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Dualité entre G/G R et le groupe renversé G R

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Dualit´e entre G / G R

et le groupe renvers´e G R

P. Harinck et M.-N. Panichi

En l’honneur de Jacques Carmona

Introduction

Soit G un groupe alg´ebrique semi-simple connexe, simplement connexe, d´efini et d´eploy´e surR. On identifie G `a l’ensemble de ses points complexes. On noteσ la conjugaison par rapport `a sa forme r´eelle d´eploy´eeGR. On notegl’alg`ebre de Lie de G.

L’analyse harmonique sur G/GR pr´esente des similitudes avec celle surGR car l’espace tangent `a G/GR en eGR est isomorphe `a igR et l’alg`ebre des op´erateurs diff´erentiels G-invariants surG/GR est isomorphe au centre Z(g)de l’alg`ebre en- veloppante deget donc (par l’isomorphisme d’Harish-Chandra) `a l’alg`ebre des op´e- rateurs diff´erentiels GR-invariants sur GR. Ceci est `a la base des constructions et

´etudes des distributions sph´eriques et des fonctions orbitales (fonctions v´erifiant des propri´et´es analogues `a celles des int´egrales orbitales, notion qui sera pr´ecis´ee ult´e- rieurement) surG/GR donn´ees par le premier auteur dans [H1] et [H3]. La multipli- cation pari entre gR etigR transforme les ´el´ements elliptiques en ´el´ements hyper- boliques et vice-versa. Ce ph´enom`ene est appel´e dualit´e par S. Sano ([Sa]). Par les travaux de A. Bouaziz ([B2]), il apparaˆıt ´egalement que les fonctions orbitales propres sous l’action des op´erateursGR-invariants surGRsont construites sur un mod`ele ana- logue `a celui des distributions sph´eriques surG/GRet celles surG/GRsur un mod`ele similaire `a celui des distributions propres invariantes surGR.

Lorsque le groupe GR admet de plus un sous-groupe de Cartan compact, A. Bouaziz a pr´ecis´e dans [B3] cette dualit´e entre l’espace sym´etrique G/GR et le groupe GR ce qui permet de comprendre l’analogie qu’il existe entre les diff´erentes constructions.

Dans cet article, nous ne supposons plus que la forme r´eelleGR admet un sous- groupe de Cartan compact. Nous introduisons alors la forme r´eelleGRquasi-d´eploy´ee ayant une s´erie discr`ete (d´efinie `a conjugaison pr`es) deG, appel´ee groupe renvers´e de GR, telle que l’on puisse obtenir une dualit´e analogue `a celle de A. Bouaziz entre les espacesGRetG/GR. Lorsque le groupeGRadmet un sous-groupe de Cartan com- pact, on a alorsGR =GRet on retrouve la dualit´e de A. Bouaziz. Cette id´ee a ´et´e

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introduite par le deuxi`eme auteur dans sa th`ese pour le groupeGR = Sl(n,R)([P]).

On a alorsGR=SU([n+21],[n2])o`u [x] d´esigne la partie enti`ere dex.

On noteσ la conjugaison deG relativement au groupe renvers´e. Nous montrons qu’il existe une bijection entre l’ensemble des classes de conjugaison de sous-groupes de Cartan deGσ et l’ensemble des classes de conjugaison de sous-groupes de Cartan deGσ qui renverse l’ordre d’Hira¨ı d´efini sur ces classes de conjugaison (1.3.1 et 1.4.2).

Pr´ecisons maintenant cette dualit´e. On note M la composante connexe de l’identit´e de l’ensemble desxGtels que σ (x) = x1. La vari´et´eMest isomor- phe `aG/Gσ par l’applicationxxσ (x)1. Soit (X, τ) = (M, σ)ou(Gσ, σ).

L’orbite stableωxd’un ´el´ement r´egulierxdeX(on noterax∈Xr eg) est la trace surX de son orbite sous l’action adjointe deG. On munit chaque orbite stable d’une mesure Gτ-invarianteµx (convenablement normalis´ee).

Pour f une fonction de classeC `a support compact surX, on appelle int´egrale orbitale stable de f la fonction d´efinie sur Xr eg parMstX(f)(x) = µx(f). Elle est constante sur les orbites stables. On noteIcst(X)l’espace des int´egrales orbitales sta- bles. Les ´el´ements deIcst(X)sont caract´eris´es par quatre propri´et´es dont une condition sur le support (voir [B1] pourX = Gσ et [H2] pourX = M). On appelle fonction orbitale stable une fonction de classeCsurXr eg, constante sur les orbites stables qui v´erifie les mˆemes propri´et´es que les int´egrales orbitales stables hormis la condition de support. On noteIst(X)l’espace de telles fonctions.

L’espaceDi st(X)st des distributions stables est l’adh´erence dansDi st(X)(espace des distributions surX), pour la topologie faible, du sous-espace engendr´e par les dis- tributions fµx(f)lorsquexparcourtXr eg. D’apr`es ([B1] pourX=Gσ et [H2]

pourX=M), le dualIcst(X)deIcst(X)est isomorphe `aDi st(X)st.

