HAL Id: jpa-00234601
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Submitted on 1 Jan 1952
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Sur le spectre infrarouge de l’acide fluorhydrique gazeux
entre 1400 cm-1 et 700 cm-1
R. Coulon
To cite this version:
371 des couches et la mesure du
spin
final,
la transitionne
peut
être queh 1-I
+g9
. 2 2Pour Zr89 et
Cd115,
il faut admettrequ’une paire
de nucléonsde j petit
(1/2)
passe à une couchesupé-rieure
de j
élev 2
· Cettepossibilité
et confirméepar l’étude
systématique
duremplissage progressif
des couches à l’aide des mesures despin
et desdésin-tégrations fi.
L’examen du schéma dedésintégra-tion de Y87
[3]
montre quela
règle
de sélection sur lesconfigurations
nejoue
pas pour les transitions y. Cecipeut
être, dû aux courantsd’échange qui
font intervenir desopérateurs
à deuxparticules.
On
peut
hasarder uneexplication
de ladésinté-gration
très interdite de C14 avec cette interdictionsur les
configurations.
Considérons les troispossi-bilités suivantes pour les
configurations
dans latransition C14 > N14 :
-Dans le
premier
cas, A7 = i, sanschangement
deparité, log f t N
5.Dans
le deuxième cas, A7 =i, avec
changement
deparité
etlog f t
- 7 auplus,
sauf avec des formes d’interaction trèsparticulières
[6].
Dans le troisième cas, A7 =
I, avec
changement
deparité
et il y a interdiction par lesconfigurations;
si l’on admet que cette interdictionaugmente
lef t,
comme dans les casprécédents
par un facteur del’ordre
de oo, on arrive àlog
f t
- 9qui
est la valeurobservée.
[1]
Aparaître
au Journal de Physique. [2] MAYER et al. - Rev. Mod.Physico, 1951, 23, 315. [3] MANN et AXEL. - Phys. Rev., 1951, 84, 221. [4] SHORE et al. 2014 Phys. Rev.,
1951,
83, 688 (L). [5] GILL et al. - Phys. Rev., 1950, 80, 284 (L).[6]
WEISSKOPF et BLATT. - Ouvrage à paraître. Manuscrit reçu le 23 avril1952.
SUR LE SPECTRE INFRAROUGE DE L’ACIDE
FLUORHYDRIQUE
GAZEUX ENTRE 1400 cm-1 ET 700 cm-1Par R. COULON.
Laboratoire des Hautes-Pressions, Bellevue. On sait que diverses
propriétés
de l’acidefluorhy-drique
gazeux montrentqu’il
est associé à latem-pérature
ordinaire. Lesrenseignements
lesplus
directsproviennent
de l’étude duspectre
infrarouge [1],
[2], [3],
mais on n’avaitjusqu’ici
aucune donnée sur lesbasses
fréquences
des moléculesassociées,
car on n’avaitexploré
que leproche infrarouge.
Nous voulons
signaler
ici lespremiers
résultatsd’un travail en cours. Avec des cuves en acier
inoxy-dable munies de
joints
de téflon(cf. [2])
et de fenêtres de- chlorured’argent,
nous avons pu atteindre lalongueur
d’ondede 4 il
à l’aide d’unspectromètre
Perkin-Elmer modèle 12 C àprisme
de chlorure de’sodium, Nous pensons que l’acide était aussi propre que
possible,
il étaitpréparé
de la manière décrite parSafary [2].
La
figure
ci-dessusreprésente
la transmissiondu gaz à 200 C sous une
épaisseur
de. I2I I mm et sous despressions
de go mm et 380 mm de mercure. On constate que trois bandesapparaissent :
la
plus
intense est à 1025cm-1,
les deux autres372
à 1170 cm-1
(8,54 li)
et vers750-800
cm-’(13
à12,5
p.).
Pour la bande à 1025cm-1,
la variation de l’inten-sité avec lapression
est sirapide qu’il
ne semble pas douteuxqu’il
s’agisse
d’une banded’association,
donc attribuable auxpolymères
de FH. Il est vrai-semblablequ’il
en est de même pour les deux autres bandes.Seule la
fréquence
FH libre et savaleur.perturbée
dans lespolymères
était connue;l’exploration
complète
des bassesfréquences permettra
une meil-leurreinterprétation
de la structure de cespoly-mères.
[1]
SAFARY E., VODAR B. et COULON R. - C. R. Acad.Sc.,
1951, 232, 2415.
[2] SAFARY E. -
Thèse, Paris, 1951; Ann. Phys.
(à
paraître). [3] SHELTON R. D. et NIELSEN A. H. - J. Chem. Phys.,1951, 10, 1312.
