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Corrigé de l’examen de rattrapage

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Academic year: 2022

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(1)

CY Cergy Paris Université Algèbre linéaire, bilinéaire et intégration

Licence 2 MIPI 2020-2021

Corrigé de l’examen de rattrapage

Questions de cours.

1. Une forme quadratique Q sur un R-espace vectoriel E de dimension finie est une ap- plication Q:E Rqui s’exprime, dans chaque base de E, sous la forme d’un polynôme homogène de degré deux des variables coordonnées.

2. Sous l’hypothèse de continuité de la fonctiong sur l’intervalle[0,+[, l’intégrale géné- raliséeR+

0 g(x)dxest convergente si et seulement s’il existe un nombre réel tel que Z X

0

g(x)dx

X+ℓ.

Dans ce cas, le nombreest la valeur de l’intégrale généralisée R+

0 g(x)dx.

3. Le théorème de continuité pour les intégrales à paramètres sur un segment assure que la fonctionH est continue sur Rdès que la fonctionh est continue sur R×[0,1].

Exercice 1.

1.a. Par définition, un vecteur u = (x, y, z) appartient au noyau de la matrice A si et seulement si ses coordonnées satisfont





2x2y = 0,

−2x+ 3y2z= 0,

2y+ 4z= 0,

ce qui équivaut à 



 x=y, y=y, z= y2.

Le noyau de la matriceAest donc engendré par le vecteur u= (2,2,1). Comme sa norme

∥u∥est égale à3, une base orthonormée du noyau de la matriceAest donnée par la famille B1 = (e1), où

e1 = u

∥u∥ = 2

3,2 3,1

3

.

b. Le noyau de la matriceA n’est pas réduit au singleton {(0,0,0)}. Par conséquent, elle n’est pas inversible.

2.a. Par définition, le polynôme caractéristique de la matriceAest donné par le déterminant

PA=

2−X −2 0

2 3−X 2

0 2 4−X

.

Nous développons ce déterminant par rapport à sa première colonne afin d’obtenir PA= (2−X) (3−X)(4−X)−4

4(4−X) = (2−X)(X27X+ 8)16 + 4X,

(2)

soit après simplification

PA=−X3+ 9X218X.

b. Nous pouvons factoriser le polynôme caractéristiquePA sous la forme PA=−X(X29X+ 18).

Le discriminant du trinôme du second degréX29X+ 18est égal à

∆ = 814×18 = 9 = 32,

de sorte que ses deux racines réelles sont3 et6. Nous aboutissons à la factorisation PA=−X(X−3)(X6),

qui assure que la matrice A a exactement trois valeurs propres réellesλ1 = 0,λ2 = 3 et λ3 = 6.

c. La matrice A est symétrique, donc diagonalisable. Nous pouvons également observer qu’elle est de taille3et qu’elle possède trois valeurs propres distinctes. Ces deux propriétés suffisent aussi à garantir qu’elle est diagonalisable.

3.a. L’espace propre associé à la valeur propre λ1 = 0 est par définition le noyau de la matrice A. D’après la question 1.a, la famille B1 = (e1) est une base orthonormée de cet espace propre.

Par définition, un vecteurv = (x, y, z) appartient à l’espace propre de la matriceA pour la valeur propreλ2 = 3 si et seulement si ses coordonnées satisfont





2x2y= 3x,

2x+ 3y2z= 3y,

2y+ 4z= 3z,

c’est-à-dire 





x=−2y, y=y, z= 2y.

Cet espace propre est donc engendré par le vecteur v = (2,1,2). Comme sa norme

∥v∥ est égale à 3, une base orthonormée de cet espace propre est donnée par la famille B2 = (e2), où

e2 = v

∥v∥ = 2

3,−1 3,−2

3

.

De même, un vecteurw = (x, y, z) appartient à l’espace propre de la matrice A pour la valeur propreλ3 = 6 si et seulement si ses coordonnées satisfont





2x2y= 6x,

−2x+ 3y2z= 6y,

2y+ 4z= 6z,

c’est-à-dire 





x=y2, y=y, z=−y.

(3)

Cet espace propre est donc engendré par le vecteur w = (1,2,2). Sa norme ∥w∥ vaut 3. Par conséquent, une base orthonormée de cet espace propre est donnée par la famille B3 = (e3), où

e3= w

∥w∥ = 1

3,−2 3,2

3

.

b. Nous savons que la matrice des vecteurs propres

P = 1 3

2 2 1 2 1 2 1 2 2

satisfait la formule

P1AP =

0 0 0 0 3 0 0 0 6

.

c. Comme la matriceAest symétrique, ses espaces propres sont deux à deux orthogonaux.

Les vecteurs proprese1, e2 ete3 de la question 3.b sont donc deux à deux orthogonaux, ce qu’il est aussi possible de vérifier par un calcul direct des produits scalaires associés.

Sachant que ces vecteurs propres sont normés, la familleB= (e1, e2, e3) est orthonormée.

De par son cardinal, elle constitue une base orthonormée deR3. La matrice P associée est donc orthogonale, ce qui assure que

P1=tP =P,

formule qu’il est aussi permis d’obtenir par un calcul direct.

Exercice 2.

