Article
Reference
A propos d'un dosage colorimétrique de l'ion fluor
MONNIER, Denys, VAUCHER, Roland, WENGER, Paul Eugène Etienne
Abstract
Une méthode de dosage de l'ion fluor a été établie. Elle est basée sur l'emploi du réactif titane‐eau oxygénée. L'effet des ions gênants PO4−3, SO4−2, Fe+3, Al+3 a été étudié. Une légère modification de la méthode permet d'effectuer ce dosage en présence d'un grand excès de phosphates sans distillation préalable. Une étude succincte des équilibres a été entreprise.
MONNIER, Denys, VAUCHER, Roland, WENGER, Paul Eugène Etienne. A propos d'un dosage colorimétrique de l'ion fluor. Helvetica Chimica Acta , 1950, vol. 33, no. 1, p. 1-10
DOI : 10.1002/hlca.19500330102
Available at:
http://archive-ouverte.unige.ch/unige:106564
Disclaimer: layout of this document may differ from the published version.
1 / 1
SEPARATUM
HELVETICA
CHIMICA ACIa
EDENDA CURAT SOCIETAS CHIMICA HELVETICA
VOLUMEN XXXIII
FASCICULUS PRIMUS
l. A propos d'un ilosage colorimétrique de l'ion fluor
par
D.Monnier,
R. Vaucheret
P. Wenger.(28
X
4e)VERLAC-EDITIONS-EDIZIONI
HELVETICA CH IMICA ACTA, B.ASEL 7
(SCHTUEIZ)1950
l. A propos d'un dosage colorimétrique ile loion fluor
par
D.Monnier,
R.Yaucher et
P. Wenger.(28
X
4e)Introd,wct'ion.
Nous avons indiquél) une méthod.e
d.edosage de I'ion fluor en
présence
d.ephosphates, basée sur la formation du complexe titane- fluor. Bien que le réactif titane-eau oxygénée ait été déjà proposéz), I'étud.e n'en a pas été, à notre connaissance, systématiquement entre- prise. Nous nous sommes donc efforcés de rechercher le rôle des divers facteurs intervenant dans I'analyse et d,tapporter quelque clarté dans
le mécanisme des principaux équilibres. Nous avons aussi étuclié le rôle des ionsPO*
31en effet, s'ils ne gênent pas en milieu modérément
acid.elorsque le rapport PO4-s/F-1 est plus petib que 100, pour
d.este- neurs plus grand.es en ion POn-t, I'analyse n'est possible qu'en miiieu très acide. Dans
cosconditions malheureusement, la sensibilité est di- minuée d.e telle sorte que la méthod.e perd. de son intérêt pour
Iedosage d.e petites quantités d.e fluor. Nous proposons sous III une
méthocle qui permet d.'effectuer ce dosage en présence d,)un grand excès d,'ions POn-8, sans distillation préalable.
I. Dosage
col,ori'métri'que d'el"'ion fl'uor.
I. Principe
d,e l,a méthod,e et cond,ùtio'tt's d,a traaa'i!,.Ltion Ti+a d"onne, en présence dteau oxygénée, une coloration jaune. Cette réaction
estinterprétée différemment dans la iittératureB).
Dans nos conditions de travail, nous pensons que ltéquation:
,#ij*",o, -- rio,+z+2 H+
(1)correspond, le mieux aux phénomènes observés (v. p. 8). Cette réac' tion est certainement accompagnée
d.ephénomènes d.'hydrolyse. En présence
d,efluor, il y a formation de complexe avec le titane:
Ti+4+6
F-1 :-> Tin!o-2
(Z)d.e
telle sorte que l'équilibre (1) est
d.éplacévers la gauche. Il y a donc affaiblissement de la coloration.
2. Préparat'ion et
étud'e d'es réacti,"fs.a)
Réactil au chtrorure d'e t'i,ta,ne (IV) (réactifI).