Les propri´et´es du groupe renvers´e permettent d’obtenir une correspondance bijective ιentre l’ensemble des orbites stables des ´el´ements r´eguliers deGσ et l’ensemble des orbites stables des ´el´ements r´eguliers deM(prop. 1.5.4). Cette correspondance permet de construire des applications explicitesudeIst(Gσ)dansIcst(M) Di st(M)st d’une part etvdeIst(M)dansIcst(Gσ)Di st(Gσ)st d’autre part (Thm 3.1.3).

Le centre Z(g)de l’alg`ebre enveloppante de g agit comme alg`ebre d’op´erateurs diff´erentiels sur les espacesIst(X)(pourX = MouGσ) et les applicationsu et v commutent `a cette action. Les restrictions de u et v aux sous-espaces propres de Ist(Gσ)etIst(M)correspondant `a un caract`ere r´egulier deZ(g)sont alors des bijections sur leur image (prop. 3.1.4). Nous en d´eduisons des th´eor`emes d’unicit´e dansDi st(X)st (pourX=MouGσ) et pr´ecisons les images de fonctions orbitales stables particuli`eres propres sous l’action de Z(g)(construites `a partir des fonctions orbitales propres intervenant dans les formules d’inversion de [B2] et [H3]).

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1 Groupe renvers´e

1.1 Notations

Si M est une vari´et´e diff´erentiable, on noteCc(M)l’espace des fonctions de classe C`a support compact surM etDi st(M)l’espace des distributions surM. SiN est une partie deM et si f est une fonction surM, on notera f|N sa restriction `aN.

Si Xest un ensemble fini, on note|X |son cardinal.

Soit V un espace vectoriel r´eel de dimension finie. On notera V son dual et VC son complexifi´e. L’alg`ebre sym´etrique S(VC)de VC sera identifi´ee `a l’alg`ebre des op´erateurs diff´erentiels `a coefficients complexes sur V. Pour uS(VC), on notera

∂(u)l’op´erateur diff´erentiel correspondant.

SiV est un espace vectoriel topologique, on noteVson dual topologique.

Dans tout ce qui suit, on suppose que G est un groupe alg´ebrique semi-simple, connexe et simplement connexe, d´efini et d´eploy´e surR. On l’identifie `a l’ensemble de ses points complexes. On notegson alg`ebre de Lie. On d´esigne parσla conjugaison deGrelativement `a sa forme r´eelle d´eploy´eeGR.

Si τ est un automorphisme deG, on notera par la mˆeme lettreτ sa diff´erentielle surgetGτ d´esignera l’ensemble des points deGfix´es parτ. On notera Ad l’action adjointe deG(sur lui-mˆeme ou surg).

PourHun sous-groupe deG, on noterahson alg`ebre de Lie. SoitT un tore maximal deG. On noteraN(H,T)(respectivementZ(H,T)) le normalisateur (respectivement centralisateur) de T dans H et on pose W(H,T) = N(H,T)/

Z(H,T). Lorsque H=G, on notera ces objetsN(T),Z(T)=T etW(T).

L’ensemble R(T)d´esigne l’ensemble des racines deT dansGet R+un choix de racines positives dans R(T). Pourλun poids deT, on noteeλle caract`ere deT cor- respondant.

Siτ est une conjugaison par rapport `a une forme r´eelle deG, on noteTτ(G)l’en- semble des tores maximauxτ-stables deG. On rappelle que l’applicationTTτ d´efinit une bijection deTτ(G)dans l’ensembleCar(Gτ)des sous-groupes de Cartan deGτ.

SoitTTτ(G). L’involutionτ agit surR(T)parτ(α)(X)=α(τ(X))pour X ∈t.

On dit queαR(T)est r´eelle siτ(α)=αet qu’elle est imaginaire siτ(α)= −α.

SiαR(T), on noteraHα la coracine deα,sα la r´eflexion simple detd’hyperplan K erα(le noyau deα) etgαl’espace radiciel relatif `aα.

On rappelle que deux racinesαetβsont dites fortement orthogonales siα±βn’est pas une racine.

L’involutionτ agit naturellement surN(T)et donc surW(T)parτ(w)=τwτ. On noteW(T)τl’ensemble deswW(T)qui commutent `aτ.

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1.2 D´efinition du groupe renvers´e

Dans toute la suite, on fixeAun tore maximal deGd´eploy´e surR. On fixe ´egalement un choix R+de racines positives dans R(A). La conjugaisonσ agit trivialement sur R+etW(A).

On note l’ensemble des racines simples compatible avec le choix deR+. On note B le sous-groupe de Borel contenant Aet associ´e au choix de R+. En particulier, B estσ-stable.

