La Cellule d'analyse intégrée (CAI) est une unité opéra�onnelle qui a été mise en place lors de l'épidémie d'Ebola 2018-20 dans l'Est de la RDC. La CAI sou�ent le Ministère de la Santé de la République Démocra�que du Congo (RDC) et tous les acteurs qui travaillent en santé publique en leur fournissant des données et des analyses afin de guider la prise de décision et d'améliorer les interven�ons et stratégies en santé. La CAI u�lise l'approche des Analyses Intégrées en Epidémies (AIE/IOA), qui rassemble différents acteurs et sources de données afin de perme�re une compréhension plus complète des dynamiques des épidémies et des problèmes de santé publique.
Qu'est-ce que les Analyses Integrées des Epidémies
L'AIE rassemble plusieurs types et sources de données pour mieux comprendre une épidémie ou une situa�on sanitaire donnée. Ces données peuvent inclure des données de surveillance (nombre de cas par âge/sexe), des données sur les programmes (types d'interven�ons ou d'ac�vités en cours dans une communauté), des données sur l'u�lisa�on des services de santé (DHIS2), des données sur les percep�ons et les comportements de la communauté, ainsi que des données sur les connaissances et les pra�ques du personnel de santé. L'AIE s'assure également d'intégrer dans les analyses des informa�ons sur des évènements clefs qui ont pu avoir une influence ainsi que leur chronologie (par exemple, les fron�ères ont-elles été fermées ou un événement poli�que a-t-il eu lieu qui pourrait influencer une situa�on). Elle prend en compte les éventuels changements de prix (marchés ou transport par exemple qui pourraient influencer une u�lisa�on des services sanitaires ou capacités de préven�on) et cherche à comprendre les normes sociales (dont les normes de genre) préexistantes. L'AIE implique parfois la collecte de nouvelles données, et u�lise également les données préexistantes. Les données peuvent provenir de nombreux acteurs différents et l'objec�f est de comprendre pleinement les facteurs qui pourraient être à l'origine d'une épidémie ou d'une situa�on sanitaire et les impacts possibles de l'épidémie ou de la réponse à l'épidémie sur les communautés. L'approche de l'AIE ne consiste pas seulement à collecter et à analyser des données, mais à rassembler tous les acteurs travaillant avec les communautés affectées (au niveau communautaire, provincial et na�onal) afin d'u�liser les analyses pour développer une réponse plus appropriée, responsable et efficace.
En 2021, en sou�en au Ministère de la Santé congolais, la Cellule d'Analyse Intégrée CAI (anciennement la CASS) a mis en place l'Analyse Intégrée des Epidémies pour mieux comprendre la santé et la dynamique des épidémies à Kinshasa (Kinshasa, NSele), en Ituri (Aru), au Nord-Kivu (Butembo, Beni, Goma, Massisi), au Tanganyika (Kabolo, Manono) et au Kasai couvrant les probléma�ques sanitaires suivantes :
1. COVID-19 et ses impacts communautaires
2. Dynamiques communautaires de l'épidémie de la peste 3. Le cholera
4. Ebola
5. Dynamiques de la malnutri�on
6. Accès aux services de lu�e contre la violence basée sur le genre
7. Impacts de l'érup�on volcanique du Nyirangongo sur la santé des communautés
Liste des études menées en 2021
Ituri
Nord-Kivu
Kinshasa
Tanganyika
Provinces soutenues par la CAI pendant 2021
Événements, poli�ques et chronologie Évolu�on des prix sur les marchés,
mouvements de popula�on, etc Genre et normes sociale
Données de surveillance Données du programme:
transferts de cash, WASH-PCI, forma�ons
Données du système de santé : DHIS2 /u�lisa�on des services
de santé
Données sur les percep�ons et les comportements
communautaires
Données sur les personnels de la santé: capacités, risques,
connaissances, pra�ques
DONNÉES INTÉGRÉES TRANSDISCIPLINAIRES POUR MIEUX COMPRENDRE LA DYNAMIQUE ET LES IMPACTS DES ÉPIDÉMIES
La CAI
(anciennement CASS)
Qu’est-ce que les Analyses Intégrées des Epidémie (AIE)
Informations et types de données qui pourraient contribuer à AIE
https://gh.bmj.com/content/6/8/e006736 https://gh.bmj.com/content/6/8/e006736
Rapport annuel 2021
2021 changement de nom de la CASS à la CAI
Tout au long de l'année 2021, la Cellule a u�lisé l'approche des Analyses Intégrées en Epidémies pour appuyer le Ministère de la Santé congolais et en par�culier à la Direc�on de la Lu�e contre les Maladies (DGLM). Afin de refléter au mieux la méthodologie u�lisée et la nature des analyses produites, la CASS (Cellule d'Analyses en Sciences Sociales) a pris le nom de CAI (Cellule d'Analyses Intégrées) à par�r de décembre 2021.