On introcluit dansun
ballon jaugé d'un litre, 0,0366 ion-g de titane (chlorure de titane Merclt),100 cm3 d'eau distillée, 60 cn31) Helv. 31, 929 (1948).
2) Btei,ger, Am. Soc. 30, 219 (1908).
3)
Bil,ly,C.t,
172, 1411 (1921); Schenk,Helv.
19,639 (1936); R'i,aeng,Bl. l2'
290 (L945); Bchwarz, Z. anorg. Ch. 210, 303(1933).
1
2 HEI,VETICA CHIMICA ACTI\.
de perhydrol, 100 cms d'acide sulfurique (d
:
1,84) et on complète aulitre
par de I'eau distillée et bouillie. Cette liqueur, diluée dix fois, constitue le réactifI,
dont 3 cms renfer- ment 527 7 de titane.b)
Réacti'f au sul'fate d'e t'i'tane (réactifII).
Préparation identique à la précédente en partant du sulfate de titane. La solution renferme la même quantité d'ions titane.c)
Cond'i'tions d,e trauadl, Les mesures colorimé'firiques ont été effectuées à l'absorptio- nèt're Bpeklcer-Hi'lger à' cellules photoélectriques arrec les filtres llford, 60L eûH
508èt
121cuve de 4
cn
d'épaisseur. Dals les tableaux, nous donnons toujours la densité optique D, lue directement sur le tambour.d)
rnfluence d,e la, température sur les réactifs. Jusqu'à 400, ia coloration des réactifs n'est pas altérée' Pour des températures supérieures,if y
a diminution d.ela
coloration, qui s'explique par l'endothermicité de la réaction (1)1).si
l'eau oxygénée est en excès etn'a
pas été décomposée parla
chaleur,la
coloration reprend son intensité après refroi- dissement.e) Infl'uence d,u pH sur ln col,oration d,es réactifs, A concentration constante en titane,
la
coloration du réactif varie avec lepH. une
étude qua,ntitative du phénomène a, été faite. Dans un ballon jaugé cle 50 cm3, on introduit 3 cm3 de réactifr,
1 cms de perhydrol et des quantités croissantes d'acide chlorhydrique n.on
complète autrait
de jÀuge-avec de l'eau distillée puis on mesureD
au colorimètre.cms HCI ajoutés 0 0,5 1 q
ù 4 5 6
pH I,74 1,59 1,48 1,33 1,,22 1",r4 1,08 1,03
D 0,539 0,550 0,559 0,569 0,576 0,582 0,586 0,589
crns HCI ajoutés
0,98
8
I
10 11 1,2 16 20pH 0,94 0,90 0,87 0,83 0,81 0,72 0,65
D 0,591 0,592 0,593 0,594 0,595 0,595 0,595 0,596
A
l'augmentation de la concentration des ions hydrogène, correspond une augmen- tation dela
coloration. Cette variation n'est pas régulière; forte au début, elle s'atténue de plus en plus au fur et à mesure de Ia diminution du pH. Pour un grand excès d'acide, on observe même un affaiblissement de la couleur. Dans les conditions de nos essais, elle est moins sensible aux variations depH
pour les fortes acidités. Des résultats identiques ont été obtenus avec le réactifII.
f)
Inlluence d,e L'eau oæygénée sur la colorati,on.Il fatrl a,u moins 0,5 cm3 de perhydrol pour que 3 cms de réactif dans 50 cm3 de solution donnent une coloration maximum. Nous travaillerons donc toujours avec unfort
excès d'eau oxygénée, soit 1 cm3 de perhydrol dans un volume de 50 cm3 renfermant 3 cma de réactif.3.
Etud,ed,elact'iom
d,ulluor surles réactils I
etII: courbe
d,\étalonnage.Comme ll a été d.it, le fluor se combine âu til,ane, ce qui a pour effet de d.éplacer l'équilibre (1) de droite à gauche.