Soit w0 l’´el´ement de W(A)de plus grande longueur associ´e `a ces choix. C’est l’unique ´el´ement deW(A)envoyant sur− et donc−w0d´efinit un automorphisme involutif de . On associe `a−w0un automorphismet−w0 degqui commute `aσ de la mani`ere suivante ([ABV] prop. 2.12) : Pour chaqueα , on fixe un vecteur Xα ∈gαtel queσ(Xα)=Xα. Ceci est licite puisque toute racine deAest r´eelle. Ceci d´etermine X−α ∈ g−α tel queσ (X−α)= X−α et [Xα,X−α] = Hα. L’alg`ebregest alors l’alg`ebre de Lie engendr´ee par les vecteursHα,X±αpourα∈ .

On d´efinit t−w0 comme ´etant l’unique automorphisme C-lin´eaire tel que t−w0(Hα)=H−w0(α),t−w0(Xα)=X−w0(α)(et donct−w0(X−α)= Xw0(α)). On note par la mˆeme lettre l’automorphisme deGcorrespondant.

Lemme 1.2.1. L’automorphismeσ=σt−w0 est une involution antiholomorphe de G et le groupe Gσest une forme r´eelle quasi-d´eploy´ee de G.

D´efinition 1.2.2. Le groupeGσ est appel´e groupe renvers´e deGσ.

D´emonstration.Par construction, il est clair quet−w0est une involution deGqui com- mute `aσ. Commeσ est antiholomorphe ett−w0 holomorphe, on obtient bien queσ est une involution antiholomorphe deGet donc elle d´efinit bien une forme r´eelleGσ deG. Commet−w0laisse stableAet , les sous-groupesAetBsontσ-stables ce qui

assure queGσ est quasi-d´eploy´ee.

Remarques.

(1) Dans son article [B3], A. Bouaziz consid`ere le cas des groupes semi-simples con- nexes et simplement connexes dont le groupe de Weyl contient−1. On a donc dans ce casw0= −1,σ =σet le groupe r´eelGσ est son propre renvers´e.

(2) Le groupe renvers´e est d´efini `a conjugaison pr`es. En effet, la d´efinition deσd´epend des choix deA, deR+et du prolongement de−w0`ag. Les choix de Aet deR+sont

`a conjugaison pr`es. Sit−w 0 est un autre prolongement de−w0commutant `aσ alors t−w10t−w0 est un automorphisme int´erieur deg([ABV] prop. 2.11). Ainsi dans tous les cas, les deux formes r´eelles quasi-d´eploy´ees obtenues sont int´erieures l’une de l’autre et donc elles sont conjugu´ees d’apr`es ([ABV] prop. 2.7).

1.3 Classes de conjugaison de sous-groupes de Cartan deGσ etGσ

Pourτ = σ ouσ, on noteCar(Gτ)/Gτ l’ensemble des classes de conjugaison de sous-groupes de Cartan deGτ. Il est isomorphe `a l’ensembleTτ(G)/Gτ des classes

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de conjugaison sous l’action de Gτ des tores maximauxτ-stables deG. On notera [T] la classe deT (´etant sous-entendu que la classe est prise dansTτ(G)/Gτ puisque TTτ(G)).

SoitW2(A)l’ensemble des involutions deW(A). On noteW2(A)/W(A)l’ensemble des classes de conjugaison d’involutions deW(A). On notera [u] la classe deu.

Les ensemblesTσ(G)/Gσ etW2(A)/W(A)sont en correspondance bijective ([B3]

proposition 1.1.1). Cette bijection est donn´ee de la mani`ere suivante : siT =g1Ag alors l’´el´ement wg = Ad(σ (g)g1)est une involution de W(A)dont la classe de conjugaison ne d´epend que de [T], on la note [wT]. La bijection pr´ec´edente est donn´ee par [T]→[wT].

Nous allons ´etablir de la mˆeme mani`ere une bijection entreTσ(G)/GσetW2(A)/

W(A)(r´esultat connu mais dont nous n’avons pas trouv´e de r´ef´erences pr´ecises).

SoitT un tore maximalσ-stable deG. Alors, il existegGtel quegT g1= A.

Par suite, on aσ(g)1(g) = T = g1Ag et doncσ(g)g1N(A). Posons wg=Ad(σ(g)g1)W(A).

Pour toutwW(A), on a

σ(w)=σwσ=σ (w0ww0)=w0ww0

puisquet−w0(a)=w0(a)1surAetσ commute `a tout ´el´ement deW(A).

On obtient donc queσ(wg)=w0wgw0=wg1et par suite l’´el´ementug=w0wg est une involution deW(A).

La classe de conjugaison deugne d´epend que de T. En effet, si A = gT g1 = sT s1 alors u = Ad(sg1) appartient au groupe W(A)et ws = σ(u)wgu1 = w0uw0wgu1. Ainsi les involutionsus etugsont conjugu´ees paru. On note [uT] la classe deugdansW2(A)/W(A).

