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JANVIER MARS ducation for mations

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Texte intégral

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62

JANVIER–MARS 2002

d u c a t i o n

É &

f o r m a t i o n s

(2)

C

e numéro d’Éducation & formationsest, à beaucoup d’égards, une première. Il est d’abord le témoignage de la volonté de la direction de changer radicalement les modalités de travail avec les services statistiques académiques qui, pour la première fois, ont contribué très largement à la réalisation de ce numéro de la revue. Le temps est heureusement fini où la relation entre administration centrale et services déconcentrés s’exerçait de manière purement descendante ; les dernières réunions des services statistiques académiques ont montré la qualité croissante des travaux qu’ils réalisent, sous l’autorité de recteurs de plus en plus impliqués dans la fonction de pilotage de leur académie.

Cette volonté de mieux associer les services statistiques est allée de pair avec le choix de faire de l’analyse des disparités régionales, notamment en termes de trajectoire scolaire, une priorité de la direction.

Ce numéro est donc le fruit d’un long travail en commun associant personnels de la direction et personnels des services déconcentrés. Le travail s’est concrétisé lors d’un séminaire tenu fin juin 2001 et réunissant, là encore, directions de l’administration centrale, inspection générale et, dans le même souci de décloisonnement, DAET, CSAIO et responsables des services académiques. Ces travaux ont servi notamment à unifier des concepts fondamentaux et donc à définir des indicateurs partagés sur les taux d’accès et les taux de sorties. Ont été aussi prises en compte les recommandations en ce sens de l’inspection générale, lors de l’évaluation des académies. La direction et, d’une manière générale, l’ensemble du système statistique de l’Éducation nationale apportent ici leur pierre à un dispositif cohérent dont les autres volets sont la contractualisation et l’évaluation des académies.

L’ensemble de ces travaux rappelle, et c’est important, qu’il faut parfois raisonner sur l’ensemble du système éducatif (agriculture et apprentissage inclus) et non sur le seul champ de l’Éducation nationale.

Je voudrais ici saluer l’action de Catherine MOISANqui, même si elle a aujourd’hui quitté la direction, a été l’âme, ou la cheville ouvrière si l’on préfère, de ce numéro. Elle a été, au véritable sens du terme, un chef de projet exemplaire sur ce domaine, bousculant les hiérarchies et faisant travailler ensemble les personnes des différentes structures de la direction, des autres directions et des académies.

Jean-Richard CYTERMANN

p r é f a c e

(3)
(4)

S o m m a i r e

ÉDUCATION &

FORMATIONS

Numéro 62 – janvier-mars 2002

Grand thème :

Parcours dans l’enseignement secondaire et territoires

3

Préface

Jean-Richard CYTERMANN

7

Avant-Propos : Quelles perspectives pour le secondaire ? Françoise MALLET

9

Présentation

PaulESQUIEU

11

Parcours d’élèves dans le secondaire : les grandes tendances nationales au cours des années 90 Pascale POULET-COULIBANDO

21

Diversités régionales des parcours dans le secondaire Catherine MOISAN

29

Le développement de l’apprentissage au niveau IV VéroniqueSANDOVALet Isabelle HATRISSE

35

Diversité et densité des établissements de l’Ouest Yvon MACÉ

43

Pourquoi ces performances dans les académies de l’Ouest ? Jean-Marie DUVALet Alain TAUPIN

47

Un enjeu languedocien : la « qualité » de l’école Josiane ALBERTI

51

Les parcours scolaires dans l’académie de Nice Sophie VALLOUISet Jacques CLAUZIER

57

Les trajectoires des élèves en Corse

Danièle VALLI,en collaboration avec Nadine LEFEBVREet NicoleFADDA

63

Conditions économiques et volontés éducatives en Lorraine Danielle DELL’ERA

(5)

69 Le suivi des sortants sans qualification en Picardie Anne-Marie MOLET

73

Les sortants en cours d’année dans les lycées lyonnais Jean-Claude VEBRET

77

Les abandons en première année de formations professionnelles dans la région Centre Vincent DENISet Laurent GROISY

83

Mobilité des élèves, les particularités franciliennes Patrick SALVATORI

91

Les besoins en recrutement de jeunes sortant du système éducatif d’ici 2010 Claude SAUVAGEOT

99

Glossaire

Hors-thème :

109

Le développement de l’enseignement supérieur, rôle respectif de l’État et des collectivités territoriales

Jean Richard CYTERMANN

(6)

C

e numérod’Éducation & formations, consacré aux parcours de formation des élèves dans l’enseignement secondaire, retrace les réflexions qui se sont dégagées lors du séminaire du 28 juin 2001, organisé par la direction de la programmation et du développement, ainsi que leurs prolongements dans les académies.

Ce séminaire et ses intenses travaux préparatoires ont permis le recueil et la mise en forme de milliers de données statistiques issues des différentes instances. Une vision plus claire est désormais possible sur les trajectoires des élèves dans notre pays, sur la part respective de l’enseignement général et de l’enseignement professionnel, sur l’efficacité scolaire des diverses régions de France, et sur les flux d’élèves que s’échangent les différents appareils de formation (publics, privés, relevant de l’apprentissage, ou d’autres ministères).