L.recomplexe ainsi formé est relativement stâble.
a) Solution étal,on d,'i,ons lluor. On dissout, 1,947 g de fluorure d'a,mmonium dans un ballon d'un liùre. Cette solution est diluée 100 fois. 1 cm' de cette liqueur renferme 10 7 d'ions flrror.
b)
Vari,ation d,e La sensi,bilité d,e la réaction en lonction clu pH. Une série d,essais ont été eutrepris sur des solutions renfermant 3 cma de réactif et des quantités croissa,ntes det)
Riuenq,81. 12,290 (1945).Volumen
xxxrr,
Fasciculusr
(1950)-
No,1.
3fluor,
dans un volumetotal
de 50 cms à diverspH.
L'examen des courbes (fig. 1) nous montre que, lorsque le pH ne dépasse pas 0,9, la, sensibilité de Ia méthode représentée pa,rI'extinction moléculaire € n'est pâs modifiée (elle est en moyenne de 180). Pa,r contre, pour des pH plus petits, elle diminue rapidement, lorsque
la
concentration des ionsfluor
augmente. La loi de Lambert-Beer s'applique de moins en moins bien au phénomène./00 /,10
/ft/50cnt Irig. 1.
4.
Dtabli,ssenxent d,ela courbe
d,'étalomnageet
sens'ibi,li,të d,el,a
méthod,e.Ltétude
d,esrésultats donnés aux pârâgrâphes 2e et 3b nous con-
duit à travailler à un pH aussi bas que possible, afin que la coloration ne soit pâs trop affectée par les petites variations de plf et pour sup- primer, ou du moins diminuer, Iteffet gênânt
desphosphates. Pourtant,
il n'est pas possible
d,etravailler en milieu trop acide puisqu'on di- minue la sensibilité et qu'on s'éloigne
d.esconditions de valiclité de la
loi de Lambert-Bedr. Nous effectuerons donc toutes nos mesures au
pII 0,9. L,a courbe d'étalonnage est donnée à la fig. 2 (courbe f). Pour
deplus amples clétails,
en cequi concerne la sensibilité
decette méthotle
ou la préparation des solutions, consulter notre article précédent (loc. cit).
IL Etude des,ions gênants.
!. Introduct,ion.
I-,,es
ions gênants le dosage
c1ufluor peuvent être classés en
4groupes:
Les ions qui réagissent avec lteau oxygénée pour donner
d.escom- posés colorés (chrome, molybdène, vanad.ium,...).
I-,es
ions ou groupements formant avec le titane
d,escomposés peu dissociés ou
d.escomplexes (SOn-', POo-t,...).
I-,es
élements qui réagissent âvec le fluor et donnent
d.escomposés plus stables que le complexe titane-fluor (aluminium, zirconium,...).
I-res
ions ayant une coloration propre (Fe+a;.
Nous avons étutlié les ions suivants: SOo-2, POn-u, Al+3 et
Fe+8.o
0,600
0,J00
a560
0,541
0,520
0,5t0
0,480
0 t0
t174
4 HELVDTICA CHINIICA ACTA.
2. L),ion sulluriqua BOn-'.
Dans un ballon, jaugé de 50 cm3, on introduit 3 cm3 de réactif
f
(527y
de titane), 7,5 cm3 d'acide chlorhydrique 1",2-n. et 1 cm3 de perhydrol. On complète autrait
de jauge avec de l'eau disûillée après avoir ajouté des quantités variables d'ions sulfuriques.SO;2 g/50 cm3 D
0 0,15 0,2 0,3 0,7
0,587 0,575
0,593 0,593 0,591
L'ion sulfurique gêne quand, dans les conditions de l'expérience,
il
est en quantité supé- rieure à 0,15g, c'est-à-dire pour un rapporfTi+4iSO4*2 de 1/300 environ. Ce phénomèneest
robablementilû
à la formation de complexes entrel'ion
SOn-a",
Ie titane Ti+a.3. L),ion phosphorique POL
3.La présence d'ions POn-a en gra,nd excès gêne le dosage du
fluor,
probablement par formation de composés peu dissociés.A
côté de (1), nous admettons l'équilibre:Ti+4+H2O+POa-'*: PO4TiOH+H+
(B)Une forte concentration en ions
PO;3
a, pour effet de déplacer l'équilibre (3) vers la droiteet, par conséquent l'équilibre (1) vers Ia gauche.
