dénomination de tondante. Il

peut

arriver

que

dans la pelade il persiste un certain nombre de

tronçonsdecheveux

cassés constituant ce que Lallier appelait les

pelades pseudo-tondantes et Besnier les pelades à cheveux fragi¬

les.Mais ces tronçons

peladiques sont plus

ou

moins adhérents,

mais entout cas ne cassentpas à

la pince. Les uns s'arrachent

difficilement parce

qu'ils sont fixés près de la surface, par un

bulbe

plein formant

un

petit bouton dur, d'autres s'arrachent

sans difficulté, mais tout

entiers amenant une racine amincie et

atrophiée.

La plupart d'entre eux présentent la forme dite en

massue qui est

due à l'amincissement graduel du cheveu, due à

son

atrophie progressive, de sorte que l'extrémité libre offre le

volume et la couleur des

cheveux

normaux,

tandis que l'extré¬

mité radiculaire est amincie,

effilée, décolorée. Ces cheveux en

massue sont presque

caractéristiques de la pelade, mais nous

allons voir que

le

processus

d'atrophie graduel qui les produit

peutêtre

dû à des causes différentes de la pelade, peut dans

(26)

26

quelques cas simuler la tondante, il est en revanche d'autres circonstances moins connues où latondante peutrevêtir

l'aspect

de la pelade ouplutôt aboutir à

l'atrophie

dji cheveuet produire

des plaques

alopéciques impossibles

à

distinguer cliniquement

de la pelade.

Ces faitsont été surtout décrits en Angleterre sous le nom de

« Bald

Ringworm

» etontconsidérablement compliqué la ques¬

tion de contagiosité de la pelade. Certains auteurs, en effet, ont voulu voirdans toutes les épidémies de pelade des faits de ton¬

dante

alopécique

méconnus.

11ne faut pas confondre la tondante

alopécique

que nous con¬

sidérons ici avec la tondante pelacloïde de Sabouraud et des auteurs italiens, qui n'est autre chose qu'une tondante à che¬

veux cassés au ras du follicule et due généralement à untricho-

phyton endothrix à mycélium fragile.

Dans tous ces cas de tondante

alopécique,

les lésions de ton¬

dante

classique

se transforment graduellementpar l'élimination

totale des cheveux malades en

plaques

arrondies bien limitées,

absolument glabres, blanches, lisses,

luisantes,

correspondant

exactement au siège, à la forme et à la dimension de la

plaque

de tondante et offrant la ressemblance laplus absolueavec une

plaque

de pelade. Ontrouve même signalée dans la

plupart

des

observations la présence de cheveux courts, à racine atrophiée

et de cheveux en massue tout comme dans la pelade. A ce mo¬

ment, tous les cheveux

trichophytiques

ont été éliminés et l'exa¬

men

microscopique

même est

impuissant

à faire faire le

diag¬

nostic.

Le

diagnostic

ne peut se faire que sur la persistance de quel¬

ques cheveux fragiles et contenant encore duparasite, aumoins

sur quelques-unes des plaques et par l'histoire du

développe¬

ment de la lésion. Onapprend eneffet que les

plaques

alopéci¬

ques n'ont pas apparu d'emblée avec les caractères

peladiques

qu'on leurtrouve au moment de l'examen, mais qu'elles ont débuté sousforme de

plaques blanches,

squameuses,quiontpro¬

gressivement grandi ; que,

ultérieurement,

les cheveux sont tombés du centreà la

périphérie

et quela

plaque

tondue et squa-

(27)

27

meuse s'est

graduellement transformée en plaque glabre et

lisse.

Avec toutes les réserves que

comporte l'état actuel de nos

connaissances sur la

question, et grâce

aux

remarquables

travauxdeM. Sabouraud, nous pouvons

diviser les faits de ton¬

dante

alopécique

en

deux

groupes

produits par deux espèces ou

plutôt

deux

groupes

d'espèces de tricliophyton.

Dansle

premier, il s'agit de tondante causée par le trichopliy-

ton endothrix àmycélium

résistant.

Dans le second, le

parasite est

un

tricliophyton ectothrix

d'origine

animale et dans les quelques faits où cette étiologie

a puêtre

établie, la contagion reconnaissait le chat pour origine :

Witeliouse

.(1), Dubreuilh et Frèche (2).

(1)Case of ringworm of thescalp

simulating alopecia areata, Journal cutan. et

g. ur.Diseases1893.

(2)Dubreuilh etFrèche. Tondante

pseudo-pelade. British Journal of Dermatology,

nov.1896.