Parmi tous les enseignements de ces journées si riches, trois constats s’imposent : Le premier constat montre qu’on ne peut prétendre conduire une politique éducative, au niveau national comme au niveau académique, sans disposer d’une vue globale sur l’ensemble des effectifs formés, d’une façon ou d’une autre, sur le territoire considéré.

Pour juger des résultats d’une académie concernant les objectifs de la loi de 1989 (80 % d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat, 100 % d’une classe d’âge au niveau du CAP ou de la seconde générale), le point de vue n’est pas le même selon que l’on s’intéresse aux seuls établissements scolaires de l’Éducation nationale, publics et privés sous contrat, ou que l’on inclut les centres de formation d’apprentis, les lycées agricoles et toutes autres formes de qualification des jeunes.

Les chiffres « consolidés » permettent de valoriser davantage le rôle

complémentaire des divers appareils de formation. Ils révèlent le poids réel de l’enseignement professionnel dans notre pays, supérieur à ce que l’on pense généralement. Au total, 41 % des sortants de collège suivent ensuite une formation professionnelle ; c’est dans ce domaine que les établissements de formation ne relevant pas de l’Éducation nationale sont les plus présents.

Enfin, ces chiffres signalent les « vrais points noirs » du système éducatif pris dans sa globalité : les « fuites » d’élèves hors de tous les systèmes qualifiants.

Ainsi 15 % des élèves abandonnent leur formation au niveau de la première professionnelle.

Le deuxième constat qui s’est imposé avec la force de l’évidence dans les documents présentés est l’existence de « territoires éducatifs », ici assimilés aux ressorts des académies, territoires éducatifs qui ne sont homogènes, ni du point de vue de l’offre de formation, ni du point de vue des résultats scolaires.

A v a n t - p r o p o s

Quelles perspectives pour le secondaire ?

(7)

Il ne s’agit pas de dresser un hit-parade des académies, mais de comprendre les raisons de ces différences de situations. En confrontant les données scolaires à des données démographiques, économiques et sociologiques, mais aussi en

approfondissant notre connaissance du fonctionnement réel du système éducatif, il importe d’analyser la part respective des facteurs exogènes et endogènes à l’Éducation nationale pour expliquer ces résultats.

Le troisième constat qui s’est imposé, tout au long des ateliers, tables rondes et exposés, concerne la diversité des interprétations possibles pour analyser les résultats académiques. Seul le croisement des regards et des points de vue sur les chiffres permet de dégager les explications qu’on pourrait qualifier de « plus consensuelles que les autres », et en conséquence, plus convaincantes pour les décideurs.

Parmi les idées qui se sont ainsi dégagées, deux attirent plus particulièrement l’attention :

–la « réussite » de certaines académies paraît assez fortement corrélée à l’existence d’une offre de formation diversifiée, où l’Éducation nationale n’est pas en position totalement hégémonique, et où davantage de jeunes semblent trouver un parcours de formation à leur goût. On voit ce qu’un tel constat peut signifier pour les responsables académiques, les chefs d’établissement et les partenaires régionaux ;

–la « réussite » de certaines académies paraît aussi assez fortement corrélée avec le souci de répondre à tous les besoins, de s’intéresser à l’enseignement professionnel comme à l’enseignement général, au niveau V comme au niveau IV. Outre les conséquences d’un tel constat sur les mécanismes de planification de l’offre scolaire, on voit aussi ce qui doit être mis en place en matière d’information, d’orientation, de suivi presque individualisé des jeunes les plus fragiles.

La liste des enseignements tirés de ces journées est grande, on n’en a souligné ici que quelques-uns. Ce qui est apparu prometteur, c’est le choix d’une méthode de travail privilégiant l’exhaustivité dans le recueil des données, le croisement des points de vue pour l’analyse et l’interprétation des données chiffrées et le travail collectif pour l’élaboration d’une politique et d’un programme de travail académiques. Les marges de progrès pour l’efficacité du système éducatif sont au bout de ce long travail.

Françoise MALLET Chef du service des formations, Direction de l’enseignement scolaire

(8)

Àprès une décennie relativement calme (1975-1985), durant laquelle

l’instauration du collège unique n’avait pas provoquéde modifications sensibles dans l’orientation desélèves, le déroulement des scolarités secondaires a connu, partout en France, de profondes transformations au cours des quinze dernières années.

L’annonce de l’objectif d’amener,àl’horizon 2000, 80 % des jeunes générations au terme de l’enseignement secondaire a incontestablement conduitàune politique volontariste d’ouverture des seconds cycles, selon les trois voies de formation, générale, technologique et professionnelle, proposées. Avec un résultat manifeste : environ 70 % des jeunes générations accèdent aujourd’hui au niveau du baccalauréat, contre seulement 35 % vers 1985. Cette politique a également réponduàun autre grand objectif de la loi d’orientation de 1989 : fourniràtous les jeunes un niveau minimal de qualification (niveau V de formation–CAP, BEP ou seconde générale et technologique). Si le nombre de jeunes sortant sans qualification s’est fortement réduit, il reste cependant proche de 60 000, soit 7,5 % d’une génération.

Au sein du collège, presque tous les jeunes parviennent désormais au terme du premier cycle, en classe de troisième, qu’elle soit générale, d’insertion, technologique ou relevant de l’enseignement adapté(SEGPA).

