• Aucun résultat trouvé

Section efficace de la réaction 12c(γ, 3α) à 14,8 et 17,6 MeV

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Section efficace de la réaction 12c(γ, 3α) à 14,8 et 17,6 MeV"

Copied!
4
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00236397

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00236397

Submitted on 1 Jan 1960

HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

Section efficace de la réaction 12c(γ, 3α) à 14,8 et 17,6 MeV

M. Garnier, H. Gauvin, W. Sebaoun

To cite this version:

M. Garnier, H. Gauvin, W. Sebaoun. Section efficace de la réaction 12c(γ, 3α) à 14,8 et 17,6 MeV. J.

Phys. Radium, 1960, 21 (12), pp.893-895. �10.1051/jphysrad:019600021012089300�. �jpa-00236397�

(2)

893

LETTRES A LA RÉDACTION

SECTION EFFICACE DE LA RÉACTION 12C(03B3, 303B1)

A 14,8 ET 17,6 MeV

Par M. GARNIER, H. GAUVIN et W. SEBAOUN,

Institut du Radium,

Laboratoire Joliot-Curie de Physique Nucléaire, Orsay.

LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM TOME 21, DÉCEMBRE 1960,

1. Principe de la mesure. - On observe le nombre Na

de réactions 12C(Y, 3a) produites dans une zone S d’une

émulsion photographique nucléaire contenant vc atomes

de 12C, irradiée par une dose ny (mesurée en valeur

relative à l’aide d’une chambre d’ionisation) du rayon- nement y de la réaction 7Li(p, y) à la résonance

de 441 keV. Puis on mesure le nombre Noa de réactions

g3Cu(Y, n)62Cu produitçs dans une cible mince de

cuivre, contenant vCu atomes de 63Cu, superposable à

la zone S d’émulsion examinée, irradiée exactement dans les mêmes conditions par une dose nY de rayon-

nement y.

3CU 62CU

La section efficace 6, de la réaction 63Cu(y, n) 62Cu

étant connue, la section efficace a de la réaction

12C(Y, 3a) est donnée par la relation :

!

2. Description de l’expérience. - Nous avons utilisé

un faisceau de protons d’énergie 500 keV, d’intensité moyenne 300 03BCA, obtenu à l’aide d’un accélérateur

électrostatique SAMES de 600 keV, tombant sur une

B cible épaisse de lithium préparée par évaporation sous

vide. La réaction 7Li(p, y) donne deux raies y d’éner-

gies 14,8 et 17,6 MeV. Dans l’angle solide utilisé pour

ce travail (l’angle d’émission des photons avec le

faisceau de protons variant de 0 à 70°) le rapport des

intensités de ces raies est 114,,1,171, = 0,58 (valeur

calculée à partir des mesures de Stearn et McDaniel [1]).

Le rayonnement y était mesuré à l’aide d’une chambre d’ionisation remplie d’argon à une pression

de 120 atm., contenue dans un cylindre de plomb des-

tiné à rendre négligeable le courant aux rayons X.

Un amplificateur à condensateur vibrant équipé d’un enregistreur donnait la valeur i(t) du courant d’ioni-

sation à chaque instant d’une irradiation. L’expression ny = i(t) dt était prise comme mesure de la dose de rayonnement y reçue par la cible.

La réaction 12C(y, 3a) était observée dans une émul- sion Ilford E1 de 100 y diluée 3 fois, dont la teneur en

carbone est de 50 % environ plus élevée que celle des émulsions normales. Le dosage du carbone dans la plaque que nous avons utilisée, effectué par le Service Central de Microanalyse du C. N. R. S. (1), a donné (1) Nous remercions M. Lévy, Directeur du Service Central de Microanalyse du C. N. R. S. d’avoir bien voulu

faire ce dosage. ,

une teneur de 0,422 g de carbone par cm3 d’émulsion.

Nous nous sommes servis de la courbe parcours- énergie calculée par Bogaardt et Kondijs [3], dont nous

avons vérifié les points E = 6,08 MeV et 8,78 MeV,

à l’aide des rayons oc de ThC et Th C .

MESURE DE Na. - Nous avons admis qu’une « étoile»

à 3 branches observée était due à une réaction 12C(y,3çc-) lorsqu’elle répondait aux conditions suivantes :

1) Soit £Eoe la somme des énergies des 3 particules oc.

S’il s’agit d’une réaction 12C(y, 3a), le photon qui l’a provoquée avait ùne énergie

étant le seuil de la réaction. La figure 1 montre la

FIG. 1. - Distribution des étoiles en fonction de Ey.

Nombre d’étoiles par intervalle de 0,5 MeV.

distribution des étoiles retenus en fonction de Ey.

Pour ces étoiles Ey correspond, à une approximation compatible avec les fluctuations de parcours et les

erreurs de mesure, aux deux raies y de 14,8 et 17,6 MeV.