Il
en résulte une diminution de I'intensité dela
coloration. L'équilibre (3), hypothétique, permet en outre d'expliquerle fait
quel'augmentation de I'acidité diminue I'effet gênant des phosphates. Des observations iden- tiques ont été faites avec les réactifs
I
etII.
a) Etude rJe la uariati,on d,e l'i,ntensi,té d,e la colorat'ion ilu réacti,f
I
en lonction d,e l,u, con- centrati,otz d,es ions PQ-3. Nous avons procédé comme pourl'ion
SO;2.PO;3 mg/50 cm3 0 5 7,5 10 50 100 150
D 0,593 0,591 0,584 0,578 0,542 0,518 0,507
Dans les conditions des essais, 5 mg d'ions POo-a ne gênent pas, ce qui correspond à un rapport PO4-3/F-1 de 100 environ. Nous resûons en effet dans les limites de précision
d.e I'absorptiomètre, soit 0,002.
b)
Ektd,e cle la uari,ation de l,'i,ntensi,té d,e la coloration d,u réacti,fI
en présence d,'utze qua,nti,té constante d'i,onsPO;s à
ddllérentspH.
Les solutionsont
été préparées comne précédemment; elles renferment toutes 0,1 g d'ions PO13.cms HCI 1,2-n.
D
7,5
I
T2 150,518 0,522 0,528 0,535
D (sans PO,-B) 0,593 0,595 0,595 0,595
En présence d'ions POn-s, le réactif est plus sensible aux variations de pH. Néanmoins, le dosage s'effectue s&ns difficulté.
4. L',ion
alwm,im,iumAl+s.
Cet ion gêne en petite qua,ntité déjà, car
il
forme avec lefluor
un cornplexe d'une grande stabilité.Dans un ballon jaugé de 50 cm3, on
introduit
3 cms de rêactif T, 7,5 cmz d'acide chlorhydrique I,2-n., 50y
defluor
et des quantités variables d'ions aluminium, On ob- serve d'abord une décoloration dueà la
formationdu
complexe titane-fluor, puis une augmentation progressive de f intensité dela
coloration aufur
et à mesure cle l'acldition des ions aluminitrm, le complexe aluminirrm-flnor étant plus stahle qrre tons 1es composés présents.Volumen
xxxr[,
Fasciculusr
(1950)-
No.1'
5Si on examine
la
courbe d'étalonnageI (fig.z),
on remarque quela
valeurD :
0'593 correspond à la solution de réactif pur (3 cma de réactifI
dans 50 cma de solution). Lors- que la solution renferme en outre 50 y de fluor,D :
0,553.I n.[
Dba
qJu
0,t00
il
0,550 0,080 0,530
q0û0 0,5t0
0,040 0,490
a020 q+70 t,460
0 20 tt| 6n 80
t00tr'ig. 2.
Enfin si on ajoutc pa,r oxomple 10
y
d'ions aluminium,D
prend la valeur 0,558, cequi correspond à 43
y
d'ionsfluor (fig.2,
courbeI).
7y
defluor
ont donc été complexés par 10 7 d'aluminium. Si on exprime ces valeurs en ion-g, on constate qu'un ion aluminium correspond à un ionfluor.
Nous avons répété ces mesures en introduisant des quantités croissantes d'a,luminium et nous obtenons toujours ce même rapport. Nous pouvons donc supposer que nous sommes en présence de l'équilibre:A1+3+F-1 ,*Aln'+2,
(4)presqu'entièrement déplacé vers la droite. Ceci est vrai, bien entendu, pour de fortes dilu- tions. I1 est nécessaire donc d'éliminer complètement l'aluminium. Cette séparation peut se faire par I'oxine en milieu alcalin.