Au-delàdu collège, lesévolutions enregistrées depuis 1985 n’ont pasété régulières ou linéaires, et l’on peut distinguer (article de Pascale Poulet-Coulibando) deux phases successives :

de 1985à1990, les collégiens affluent en masse dans les voies de formation générales. En quelques années, la part d’une génération accédant en classe de seconde passe de 40à57 % et les effectifs de LEGT progressent de 30 % ;

la tendance change durant les années 1990, tout particulièrement depuis 1994, d’abord en raison du repli démographique, mais aussi du tassement des progrès de scolarisation, les collégiens choisissant de rejoindre en plus grand nombre les filières professionnelles, sous statut scolaire ou d’apprenti.

Pour les années les plus récentes, pour lesquelles on dispose d’une analyse exhaustive des flux d’élèves quittant une classe de troisième, on constate que la part des poursuites d’études vers un second cycle général et technologique est redescendueà57 %, celle des orientations vers un CAP ou un BEP dépassant 40 %, dont 7,5 % en apprentissage. Depuis le début des années 1990,

l’augmentation du nombre d’apprentis est forte et régulière, assez modérée au niveau V mais bien plus prononcée aux niveaux IV et supérieurs (article d’Isabelle Hatrisse et Véronique Sandoval).

Cesévolutions ontétéprolongées de mouvements analogues voire simultanés au sein des lycées. De 1985à1992, la progression du nombre de bacheliers se révèle particulièrement intense, supérieureà70 %. En 1995, plus de 60 % d’une génération obtient le baccalauréat, soit deux fois plus qu’en 1985. Mais, après avoir atteint en 1995 le maximum de 37 %, la proportion de bacheliers généraux connaît ensuite un relatif déclin, perdant près de 4 points en quelques

P r é s e n t a t i o n

Parcours dans l’enseignement secondaire

Les grandes

tendances

nationales

(9)

années (ce qui n’est pas sans conséquence sur le développement futur de

l’enseignement supérieur).Àla session 2000, les séries générales regroupent ainsià peine plus de la moitiéde l’ensemble des lauréats.

Ces grandes tendances nationales ontétésuivies, plus ou moins«fidèlement», par l’ensemble des académies, qui ont toutes nettementévoluéet progresséen l’espace d’une quinzaine d’années. Il reste que le«paysageéducatif»a progressivement changé, amenant aujourd’huiàdes situations qui sont loin d’être identiques, notamment au regard des deux grands objectifs de la loi d’orientation, comme le montre Catherine Moisan dans son article.

Douze points et demi séparent ainsi l’académie de Rennes de celle d’Amiens dans l’atteinte de l’objectif des 80 %, leur proportion de sortants sans qualification allant, dans le même temps, du simpleàplus du double. Cet étirement des situations académiques se double de choix différents en matière d’offre de formation, et donc de politique d’orientation. On retrouve, dans le midi, des académies et régions qui gardent les traces d’une implantation plus marquée de l’enseignement général. Les académies du Nord de la France, notamment celle de Lille, ont en revanche rattrapéune partie de leurs retards par un développement particulier des voies technologiques et professionnelles.

L’apprentissage présente une géographie encore différente, avec une présence plus forte en Alsace ou les Pays de la Loire.

La capacité, variable, des académiesàconduire un plus ou moins grand nombre de leurs jeunes jusqu’au niveau du baccalauréat peut d’abord tenir àun environnement socio-économique plus ou moins favorable. Certaines régions du midi méditerranéen sont ainsi plus affectées que d’autres par les phénomènes de chômage et de précarité. C’est notamment ce que décrivent Sophie Vallouis et Josiane Alberti pour les académies de Nice et Montpellier.

Mais les résultats académiques laissent aussi une place au volontarisme et aux choixéducatifs respectifs, comme le montre Danièle Dell’era dans le cas de Nancy-Metz.

On remarque ainsi que les meilleurs taux d’accès au baccalauréat ne sont pas le fait d’académies (Rennes, Toulouse, Limoges, Nantes) qui privilégient le plus nettement l’orientation en seconde générale et technologiqueàl’issue du collège. La voie professionnelle ne conduit pas pour sa part tous lesélèves jusqu’au baccalauréat, et requiert pour cela au moins quatre années d’études, au cours desquelles les abandons ou les sorties vers la vie active ont d’ailleurs eu tendanceàs’accroître ces dernières années (voir les articles de Jean Claude Vebret pour Lyon, Vincent Denis pour Orléans-Tours et Annie Molet pour Amiens). Elle semble pourtant fournir pour certaines académies le moyen d’élargir l’éventail de leur offre de formation (général/professionnel, public/privé, scolaire/apprentissage), de ménager ainsi pour lesélèves une variétéde parcours mieux adaptéeàleur hétérogénéïté, ce qui semble bienêtre un facteur favorableàla réussite du plus grand nombre (comme le montrent les analyses de Jean-Marie Duval et Yvon Macé àpropos des performances des académies de l’Ouest). Richesse et variétéplus ou moins grandes de l’offre de formation qui peuvent d’ailleurs expliquer, pour partie, pourquoi près de 4 % desélèves changent chaque année d’académie en cours de formation (article de Patrick Salvatori consacré àl’Ile-de-France).