Détails des analyses par province
Impacts socio sanitaires et socio économiques de la réponse COVID-19 sur les communautés, Goma
Quelques résultats
• Niveau de vie de la popula�on: revenu du ménage bas par rapport aux prix des denrées alimentaires sur le marché à cause de la baisse des revenus et augmenta�on des prix
• Inquiétudes des parents quant à la capacité de paiement des frais de scolarité
• Accès aux soins de santé primaires : rupture de stocks des vaccins BCG
• Percep�on par le personnel de santé d’une augmenta�on des avortements clandes�ns et de l’u�lisa�on de la pilule d’urgence
• Percep�on néga�ve des membres de la communauté du vaccin an�-Covid Ac�on et u�lisa�on des évidences
**Les évidences ont été présentées lors de réunions du Cluster Santé, de la réunion de surveillance provinciale, parmi de nombreuses ONG interna�onales et na�onales ainsi que le Programme Na�onal de Santé Reproduc�ve, cependant aucune ac�on directe en rela�on avec les résultats en ques�on n'a été mise en œuvre à l'époque, en raison des difficultés des différents acteurs à obtenir des financements en rela�on avec les problèmes soulevés. Comme le CAI a suivi avec ses partenaires l'u�lisa�on de ce�e évidence, beaucoup ont rapporté que les fonds ne sont pas prioritaires pour les impacts plus larges de COVID ni pour la santé sexuelle et reproduc�ve.
Percep�on et comportement du personnel de santé autour de la COVID: Goma, Karisimbi, Nyiragongo
Quelques résultats
• Seulement 5% des personnels de santé dans la zone de santé de Nyiragongo, et 28% à Karisimbi es�maient disposer de suffisamment d'eau en permanence pour toutes les ac�vités de leur structure de santé
• Depuis le début de la COVID-19, très peu de changements dans les mesures de préven�on et de contrôle des infec�ons ont été mis en place dans les forma�ons sanitaires (FOSA) selon les personnels de santé interrogés
• La majorité des personnels de santé qui avaient répondu (71% en moyenne ) affirment n’avoir pas reçu une forma�on spécifique sur la COVID
• 44 % des soignants(es), (tout type de structure confondu) ont affirmé n’avoir pas du tout confiance au vaccin contre la COVID-19 Ac�on et u�lisa�on des évidences
Les évidences ont été u�lisées pour soutenir les programmes de communica�on sur le vaccin contre la COVID-19 à travers le Groupe de travail Communica�on des risques et engagement communautaire du gouvernement du Nord-Kivu avec l’appui de la sec�on C4D de l’UNICEF.
Etudes réalisées NORD-KIVU
Dynamiques communautaires autour du cholera à l’Est de la RDC: 2 phases, Goma, Karisimbi, Kirotshe, Nyiragongo Quelques résultats
• Accès réduit à l’eau potable et aux latrines hygiéniques dans plusieurs zones
• Plus de 30% des répondants dans les ZS de Nyiragongo, Kirotshe et Karisimbi ne traitent pas de l’eau par manque de produit
• Entre 38 et 61 % des personnes interrogées ont déclaré savoir comment préparer une solu�on de réhydrata�on orale, mais moins de 5 % des personnes interrogées déclarent u�liser les SRO lorsqu'un membre de leur famille souffre de diarrhée.