Quelques-unes (6 sur 814) pourraient être dues à une

raie de 12,5 MeV signalée par quelques auteurs [4], [5].

2) Soit Pa le module de la somme des quantités de

mouvement des 3 particules oc, et Py le module de la quantité de mouvement du photon responsable de la

réaction. Pa doit être égal à Py à une approximation compatible avec les erreurs de mesure. En pratique, la

distribution des Pa observés était bien centrée sur PY,

et nous avons retenu les événements pour lesquels Pa 4Py pour la plaque I et Pa 3Py pour la plaque II.

.LTn certain nombre de réactions 12C(y, 3oc) donnent

une étoile dont l’une des branches sort .de l’émulsion,.

et qui ne peut donc- être reconnue à l’aide des critère’s,

ci-dessus. La proportion de ces réactions, calculée par,

la méthode de Goward et Wilkins [4], était de 0,20. l

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:019600021012089300

(3)

894

Cette valeur coïncide avec la proportion observée

d’étoiles dont l’une des branches traverse le plan

médian de l’émulsion :

MESURE DE Ncu. 2013 Les cibles de cuivre naturel

(proportion en poids de l’isotope ssCu = 0,69.) uti- lisées pour cette mesure étaient des carrés de 1 cm

de côté et 0,05 mm d’épaisseur, superposables à la

zone dépouillée dans chacune des deux plaques irra-

diées. Les cibles étaient irradiées à intensité cons-

tante pendant 20 min et leur activité 9 mesurée à

l’aide d’un compteur proportionnel 4r.

63 62

Pour calculer le nombre de réactions "Cu(y, n)G2Cu

s’étant produites dans la cible, à partir du nombre de

désintégrations enregistrées par le compteur 4r, nous

avons fait les corrections tenant compte :

de l’activité du 64Cu, de période 12,8 heures, à la

réaction 6r.Cu(y, n) ; de l’absorption des r’ayons p dans

la cible, mesurée avec le compteur utilisé pour cette

expérience [6] ; de la fraction des noyaux de 62Cu qui se désintègrent par capture électronique.

3. Résultats. - Nous avons examiné deux plaques,

irradiées à plusieurs mois d’intervalle, et pour chacune fait trois mesures d’activation d’une cible de cuivre. Les résultats obtenus sont les suivants :

Les limites d’erreur indiquées comprennent l’erreur

sur Na. et les erreurs de mesure du rayonnement y et de l’activité des cibles de cuivre.

La réaction 63Cu(y, n) a fait l’objet d’un grand

nombre de travaux. Cependant les valeurs de la sec-

tion efficace à 14,8 et 17,6 MeV publiées jusqu’ici pré-

sentent une forte dispersion, bien supérieure aux

erreurs de mesure admises par les différents expéri-

mentateurs. La meilleure concordance entre la valeur de la section efficace de la réaction 12C(Y, Soc) à 17,6 MeV déduite nos mesures, avec les résultats

publiés antérieurement (tableau I) est obtenue en

TABLEAU 1

prenant pour sections efficaces de la réaction 63Cu(y, n)

à 14,8 et 17,6 MeV les valeurs 6Cu(14,8) = 51 mb et ocu(17,6) = 98 mb. Ces valeurs sont la moyenne des résultats obtenus à l’aide du rayonnement de frei-

nage [7j, 181, [9], l101; [11], mieux groupés mais systé-

matiquement plus élevés que ceux obtenus à l’aide des raies y de la réaction ’1Li(p, y).

Pour l’ensemble des deux plaques, le rapport du

nombre de réactions 12C (y, 3a) dues aux raies de 14,8

et 17,6 MeV est : N,,,(14,S) JN,,,(17,6) = 0,134 :!: 0,019.

De ce rapport on déduit pour le rapport des sections efficaces.

1...,.,.--.. ---. ----

la marge d’erreur indiquée ne comprend pas l’incer- titude sur la valeur du rapport 114,8//1;,6.

Ces données permettent de calculer les sections effi-

caces de la réaction 12C(y, 3oc) à 14,8 et 17,6 MeV :

Les limites d’erreur indiquées ne comprennent pas l’incertitude sur les valeurs de o-cu(14,8) et 03C3Cu(17,6) adoptées. Étant donné la grande dispersion des valeurs

proposées pour ces sections efficaces et la part d’arbi-

traire entrant dans le choix que nous avons faire,

il est possible que les sections efficaces de la réaction

12C(y, 3a) que nous donnons soient entachées d’une

erreur systématique importante, supérieure même à

nos erreurs de mesure.

Lettre reçue le 8 novembre 1960.

BIBLIOGRAPHIE

[1] STEARN (M. B.) et McDANIEL (B. D.), Phys. Rev., 1951, 82, 450.

[2] MILLAR (C. H.) et CAMERON (A. G. W.), Canad. J.

Phys., 1953, 31, 723.

[3] BOGAARDT (M.) et KONDIJS (B.), C. R. Acad. Sc., 1953, 237,1678.