Paul ESQUIEU

Les disparités de situations

régionales

(10)

r F

ORTES IRRÉGULARITÉS DES EFFECTIFS DES GÉNÉRATIONS DEPUIS LA FIN DU BABY-BOOM Début 2001, la plupart desgénérations* massi- ves d’avant 1974 ont fini leurs études. Leurs cadet- tes, âgées de moins de 26 ans, sont moins nombreuses. Les mouvements de la natalité ont ce- pendant créé d’assez fortes disparités entre âges1 (graphique 1,p 2). Les générations les plus impor- tantes, nées de 1980 à 1982 comptent 100 000 jeu- nes de plus que celles de 1993 et 1994. Elles avaient de 18 à 20 ans début 2001. Au passage des généra- tions 1980-1982, les collèges et les lycées ont du ac- cueillir 42 000 élèves de 15 ans supplémentaires en 1995-1996, et à l’inverse 45 000 de moins en 1998-1999.

èDans le secondaire, comme sur l’en- semble du système éducatif, la durée des études est actuellement en baisse. Ce mouvement, dû aux transformations de l’organisation du premier cycle et aux chan- gements d’orientation en fin de troisième, est accentué par la baisse des redouble- ments.

Les élèves des troisièmes ont plus souvent que leurs prédécesseurs suivi des seconds cycles courts entre 1993-1994 et 1997-1998 et sont moins passés en se- condes générales et technologiques. Ces changements d’orientation répondent à des modifications des vœux formulés par les familles en fin de troisième générale, qui ont coïncidé, dans l’ensemble, avec l’évolution de la conjoncture économique, les familles ayant plutôt privilégié l’appren- tissage et les études professionnelles courtes de 1993 à 1997, dans les phases de tension.

Après quelques années de délai, de plus faibles fractions des générations ont obtenu un baccalauréat général et com- mencé des études supérieures.

Parcours dans l’enseignement secondaire et territoires

Parcours d’élèves dans le secondaire

Les grandes tendances nationales au cours des années 90

Pascale POULET-COULIBANDO Chargée d’études au bureau des études statistiques sur l’alternance, l’insertion des jeunes et la formation continue Direction de la programmation et du développement

1 –Ces mouvements reflètent pour une part des mouvements conjoncturels de la fécondité. Le nombre annuel d’enfant par femmes est au plus bas en 1993 et 1994 (1,65). Par contre, il est un peu plus élevé entre 1980 et 1982 (plus de 1,9) que les années précédentes (1976 à 1979) et suivantes. À nouveau, une hausse de la fécondité coïncide avec l’augmentation des naissances en 2000 : 1,89 naissances par femme, contre 1,79 en 1999 et bien moins, donc, au milieu des années quatre vingt dix.

*Les termes en italique renvoient aux définitions, réunies dans le Glossaire en fin d’ouvrage.

NB– Toutes les données portent sur la France métropolitaine.

NOTE

(11)

r R

EPLI DE LA POPULATION SCOLAIRE DEPUIS 1994-1995 Les établissements d’enseignement et les centres de formation d’apprentis ont totalisé 14 738 000 ins- crits en 1994-1995. Ils comptent 348 000 jeunes en moins à la rentrée 2000-2001. La baisse a culminé en 1997-1998 ; elle est moindre depuis.

En 1995-1996 puis 1996-1997, le repli de l’effectif vient du passage dans le système éducatif de généra- tions de faible ampleur. Ladurée des étudesest alors encore en hausse. Sa progression est néanmoins bien inférieure à celles observées précédemment, ce qui peut nourrir des opinions différentes.(Encadré)

r B

AISSE DE LA DURÉE DES ÉTUDES DEPUIS 1997-1998, SURTOUT DANS LE SECONDAIRE Par contre, la durée des études baisse légèrement depuis 1997-1998. Insensiblement d’abord, puis un peu plus nettement en 1998-1999 et 1999-2000(gra- phique 2). Dès lors, la population scolaire s’amoin- drit du double fait du reflux démographique et d’une moindre propension des jeunes à poursuivre leurs études.

De 1997-1998 à 1999-2000, les taux de scolarisa- tion ont diminué de 18 à 21 ans alors qu’ils progres- sent encore parmi les plus âgés. Sans surprise dans ce

THÈME

650 700 750 800 850 900

2000 0 ans 1998 2 ans 1996 4 ans 1994 6 ans 1992 8 ans 1990 10 ans 1988 12 ans 1986 14 ans 1984 16 ans 1982 18 ans 1980 20 ans 1978 22 ans 1976 24 ans 1974 26 ans 1972 28 ans 1970 30 ans 1968 32 ans 1966 34 ans

Naissances pendant l'année Habitants 01.01.2001

Année de naissance et Âge début 2001 Effectifs en milliers

GRAPHIQUE1 – Effectifs de jeunes et volumes annuels des naissances

SOURCEINSEEetINED

- 0,05 0,00 0,05 0,10 0,15 0,20 0,25

Ensemble Supérieur Secondaire Médico éducatif

85-86 86-87à

86-87 87-88à

87-88 88-89à

88-89 89-90à

89-90 90-91à

90-91 91-92à

91-92 92-93à

92-93 93-94à

93-94 94-95à

94-95 95-96à

95-96 96-97à

96-97 97-98à

97-98 98-99à

98-99 99-00à Écarten annéeentre durée d’études en n et n+1

GRAPHIQUE2 – Variation, d’année en année, de la durée des études après 12 ans

SOURCEminisredel'Éducationnationale(effectifsscolarisés)etINSEE(estimationdeseffectifsd'ensembledes jeunes)Pourplusdeprécisionsurlescalculs:voirleGlossaireenfind'ouvrage

LECTURE– 720 000 naissances ont été enregistrées en 1976 ; la génération 1976 compte 714 000 jeunes début 2001.