Ac�on et u�lisa�on des évidences
• La Croix-Rouge de la RDC (CATI) a élaboré de messages sur des supports audio visuels qui sont diffusés à travers les réseaux sociaux (WhatsApp, Facebook…), dans le but de renforcer la préven�on contre le choléra. Ces messages portent sur : le traitement et conserva�on de l’eau, la prépara�on et administra�on SRO et l’assainissement du milieu.
• La sec�on C4D UNICEF a appuyé l’ONG locale ECODEDU, pour organiser une séance de renforcement des capacités des acteurs communau- taires (RECO et CAC) de l’aire de santé de Kasika sur les pra�ques de traitement de l’eau et prépara�on de SRO.
https://drive.google.com/drive/folders/1OjuEJHhkHkaGGn8ds6N_dpkVARbhdrtd
https://drive.google.com/drive/folders/1lejr30LRD_lswxFywnTxRfLI1EQ5cwz9
https://drive.google.com/drive/folders/1lejr30LRD_lswxFywnTxRfLI1EQ5cwz9
Impacts sanitaire de l'erup�on
Quelques résultats
• Graves impacts financiers pour les communautés qui ont perdu des champs, de l'argent et des entreprises pendant l'érup�on ; augmenta�on du coût des biens et des services.
• Destruc�on des maisons : familles forcées de partager des abris surpeuplés, ce qui augmente le risque de violence sexuelle et de transmission de maladies infec�euses.
• Points d'eau détruits ou non fonc�onnels depuis l'érup�on, limitant l'accès à l'eau ; faibles pra�ques de traitement de l'eau par les commu- nautés.
• Augmenta�on des taux de diarrhée, de paludisme, de pneumonie et de malnutri�on, chez les enfants de moins de 5 ans ; mauvais accès aux services de santé (coût des soins, manque de médicaments).
• Augmenta�on des cas de violences sexuelles (qui seraient liées à un faible accès à l'eau) ; des cas d'exploita�on et d'abus sexuels (EAS) dans les camps de personnes déplacées ont été signalés.
• Réduc�on de la fréquenta�on scolaire des garçons et des filles depuis l'érup�on, en raison du manque d'argent pour payer les frais de scolarité ou les uniformes.
Ac�on et u�lisa�on des évidences
• Les cas d’ EAS ont été signalés à la direc�on de l'UNICEF à Goma et à l'équipe de protec�on pour un suivi.
• Le Groupe de travail GBV a organisé une réunion spéciale de tous les intervenants de la zone de Nyiragongo afin de mener des ac�vités de lu�e contre les violences sexuelles.
• L’ONG GHOVODI met en œuvre un projet dans la zone de santé de Nyiragongo pour renforcer la capacite économique des femmes à travers les AVEC (Associa�ons Villageoises d’Epargne et de crédit).
• Construc�on des maisons par la Croix-Rouge sur fonds du Secrétariat Général des Affaires Humanitaires du Gouvernement.
Explorer les impacts de la COVID sur la santé sexuelle et reproduc�ve sur les femmes et les filles
Quelques résultats
• Augmenta�on significa�ve des accouchements en 2021, tant chez les femmes de moins de 20 ans que chez celles de plus de 20 ans
• Percep�on d’une augmenta�on des avortements clandes�ns chez les adolescentes : les filles tombent enceintes mais on ne les voit pas forcement accoucher.
• Percep�on que les femmes reconnaissent l’importance de la planifica�on familiale, mais elles font parfois face à certaines barrières telles que le coût de la méthode de choix (si payant), l’avis du mari/partenaire compte pour l’u�lisa�on de la méthode, etc.
Ac�on et u�lisa�on des évidences
La CAI a organisé un atelier avec de mul�ples acteurs (y compris le ministère de la santé et les ONG ainsi que l'UNFPA et d'autres agences) pour renforcer l'ac�on sur la base de ce�e évidence. Des ONG telles que DKT ont mis en place des services de planning familial dans les zones où une augmenta�on des accouchements a été signalée. De même, les équipes de santé surveillent les taux de vaccina�on dans les zones de santé où une augmenta�on des accouchements a été signalée.
