Les Consulats suisses à l'étranger reçoivent le journal.
paHuitième Année.— N0 81.
P r i x d u n u m é r o 1 0 c e n t i m e s
Dimanche 7 Octobre 1894.
B u r e a u x : R u e d e l a S e r r e , 2 7 .
ABONNEMENTS Uu an: Six mois:
Suisse . . . . Fr. 6»— Fr. 3»—
Union postale » 12»— » 6»—
On s'abonne a Ions les bureaux do poste.
Paraissant le Jeudi et le Dimanche a la Chaux-de-Fonds.
» de l'étranger 25 » » Minimum d'une annonce ô'O cent.
Les annonces se paient d'avance.
Orscanc d e lai Société i n t c r c n n t o n u l e (IeM Induel r i e d u J u r a , d e s C h a m b r e s d e c o m m e r c e , d e s R u r c a u x d e c o n t r ô l e e t de» S y n d i c a t s p r o f e s s i o n n e l s .
La balance du commerce.
Le grand argument des protection- nistes est la «balance d u c o m m e r c e » . . . Rappelons d'abord ce cpie c'est cet ins- trument fantaisiste.
La κ balance du commerce » c'est l'écart entre les importations et les exportations d'un pays dans ses rapports avec u n autre ou avec tous les autres. U n pays A a acheté au pays B pour 100 millions de francs de marchandises, il ne lui en a vendu (pie pour 90 millions. L e s 90 millions de vente, servent à payer les neuf dixième d ' a c h a t s , à l'aide de lettre de change el de v i r e m e n t s ; res- tent 10 millions q u e A devra ou semble devoir payer à B en monnaie.
Les anciens économistes, dont CoI- bert, disaient et les protectionnistes actuels r é p è t e n t : « La nation qui a la balance du commerce contre elle, c'est- à-dire celle qui est obligée de payer u n e soulte en monnaie, s'appauvrit.»
C'est aller u n peu vile à la conclusion, et la question mérite d'être sérieusement examinée avant.
D'abord, il importe de constater si les chiffres sont comparables. Par exem- ple, si d'une part, on ne compte pas les marchandises exportées à leur prix de vente, et les marchandises importées à leur prix d'achat majorés des droits d'entrée. Evidemment, les acheteurs o n t dépensé la somme globale, mais u n e partie de cette somme n'est pas allée à l'étranger, elle est restée entre les mains du gouvernement, c'est-à-dire dans le pays, et d'autre part, il se peut q u e votre marchandise exportée soit, elle aussi, grevée d'un droit dans le pays d'importation, ce qui rétablirait l'équi- libre. Ne serait-il pas comique de lire sur les statistiques d u pays A : Nous achetons p o u r 100 millions au pays B , et ne lui v e n d o n s ' q u e pour 90 millions,
et sur celle d u pays B , exactement la même c h o s e ?
Donc, il doit être entendu qu'il ne faut compter à l'importation q u e le prix réellement payé p o u r les marchandises, défalcation faite des droits de douane et même des prix de transport. Ces pré- cautions p r i s e s , on peut examiner la question de savoir s'il y a écart entre les exportations el les importations.
Il faut ensuite tcfvir compte de ce fait que les exportations ne sont p a s exclu- sivement formées de marchandises : il peut y avoir des exportations d'hommes et des exportations de capitaux.
Les exportations d'hommes, qui peu- vent être quelquefois très avantageuses pour les pays qui les fournissent aussi bien q u e pour ceux qui les reçoivent, n'influant pas sur la balance d u com- merce, nous n'en parlerons p a s davan- tage.
Il en est autrement des exportations de capitaux. J e n'entends pas, par ex- portation de capitaux, le payement de la soulte de la « balance d u commerce » quand il a lieu; j ' e n t e n d s les placements à l'étranger dans des e m p r u n t s d'Etal ou des commandites industrielles. Il y a là un genre d'exportation q u e Colbert a naturellement dû i g n o r e r , puisqu'il n'existait pas de son temps, mais dont nos protectionnistes modernes auraient dû tenir compte, puisque le chiffre qu'il représente dans les portefeuilles des ca- pitalistes français, est d'environ 20 mil- liards de francs.