[4] GOWARD (F. K.) et WILKINS (J. J.), Proc. Roy. Soc., 1953, 217, 357.

[5] CARVER (J. H.), HAY (H. J.) et TITTERTON (E. W.),

Phil.

Mag., 1955, 46, 841.

[6] JACMART (J. C.), Thèse 3e cycle, Paris, 1958 (non publiée).

[7] DIVEN (B. C.) et ALMY (G. M.), Phys. Rev., 1950, 80,

407.

[8] KATZ (L.) et CAMERON (A. G. W.), Canad. J. Phys., 1951, 29, 518.

[9] BYERLEY (P. R.) et STEPHENS (W. E.), Phys. Rev., 1951, 83, 54.

[10] KROHN (V. E.) et SHRADER (E. F.), Phys, Rev., 1952 87, 685.

(4)

895

[11] BERMAN (A. I.) et BROWN (K. L.), Phys. Rev., 1954, 96, 83.

[12] DAWSON (W. K.) et BIGHAM (C. E.), Canad. J. Phys., 1953, 31, 167.

[13] GLÄTTLI (H.), SEIPPEL (O.) et STOLL (P.), Helv. Phys.

Acta, 1952, 25, 491.

[14] GREENBERG (L. H.), TAYLOR (J. G. V.) et HASLAM (R. N. H.), Phys. Rev., 1954, 95,1540.

TRANSMISSION D’UNE LAME PRISMATIQUE

DE TRÈS PETIT ANGLE

POUR UNE RADIATION INFRAROUGE

MONOCHROMATIQUE

Par Robert DUVERNEY,

Laboratoire de Physique, Montpellier.

Nous avons montré dans un article précédent [2] que le mécanisme de la polarisation par les lames de sélé-

nium est de nature interférentielle. L’élément pola-

risant [1], qui est la lame de sélénium obtenue par

vaporisation sous vide, est, approximativement, un prisme d’angle inférieur à 5 cent millièmes de radian.

Le calcul est donc plus simple que celui de Kinosita [3] : chaque élément de lame dS entourant un point l’épaisseur est e ayant une transmission donnée par la

fonction d’Airy :

Le récepteur infra-rouge étant intégratif, son élon- gation est proportionnelle au flux total qu’il reçoit :

1 Nous faisons actuellement le calcul dans le cas d’une radiation monochromatique, le diaphragme étant un rectangle dont l’un des côtés est perpendiculaire à la ligne de plus grande pente du prisme ; el et e2 étant

les épaisseurs extrêmes, on a :

On utilise, aussi, par la suite, les notations :

Une intégrale, uniforme et continue de la fonction

d’Airy est, à un facteur multiplicatif près :

La transmission est donc :

mi et M2 sont les points d’abscisses pi et q>2 de la courbe 1>( Cf) (voir figure). Une courbe quelconque

FIG. 1.

résulte de translations égales à K2r J2 de la por- tion (0, 2Tt) parallèlement à la première bissectrice les points 0 sont des centres de symétrie, la courbe en

médaillon (0, 7r) admet un axe de symétrie paral-

lèlement à la seconde bissectrice. Les courbes sont, aplaties sur la première bissectrice, pour les faibles valeurs de R, et voisines d’une ligne brisée pour les valeurs de R voisines de I (les points S et S’ Venant

aux sommets des carrés de côté 1t).

Le calcul montre que les valeurs de X qui annulent

la dérivée dé T(X) par rapébrt à la longueur d’onde correspondent à une « phase moyenne » (P3 très voisine de la phase au centre de la lame, yo, et très voisine de 2 Kn pour les maxima, et de (Z.K + 1)r pour les minima (du moins lorsque C?2 - pi est 2r).

La valeur des extrema est donc dans ce cas :

Ces maxima et ces minima deviennent égaux entre eux

est 1 quand . atteint la valeur 2r il y a

Références

Documents relatifs

Nous donnons ainsi pour chaque transition deux.. categories de courbes correspondant aux

constructeurs avec une perte du pouvoir de résolution du microscope, l’objet devant être déplacé pour per- mettre la collecte des rayons X avec une dimension de la

Les différentes techniques utilisées tion entre la mesure avec détection directe pour ces mesures sont basées sur l'emploi des neutrons et les autres résultats, nous du

Pour chacune de ces résonances, on a mesuré suffisamment de spectres de façon à reproduire correctement la forme et la population des diagrammes de Dalitz.. Cette

On peut concevoir que les réactions de transfert d’un nucléon faiblement lié d’un noyau à un autre sont très probables à 2 MeV et que les réactions que.. nous avons

nous avons choisi deux groupes distincts : le premier comprend l’yttrium et deux terres yttriques, le second comporte trois terres yttriques diff6rentes dans la maille

C'est dans le cadre d'une 6tude de la composition des fibres et deleur 6volution dans des conditions adverses que nous avons utilis6 la micrcs- copie Raman ( 2 ). Cette

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des