Explorer le changement dans les maladies infan�les (incidences et causes) dû au manque d’eau potable, quar�er autour de HGR Makala et quar�er Pakajuma
Quelques résultats
• La situa�on d’accès à l’eau est par�culièrement difficile dans ces zones : en termes d’accessibilité mais aussi de qualité de l’eau.
• Les moyens financiers semblent déterminants pour accéder à l’eau, à cela s’ajoute le temps et la distance pour se rendre aux sources d’eau
• La crise économique causée par les mesures de réponse à la COVID a aggravé la situa�on financière des ménages et causé une baisse des revenus, avec des conséquences sur le pouvoir d’achat.
Ac�on et u�lisa�on des évidences
Les évidences ont été u�lisées par la sec�on santé et sec�on WASH pour pouvoir prendre ac�on sur les interven�ons de terrain:
• Adapta�on des projets de réalisa�on des points d'eau dans les forma�ons sanitaires (Centre de santé et HGR Makala) et écoles
Etudes réalisées
KINSHASA
Explorer les éventuels changements dans l’alimenta�on des nourrissons et des jeunes enfants en période de COVID
Quelques résultats
• L’impacts de la crise économique causée par les mesures de lu�e contre la COVID sur la capacité des ménages à acheter des aliments pour leurs enfants à Kinshasa : réduc�on de la diversité de l’alimenta�on surtout, et dans une moindre mesure de la quan�té de l’alimenta�on.
• La majorité des parents ont dit avoir introduit l’alimenta�on (aliments et/ou eau) chez leur enfant à 6 mois ou avant, tout en con�nuant l’allaite- ment.
• Les parents disent recevoir des conseils sur l’alimenta�on de l’enfant durant la CPS, mais font fortement confiance à leurs proches (familles et voisins), et à leur propre expérience
Ac�on et u�lisa�on des évidences
• Dissémina�on des résultats de l’enquête au groupe de travail de l’alimenta�on du nourrisson et du jeune enfant en urgence (GTT ANJE U) qui est un groupe ac�f du cluster nutri�on qui ont iden�fié deux faiblesses avaient a�ré l’a�en�on du groupe :
- La prise de l’eau durant les 6 premiers mois de l’allaitement maternelle - L’introduc�on tôt des aliments de compléments chez les moins de 6 mois
• Les ac�ons correctrices ini�ées par le groupe de travail sont dans un premier temps focalisées sur :
- La réalisa�on de la campagne sur l’Ini�a�ve 'Plus Fort avec le Lait Maternel Uniquement' en aout 2021 qui est une direc�ve soutenue par UNICEF et l'OMS afin de sensibiliser les femmes sur l'allaitement maternel exclusif et ses bénéfices pour la croissance et la
santé des enfants.
- L’intégra�on du Module ANJE-U dans les programmes de prise en charge de la malnutri�on aigüe. Tous les nouveaux contrats de partenariat mis en place par l'UNICEF comportent désormais une sec�on sur ANJE.
Explorer les différentes causes de l’épidémie de rougeole dans les zones de santé de N’sele, Masina II, Police et Kingabwa
Quelques résultats
• L'épidémie est probablement liée à des taux de couverture vaccinale insuffisants, et à une fréquenta�on trop faible de la CPS.
• La popula�on touchée vit dans les zones qui sont dans des condi�ons socio-économiques précaires qui favorisent la transmission de la maladie
• Constat qu’il y a un gap dans le partage d’informa�on entre les différents acteurs (bureau de zone, forma�ons sanitaires, relais communau- taires) dans les zones touchées.
Ac�on et u�lisa�on des évidences
• La rougeole est une importante infec�on virale aiguë de l'enfance ayant de graves conséquences sur l'état nutri�onnel. Les effets nutri�onnels néga�fs de la rougeole sont ressen�s aussi bien par les enfants bien nourris que par les enfants mal nourris. Dans le cadre de la lu�e contre la malnutri�on, les évidences ont été u�lisées par le bureau diocésain des oeuvres médicales (BDOM)-Kinshasa pour faire un plaidoyer auprès de leurs partenaires afin de financer la créaton des AGR dans les zones d’interven�ons.
• Elabora�on d’un canevas de rapportage pour les RECOS dans la zone de santé de Kingabwa qui rapporte les nombres de ménages visités, nombre d’enfants de moins de 5 ans qui sont dirigé vers la CPS, etc.