1.a. Par définition, la matrice M de la forme bilinéaire B dans la base canonique de R3 vaut

M =

 1 1 1

−1 5 −3 1 3 1

.

b. La matriceM est symétrique. Aussi la forme bilinéaire B associée est-elle symétrique, ce qu’un calcul direct permet également de vérifier.

2.a. La forme quadratiqueQassociée à la forme bilinéaireB est égale à Q(x) =x21+ 5x22−x232x1x2+ 2x1x36x2x3. La méthode de réduction de Gauss donne alors successivement

Q(x) = (x1−x2+x3)2+ 4x224x2x32x23 = (x1−x2+x3)2+ (2x2−x3)23x23. La signature de cette forme quadratique est donc(2,1).

b. Comme la signature de la forme quadratique Q est (2,1) d’après la question 2.a, son rang est égal à3 (= 2 + 1).

c. Si la forme bilinéaireB était un produit scalaire sur R3, la signature de sa forme qua- dratique Q serait égale à (3,0), ce qui n’est pas le cas. La forme bilinéaire B n’est ainsi pas un produit scalaire surR3.

(4)

3.a. La matriceP˜ de la famille B˜dans la base canonique de R3 s’écrit

P˜ =



1 12 1

2 3

0 12 213 0 0 13

.

Le déterminant de cette matrice triangulaire vaut1×(1/2)×(1/

3) =1/(2 3)̸= 0.

Elle est donc inversible, ce qui suffit pour montrer que la familleB˜forme une base deR3. b. Nous revenons à la formule pour la forme quadratique Q déduite de la méthode de réduction de Gauss à la question 2.a. Grâce à l’identité de polarisation, cette formule se traduit pour la forme bilinéaire symétriqueB par l’expression

B(x, y) = (x1−x2+x3)(y1−y2+y3) + (2x2−x3)(2y2−y3)3x3y3.

Il est alors plus simple de calculer les nombres

B(˜e1,˜e1) =B(˜e2,e˜2) = 1, B(˜e3,e˜3) =1, et

Be1,e˜2) =B(˜e1,e˜3) =Be2,e˜3) = 0, à partir desquels nous concluons que

M˜ =

1 0 0 0 1 0 0 0 1

.

Exercice 3.

1. a. Soit

∀x∈R, g(x) =x+ sin(x) et h(x) =ex1.

La fonctiong est bien définie et de classeC surR. Sa dérivée vérifie

∀x∈R, g(x) = 1 + cos(x)0, et

∀x∈R, g(x) = 0 si et seulement six=π+ 2kπ, kZ.

La fonctiong est donc strictement croissante sur R. Sachant queg(0) = 0, il vient

∀x >0, sin(x) +x >0.

De même, la fonctionh est bien définie et de classeC surR, et sa dérivée satisfait

∀x∈R, h(x) =ex>0.

Cette fonction est elle-aussi strictement croissante surR. Comme h(0) = 0, elle vérifie

∀x >0, ex1>0.

b. D’après la question 1.a, le dénominateurx+sin(x)+ex1du nombref(x)est strictement positif quel que soit le choix du nombrex >0. Le numérateursin(

x)est quant à lui bien

(5)

défini lorsquex 0. La fonction f est donc bien définie sur l’intervalle ]0,+[. Par les opérations élémentaires sur les fonctions, elle est de plus continue sur cet intervalle.

2.a. Rappelons les développements limités des fonctions sinus et exponentielle à l’origine sin(u) =u+ o

u0(u) et eu = 1 +u+ o

u0(u).

Ces développements assurent que

x+ sin(x) +ex1 = 3x+ o

x0(x), soit

x+ sin(x) +ex1

x03x.

Commeu=

x→0lorsque x→0, il vient aussi sin(

x) =√ x+ o

x0( x),

de sorte que

sin( x)

x0

√x.

Le quotient des deux équivalents précédents permet de conclure que f(x)

x→0

1 3

x.

b. D’après la question 1.b, la fonctionf est continue sur l’intervalle]0,2]. De plus, il découle de la question 2.a que

|f(x)| ∼

x0

1 3

x. Comme l’intégrale de RiemannR2

0 dx/√

xest convergente, l’intégrale généraliséeR2

0 f(x)dx est absolument convergente, donc convergente, par le principe d’équivalence.

3.a. Rappelons que la fonction g est strictement croissante sur R. En particulier, nous obtenons

∀x≥2, g(x)≥g(2) = 2 + sin(2).

Commesin(2)≥ −1, nous concluons que

∀x≥2, x+ sin(x)1.

b. Il résulte de la question 3.a que

∀x≥2, x+ sin(x) +ex1≥ex(>0).

Puisque|sin(√x)| ≤1, nous aboutissons à

∀x≥2, |f(x)| ≤ 1

ex =ex. c. Rappelons que l’intégrale généraliséeR+∞

2 exdx est convergente et qu’elle vaut Z +

2

exdx=e2.

D’après la question 1.b, la fonction f est de plus continue sur [2,+[. Comme sa va- leur absolue satisfait l’inégalité de la question 3.b, l’intégrale généraliséeR+

2 f(x)dxest absolument convergente, donc convergente, par le principe de comparaison.

d. D’après les questions 2.b et 3.c, les intégrales généraliséesR2

0 f(x)dxetR+

2 f(x)dxsont convergentes, de sorte que l’intégrale généraliséeR+

0 f(x)dx est elle-aussi convergente.

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