Or, celte exportation appelle aussi une contre-partie, c'est-à-dire u n e im- portation annuelle représentant les re- venus des capitaux. Cette importation a lieu, mais pas sous la forme qu'on est porté à supposer à première vue : sous la forme de monnaie. Elle a lieu sous la forme de marchandises ; cette mar- chandise ligure dans le chiffre lotal des
importations servant à établir la balance du commerce. Ce chiffre total ne doit donc pas être mis ainsi brut en oppo- sition avec celui des exportations, il faut, avant, en défalquer la valeur des marchandises représentant le p a y e m e n t des revenus, des capitaux placés à l'é- tranger. Cette déduction opérée, on pourra réellement rechercher si la balance du commerce international se solde p a r u n excédent o u u n déficit.
Voilà u n point de v u e qui a totale- ment échappé au x protectionnistes, et qui leur fournirait, s'ils voulaient bien raisonner, l'explication de la persistance avec laquelle les importations de mar- chandises dépassent les exportations.
Le commerce p r o p r e m e n t dit périclite, et c'est ce qui cause l'abaissement des chiffres généraux de l'exportation et de l'importation ; mais il y a u n e surcharge qui pèse s u r la première, et qui conti- nuera à y peser lant q u e la politique protectionniste n'aura p a s amené de faillites, celle surcharge ce sont les mar- chandise représentant l'intérêt des capi- taux placés à l'étranger.
Il est vrai q u e les protectionnistes peuvent dire qu'il serait désirable q u e les revenus des capitaux français placés à l'étranger entrassent en France en monnaie métallique, et fussent employés à acheter des p r o d u i t s français. J e suis d'avis, au contraire, qu'il est b o n p o u r la France, ou tout autre pays placé dans les mêmes c o n d i t i o n s , qu'il n'en soit, pas ainsi. Si les revenus des capitaux français placés à l'étranger entraient en monnaie, cela ne ferait pas augmenter d'un kilo p a r an le pain q u e produit la France et il en résulterait qu'avec plus de monnaie en main, les Français se partageraient la m ê m e quantité de mar- chandises consommables qu'avant. Tan- dis qu'avec le payement des revenus en marchandises, leur bien-être est accru
380 L A F E D E R A T I O N H O R L O G E R E SUISSE de tout ce que représentent ces mar-
chandises.
Ces observations préliminaires pré- sentées, afin de débarrasser la question de toutes les considérations accessoires qui empêchent le plus souvent de la comprendre, je poserai une question qui paraîtra bizarre ; celle-ci : La balance d u commerce peut-elle être favorable ou défavorable à une n a t i o n ? E n d'autres termes, peut-il exister u n écart radical entre les importations et les exporta- tions d'un p a y s ?
Il faut s'entendre, je parle d'un écart p e r m a n e n t et n o n p r o v o q u é par des causes exceptionnelles. Il est compréhen- sible, par exemple, que si une année ou deux ou trois années, la récolte est mauvaise en E u r o p e et b o n n e en Amé- rique, la première achètera du blé à la seconde, la payera en monnaie et que les chiffres d'un ou deux exercices pour- ront présenter le payement d'une soulte en métal. Mais ce sont là des incidents périodiques, qui tournent tantôt à p r o t i t de l'un, tantôt à celui de l'autre, et qui Unissent par s'équilibrer.
J'ajoute que, p o u r la raison indiquée plus haut, les Américains seraient abso- lument intelligents de demander le payement en espèces.
Je r e p r e n d s : en temps normal, est-il possible que l'exportation et l'importation d'un pays ne se balencent p a s ? Je ré- p o n d s : Non, cela n'est pas possible.
Supposons cependant que cela se p r o - duise, et voyons quels en seront les effets.
Si le pays A, dont nous avons déjà parlé, verse au pays R une soultc en monnaie p o u r payement de l'excédent de son importation sur son exportation, quarrivera-t-il? Il arrivera que la quan- tité de monnaie du p a y s A diminuera et que celle du pays B augmentera; le résultat sera que dans le pays A les prix baisseront et que dans le pays B ils monteront. Cela amènera les mar- chands du pays B à acheter dans le pays A des produits qu'ils y trouveront à meilleur marché que chez eux, les pla- teaux de la balance d u commerce chan- geront de place, les prix remonteront en A, rebaisseront en B, et l'équilibre se rétablira.