Comprendre les i�néraires thérapeu�ques dans la zone de santé de Nsélé dans le but de renforcer le recours aux soins, l’accessibilité et la disponibilité des services de santé.
Quelques résultats
• Les ménages présentant des cas d'anémie ont une certaine informa�on et compréhension des causes et des facteurs de risque associés à l'anémie
• Difficulté pour les femmes et les filles à accéder aux soins de santé à cause de la faible autonomie financière
• Les hommes (Chefs de ménages) et les garçons sont les personnes qui mangent mieux (quan�té et qualité) que le reste du ménage
• Faible espacement des grossesses : en moyenne entre 1 et 12 mois.
Ac�on et u�lisa�on des évidences
Les évidences seront u�lisées pour guider les interven�ons en nutri�on et en santé dans le cadre du projet « Communautés Amies des Enfants » dans la zone de Nsélé, à travers une meilleure connaissance des parcours et préférence en santé des communautés ainsi que des facteurs qui influencent les causes de l’anémie chez les femmes et les adolescentes.
• Orienta�on des autres partenaires à cibler aussi les grandes forma�ons sanitaires dans la réalisa�on des points d'eau
• La sec�on WASH a pu faire une évalua�on des besoins WASH dans les forma�ons sanitaires
Explora�on des déterminants de genre de la malnutri�on dans la zone de santé de Kabalo
Quelques résultats
• Les femmes n'ont pas accès aux services : soins de santé, éduca�on, marchés, eau, assainissement et hygiène.
• Les femmes n'ont pas accès aux biens : emploi formel, propriété, argent, terre.
• Division genrée du travail : La charge de travail non rémunérée (garde d'enfants, cuisine, collecte d'eau, se rendre au marché à pied) empêche les femmes d'exercer un emploi formel ou de gagner de l'argent.
• Les hommes contrôlent l'u�lisa�on des biens ; les femmes ont une influence limitée sur la façon dont l'argent est dépensé.
Ac�on et u�lisa�on des évidences
• Ces analyses sont à la base de la nouvelle stratégie Genre et Nutri�on d'UNICEF dans le Tanganyika
• A intégrer avec les données (CAI et autres) provenant d'autres zones de santé du Tanganyika pour fournir une image de la situa�on globale dans la province.
Explorer les causes sous-jacentes de la malnutri�on à Manono
Quelques résultats
• L'argent, les terres et les biens sont contrôlés par les hommes ; les femmes n'ont pas d'influence sur leur u�lisa�on. Les femmes sont chargées de la plupart des tâches ménagères non rémunérées.
• Les hommes (qui contrôlent l'argent) ont tendance à avoir une vision à plus long terme sur les inves�ssements ; les femmes ont tendance pensent aux besoins familiaux immédiat.
• Les familles cul�vent des aliments à haute valeur financière (par exemple manioc) et nutri�onnelle pour les vendre, et non pour les manger.
• U�lisa�on limitée de la planifica�on familiale : la plupart des familles ont plus de 10 enfants.
• Faible couverture vaccinale et prévalence élevée de comorbidité : paludisme, diarrhée, anémie, rougeole.
• Les ménages (principalement des femmes et des enfants) ayant un accès limité aux soins de santé, aux écoles, aux marchés et à l'eau en raison du coût et de la distance.
• Les familles ressentent les effets du changement clima�que - les saisons deviennent imprévisibles, plus chaudes, moins de pluie, ce qui ruine les récoltes.
• Qualité et quan�té insuffisantes de l'eau, et absence de traitement de l'eau (connaissances ou capacités) Ac�on et u�lisa�on des évidences
• Les évidences seront u�lisées pour appuyer les programmes de prise en charge de la malnutri�on et les ac�vités de transfert monétaire dans le Comprendre les facteurs de risque de transmission et les comportements de la communauté autour de l'épidémie de peste
Quelques résultats
• “Choix sans choix" : La maladie et les facteurs de risque sont compris, mais les mesures de préven�on sont rarement mises en œuvre.