Nous avons aussi donné dans le ta,bleau précédent les valeurs de
D
en l'abserrce de phosphates, pour mettre en évidence le phénomène de sensibilisa,tion au pH.5. L''i'on ler (Ie+t).
Da,ns les conditions de pH et de clilution otr nous travaillons, la stabilité du complexe fer-fluor est faible pat rapport aux complexes que nous venons d'étudier, a,ussi le fer ne gêne-t-il pas le dosage, pour auta,nt
qu'il
ne soit pas en trop grande quantité. L'ion fer 1'"+s peut en effet provoquer des erteurs par sa coloration propre. Dans ce cas,iI
faut l'éIiminer ou utiliserla
solution à a,nalyser elle même (sans réactif) comme élément de comparaison.ITT. Dosage
d,elion lluor en présence d,)un grand,
efficèsde phosphates
(Pou*')'
I-,e d.osage
du fluor en présence de phosphates n'est possible que Iorsque le rapport POn-a7F-t ne dépasse pas 100 (v. p. 4). Si les phos- phates sont en très grancl excès, Ia méthode doit être quelque peu modifiée, sans pour cela qu'une ctistillation préalable soit nécessaire.
On utilisera le fait que I'aluminium forme un complexe Altrr+z plus statrle qrre Ie complexe TiF6*2. Quand. on aioute, à une solution ren- fermant le réactif I et une qnantité inconnue
d.efluor, un excès d'ion aluminium, le complexe TiF6-2 est clétruit au profit du complexe
0
120 140
/607f'/50cn3
6 HI]LVETICA CIIII\{ICA ACTÀ.
alF+z et le réactif reprend. sa coloration initiale par suite
ctela libéra- tion du titane (te pK de A1F+2 est en effet beaucoup plus petit que
IepI{ duTitr'6-2). Cettevariation de coloration avant et après l,addition d.'aluminium permet d.e calculer la concentration d.es ions fluor.
Comme il s'agit ici d,'une différence, il n,est pas nécessaire
d.ofiltror,
même si la solution présente un léger trouble, ce qui arrive souvent.
cette filtration provoque parfois des erreurs dues probablement à
desphénomènes d'aclsorption clu réactil sur le papier,.
L'analyse s'effectue de la manière suivante: On introduit dans un ballon jaugé de 50 cm3, 3 crn3 de réactif
I,
7,5 cm3 d'acide chlorhydrique 1,2-n. et 1 cm3 de perhydrol;on cornplète au
trait
de jauge après a,voir ajouté la, solution à doser renferma,nt le fluor.on transvase
la
liqueur dans une cuve de 4 crn d'épa,isseur (volume 31 cm') et on mesureDr;
on ajoute a,lors 5 gouttes d'une solution saturée de chlorure d'aluminium, on agite etfait
une seconde iectureD, après quelques rninuûes.(Dr-Dr)
permet le calcul dela
con- centration de fluor.Il
faut évidemment tenir compte du fa,it que la présence de phosphates diminuela
serisibilité du réactif et quela
courbe d'étalonnage telle qu'elle a, été établie (fig' 2, courbeI)
n'est plus utilisable. Nous allons donc établir une courbe pour le cLosa,gede
fluor
cn présence d'un grand excès de phosphates.I.
Alfaibl'issement d,e ln sensi'bilité d,e ln reacti,on en présence de Euantités aariables rle phosphates. rntroduisons, dansla
solution de réactifr,
775y
defluor et
des quantités croissantes de phosphates:PO;3
mg/50 cmg 0 5 15 75 85 90 100 115 150Dr-Dt
0,125 0,125 0,722 0,118 0,082 0,077 0,075 0,072 0,063 La sensibilité de la réaction diminue dès qu'ily
a plus de 5 mg de POn-: dans la solution.Forte au début, cette variation est faible après I'addition de g0 mg de phosphates. c'est pourquoi nous &vons établi une courbe d'étalonnage avec des solutions renfermant toutes 100 mg de phosphates et des quantités croissantes de
fluor
(fig. 2, courberr).