(12)

contexte, la durée des études fléchit essentiellement dans le secondaire(graphique 2). Les jeunes y pour- suivent moins longtemps leurs études à partir de 1995-1996. Pendant un temps, les progressions du supérieur ont compensé les pertes du secondaire.

r P

OURTANT, DAVANTAGE DE JEUNES EFFECTUENT UN PREMIER CYCLE COMPLET

Pendant la seconde moitié des années quatre-vingt, l’extinction desclasses préprofession- nelles, la suppression du palier d’orientation de fin de cinquième et le développement des quatrième et troisième technologiques ont permis à davantage de jeunes de terminer leur premier cycle(tableau 1).

Héritières des classes de fin d’études du primaire, les classes préprofessionnelles laissaient peu de possibi- lités d’orientation aux jeunes et étaient réputées par- ticulièrement difficiles par les enseignants. L’exis- tence de telles classes ainsi que l’orientation vers le CAP en fin de cinquième plaçaient les bifurcations de l’enseignement secondaire français parmi les plus précoces. En l’espace de 6 ans, 23 % des jeunes de plus ont achevé leur premier cycle.

L’extension de la troisième à de plus fortes frac- tions des jeunes s’est poursuivie au début de la der- nière décennie à un rythme plus lent, et uniquement dans les sections spécialisées. Depuis, des efforts im- portants ont été accomplis pour résorber les filières du premier cycle, en sorte que les jeunes aient au moins les mêmes possibilités (sinon les mêmes chan- ces) à la fin du collège. Les jeunes entrent davantage aussi, à présent, en troisième générale.

r M

OINS DE JEUNES ONT

COMMENCÉ UN SECOND CYCLE GÉNÉRAL OU TECHNOLOGIQUE APRÈS 1993-1994

Les proportions de jeunes scolarisés en seconde générale ou technologique déclinent significative- ment dès 1993-1994. Le mouvement se propage en première à la rentrée suivante, amplifié par la chute des redoublements. Ainsi, à dater de 1994-1995 et en quatre ans de temps, les seconds cycles généraux et tech- nologiques ont perdu près de 2 % des jeunes de 16 et 17 ans et plus de 4 % de ceux âgés de 18, 19 et 20 ans.

Des jeunes qui optaient jusqu’en 1992-1993 pour une seconde générale ou technologique ont intégré la voie professionnelle lors des rentrées 1993 à 1996 (gra- phique 3). L’évolution semble provenir des choix des fa- milles. Moins de familles d’enfants de troisième générale ont souhaité2qu’ils s’orientent en seconde générale ou technologique de 1991 (73 %) à 1998 (66 %).

THÈME

L’espérance de scolarisation post-obligatoire a augmenté de plus de 0,2 point par an de 1988-1989 à 1993-1994. Les taux de scolari- sation ont surtout augmenté de 18 à 22 ans (+ 3 points par an). Le mouvement s’amorce sur les fortes générations de la fin des années soixante, alors que les générations de faible ampleur nées de 1975 à 1977 entrent au col- lège. De 1987-1988 à 1990-1991, la poussée de la scolarisation dans le secondaire (+ 110 000 élèves par an) a permis d’en main- tenir l’effectif, tiré à la baisse par des pertes dé- mographiques dont l’impact peut être chiffré à - 110 000 par an (tableau 4 en fin d’article).

À la fin des années quatre-vingt, les fortes pertes démographiques

avaient été compensées par la poussée de la scolarisation

dans le secondaire

TABLEAU1 – Proportion de jeunes atteignant une troisième En proportion des jeunes du même âge

En % d’une classe d’âge 1984-1985 1990-1991 1994-1995 1999-2000

Toutes troisièmes 70 93 94 96

dontgénérales 65 80 79 84

dont spécialisées 5 13 15 12

SOURCE– approximations au moyen des enquêtes sur les effectifs d'élèves et des estimations d'effectifs d'habitants, ministère de l’Éducation nationale et INSEE

2 –Exploitation statistique des vœux d’orientation émis par les familles des élèves des troisièmes gé- nérales de l’enseignement public (ministère de l’Éducation, DESCO). (Les familles demandent aussi dans certains cas un redoublement.)

NOTE

(13)

r L

A DEMANDE EN FAVEUR DES SECONDES GÉNÉRALES ET TECHNOLOGIQUES A BAISSÉ LORSQUE LA CONJONCTURE ÉCONOMIQUE S’EST DÉTÉRIORÉE La hausse des vœux en faveur des secondes géné- rales et technologiques prend fin au printemps 1991, au moment où la consommation des ménages se dé- tériore brutalement. De même, la récession écono- mique de 1993 et les tensions de 1994, 1996 et 1997, ont coïncidé avec de fortes baisses de ces vœux(gra- phique 4). A contrario, les vœux en faveur des études longues ont légèrement progressé en 1999 et 2000, après la reprise de la consommation des ménages en 1998. Et, au total, les variations d’année en année des vœux pour les cycles généraux et technologiques du secondaire présentent une corrélation de 0,78 avec la croissance de la consommation des ménages. En re- vanche, aucune relation statistique, ni synchrone ni retardée, n’a pu être établie avec le chômage des indi- vidus, des jeunes comme de la population active dans son ensemble, des plus diplômés comme des moins diplômés3.

