DM 9 diarrhéique ; traversée d’une rivière
Corrigé
1 Titrage des ions chlorure présents dans un anti-diarrhéique
(d’après baccalauréat 2005)
1.1 L’argent et le chlorure précipite en chlorure d’argent selon la réaction de précipitation Ag+(aq)+Cl−(aq)=AgCl(s) de constante d’équilibreK=6, 4 · 109 1.2 Par définition du quotient de la réaction de précipitation
Qr= C◦2 [Ag+][Cl−]
1.3 À l’état initial, les solutions ont été dilué d’un facteur 2 par le mélange. Donc [Ag+]i=C
2 et [Cl−]i=C1 2 D’où
Qr,i=4C◦2
CC1 =1, 88 · 103 1.4 On constante queQr,i<K. La réaction a lieu dans lesens direct.
1.5 La constanteK est très grande devant 1, la réaction estquantitative. Le réactif limitant est l’argent I (ici, coefficients stoechiométriques de 1 etC<C1). Donc l’avancement volumique final vaut environC2.
Ag+(aq) + Cl−(aq) = AgCl(s)
État initial C2V1 C21V1 0
État d’équilibre
¡C
2−xf¢ V1
³C
1
2 −xf
´
V1 xfV1
=ε ≈C12−CV1 ≈C2V1
Déterminons la concentration résiduelle de chlorure
Qr,f =K ⇔ 2C◦2 ε(C1−C)=K
⇔ ε= 2C◦2 (C1−C)K A.N. ε=4, 2 · 10−7mol.L−1
On a formé une quantiténAgCl=CV1de précipité de chlorure d’argent. À l’état final [Cl−]=7, 5 · 10−3mol.L−1
[Ag+]=4, 2 · 10−7mol.L−1 nAgCl=8, 5 · 10−5mol
On se propose de vérifier la masse d’ions chlorure dans un sachet. Pour cela on décide de réaliser un titrage par conductimétrie. On dissout un sachet d’Adiaril® dansV =200 mL d’eau. On prélèveV2=20, 0 mL de cette solution (S) que l’on place dans un bécher et on ajoute 200 mL d’eau distillée. On plonge dans le milieu une cellule de conductimétrie et on mesure la conductivité du mélange après chaque ajout de solution de nitrate d’argent de concentrationC=4, 25 · 10−2mol.L−1. On obtient le graphe donné en fin d’exercice.
1.5 A propos du protocole :
1.5.1 L’énoncé donne trois chiffres significatif pour le volumeV1. Inutile de descendre au 1/10 de mL, car on sera limité par la précision à trois chiffre du volumeV2. On se contentera donc d’une éprouvette de 200 mL pour prélevé le volumeV1d’eau.
1.5.2 Pour descendre au 1/10 mL, on utilisera une pipette jaugée de 20, 0 mL.
1.6 Dressons le tableau d’avancement de cette réaction
Ag+(aq) + Cl−(aq) = AgCl(s) État initial
nAg+=CV n2=[Cl−]V2 0 fictif
Avant l’équivalence 0 n2−CV CV
À l’équivalence 0 0 n2=CVeq
Après l’équivalence CV−n2 0 n2=CVeq
Avant l’équivalence, d’après la loi de Kohlrausch σ1= σC
|{z}
B
+λCl−[Cl−]+λNO−3[NO−3]
| {z }
D1
ou σC=λNa+[Na+]+λK+[K+]+λci−[ci−]+λglu−[glu−] constant
Or la quantité de chlorure diminue avec l’avancement, alors que celle du nitrate, spectateur mais ajouté, augmente.D1peut alors s’écrire
D1=λCl−[Cl−]+λNO−3[NO−3]=λCl−
nCl−,0−CV
V2+V +λNO−3
CV
V2+V = CV
V2+V(λNO−3 −λCl−
| {z }
.0
)+λCl−
nCl−,0−CV V2+V
La différence de conductivité ionique molaire entre le nitrate et le chlorure étant légèrement négative, la conductivité diminue légèrement avant l’équivalence.
1.7 Après l’équivalence : Avant l’équivalence, d’après la loi de Kohlrausch σ1= σC
|{z}
B
+λAg+[Ag+]+λNO−3[NO−3]
| {z }
D2
ou σC=λNa+[Na+]+λK+[K+]+λci−[ci−]+λglu−[glu−] constant
Or les quantités d’argent et de nitrate augmente avec le volume ajouté.D2peut alors s’écrire
D1=λAg+[Ag+]+λNO−3[NO−3]=λCl−
nCV−Cl−,0
V2+V +λNO−3
CV
V2+V = CV
V2+V(λNO−3 +λAg+
| {z }
≥0
)+λCl−
nCl−,0−CV V2+V
La conductivité augmente, car la sommeλNO−3+λAg+est positive.
1.8 Exploitation :
1.8.1 À l’intersection des deux droites, on lit le volume à l’équivalenceVeq=13, 5 mL.
À l’équivalence, les réactifs sont introduits dans les proportions stoechiométriques
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nCl−,0=nAg+=CVeq
Par définition de la concentration de la solution prélevée, donc de (S) [C l−]=nCl−,0
V2 =CVeq
V2 Par définition de la quantité de matière présente dans (S)
n1=[C l−]V1=CVeqV1
V2 Par définition de la masse introduite
m=n1MCl=CVeqV1LCl
V2 =0, 204 g
Il y ae=mmetiquetteetiquette−m =2, 8% moins de chlorure dans la boite qu’indiqué sur l’étiquette. Pour un médica- ment, c’est beaucoup tout de même (quand on compare à la """précision""" de 10−400de l’homéopathie ,).
2 Traversée d’une rivière
~ ur
~ uθ
θ<0 2.1 D’après la loi de composition des vitesses
~
v(M)rive=~v+Ve~ux= −(v+Vecosθ)~ur−Vesinθ~uθ
# les projections se feront sur un dessin avec θ >0 pour éviter les erreurs de signes
O y
x
~ ur
~ uθ
θ<0 V~e
~ v
2.2 On rappelle, qu’en coordonnées polaires, la vitesse s’écrit
~v(M)rive=r˙~ur+rθ˙~uθ.
En projetant sur les deux axes, on obtient un système d’équations différentielles couplées :
d r
d t = −v+Vecosθ dθ
d t = −Vesinθr On remarque que
d r d t =d r
dθ×dθ
d t = −Vesinθ r ×d r
dθ donc
−Vesinθ r ×d r
dθ= −v+Vecosθ soit, en séparant les variables
−dr
r =−α+cosθ
sinθ dθ avec α= v Ve
En intègre entreθ= −π2 etθquelconque.
wr(θ) D −dr
r =wθ
−pi2
−α+cosθ
sinθ dθ ⇔ −[lnr]r(Dθ)=
· αln
¯
¯
¯
¯
1+cosθ sinθ
¯
¯
¯
¯
¸θ
−π2
+[ln|sinθ|]θ−π 2
⇔ ln µD
r
¶
=αln
µ1+cosθ
−sinθ
¶
+ln (−sinθ)
⇔ r= D
(1+cosθ)α(−sinθ)1−α
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2.3 Commençons par faire un développement limité à l’ordre 1 autour de 0
r = D
(1+cosθ)α(−sinθ)1−α
≈ D
−2αθα−1
• Casα<1
θ→0limr= +∞
Le bateau, entraîné par le courant, n’atteint jamaisOni la rive opposée.
• Casα=1
θ→0limr=D 2 Le bateau atteint la rive opposée enD2.
• Casα>1
θ→0limr=0 Le bateau, plus rapide que le courant, atteint le pointO.