O n lit constamment dans les jour- naux protectionnistes que les marchan- dises étrangères viennent p r e n d r e la place des marchandises nationales; ce que ne savent point les rédacteurs des- dites feuilles, ce qu'il est absolument impossible qu'il entre d'A en B p o u r 1000 francs de marchandises, sans q u ' u n e quantité équivalente reflue de B en A.
C'est l'histoire de deux vases commu- n i q u a n t : les liquides qu'ils renferment doivent être forcément au même niveau.
Ge n'est pas p o u r le plaisir de nous
« inonder » que les producteurs étrangers
« nous inondent » de leurs produits , c'est p o u r recevoir en échange une, autre
inondation, une inondation de q u o i ? D e m o n n a i e ? Je viens de m o n t r e r d'abord que ce serait de leur part un faux calcul, attendu que cela ne les enrichirait effec- tivement en aucune manière, et ensuite que l'équilibre se rétablirait forcément en vertu du jeu de la loi de l'offre et de la demande.
Donc, ouvrons les écluses toutes grandes pour que l'inondation se pro- duise. Nous n'importerons jamais chez n o u s que des produits que nous trou- verons ailleurs dans de meilleurs con- ditions, mais n o u s ne p o u v o n s les im- porter qu'à la condition de fournir à notre vendeur des produits qu'ils pré- fèrent aux siens analogues ou qu'il ne trouve pas chez lui. Si cette seconde condition n'est pas r e m p l i e , adieu la première.
La théorie de la balance du commerce est donc un s o p h i s m e , qui c o n s i s t e , comme beaucoup d'autres sophismes, dans la présentation incomplètes d'idées justes, mais dont, en les regardant iso- lément, on p e u t tirer des conclusions fausses.
(L'Economiste.) Ch.M. LIMOUSIN.
Récompenses à l'exposition de Chicago.
Tit.
Rédaction de la Fédération horlogère
En Ville.Monsieur le rédacteur,
A la liste, antérieurement publiée, des di- plômes de collaboration décernés dans l'in- dustrie horlogèi'e, à l'exposition de Chicago, il faut ajouter:
M. H. Holfer, horloger-régleur à Genève, pour collaboration à l'exposition de la maison Jacoby Henri, à Genève.
Cette mention clôt définitivement la liste des diplômes de mention honorable.
Bn ce qui concerne les récompenses obte- nues par les exposants, il résulte d'une com- munication que viennent de faire les autorités de l'Exposition, que les médailles et diplômes pourront être probablement expédiés au com- mencement du mois de décembre prochain.
Recevez, Monsieur le rédacteur, mes sin- cères salutations.
Secrétariat de la Société intercantonale des industries du Jura,
James
PERRKSÎOUD.Les anneaux des montres pour le marché allemand.
Nous avons tenu nos lecteurs au courant des débats qui ont eu lieu devant le tribunal d'Augsbourg, à propos d'une contravention relevée pour cause d'anneaux de boites d'or n'étant pas au titre de la boite — voir nos n
osdes 13, 24 et 27 mai —, contravention ba- sée sur les dispositions de la loi allemande sur le contrôle, qui prévoit que toutes les pièces métalliquemenl unies à la boite doi- vent être au titre de la boite. Or on sait que pour des motifs longuement énumérés et jus- tifiés dans le compte rendu des séances du tribunal d'Augsbourg, la presque totalité des anneaux des montres d'or à destination du marché allemand, sont en plaqué.
Le dernier numéro de la Deutsche Uhr-
macher-Zeilung; nous apprend que la sen-tence du tribunal d'Augsbourg, confirmée par le tribunal supérieur de Munich, et condam- nant une maison ayant vendu des montres dont les anneaux étaient d'un autre métal que celui de la boîte, n'est pas destinée à faire jurisprudence en Allemagne. En effet, le pre- mier procureur royal de Berlin, ayant à sta- tuer sur un cas du même genre, a, sur le rapport d'un expert juré, disant que l'anneau et la cuvette ne sont pas considérés comme partie intégrante de la boite, répondu comme suit au plaignant:
«Berlin K. W., Alt Moabit, 11,
« le 15 septembre 189-4
« En réponse à votre plainte du 31 août dernier contre l'horloger Martin, je vous in- forme que je n'ai trouvé aucun motif de poursuivre le prénommé pour contravention à la loi du 113 juillet 1884. L'expert juré ayant jugé que la cuvette et l'anneau d'une montre sont des parties indépendantes de la boite et peuvent donc être en métaux non précieux, alors que la montre est en or ou en argent, le procureur n'a pas à exprimer une autre opinion.