Soit STσ(G), tel quesT s1 = S avecsGσ. On a alorsgs1Ssg1 = A etwgs 1 = Ad(σ(gs1)(gs1)1)= Ad(σ(g)g1)=wg. On obtient donc [uS]= [uT].

Proposition 1.3.1. L’application de Tσ(G)/Gσ dans W2(A)/W(A) d´efinie par [T]→[uT]est bijective.

D´emonstration.Ce qui pr´ec`ede assure que l’application ci-dessus est bien d´efinie.

Montrons tout d’abord l’injectivit´e.

SoitT,STσ(G)etx,yG tels quex T x1 = y Sy1= A. On suppose qu’il existeuW(A)tel queuw0wxu1=w0wy. On a doncσ(u)wx =wyu.

Soit nN(A)tel que u = Ad(n). Il existe donc un ´el´ementaA tel que σ(n)σ(x)x1 = σ(y)y1na, ce qui s’´ecrit encoreσ(y1nx)= y1nax. Ainsi, l’application ϕ de T dans S d´efinie par ϕ(t) = y1nxt x1n1y commute `a σ. D’apr`es ([Sh1] corollaire 2.3) les toresT etSsontGσ-conjugu´es.

Montrons la surjectivit´e.

SoitwW2(A). Montrons tout d’abord que

il existeuW(A)tel quew˜ =uwu1commute `aw0

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(ceci est ´equivalent `aw0w˜ ∈W2(A)).

D’apr`es ([He] remarque 2.10), commewest une involution, elle se d´ecompose en un produit de r´eflexions ´el´ementairessα1, . . . ,sαko`u lesαjsont des racines deAdeux

`a deux fortement orthogonales. L’´el´ementw0se d´ecompose aussi de cette mani`ere et l’ensembleF0de racines deux `a deux fortement orthogonales correspondant est ma- ximal pour cette propri´et´e. Comme deux ensembles de racines deux `a deux fortement orthogonales maximaux sont conjugu´es par W(A)([Su] Thm.6), on en d´eduit qu’il existeuW(A)tel queu({α1, . . . , αk})⊂F0. Il est alors clair queuwu1commute

`aw0.

On noteσ˜A = w0˜ |A. Ceci est une conjugaison complexe sur Apuisque w˜ est une involution qui commute `aσ etw0et donc `aσ|A. Le mˆeme raisonnement que dans la d´emonstration de ([B3] proposition 1.1.1) prouve alors qu’il existegG tel que T = g1Agestσ-stable etw0w˜ = Ad(σ(g)g1). On a alors [w] =[w]˜ = [uT].

Ceci ach`eve la d´emonstration.

Ainsi, par ce qui pr´ec`ede, on dispose d’une bijection T :Tσ(G)/GσTσ(G)/Gσ

[T] → [S] tel que [uT]=[wS]. (1.3.1) De plus, siT([T]) =[S], il existe xet ydans Gtel que x T x1 = A = y Sy1et Ad(σ(x)x1) = w0Ad(σ(y)y1). On peut ´ecrirew0 = Ad(n0)etσ(n0) = n0a0

avecn0N(A)eta0A. On obtient doncσ(x)x1=n0σ (y)y1a1aveca1A.

D’autre part, pour toutaA, on aσ(a)=σ(n0a1n01). On en d´eduit que pour tout tT, on a

σ(xt x1)=σ(n01xt1x1n0)=a01σ (y)y1a1(t)1x1a11yσ(y)1a0. Ainsi, sig=y1x, on aσ (gtg1)=(t)1g1.

D´efinition 1.3.2. SoitTTσ(G). On dit quegGest une inversion deT si (i)T([T])=[gT g1],

(ii) pour touttT, on aσ (gtg1)=(t)1g1. Remarques.

(1) Lorsque −1 ∈ W(A), l’application T et la notion d’inversion co¨ıncident avec celles d´efinies par A. Bouaziz dans [B3].

(2) On garde les notations de la d´efinition pr´ec´edente. Sigest une inversion deT, on a

gT−σg1=(gT g1)σ.

De plus, siαest une racine r´eelle (respectivement imaginaire) deT alorsg.αest une racine imaginaire (respectivement r´eelle) degT g1.

Ainsi, si [T0]=T1([A])alorsT0σ est un sous-groupe de Cartan compact deGσ et si [S]=T([A])alorsSσ est un sous-groupe de Cartan maximalement compact de Gσ. La formeGσ admet donc bien une s´erie discr`ete.

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1.4 Ordre surTτ(G)

Nous rappelons succintement ici la d´efinition de l’ordre (inverse de celui d’Hira¨ı) sur Tτ(G)o`uτ =σ ouσ([Hi] ou [Sc]).

SoitTTτ(G). Soitβ une racine imaginaire deT et soitsl’alg`ebre de Lie surC engendr´ee parHβ,gβ etg−β. On dit queβ est compacte ou non compacte selon que sτ est isomorphe `aso(3,R)ousl2(R).