Dans un contexte économique difficile, les pa- rents d’adolescents peuvent avoir douté de leur capa- cité à accompagner des études générales, de fait plus longues. Lorsqu’ils s’orientent vers une seconde gé- nérale ou technologique, les jeunes peuvent espérer 8 années de scolarisation dans le secondaire et le supé- rieur, contre 4 années lorsqu’ils commencent un CAP ou un BEP4. Dans les milieux peu familiers de l’école, la difficulté, la longueur et les débouchés des études longues pouvaient apparaître hasardeux entre

1993 et 1997. Le chômage des jeunes se généralisait alors aux diplômés du supérieur, qui obtenaient des emplois moins qualifiés et moins rémunérés.

Les intentions d’« investissement éducatif » des ménages semblent donc assez parallèles à leur consommation d’ensemble. Ce n’est pas cependant une explication suffisante des changements d’orien- tation, comme le suggère la moindre réactivité ob- servée récemment, par exemple.

THÈME

15 20 25 30 35 40 45 50 55 60 65 70 75 80

85 En % d’une classe d’âge Commencent une 3e générale

Vœux en faveur des secondes générales et technologiques Commencent une seconde générale techno. (toutes origines) Passent en seconde générale ou techno après la 3e générale

Passent en second cycle professionnel ou en lycée agricole après la 3e générale

1985- 1986

1986-1987 1987-1988 1988-1989 1989-1990 1990-1991 1991-1992 1992-1993 1993-1994 1994-1995 1995-1996 1996-1997 1997-1998 1998-1999 1999-2000 2000-2001

À la différence des autres indicateurs du graphique, celui-ci se réfère aux familles d’élèves de 3e générale publique

GRAPHIQUE3 – Orientations en fin de troisième générale en proportion des effectifs d’ensemble des jeunes

SOURCESenquêtessurlesuxdesfamillesetlescisionsdesconseilsd’orientation(colgespublics);ap- proximationsaumoyendesenquêtessurleseffectifsd’élèvesetd’apprentis,minisredel’Éducationnationale,et desestimationsd'effectifsd’ensembledesjeunes,INSEE.

LECTURE– moins de 55 % des jeunes ont commencé une seconde générale ou technologique de 1994-1995 à 1997-1998 (48 % des jeunes provenant de 3egénérale), pour plus de 56 % au début des années quatre vingt dix (avec 51 % de jeunes provenant de 3egénérale).

3 –Une piste restepeut-être à explorer dans ce do- maine : l’intensité du chômage et du sous emploi de leurs parents, en se référant aux adolescents 4Cette extrapolation a été effectuée grâce aux in- terrogations successives de la cohorte entrée en sixièmes en 1989-1990 (panel d’élèves), principale- ment issue des générations 1977 et 1978. Dans cette cohorte, 65 % des élèves passés en seconde générale ou technologique après leur troisième pour- suivent leurs études dix ans après leur entrée en sixième, pour 8 % de ceux qui ont alors commencé un CAP ou un BEP et, sans surprise, aucun des jeunes qui n’ont pas terminé leur premier cycle ou rien entre- pris ensuite. L’extrapolation s’appuie sur les dates de départ des élèves qui ont interrompu entre temps leur formation initiale et sur ces proportions de poursui- tes d’études. Elle suppose que les uns et les autres poursuivent leurs études (après 1999-2000) comme la moyenne des jeunes au-delà de 21 ans en 1999-2000.

NOTES

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ROGRESSION ET

REDISTRIBUTIONS EN SECOND CYCLE PROFESSIONNEL

Corrélativement à leurs moindres poursuites d’études dans les seconds cycles généraux et techno- logiques, les jeunes ont davantage fréquenté le se- cond cycle professionnel depuis 1994-1995, surtout à 16 ans (+ 5 points) et 17 ans (+ 2 points). Les propen- sions croissantes des jeunes à y poursuivre leurs étu- des tendent à rehausser les effectifs des seconds cycles professionnels dans le cours de la décennie (ta- bleau 5). Davantage de jeunes y ont étudié après une troisième (graphique 5), conformément à la hausse sensible de la demande pour le secteur professionnel exprimée en fin de troisième générale : 28 % de de- mandes en 2000-2001 contre 22 % dix ans aupara- vant. L’extension de la troisième a donc aussi

bénéficié aux seconds cycles professionnels dans le cours de la dernière décennie, quantitativement si- non, plus encore, qualitativement.

Les différences de taille entre générations trom- pent cependant sur le sens réel des évolutions d’effec- tifs scolaires. Au début des années 90, le repli démo- graphique rend peu lisible les gains de scolarisation (tableau 5). De plus, les évolutions divergentes des différentes filières ont pu être masquées par l’arrivée des générations plus nombreuses nées de 1980 à 1982. Ainsi, proportionnellement aux effectifs de jeu- nes, les lycées professionnels tendent à perdre des élè- ves dès 1996-1997, et même en baccalauréat profes- sionnel à partir de 1998-1999. La combinaison du repli démographique (arrivée des générations 1983 et suivantes) et d’une moindre scolarisation provoque ensuite la baisse de leurs effectifs.