Nous avons aussi donné les valeurs deDr-D,
pour des solutions ne renfermant pas de phospha,tes, ce qui permet d'apprécier I'effet de ces derniers sur la sensibilité(fig.2,
courberrr).
Elle est réduite d.e 35"/, environ. Nous avons signalé (loc.cit.) qu'il
était possible, en faisant appel àla
première courbe d'étalonna,ge(r),
de doser lefluor
à 4y
près. La diminution de la sensibilité abaisse cette précision à 7 7 environ.Au
cours d'expériences ultérieures, cette erreur a été diminuée de moitié.Remarque. Lorsqu'on introduit les ions aluminium dans
la
solution titane-fluor, la reaction n'est pas immédiate,La
coloration ma,ximum est, atteinte après un temps qui dépend dela
teneur en phosphates:POo-8 mg/50 cm3 0 0,01 0,025 0,05 0,075 0,09 0,1 0,11 0,15
Temps en minutes 60 13 8 D ù 2 2 q 1
Leg solutions ont été préparées de la même façon que précédemment. Dans les conditions choisies pour le dosage, la stabilité de la coloration est, atteinte après 2 minutes,
2. Dosage du fl,uor en présence d,'un grand, excès d,e phosphates. Le dosage du fluor basé sur
Ia
courbeII
(fig. 2)doit
être précédé d'une détermination semi-quantitative de la,teneur de l'échantillon en phospha,tes (avec une précision de
*
10%), On ajouteà
la solutionà
doser une quantité de phosphatestelle
quela
concentration tota,le soit, de 100 mg pour 50 cms de liquide, On obtient alorsla
qua,ntité defluor
cherchée en déter- mina,nt! ag,nt
et après l'addition d'un excès d'aluminium(D.-Dr)
et en se reportant à la courbe d'étalonnage(II, fig.2),
Volumen
xxxrr,
Fasciculusr
(1950)-
No.1.
1IY. Appli,ccrl'ions.
7, Dosage
d,eTion fluor
d,ans leseawr ncûurelles.I-,es phosphates ne s'y trouvent pas
enquantité telle qu'ils puissent gêner. fl
enest
demême d,es autres substances sauf pourtant
d.eltaluminium qui, à ltétat
detraces d.éjà, provoque des erreurs appréciables. fI faut donc l'éliminer.
Marche ile I'arnl31se. On évapore à sec un
litre
d'eau. f,e résidu esû repris par 20 cmg d'eau distillée et 5 cm3 d'acide chlorhydrique 1,2-n, On ajoute 1 cma de solution d'oxine à 5o/o dans de l'a,cide acétique n. et on a,lcalinise par l'ammoniaque (fournesol), Le pré- cipité jaune se forme (le volume tota,I dela
solution nedoit
pas dépasser 40 cms). On transvase solution et précipité dans une ampoule à décanter de 100 cm3. Le becher est rincé avec 40 cm3 de chloroforme, ce dernier est introduit dans l'ampoule. On agito éner- giquement,le
chloroforme renfermant I'aluminium est éliminé, l'extraction est répétée avec 5 cm3 de chloroforme. La solution aqueuse renferme le fluor. Elle est partagée en deux portions égales ; l'une d'elles est introduite dans un ballon de 50 cms avec 3 cms de réactifI,
7,5 cm3 d'acide chlorhydrique I,2-n, et' 1 cm3 de perhydrol, puis on complète au volume pa,r de I'eau distillée. L'autre pa,rtie est traitée de Ia, même façon, mais en remplaçant le réactifpar 3 cm3 d'eau distillée. Chaque solution est versée dans une cuve de 4 cm d'épais- seur,
la
dernière serva,nt de cuve de conparaison.La
densité optique résulta,nte est de 0,556, cequi
correspond, surla
courbe d'étalonnagef
deh
fig. 2, à 467
defluor
soit 92y
patlitre
d'eau (concenùration 9,10-'?mg/l).2. Dosage
d,ufl,uor
d,ansles
d,ents.Nous avons d,onné, d.ans un article précédent, une méthode de dosage
d.ufluor dans les dents. Au cours
d.erecherches systématiques, nous avons constaté que les valeurs obtenues étaient généralement trop fortes c rla, présence de phosphates ne pouvait, dans ces cond.i-
tions, être négligée. Nous âvons alors mis en æuvre ia méthode pro- posée à Ia p. 5,
d.anslaquelle la courbe d"'étalonnage à eté établie avec une quantité constante d'ions POn-e égale à 100 mg dans 50 cm3 (fig.