Nous rappelons le lemme 9.2 de [Sh2] qui joue un rˆole essentiel dans toute la suite de cet article.

Lemme 1.4.1. SoitHun groupe semi-simple quasi-d´eploy´e surR. SoitTun tore ma- ximal d´efini surR. SoitMle centralisateur de la composante d´eploy´ee deT. Siαest une racine imaginaire deTalors il existewW(M,T)d´efini surRtel quew.αsoit une racine imaginaire non compacte.

Soitαune racine r´eelle deT. On choisit X±α ∈g±α tels que [Xα,X−α]= Hα et τ(X±α)=X±α. On d´efinit la transformation de Cayleyναpar

να =Ad(ex p

4(Xα+X−α)).

On aτ(να)1να=sα. Le toreTα =να(T)estτ-stable et sa classe [Tα] ne d´epend pas des choix deX±α. Son alg`ebre de Lie esttα =C(XαX−α)+K er(α)et la racineνα est une racine imaginaire non compacte de Tα. On a TαT = {xT;eα(x)=1}.

D´efinition 1.4.2. On dit que [T]≥[S] s’il existe une suiteT1, . . . ,TkdeTτ(G)telle que [T1]=[T], [Tk]=[S] etTjest l’image deTj1par une transformation de Cayley να o`uαest une racine r´eelle deTj1.

De mˆeme, siβest une racine imaginaire non compacte deT, on peut choisirX±β ∈ g±β tels que [Xβ,X−β] = Hβ et τ(Xβ) = X−β. On d´efinit la transformation de Cayleycβpar

cβ = Ad(ex pπ

4(X−βXβ)).

On aτ(cβ)1cβ =sβ. Le toreTβ =cβ(T)estτ-stable et sa classe [Tβ] ne d´epend pas de choix de X±β. Son alg`ebre de Lie esttβ = C(Xβ +X−β)+K er(β)et la racine cβ(β)=αest une racine r´eelle deTβ. De plus, on a [ναcβ(T)]=[T] et [Tβ]≥[T].

SoitTTσ(G)etαune racine r´eelle deT. D’apr`es le lemme 1.4.1, il existe une inversion g deT telle que g.α soit une racine imaginaire non compacte degT g1. Dans ce cas, on a Ad(g)να=cg.

Ainsi on a

si [T]≥[S] dans Tσ(G) alorsT([T])T([S]) dans Tσ(G). (1.4.2)

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1.5 Correspondance d’orbites stables

SoitMla composante neutre de l’ensemble des ´el´ementsgdeGtels queσ (g)=g1. Le groupeGagit surMparσ-conjugaison :g.x=gxσ (g)1pourgGetx∈Met le groupeGσ par automorphismes int´erieurs. Si pd´esigne la projection canonique de GsurG/Gσ, alors l’applicationπqui `ap(g)associegσ (g)1est un diff´eomorphisme G-´equivariant deG/Gσ surM.

D´efinition 1.5.1. On appelle sous-ensemble de Cartan deMl’intersection deMavec un tore maximalσ-stable deG.

Pour(X, τ) = (M, σ )ou(Gσ, σ)et pourTTτ(G), on noteraTX = T ∩X.

On d´esigne parGr eg l’ensemble des ´el´ements r´eguliers deGet pourUG, on pose Ur eg =Gr egU.

D´efinition 1.5.2. Soitx∈Xr eg. SiM est un sous-groupe deG, on noteM[x] l’orbite de x sous l’action adjointe de M. L’orbite stable de x ∈ Xr eg est alors l’ensemble ωx =G[x]∩X. On noteraOXl’ensemble des orbites stables d’´el´ements r´eguliers de X.

Soitx ∈Xr eg. L’orbite stable dexest une r´eunion finie deGτ-orbites. De mani`ere plus pr´ecise, siT est l’unique tore maximalτ-stable contenantx, on a :

siX=Gσ alorsωX =

w∈W(Gσ,T)\W(T)σ

Gσ[wx]

et siX=MalorsωX =

w∈W(Gσ,T)\Dx(T)σ

Gσ[wx]

o`uDx(T)σ est l’ensemble deswW(T)σ tels quewx∈ M([B3] paragraphe 2.1 et [H2] paragraphe 3.3).

Lemme 1.5.3. Soit TTσ(G). Alors pour toute composante connexe C de T−σ, il existewW(T)σ tel quew(C)⊂M.

D´emonstration.A. Bouaziz d´emontre ce r´esultat (lemme 2.2.1) lorsque−1 ∈ W(A) mais sa preuve n’utilise pas ce dernier point et donc reste valable dans notre situation.

Proposition 1.5.4. L’application

ι :OGσOM ωG[ω]∩M est bijective.

D´emonstration.SoitωOGσ etxω. On noteTTσ(G)l’unique tore maximal contenantx. D’apr`es le lemme 1.5.3, on peut choisir une inversiongdeT de telle sorte quegxg1∈M. AinsiG[ω]∩M=G[gxg1]∩M= ∅est l’orbite stable degxg1 dansM.