Les redéploiements entre filières de formation ont donc été importants en second cycle, tant entre les

THÈME

Les vœux de fin de troisième constituent une source statistique régulière particulièrement utile sur les attentes des familleset des élèves à l’égard de l’école. Son interprétation soulève cependant quel- ques difficultés. La plupart des académies prennent uniquement en considération les formations dis- pensées par le ministère. De ce fait, nombre de vœux formulés en faveur d’un CAP ou d’un BEP se concrétisent dans l’enseignement agricole et en centres de formation d’apprentis. Les statistiques sur les vœux ont ainsi souvent mauvaise réputation, les faveurs croissantes en fin de troisième géné- rale pour les formations professionnelles s’étant peu répercutées sur les CAP et BEP du ministère, et davantage sur les « autres » modes de formation. Est-ce que les parents sont réellement libres, lors de la formulation des vœux ? Ces vœux ne seraient-ils pas un peu sous influence ? Poser que le système éducatif parviendrait en milieu d’année à ajuster les ambitions des familles à une conjoncture écono- mique en cours de réalisation, c’est lui prêter un pouvoir et un talent quasiment machiavéliques...

Les vœux d’orientation : une source précieuse un peu complexe

- 3,0 - 2,0 - 1,0 0,0 1,0 2,0 3,0 4,0 5,0

1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000

Vœux pour les secondes générales et technologiques (Variation en points) PIB (Taux de croissance) Consommation des ménages (Taux de croissance) Variations d’année en année (en %)

GRAPHIQUE4 – Vœux des familles en faveur des secondes générales et technologiques et conjoncture économique

SOURCESProduitinrieurbrutetDépensesdesménages,INSEE,avril2001(franc1995);Vœuxd’orientationenfindeme raledel’enseignementpublic,minisredel’Éducationnationale.

LECTURE– En 1993 (c'est-à-dire pour l'année scolaire 1993-1994), les voeux des familles en faveur de la seconde générale et technologique sont moins fréquents de 2,1 points que ceux formulés en 1992 ; sur l'ensemble de l'année 1993, le produit intérieur brut chute de 0,9 % (comparé à celui de 1992) et la dépense des ménages de 0,6 %.

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voies générale, technologique et professionnelle, qu’entre les différentes composantes (scolaire ou sous apprentissage) de cette dernière. Les anciens ly- céens semblent souvent déplorer le manque de contact avec les professionnels. À l’inverse, les ap- prentis, qui se considèrent volontiers n’être plus

« bons à rien » dans une structure aux méthodes d’enseignement traditionnelles, paraissent apprécier l’immersion en milieu professionnel, et vantent une formation concrète, en petites équipes, dans un cadre différent, qui pourrait leur apporter ainsi une possi- bilité réelle de seconde chance [1]. Les recherches conduisent aussi à s’interroger sur les chances réelles que confèrent les deux modes de formation aux jeu- nes des différents milieux et nationalités[2].

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A RÉFORME DU PREMIER CYCLE STABILISE CES MOUVEMENTS À LA RENTRÉE 1999-2000

En apparence, ces mouvements s’affaiblissent à la rentrée 1999-2000. Les passages en seconde géné- rale et technologique remontent légèrement, aussi bien en proportion de jeunes que d’élèves de troi- sième. En contrepartie, les entrées en CAP et BEP sont un peu moins fréquentes

Les familles ont un petit peu plus souvent souhai- té des études générales et technologiques pour les ren- trées 1999 puis 2000. Les élèves de chacune des sec- tions de troisième n’ayant pas fondamentalement changé d’orientation, l’inflexion semble provenir

principalement des changements de distribution entre la section généraliste et les filières spécialisées du premier cycle. En passant en troisième générale, les jeunes qui, naguère, auraient été affectés en troi- sième technologique n’ont donc pas « hérité » de leurs caractéristiques d’orientation. Les possibilités de parcours que leur confère le système de formation d’une part, et la demande des familles dans le contexte scolaire d’autre part, sont bien deux facteurs qui se superposent aux facteurs proprement démographiques pour expli- quer l’évolution des flux d’élèves.

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LUS DE SORTIES DU SECOND CYCLE PROFESSIONNEL

DU SECONDAIRE

Les élèves achevant leur formation secondaire plus rapidement que leurs aînés, les flux de sortants tendent à augmenter, et à dépasser l’effectif des géné- rations dont ils sont issus(graphique 6). Les sorties du secondaire sont concentrées dans le temps : elles ont lieu dans plus de 3 cas sur 4 l’année où les jeunes atteignent 17, 18 ou 19 ans. Comme la durée des étu- des secondaires a diminué après le passage des géné- rations fortes du baby-boom, le volume des sorties du secondaire a en fait peu varié durant la dernière dé- cennie, au regard des fluctuations d’effectifs de jeu- nes en âge de finir leurs études. La remontée récente des flux de sortants coïncide avec le passage des géné- rations plus massives de 1980-1982.

THÈME

En % d’une classe d’âge

1985- 1986

1986-1987 1987-1988 1988-1989 1989-1990 1990-1991 1991-1992 1992-1993 1993-1994 1994-1995 1995-1996 1996-1997 1997-1998 1998-1999 1999-2000 2000-2001

0 5 10 15 20 25 30 35 40

Second cycle professionnel

après une 3e générale techno d'insertion

dont lycée professionnel

dont CFA dont lycée agricole

GRAPHIQUE5 – Part de jeunes commençant un second cycle professionnel en fin de troisième, en proportion des jeunes du même âge

SOURCESapproximationsaumoyendesenquêtessurleseffectifsd’élèvesetd’apprentis,minisredel’Éducationnationale,et desestimationsdeseffectifsd’ensembledesjeunes,INSEE.