2 c,ourbe fT). Tl fa,ut rlonc
c1trenons nous t/rouvions
da,ns cescond"itions (à +
10 o/oprès) et, par conséquent, il est nécessaire
d.econnaître la te- neur en phosphates. On peut ia consid.érer comme constante dtune clent à ltautre, pour autant que I'on ait affaire à la même partie:
d"entine, émail ou dent entière.
I-.rateneur moyenne en phosphore
d.onnéepar la littérature est Ia suivante: d.entine73r6oÂ,émaIIIT ,2o/oet dent entière
7417 o/o.Dans le tableau suivant, nous
d"onnonsIa quantité
d.e
cma d,'une solution neutralisée de phosphate clisoclique (renfermant 1g de POn-a pour
100cm8) qu'il faut ajouter à
cesdivers échantillons pour
setrouver dans les conditions
d.udosage.
Email Prise en g
cm3 solution phosphate
0,2 0,15 0r1 0,075 0,05
0 qq 4,7 6,1 6,9
Dentine
Prise en g 0,2 0,15 0r1 0,075 0,05
cm3 solution phosphate
I,I
3,3 5,6 6,6 7,88 I{EL\/ETICA CHIIIICA ACTA.
Dent entière
Prise en g 0,2 0,15 0,1 0,075 0,05
cms solution phosphate 1 5,5 6,6 718
Y. Remarqttes sur
lesréactions
et équi,li,bres nx,is emjeu dans le
d,osage d,u,fl'uor.
Il semble établi, depuis les travaux de Schenk et de R,iaenq (Ioc.
cit.) que, dans cette réaction, le rapport Ti/II,O2: l. Sur I'équilibre lui-même, les avis sont partagés. Schmarz (loc. cit.
)suppose
queI'anion SOn-z ou Cl-l entre
d.ansla constitution
d.ucomplexe formé:
TiSO4O+HrOz+H2SO4
*--
[TiOr(SOn)r]Hr+HrO
(5)En présence
d.el)ion Cl-1, on aurait [TiO2Cl4]-2. Différents auteurs ad.mettent cette manière
d.evoir. Pourtant,
d,a,nsles conditions où nous travaillons, les consid.érations suivantes nous font penser que Itanion n'entre pas
d.ansle complexe et que nous avons plutôt ltéqui- tibre (1). A la place de Ti+4, nous pourrions donner les composés ré- sultant de I'hydrolyse.
Si on prépare, au même pH (1,74), deux solutions renfermant Ia même quantité de titane, l'une composée de chloruro de titane et d.'acide chlorhydrique, I'autre de sulfate
detitane et d'acid,e sulfurique, nous obtenons une intensité de coloration identique. Il faudrait donc admettre que les d.eux complexes eussent même coloration et même constante
d.ed.issociation. Nous supposons plutôt que dans les
d.euxcas nous sommes en présence du même composé.
Partant
d.e50 cm3 d-)une solution renfermant de lteau oxygénée en excès,
d.uchlorure de titane et
d.eI'acide chlorhydrique, aux con- centrations: Ti+a:22.10-a ion g/t et Cl-1 total:7,2'10-B ion
g/1,nous avons ajouté d"u nitrate d.'argent et après chaque ad.dition, la conductibilité spécifique X a été mesurée.