Il est donc admis que dans le cas Martin, il n'y a pas eu contravention à la loi sur le titre des matières d'or et d'argent.
« Vous voudrez bien faire reprendre les deux montres ici séquestrées. Les pièces que vous nous avez fait tenir peuvent également vous être rendues.
«A l'éditeur M. Cari Martels, Jâgerstrasse, 73.
« Pour le premier procureur,
« H EINTZ. »
Celte décision a la plus grande importance, en ce qu'elle consacre une interprétation nou- velle de la loi allemande, interprétation d'ail- leurs conforme à Ia logique. Il est à espérer qu'elle fera jurisprudence dans toute l'Alle- magne et que la question de l'anneau — on était déjà en règle sur la question des cuvettes métal —sera définitivement résolue.
L'impôt sur les revenus commerciaux
Il ne semble pus qu'on puisse trouver un mode de taxation pratique sur les revenus commerciaux. L'avis que les chambres de commerce et les chambres consultatives des arts et manufactures viennent de donner à cet égard, au ministre des finances, sur la demande du ministre du commerce, parait, décisif. Des réponses nombreuses et concor- dantes qui composent le dossier de celte consultation, deux faits certains ressortent, en effet.
D'abord, il est impossible matériellement de connaître, sans sa déclaration sincère, le chiffre du revenu professionnel d'un commer- çant: «Outre l'influence des hausses et des baisses qui le modifient perpétuellement, il dépend de maintes autres causes, comme la concurrence, les conditions d'achat ou de reprise du matériel ou du fonds de commerce, la question de l'amortissement plus ou moins rapide du capital engagé, le savoir-faire professionnel, les habitudes d'ordre, de pré- voyance, d'économie, de vigilance, de travail du chef d"établissement; les frais de réclame, etc.. causes dont l'influence esl considérable, mais ne peut pas s'évaluer. « Ainsi s'exprime une chambre. Une autre déclare ne connaître aucun commerce, aucune industrie pour laquelle une constatation directe du revenu soit pratique, parce qu'elle ne croit pas
«qu'aucune profession échappe à la loi de
l'instabilité des finances. » Formule moins
lucide qui veut signifier la même chose. Sur
ce point, toutes les chambres sont d'accord.
LA FEDERATION HORLOGERE SUISSE 381
Avec autant d'unanimité, elles so prononcent sur les inconvénients d ' u n e déclaration obligatoire. Peu probantes par elles-mêmes,
les affirmations j l e s contribuables auraient besoin de contrôle. Et alors quelles ingérences vexatoires, qui mettraientau jourles situations c h a n c e l a n t e s , comme les autres, feraient
E
erdre le crédit a ceux qui en ont le plus esoin pour se maintenir ou se relever.Dans ce colloque entre le gouvernement et les représentants autorisés du commerce na- tional, le Temps a relevé des « dialogues » intéressants :
Question. — Quels seraient les inconvé- nients de l'obligation imposée à chaque pa- tenté de déclarer ses revenus professionnels !
Réponse. — Ce serait porter atteinte à la liberté du commerce et au secret professionnel qui est absolument nécessaire dans les affai- res. Ge serait inciter le commerçant au men- songe et a la fraude.
Question. — L'obligation imposé uu pa- tenté, en cas de présomption grave de dissi- mulations, de produire ses écritures, serait- elle facilement acceptée par la majorité des intéressés !
Réponse. — Les intéressés se refuseraient tous à produire leurs écritures. Ge serait les pousser à falsifier leur comptabilité; ce serait rétablir l'exercice que l'on veut supprimer ailleurs.
Question. — Les écritures des petits com- merçants sont-elles tenues d'une manière assez régulière pour pouvoir être utilement consultées en cas de contestation entre le fisc
•et le contribuable?