• Capacité de diagnos�c limitée, impact sur la surveillance des maladies
• Les facteurs de risque ont augmenté (pauvreté, conflits, changement clima�que) ces dernières années, ce qui coïncide avec la résurgence des cas de peste.
• Les enfants sont ne�ement plus exposés aux facteurs de risque de la peste et aux effets d'autres maladies (par exemple dormir par terre).
Ac�on et u�lisa�on des évidences
Développement d'une stratégie de l'UNICEF pour la réponse à la peste en RDC basée sur les analyses intégrées de ce�e recherche (réponse mul�sectorielle : santé, C4D, WASH, UNICEF en sou�en au MoH)
Etudes réalisées ITURI
Etudes réalisées
TANGANYIKA
Mise en œuvre d’une cellule d’analyse pour la riposte contre Ebola
Suite à la déclara�on de la 13ième épidémie d’Ebola le 08 octobre 2021, la CAI s’est déployée le 10 octobre pour fournir un sou�en direct au Médecin Chef de Zone (MCZ) de Beni et des responsables de la réponse au niveau de Beni. La CAI a travaillé dans le cadre de la cellule d'analyse pour la réponse, offrant un sou�en à plein temps à la Cellule (gérée par le DGLM, MSP). La stratégie de réponse à l'épidémie telle que définie par le Ministère de la Santé a inscrit la Cellule comme organe responsable de fournir des données et des analyses à la Réponse, et a également inscrit comme approche l'u�lisa�on et l'applica�on des analyses produites par la Cellule (durant ce�e épidémie et les précédentes).
La Cellule a été assistée à distance par l'équipe globale des Analyses Intégrées en Epidémies via le Global Outbreak Alerts Response Network (GOARN)1
Analyses réalisées
• Résumé rapide des résultats clés des analyses faites à Beni lors de la 10ième épidémie
• La situa�on des cas des enfants (cas, contacts, alertes)
• Enquêtes approfondies sur les personnels de santé et les Forma�ons Sanitaires (FOSA)
• Analyses sur la fréquenta�on des FOSA Quelques résultats
1. Les enfants de moins de 5 ans ont été moins listés comme contacts et, même ceux qui étaient listés étaient souvent moins suivis (10ème et 13ème épidémies)
2. Les registres dans les structures sanitaires n’incluent pas les informa�ons des parents des enfants pa�ents, ce qui rend plus difficile de retrouver les contacts enfants au sein de la FOSA.
3. Suite aux forma�ons reçues, les personnels de santé ont les capacités de lancer les alertes et sensibiliser, mais manquent de capacités physiques pour arrêter la transmission des maladies et des infec�ons nosocomiales (matelas garnis et plas�fiés, stérilisa�on, chlore) 4. L’épidémie d’Ebola ne semble pas avoir été associée à une diminu�on de l'u�lisa�on des services de santé
U�lisa�on des évidences
1. Développement des affiches pour les structures sanitaires sur les étapes pour éviter les infec�ons nosocomiales chez les enfants de moins de 5 ans
2. Distribu�on des registres et reforma�on sur le remplissage des registres dans les structures sanitaires 3. Forma�on sur l’iden�fica�on des contacts chez les moins de 5 ans
4. Développement d’un plan de 90 jours pour la commission PCI-WASH pour répondre aux besoins matériels nécessaires pour lu�er contre les transmissions nosocomiales
BENI
12
iemeet 13
iemeépidemies Ebola
https://extranet.who.int/goarn/
https://extranet.who.int/goarn/
Tanganyika, pour me�re en lumière les aspects qui ne sont pas directement liés aux capacités financières mais qui ont un impact sur le statut nutri�onnel des enfants (iden�fica�on de programmes complémentaires nécessaires).
• A intégrer avec les évidences (CAI et autres) des autres zones de santé du Tanganyika pour fournir une image de la situa�on globale dans la province.