AgNO,0,1-n. 0 0,3 0,6 0,8 0r9 1r0 111
Concentra,tion
en mol/l 0 6 .10-4 12.L0-4 16.10 4 18'10-4 20'10-4 22.10-4
x.10-4
8,21 8,19 8,16 8,47 8,67 8,84 9,02Si I'on reporte les cond.uctibilités spécifiques en ord.onnées et
lesconcentrations en nitrate d.targent sur les abscisses, on obtient une droite brisée dont la cassure se produit pour une concentration
ennitrate d'argent égale à 7)2.I0-B) ce qui correspond, bien à la quantité totale
d.echlorure en solution.
I-,apremière pente
aune valeur moyenne
(xr- xl)'103 t ,
C2-
C'- - -'"
C, et C, sont les concentrations
d.enitrate d'argent, X,
et,X, les con-
ductibilités spécifiques correspondantes.
Volumen
xxxrr,
Fasciculusr
(1950)-
No.1. I
ces résultats nous peïmettent de penser que le chlore ntentre pas dans le composé oxygéné
d,utitane et que nous avons bien une réaction
d,u
type:
Tior-z*nat-'+pAg+'*n*o;1 =-* pAgcl+Tior-z+pNoa-'
Dn effet, la pente théorique d.e cette réaction est donnée par I'expression:
1x,;ë4]91 - tci-l-tNo,r :
8,6 (Cr- Ct).Â
cl-1et, Nou-1 étant les cond.uctibilités équivalentes. cette valeur
serapproche sensiblement
d.ecelle donnée plus haut (4,2).Il est évid.ent qulôutre la réaction (1), il y a d.'autres équilibres clus à I'hyclrolyse
d.esiàns Ti+a et TiOr-z. La pente
d.ela
2epartie de la courbe correspond
àI'excès de nitrate ajouté.
si on effectue des mesures sur une solution id.entique à Ia précé-
d.ente,mâis sans addition
d.,eauoxygénée, on obtient une dloite brisée, parallèle à }a première mais marquant une conductibitité beaucoup plus faible.
Dans la réaction (1) que nous proposons' il y a libération d''ions hydrogène, phénomène qu'on peut mettre en évidence' soit par
desmesurés
d.eôoncluctibilité, soit par des d.éterminations
d.epI[, avant et après I'addition d.'eau oxygénée. C'est ainsi que la cond.uctibilité
ap*ssé de 6,67'79-a
è\8,22'10-a lors
d.eI'add.ition
d"uperhyrlrol.
considérant que la variation
d.ela conductibilité due à la trans- formation du titane en peroxyd.e peut être négligée devant celle
desions hydrogène, nous pouYons' en première approximation, appliquer la formule qui donne la variation
d.esions H+l (/ IÏ+1).
(xr-41)_'103 : lII+r _ 315 $,22-6,67)'10-4
-
3r5-"-ÀFl+t :AIL.'-ùLU
A}J+r : 4$'10*a.
I-.lavaleur théorique, donnée par l'équation (1) est: [II+1]:2[Ti+a] soit 5,96'10-4. Les calculs effectués sur les va- riations de pII donnent une valeul moyenne
d.e6'10-a
aYecune erreul de :E 3'10-4.
Nous avons remarqué (p. 2) que la diminution d.e pH cl'une solution de peroxyde
d"etitane est accompagnée tout d'abord d'une augmentation de I'intensité
d.ela coloration puis d'un affaiblissement sensible d.ans les milieux très acides. ce phénomène peut s'expliquer qualitativement au moyen
d.eséquilibres suivants:
Ti+a*IIzOz
:
TiO2+2+2H+l
Ti+4+Hzo
=*
Ti(OH)+3+I{+1 Tio2+s+HzO-,'
TiOr(oH)+1+H+lL:'augmentation des ions I[+r
d.éplaceles 3 équilibres
ci-d.essus d.edroite à gauche dans une mesure qui clépentl
d.esconstantes d.'équi-
libre.
10
r{ELvETrca cHIMrca AcrA.R,ÉSUMÉ.