Soity∈Mr eg et soitSl’unique ´el´ement deTσ(G)le contenant. SoitTT1([S]) et soitgune inversion deT. Alorsg1ygGσetι(G[g1yg]∩M)=G[y]∩M.

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2 Deux espaces de fonctions

Dans ce paragraphe, nous rappelons d’une part, la d´efinition et les propri´et´es de l’espace des fonctions orbitales stables et d’autre part, nous introduisons comme dans [B3] un espace de fonctions particulier. Ceci nous permettra de d´ecrire la dualit´e entreGσ et Mdans le paragraphe suivant.

2.1 Formules int´egrales

Nous fixons tout d’abord les normalisations de mesures.

On noteκ la forme de Killing deg. SoitV un sous-espace vectoriel deg, tel que la restriction deκ `aV soit non d´eg´en´er´ee. On noteµV la densit´e sur V d´efinie par µV1, . . . , ξn)=|det(κ(ξi, ξj)i,j)|1/2o`u1, . . . , ξn)d´esigne une base deV. SiX est un sous-groupe ferm´e deG(ou si X = M), tel que la restriction deκ `a l’espace tangent ene`aXest non d´eg´en´er´ee, on noterad xla mesure invariante surXd´efinie par la densit´eµTe(X). Soit HK deux sous-groupes ferm´es d’alg`ebre de Liehetk. On suppose que la restriction deκ `ahetkest non d´eg´en´er´ee. On peut alors munirK/H de la mesureK-invariante d´efinie par la densit´eµro`urest l’orthogonal dehdansk.

Avec ces normalisations, pour toute fonction int´egrable f surM, on a :

M f(m)dm=2di mCg

G/Gσ

f(π(g))dg.

Dans toute la suite de ce paragraphe,(X, τ)d´esigne soit(M, σ)soit(Gσ, σ).

Nous rappelons tout d’abord la formule d’int´egration de Weyl.

On notel le rang deGet on d´efinit la fonction analytique complexe DsurGpar : sixGalorsdet(1+tAd x)=tlD(x)modulotl+1.

Soitγ un ´el´ement r´egulier deXet soitT l’unique tore deTτ(G)le contenant. La classe de conjugaisonGτ[γ] s’identifie `aGτ/Tτ. Pour toute fonction int´egrable f sur X, on a alors la formule d’int´egration de Weyl suivante surX:

X f(x)d x=

<T>τ

1

|W(Gτ,T)|

TXr eg

Gτ[γ]

f(y)d y dγ

=

<T>τ

1

|W(Gτ,T)|

TXr eg| D(γ )|

Gτ/Tτ

f(gγg1)dg dγ, la sommation ´etant prise sur un syst`eme de repr´esentants < T >τ des classes de conjugaison deTτ(G)sous l’action deGτ.

D´efinition 2.1.1. L’int´egrale orbitale stable d’une fonction fCc(X)est la fonction d´efinie surXr eg par :

MstX(f)(x)=|D(x)|1/2

ωx

f(y)d y

(10)

o`uωx =G[x]∩Xd´esigne l’orbite stable dex.

La formule d’int´egration de Weyl s’´ecrit de la mani`ere suivante en fonction de l’int´egrale orbitale stable :

X f(x)d x=

<T>τ

TX

1

cT(γ ) |D(γ )|1/2MstX(f)(γ )dγ (2.1.3) o`ucT(γ )=|G[γ]∩TM|siX=MetcT(γ )=|W(G,T)σ |siX=Gσ.

Soit f une fonction constante sur les orbites stables deMr eg(on dira ´egalement que f est stablement invariante surMr eg). SoitxGr egσ etyι(ωx). Le scalaire f(y)ne d´epend que de l’orbite stableωx. En le notant fι(x), on d´efinit ainsi une fonction f◦ιstablement invariante surGσr eg . De mani`ere analogue, on d´efinit pour une fonction hstablement invariante surGσr eg la fonctionhι1stablement invariante surMr eg. 2.2 L’espace des fonctions orbitales stables

On note Icst(X) l’espace des fonctions ψ stablement invariantes de classeC sur Xr eg qui v´erifient les quatre propri´et´es suivantes (voir [B1] pourX = Gσ et [H2]

pourX=M). Cette pr´esentation est licite car toute racine imaginaire d’un toreT est conjugu´ee `a une racine imaginaire non compacte (lemme 1.4.1 dˆu `a D. Shelstad).

On notetX l’ensemble desξ ∈ ttel que, pour touts ∈ R, l’on aitex p(sξ)TX. Pourξ ∈tX, on d´efinit le champ de vecteurξ˜surTXpar :ξ.˜ f(t)= dsd f(tex p(sξ))/s=0.