1 Ceci fait par�e d'une applica�on plus large du sou�en d'AIE à de nombreux pays, basée sur le modèle RDC. Le GOARN est en train d'adopter le modèle AIE et CAI de la RDC pour
Suite à la déclara�on de la 12ème épidémie d'Ebola à Butembo le 7 février 2021, la CAI a organisé une session de travail avec les équipes de la réponse UNICEF pour examiner les recommanda�ons prioritaires issues des 55 études et des 112 recommanda�ons codéveloppées au cours de l’épidémie précédente qui avait touché la zone en 2018-2020. Ce travail a abou� à choisir prioritairement 22 recommanda�ons clés concernant la stratégie du programme de réponse. De plus, 14 recommanda�ons ont été codéveloppées pour a�énuer les risques d’exploita�on et les abus sexuels (EAS) et des violences basées sur le genre (VBG) dans le cadre des ac�vités de réponse.
A la déclara�on de la fin de l’épidémie en mai 2021, 58 ac�ons avaient été mises en place effec�vement pour répondre aux 22 recommanda�ons clés. 18 ac�ons spécifiques ont été prises pour répondre aux 14 recommanda�ons axées sur la PSEA et la VBG.
BUTEMBO
Le travail de la CAI a permis d'améliorer la programma�on par le biais des 299 recommanda�ons codéveloppées qui se concentrent sur de nouvelles ac�vités, stratégies ou demandes de financement.
Les équipes de la CAI ont présenté les résultats des études un total de 151 fois en 2021 : 56 fois à Goma, 74 fois à Kinshasa, 13 fois en Équateur, 2 fois au Tanganyika et 6 fois à Beni.
Ce processus de présenta�on et de partage permet de s'assurer que les analyses et résultats clefs a�eignent des audiences mul�ples, les aidant à prendre des décisions basées sur des données.
Rapports de la CAI sur l'utilisation des données en 2021 1. Butembo Ebola (lien ici)
2. Dynamiques autour du cholera (lien ici) 3. Personnels de Santé durant COVID-19 (lien ici)
Nombre de recommandations par situation sanitaire en 2021
Ci-dessous le tableau qui résume le nombre de recommanda�ons par probléma�que sanitaire en 2021:
Utilisation des données
Nombre total de recommandations pour l’année 2021
Ce graphique résume le nombre de recommanda�ons pour l'an 2021 selon leur degré de mise en oeuvre.
Abandonné;
2; 1%
Mis en œuvre (complet);
149; 50%
Mis en œuvre (en cours);
46; 15%
Pas encore commencé;
102; 34%
Urgence de santé publique recommandationsNombre des développées
# Complète # En cours # Pas
commencée
% Complète % En cours % Pas encore % Abandonnées
commencée # Abandon
1. Anémie 2. Cholera 3. COVID-19
4. COVID-19 Personnels de santé
5. Ebola
6. Erup�on Volcanique 7. VBG
8. Malnutri�on 9. Peste 10. Rougeole Total général
36 36 45 8
55 38 16 24 25 16 299
0 18 32 7
52 15 16 9 0 0 149
0 50 % 71 % 88 %
95 % 39 % 100 %
38 % 0 % 0 % 50 %
0 12 10 1
3 13
0 4 2 1 46
0 % 6 % 22 % 13 %
5 % 34 %
0 % 17 %
8 % 6 % 15 %
36 6 1
10
11 23 15 102
100 % 17 %
2 % 0 %
0 % 26 %
0 % 46 % 92 % 94 % 34 %
2
2
4 %
1 %
6 13 25 5
14 9 3 2 5 82
Nombre de partenaires de mise en oeuvre
https://www.unicef.org/drcongo/en/documents/community-dynamics-around-cholera https://www.unicef.org/drcongo/en/documents/recommendations-ngos-working-health-facilities-kinshasa https://www.unicef.org/drcongo/documents/reponse-resurgence-debola-butembo
Simone Carter
Lead, Integrated Outbreak Analytics (IOA), UNICEF Public Health Emergencies UNICEF ([email protected]) Izzy Scott Moncrieff
Research Specialist, Integrated Analytics Cell, UNICEF DRC ([email protected]) Mathias Mossoko
Collaboration CAI-DGLM: Epi-MSc; HIS Manager-DSE/DGLM/MSP-DRC ([email protected]) Pour plus d'informations, contacter :
Graphisme et mise en page: Chris Ngoma ([email protected]), RDCongo Pour accéder à d'autres ressources CAI :