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Les jeunes qui terminent une formation secondaire sont plus souvent issus du second cycle professionnel ces dernières années(tableau 2), et moins souvent du se- cond cycle général ou technologique. Les sortants sans qualification sont environ 60 000, selon ces sources

scolaires comme les enquêtes générales, sans chan- gement significatif depuis 1994(tableau 6).

Le taux de sortie du secondaire, qui fait abstraction des redoublements, est plus faible récemment qu’en 1996.

Les taux de sorties par classes sont assez stables. Indica- teurs duturn-over, les taux de sortie des seconds cycles montrent aussi que le professionnel prend, dans l’en- semble (du CAP au baccalauréat professionnel) trois ans, ni moins ni davantage que le général et technologique, nonobstant, toujours, les redoublements.

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A BAISSE DES REDOUBLEMENTS RACCOURCIT LA TRAVERSÉE DU SECONDAIRE

La baisse des redoublements –qu’ils soient dus à des successions de formation de même niveau ou des changements de mode de formation, l’élève quittant son lycée professionnel pour un apprentissage par exemple– est importante et régulière en second cycle professionnel. C’est le cas en particulier en CAP et BEP, tant en en années terminales (- 2,2 points) qu’en années intermédiaires (- 1,9 points). Les suc- cessions entre CAP et BEP sont structurellement moins fréquentes, les CAP de fin de cinquième don- nant lieu à poursuites d’études en BEP ayant

THÈME

TABLEAU2 – Flux d’élèves dans l’enseignement secondaire. Évolution de 1996 à 1999 (formations agricoles et par apprentissage comprises)

(Effectifsd’élèves en milliers)

Inscrits1995-1996hors redoublants1996-1997 Primosortants1996 En% TauxdesortieS/I-D Inscrits1996-1997hors redoublants1997-1998 Primosortants1997 En% TauxdesortieS/I-D Inscrits1997-1998hors redoublants1998-1999 Primosortants1998 En% TauxdesortieS/I-D Inscrits1998-1999hors redoublants1999-2000 Primosortants1999 En% TauxdesortieS/I-D

Premier cycle (VI et Vbis) 3 054 19 2 1 3 372 19 2 1 3 334 12 2 0 3 317 9 1 0

CAP/BEP année interm. (Vbis) 379 42 6 11 399 47 6 12 404 48 6 12 401 51 6 13

CAP/BEP année du diplôme (V) 313 164 22 52 317 162 21 51 329 170 22 51 336 174 22 52

Bac profes. année intermédiaire (V) 104 14 2 13 116 16 2 14 122 17 2 14 126 17 2 13

Bac profes. année du diplôme (IV) 83 79 10 96 87 83 11 95 97 93 12 96 102 98 12 96

Second cycle professionnel 878 299 37 34 920 309 38 34 953 327 39 34 965 339 40 35

Secondes générales et techno. (V) 407 3 0 1 413 2 0 1 415 2 0 1 406 3 0 1

Premières générales et techno. (V) 442 9 1 2 444 9 1 2 452 9 1 2 455 10 1 2

Terminales générales et techno. (IV) 430 429 57 100 429 429 56 100 434 434 55 100 433 432 54 100 Second cycle général et techno. 1 279 442 58 35 1 287 440 57 34 1 301 445 57 34 1 293 445 56 34

Ensemble 5 211 760 100 14,6 5 579 768 100 13,8 5 588 784 100 14,0 5 575 120 100 14,2

Sous-total niveaux VI-V bis 3 433 61 8 1,8 3 772 67 9 1,8 3 738 60 8 1,6 3 718 59 7 1,6

Sous-total niveau V 1 266 190 25 15,0 1 290 189 25 14,7 1 318 197 25 15,0 1 322 203 26 15,4

SOURCE– estimations à partir des effectifs inscrits, ministère de l’Éducation nationale

Nota bene– les jeunes qui ont fait « marche arrière » (supérieur puis CAP par exemple) ont été reclassés au niveau d’études le plus élevé atteint ; ceux qui ont repris des études après le supérieur ou une interruption ne sont pas comptabilisés parmi lesprimosorties du secondaire, au risque de rendre ces indicateurs trop spécifiques et impossibles à comparer avec des données générales.

En % d’une classe d’âge

1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999

650 700 750 800 850 900

75 % 80 % 85 % 90 % 95 % 100 % 105 %

Sorties du secondaire

Jeunes en âge d'arrêter le secondaire Sorties par classes d'âges Effectifs en milliers

GRAPHIQUE6 – Flux des sortants du secondaire et effectifs des jeunes du même âge

LECTURE– En 1987, c'est-à-dire à la fin de l'année scolaire 1986-1987, 739 000 jeunes ont effectivement terminé leurs études secondaires. Ils représentaient seulement 85,8 % des effectifs d'ensemble des jeunes des mêmes âges, parce que les élèves ont poursuivi plus longtemps leurs études en 1987-1988 qu'en 1986-1987. S'ils avaient poursuivi aussi longtemps leurs études, ils auraient été 860 000 à arrêter une formation secondaire.

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