(I1)(X)Pour toute partie compacteK deTXet pour toutuS(t), on a sup

xKTXr eg|∂(u)ψ|TXr eg |<∞.

(I2)(X)La fonctionψ|TXr egse prolonge de mani`ereCsur l’ensembleTX(I−r eg) desxTXtels queeβ(x)=1 pour toute racine imaginaireβdeT.

(I3)(X)Soit β une racine imaginaire non compacte deT. Comme dans le para- graphe 1.4, on notecβ la transformation de Cayley relative `aβetTβ =cβ(T).

Alors, pour toutuS(t)tel quesβu = u, la fonction∂(u)(ψ|TXr eg)se prolonge de mani`ereCsur l’ensembleβ desxTXTβ tels que, pour toutγ = ±β, l’on ait eγ(x)=1. De plus, pourtβ, on a la relation

∂(u)(ψ)(t)=∂(cβ.u)(ψ)(t).

(I4)(X)L’ensemble desxTXr egtels queψ(x)=0 est relativement compact dans TX.

(11)

On noteIst(X)l’espace des fonctions, appel´ees fonctions orbitales stables, qui v´erifient les propri´et´esI1(X),I2(X)etI3(X)(on omet la condition de support).

La structure topologique de ces deux espaces est d´efinie de la mani`ere suivante : on noteK(X)l’ensemble des parties ferm´ees L deXtelles queL contient l’orbite sta- ble de chacun de ses ´el´ements et son intersection avec tout sous-ensemble de Cartan est compacte. Pour LK(X), on noteIcst(L)l’espace des int´egrales orbitales sta- bles nulles surXr eg \L que l’on munit de la topologie d´efinie par les semi-normes

pT,u(ψ)= sup

xTXr eg

|∂(u)ψ|T(x)|o`uTTτ(G)etuS(t). Muni de cette topologie, Icst(L)est un espace de Fr´echet. Comme r´eunion desIcst(L)pourLparcourantK(X), on munit l’espaceIcst(X)de la topologie de la limite inductive desIcst(L).

L’espaceIst(X)est muni de la topologie d´efinie par les semi-normes pL,T,u(ψ)= sup

xLTXr eg

|∂(u)ψ|T(x)| o`uLK(X),TTτ(G)etuS(t). C’est un espace de Fr´echet.

D´efinition 2.2.1. On rappelle qu’une distribution surXest dite stablement invariante (ou stable) si elle est dans l’adh´erence, pour la topologie faible, de l’espace vectoriel engendr´e par les distributions fMstX(f)(x)lorsquex parcourtXr eg. On notera Di stst(X)l’espace des distributions stables surX.

Th´eor`eme 2.2.2. ([B1] thm 6.2.1 pourX=Gσ et [H2] thm 3.12 pourX=M).

L’application MstX de Cc (X) dans Icst(X) est continue et surjective. Sa trans- pos´ee tMstX d´efinit une bijection continue du dualIcst(X) deIcst(X)dans l’espace Di st(X)st.

Nous donnons maintenant l’action des op´erateurs diff´erentiels sur l’espace Ist(X).

Soit Z(g)le centre de l’alg`ebre enveloppanteU(g)deg. Cette alg`ebre s’identifie naturellement `a l’alg`ebre des op´erateurs diff´erentiels surGσinvariants par translation

`a gauche et `a droite.

L’alg`ebreD(M)des op´erateurs diff´erentielsG-invariants surMest ´egalement iso- morphe `a Z(g)([Bo] ou [B3] paragraphe 3.6). Rappelons la d´efinition de cet isomor- phisme, not´e µ. Pourξ ∈ g, on noteν(ξ) le champ de vecteurs sur Md´efini par ν(ξ)f(m) = dtd f

ex p(−tξ)m ex p(tσ (ξ))

/t=0. L’application ν se prolonge en un morphisme d’alg`ebresC-lin´eaire deU(gC)dans l’alg`ebre des op´erateurs diff´erentiels surM, l’image deZ(gC)´etant ´egale `aD(M). NotonsJ la structure complexe degC. L’injection degdansgC qui `aX associe 12(Xi J X)induit une injectionC-lin´eaire deZ(g)dansZ(gC). La restriction deν `aZ(g)induit un isomorphisme deZ(g)dans D(M). On note µ(z) = ν(tz)o`u ztz d´esigne l’antiautomorphisme principal de U(g).

D’autre part, `a chaqueX ∈g, on peut associer le champ de vecteursX˜ surGd´efini par X f˜ (g) = d

dt f(gex p t X)|t=0. Ceci d´efinit une action de Z(g)comme alg`ebre

(12)

d’op´erateurs diff´erentiels surG. SizZ(g)etFest une fonction holomorphe surG, on a(z.F)|M=µ(z)F|M.

SoitTTτ(G). On noteγTl’isomorphisme d’Harish-Chandra deZ(g)dans l’espace des invariants deS(t)sous l’action deW(T). SoitR+un syst`eme de racines positives deR(T). On pose

R+=

α∈R+

(eα/2e−α/2).