Réponse. — Les petits commerçants ne tiennent pas de comptabilité régulière. Ils y
renonceraient complètement si l'on exigeait d'eux des déclarations qui pourraient ensuite être contrôlées.
D'autres considérations d'une égale sagesse sont développées dans ces réponses qu'il fau- drait dépouiller en détail. Il y a là de quoi faire réfléchir quelques politiciens réforma- teurs à outrance. A défaut du souci économi- que et des vrais intérêts du pays, peut-être s'ar- rèteront-ils devant l'impopularité qui menace les promoteurs d'une pareille persécution fiscale.
(Du correspondant parisien du Journal de Genève.)
Danger des grèves.
Le fait suivant montre une fois de plus le danger des grèves pour leurs outeurs eux- mêmes, et les funestes conséquences qu'elles peuvent avoir pour la prospérité générale.
On annonce de Ncwcaslle qu'un grand arma- teur des rives de la Tyne, M. R u n c y m a n n , las des tracasseries et des entraves que suscite, à lui et à ses confrères, l'Union des matelots et chauffeurs (Saitors's and Firemen s
Union), a pris le parti de dénationaliser deux de ses navires. Il les fora probablement, dé- sormais, naviguer sous le pavillon norvégien, ce qui, outre la liberté de ses mouvements, lui procurera une économie de salaires équi- valente à 1550 fr. par mois et par bâtiment.
Si cette mesure devait être étendue à l'ensem- ble de la flotte, dont dispose la maison Runcy- m a n n , celle-ci épargnerait un demi-million de francs par an ! Tout le monde est d'accord à New-Castle pour envisager cette question comme très grave. Il y va jusqu'à un certain point, de l'avenir de la marine marchande britannique, et, partant, de celui de la réserve de la marine militaire.
Nouvelles diverses
D o u a n e s . — Les recettes des douanes s'élè- vent en septembre 1894 à 3,448,679 fr. 44, présentant un excédent de 248,063 fr. 58 sur la période correspondante de 1893.
Les recettes du 1e'' janvier au 30 septembre 1894 présentent un excédent de 1,660,707-fr.
et 93 cent, sur la période correspondante de 1893.
L a f o r t u n e d e s E t a t s - U n i s , selon le der- nier inventaire dressé en 1890 et publié tout récemment, donne les chiffres suivants :
Milliards de fr.
Propriétés foncières et cultures . . . 197,7 Bétail et outillage agricole . . . 13,5
Mines et carrières 6,5 Monnaies or, argent et divisionnaires . 5,8
Install. mécan. et stock d'objets fabriq. 15,3 Chemins de fer et t r a m w a y s . . . . 43,4 Télégr., téléph., navigation, et c a n a u x 3,5 Divers · . . . . 39,5
Total . . . 325,2 A titre de comparaison, nous faisons suivre le tableau des évaluations précédentes en in- diquant l'augmentation successive :
Total en milliards Augmentation de francs 0/0
35.7 )) 80.8 128 150,3 87 218,2 45 1850
1860 1870 1880
1890 325,2 51
Cote d e l ' a r g e n t
du 6 Octobre i8g$
Argent fin en grenailles . . fr. 110.50 le kilo.
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»530Ecole d
de Porrentruy
La Commission de l'Ecole d'hor- logerie de P o r r e n t r u y met au concours la place de Directeur de l'Ecole.
O b l i g a t i o n s : Direction géné- rale de l'Ecole, quelques cours théoriques et l'enseignement tech- nique (H 5652 C.)
t r a i t e m e n t : F r . 3000 à 3500 par a n . Ce traitement pourra s'augmenter en proportion du dé- veloppement de l'établissement.