(28)

CHAPITRE VI

TONDANTE ALOPÉCIQUE D'ORIGINE HUMAINE

Sabouraud, dans un ouvrage sur les

trichophyties

humaines (p. 178), remarque que dans la tondante due au

trichophyton

endotlirixà mycélium résistant, le premierdes caractères objec¬

tifsqui

s'imposent

c'est larareté des cheveuxsurla

plaque

malade.

Il semble que si l'on coupait à la même hauteur les cheveux sains de la mêmetête, ils paraîtraientplusnombreux. Danscette

tondante, par conséquent, les cheveux malades paraissentespa¬

cés. Le second caractère quel'onobserve ensuite, c'est

l'intégrité

en apparence absolue de

l'épiderme

de la plaque malade. 11est

lisse, propre et net. Ces caractères, cités textuellement,

d'après Sabouraud,

sont l'ébauche de la tendance

alopécique

de cette forme de tondante. Si en effet les cheveux paraissent espacés,

c'est qu'un certain nombre d'entre eux ont

disparu,

éliminés par atrophie de la racine.

Dans cette forme, dont nous citons plus loin quelques exem¬

ples, la- transformation

alopécique

est très lente, graduelle,

presquetoujours partielle, et il est rare de ne pas trouver avec

quelque patience la signature de la

trichophytie

sous forme de cheveux fragiles et remplis de spores. Cette transformation parait être

indépendante

du traitement employé, car si MM. Du- breuilh et Frèche(*) disent l'avoir observée surtoutàla suitedu traitementparles pommades soufrées, Aldersmith (2) l'arencon-

(') Dubreuilh et Frèche, Tondantepseudo-pelade. British■Journal Dermatology,

nov.1896.

(2) Aldersmith,Dermat. Soc.,London, 15mars1895. British Journal derm., 1895,

p.111.

(29)

29

tré après un

traitement

par

le sulfure d'ammonium

ou par

des

lotions d'acideborique.

Observation XI (traduite).

Teignetonsuranteet alopécie enaires.

Archives de Dermatologiede iV. Y.,1891, p. 197.

Sangster rapporte l'observation

suivante

:

Le malade,

un

enfant

âgé de 7ans,avait eula teigne tondante

12 mois auparavant. A l'exa¬

men, on constate que la teigne tonsurante et.

l'alopécie

en

aires

coexistent. L'examen microscopique des squames et des

débris des

plaques alopéciques montre des groupes

de

spores

de la teigne.

On n'a paslapreuvede lasimilitude de ces

plaques

avec

la teigne

tondante ordinaire.

Observation XII

Aldersmith(') présenteun enfant

atteint de tondante depuis deux

ans etdemi. Quand il l'a vupour la première fois, il y a un an,

la

tète était presque entièrement couverte par

des lésions de teigne

tondante de la variété tricophyton endothrix à mycélium

résistant.

Aprèssix moisdetraitementinfructueuxparune

pommade

au

soufre

et, auprécipité blanc, on appliqua des

solutions de sulfure d'ammo¬

nium, etau bout de quatre mois, l'aspect

avait totalement changé.

La plupart des cheveux malades

étaient tombés, et

on

trouvait

sur les plaques un certain nombre de

cheveux trichophytiques et

un grand nombre de cheveux

atrophiés, dépourvus de

spores para¬

sitaires et présentantaumicroscopel'aspect

de cheveux peladiques.

Actuellement, lecuirchevelu estpresque

complètement glabre. On

y trouveçà etlà quelques cheveuxnormaux,

bon nombre de cheveux

atrophiques oumassués etun peu

de duvet de

repousse,

mais il est

(') Aldersmith,SociétédermatologiquedeLondres, 13mars1895.

(30)

'30

très difficile d'y trouver quelques rares cheveux avec des spores

trichophytiques.

OrservationXIII (traduite) (').

Fillette de 12ans,atteinte de tondantechroniquedepuisunan, sous forme de plaques disséminées surtoutle cuir chevelu. Elle fut traitée dejuin 1882 àjanvier 1883,par divers procédés sans aucunrésultat.

A ce moment, on commença à y appliquer des lotions d'acide borique.Enmars,plusieursdes plaquesde tondante étaient devenues glabres, comme des plaquesde pelade, tandis que d'autres conser¬

vaient encore l'aspect et les caractèresmicroscopiquesde la tondante

commune. Enmai, les plaques peladiques diminuaient, en juin les plaques s'étaient encore étendues, et l'on trouvait une dizaine de

taches glabres, lisses, avec quelques cheveux en massue sur leurs bords, présentant l'aspect clinique de la pelade, et sans qu'il fût possibled'ydécouvrirun seulcheveu trichophytique. Un mois plus tard, toutesles plaques glabresserecouvraient d'unerepousseabon¬

dante de duvet.

(p Aldersmith,Ringworm its Diagnosis and treatment, 3e édition, 1885.

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