Manuscrit reçu le 3o avril 1952.
L’ÉNERGIE
ÉLECTROSTATIQUE
DE
RÉSEAUX
LACUNAIRES. APPLICATION A LA PYRRHOTINEFe7 S8
Par FÉLIX BERTAUT.
Laboratoire
d’Électrostatique
et de la Physique du Métal, Institut Fourier, Grenoble.Depuis
les travaux deHâgg,
on connaît ungrand
nombre de réseaux lacunaires(defect
lattices)
dont l’existences’explique
par laprésence
d’ions suscep-tibles de deux états de valence(1).
Nous allons montrerqu’une
disposition
ordonnée des lacunespeut,
non seulement stabiliser leréseau,
mais que dans unexemple
concret elle donne lieu à desénergies
de stabilisation trèsgrandes,
de
l’ordre
de 5oo à 1000 foisplus grandes
que lesénergies
connues destransformations ordre-désordre.
Dans un réseau tel que
Fe1 _
X(X
=0,
S, Se,
Te),
ilcorrespond
unepaire
d’ions Fe+++ àchaque
lacune L.La formule’
suivante, plus explicite
représente
ce fait.A l’état de désordre
complet
(2),
chaque
site d’uncation
porterait
en moyenne deuxcharges
positives
dans
l’exemple précédent.
Créer une lacune et unepaire
d’ions trivalents dans des sites où il y avait deuxçharges
positives,
revient àapporter
de l’infini deuxcharges
négatives
sur les sites des lacunes et unecharge
positive
sur chacun des sites de Fe+++. L’excèsd’énergie
d’ordre surl’énergie
dedésordre,
c’est-à-direl’énergie
de stabilisation est doncégale
à celle d’un réseaufictifs
danslequel
les lacunespor-(1) On ne considère pas ici les trous de Frenkel et Schottky
thermodynamiquement
stables.(2 ) Les énergies de stabilisation très grandes que nous
trouvons font paraître un tel état de désordre
complet,
prisici comme état de référence, comme étant
purement
hypo-thétique.
teraient deux
charges négatives
et les sites de Fe+++ unecharge positive.
Nous pouvons en conclure que les lacunes(porteurs
de laplus grande charge
dans le réseaufictif)
ont tendance àgarder
entre elles laplus grande
distancepossible
et à s’entourer d’ions Fe+++ à laplus
faible distancepossible.
Nous avons pu vérifier aux rayons X que dans le cas dela
pyrrhotine
les lacunes ont effectivement des distances maxima
compatibles
avec la structure[1].
Application. -
Dans la structure de lapyrrhotine,
desplans
«pleins »
de fer alternent selon l’axe c avec desplans lacunaires,
les lacunesayant
desdistances- très
approximativement
égales
dans leplan
et entreplans. L’emplacement
des trous étant fixé par la structure(les
rayons X nepeuvent
diffé-rencier les ions Fe++ etFe+++),
onpeut
essayer de choisir les sites des Fe+++ de tellefaçon
quel’énergie
de stabilisation soit maximum en valeur absolue.Nous avons examiné les
possibilités
suivantes,
réali-sables à l’intérieur du groupe desymétrie
C - c, où les ions Fe+--+ se trouvent enpositions
ordonnées(I
à3) :
i° Tous dans les
plans lacunaires;
20 Tous dans les
plans
«pleins »;
30 Moitié dans les
plans
«pleins
», moitié dans lesplans lacunaires;
40 En
positions
désordonnées,
distribués auhasard,
les lacunes seules restant ordonnées.
Nous omettons ici les détails des calculs que nous
avons faits en utilisant la théorie des
potentiels
électrostatiques (3)
de P. P. Ewald[2].
Le tableau danslequel l’énergie
de stabilisationélectrostatique
est
rapportée
à’une « molécule »Fe7S8,
soit à N lacunes(N ==
nombred’Avogadro),
résume les résultats. On voit quel’énergie
due à l’ordre des lacunes seules estdéjà
bienconsidérable,
de l’ordre de 70 pour 100 del’énergie
de stabilisation maximum.Bien que le modèle 3
paraisse
être leplus
favorable aupoint
de vueénergétique,
la considération de la seuleénergie
électrostatique
nepermet
pas de déciderlequel
des modèlesenvisagés
estaccéptable,
car le caractèrehoméopolaire
des liaisons croîtlorsque
l’on passe des structurescubiques (FeO)
aux structures sénaires dutype NiAs, auquel
lapyrrhotine
estapparentée.
Mais
ce .qu’il importe
deretenir,
c’est quel’énergie
de stabilisation