Se foire inscrire jusqu'au 25 octobre 1894, citez M. Alex. F a - vrot, vice-président à P o r r e n t r u y qui fournira de plus amples dé-
tails. 2818
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Pour l'installation d'une fabri- que d'horlogerie, les mécaniciens pouvantsechargerde la fourniture des diverses machines, servant à 1» fabrication de la montre, soit pour les ébauches, t o u r s à g u i l l o -
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Liquidation d'Horlogerie Exceptionnelle
d'environ t r o i s m i l l e mouvements reiMlltlliri 19'". ancre, ligne droite, levées visibles, finis s a n s , ou avec boites acier, argent et or au g r é des a m a t e u r s , par grande et petite quantité, même égrenées! — Ces mouvements pour pièces à verre et savonnettes en nickel et laiton doré, sont divisés en 4 qualités toutes extra soignées, avec marche de précision, d'une interchangeabilité absolue de toutes les pièces, par un outillage unique en sa perfection et des plus récentes inven- tions. H 473(3 S-I 2666
Les 2 premières qualités sont réglées pour des bulletins de l'ob- servatoire, avec ressort de réglage. Echappement non magnétique, spiral brevet Paillard Genève, chatons américains dessus et dessous, pignon de sûreté à grand'moyenne, mise à l'heure intérieure, toutes à secondes, cadrans romains et arabes.
Livraison sans boites immédiate et avec boites dans un très court délai.
Egrenées pour é'.rennes avec m o n o g r a m m e s dans la huitaine.
Paiement à terme et au comptant sous 3 °/° d'escompte.
Le Liquidateur :
H e n r i T h a l m a n n , Fabricant d'horlogerie à B i e n n e .
Cession d'un commerce d'horlogerie
P o u r cause de départ on offre à remettre la suite d'une fabrica- tion d'horlogerie en pleine activité.
Stock réalisable dans un très court délai.
Clientèle d'exportation absolument assurée. Bénéfices certains.
Entrée en jouissance de suite.
S'adresser en l'Etude H . L e h m a m i et A . J e a n n e r e t , notaires,
rue Léopold Robert, 32, à La Chaux-de-Fonds. 2811
Montres à Répétition.
L e s f a b r i c a n t s d e R é p é t i t i o n s a r g e n t e t o r , q u a l i t é b o n c o u r a n t , s o n t p r i é s d ' a d r e s s e r l e u r s o f f r e s s o u s
c a s i e r p o s t a l 9 5 7 , B i e n n e . 2812
Elude de M" HUSSON père, notaire à Porrenlruj:
Vente Publique
FABRIQUE D'HORLOGERIE
e t d e m a r c h a n d i s e s
Lundi, 22 octobre 181)4 et les jours suivants, chaque jour dés !>
heures du malin, la S o c i é t é B u c h w a l d e r , B i é t r y e t C'0 agissant par son mandataire M. J o s . H i h l a r d demeurant à Porrentruy, vendra par adjudication publique et sous de favorables condi- t i o n s : (AH. 171)1, P . ) 2802
1° toutes les marchandises consistant notamment en : environ 800 douz, finissages et échappements clef et r e m . 18 et l!> lig. — 400 cart. montres finies 17 et 18 lig. argent et métal clef et rem. :
— diverses fournitures telles que : boites, c a d r a n s , assortiments, planches et cart. à ouvrage et d'emballage, caisses, etc.. etc.
2° Et le jeudi 25 octobre, dès 10 heures du malin, il sera procédé à la vente publique
de la fabrique
avec l'outillage et le matériel complets
située a P o r r e n t r u y lieu dit : «Allée des Soupirs)}
récente et pouvant contenir environ 200 ouvriers, perfectionnement le plus moderne, elle est montée depuis l'ébauche à la montre finie.
Au besoin elle pourrait servir à l'exploitation de n'importe quelle industrie.
Toutes ces ventes auront lieu à la dite fabrique.
P o u r visiter les marchandises et l'établissement et pour renseigne- ments, s'adresser à M. Hublard ou à M. Husson père, notaire au dit lieu.
On peut également traiter de gi'é à g r é avant la vente.
P o r r e n t r u y . le 21 septembre 1894.
(H. 5310, I) H u S S O N , notaire.
ι de construction OuIiIIiH' avec le jour y fabriquer
Marque
*
de fabrique
Fabrique d'horlogerie
LOUIS MULLER & C*
BIENNE (Suisse)
18, R u e C e n t r a l , 1 8 SPECIALITES: ! M o n t r e * g r a n d e u r O3//' e t ii'"
eu acier, argent et or. simple et fantaisie. 20,"il BonlcM, d e m i - b o u l e * , moiiti'CK-ltrueelctM et
eli&telatneM, | i e n d u l e ( t e M en métal et argent.
NOUVEAUTÉ
Calibre d i | c c