On a alors, pour toute fonctionFC(X),Gτ-invariante ([Sa] ou [Bo] pourX=M et [HC3] pourX=Gσ) :

(z.F)|TXr eg =R+1γT(z).(R+F|TXr eg).

On d´efinit l’action deZ(g)surIst(X)de la mani`ere suivante : pourψIst(X), pourzZ(g)etTTτ(G), on pose

(z.ψ)(x)=γT(z).ψ|TXr eg(x) pourxTXr eg.

Avec cette d´efinition, on a ([Sa] ou [Bo] pourX=Met [HC3] pourX=Gσ) z.MstM(f)=MstM(µ(z).f)si fCc(M)

et

z.MstGσ(f)=MstGσ(z.f)si fCc(Gσ).

2.3 Un espace de fonctions

Comme dans [B3] paragraphe 4.1, nous introduisons les espaces de fonctionsFcst(X) etFst(X). La motivation de ces d´efinitions est donn´ee dans le th´eor`eme 2.3.1 ci- apr`es.

SoitTTτ(G)et soit R+un syst`eme de racines positives deT. On note εR+ = R+

|R+ |.

C’est une fonction surTr eg, localement constante surTXr eg `a valeurs dans l’ensemble des racines quatri`emes de l’unit´e.

On noteFcst(X)l’espace des fonctionsϕ de classeCsurXr eg et stablement in- variantes v´erifiant les quatre propri´et´es ci-dessous. SoitTTτ(G), alors :

(F1)(X)Pour toute partie compacteKdeTXet pour toutuS(t), on a sup

xKTXr eg

|∂(u)ϕ|TXr eg|<∞.

(F2)(X)La fonctionεR+ϕ|TXr eg se prolonge de mani`ereCsur l’ensembleTX(Rr eg)desxTXtel queeα(x)=1 pour toute racine r´eelleαdeT.

(13)

(F3)(X) Soit α une racine r´eelle deT. Comme dans le paragraphe 1.4, on note να la transformation de Cayley relative `aαetTα = να(T). Soitα l’ensemble des xTXTαtels que pour toute racine r´eelleβ= ±α, l’on aiteβ(x)=1.

Alors, pour toutuS(t)tel quesαu= −u, la fonction∂(u)(εR+ϕ|TXr eg)se prolonge de mani`ereCsurα. De plus, pourtα, on a la relation

∂(u)(εR+(T)ϕ)(t)=∂(cα.u)(εR+(Tα)ϕ)(t).

(F4)(X)L’ensemble des xTXr eg tels queϕ(x) = 0 est relativement compact dansTX.

On noteFst(X)l’espace des fonctions de classeC surXr eg qui v´erifient les propri´et´esF1(X),F2(X)etF3(X)(on omet la condition de support).

On d´efinit une structure topologique sur chacun de ces deux espaces comme pour les fonctions orbitales : pour LK(X), on note Fcst(L)l’espace des fonctions de Fcst(X)nulles surXr eg\Lque l’on munit de la topologie d´efinie par les semi-normes

pT,u(ϕ)= sup

xTXr eg|∂(u)ϕ|T(x)|o`uTTτ(G)etuS(t). Muni de cette topologie, Fcst(L)est un espace de Fr´echet. Comme r´eunion desFcst(L)pourLparcourantK(X), l’espaceFcst(X)est muni de la topologie de la limite inductive desFcst(L).

L’espaceFst(X)est muni de la topologie d´efinie par les semi-normes pL,T,u(ϕ)= sup

xLTXr eg

|∂(u)ϕ|T(x)| o`uLK(X),TTτ(G)etuS(t).

On d´efinit une action de Z(g)surFst(X)de la mani`ere suivante : pourzZ(g) etϕFst(X), on pose

(z.ϕ)|TXr eg=γT(z).ϕ|TXr eg pour tout TTτ(G).

Le r´esultat suivant concernant la structure des distributions propres invariantes surX motive la d´efinition deFst(X). On rappelle qu’une distributionGτ-invariante surX, vecteur propre pour l’action deZ(g)est d´efinie par une fonction localement int´egrable surX, analytique surXr eg([HC] thm 2 pourX=Gσet [Sa] thm 5.1 pourX=M).

Th´eor`eme 2.3.1. ([Hi] thm 3 et [HC] pourX=Gσ et [Sa] thm 5.1 pourX=M).

L’application →| D |1/2 d´efinit une bijection du sous-espace deDi stst(X) form´e des ´el´ements propres sous l’action de Z(g)dans le sous-espace deFst(X) form´e des ´el´ements propres sous l’action de Z(g).

D’apr`es (2.1.3), siest une distribution stable surXpropre sous l’action deZ(g), alors pour tout fCc(X), on a

,f =

<T>τ

TX

1

cT(γ ) | D(γ )|1/2(γ )MstX(f)(γ )dγ.

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