Astérisque
F RÉDÉRIC P AULIN
Actions de groupes sur les arbres
Astérisque, tome 241 (1997), Séminaire Bourbaki, exp. n
o808, p. 97-137
<http://www.numdam.org/item?id=SB_1995-1996__38__97_0>
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97
ACTIONS DE GROUPES SUR LES ARBRES par Frédéric PAULIN
Séminaire BOURBAKI 48ème
année, 1995-96,
n° 808Novembre 1995
H. Poincaré
[74]
étudiait la structure des sous-groupes discrets de ouSL2(C),
par leurs actions
isométriques
sur les espaceshyperboliques
réelsNF, IHP.
Pour étudier la structure des sous-groupes discrets deSL2(Q~p),
J.-P. Serre[85]
adéveloppé
la théorie desactions de groupes sur les arbres discrets. En
effet,
l’immeuble de Bruhat-Tits(de
rangun)
associé à pour la valuationp-adique [14]
est un arbre discret. Partant de l’observationqu’un
groupeagissant
librement sur un arbre discret estlibre,
J.-P. Serreen déduit par
exemple
une preuvesimple
etélégante
du théorème suivant.Théorème 1
(Y. lhara)
Un sous-groupe discret sans torsion deSL2(Qp)
est libre.La théorie de Bass-Serre
(voir
section1)
montreplus généralement qu’un
groupeagit
sur un arbre discret sanspoint
fixeglobal
si et seulement s’il sedécompose (i.e.
estisomorphe
à une sommeamalgamée
non triviale ou une extension HNN(voir
section 1pour des
définitions))
au dessus d’un stabilisateur d’arête. Parexemple,
un groupe est unproduit
libre de deux groupes non triviaux si et seulement s’ilagit
sur un arbre discretavec stabilisateurs d’arête triviaux.
Pour étudier les groupes
SL2(K)
pour uncorps !{
muni d’une valuation nondiscrète,
F. Bruhat et J. Tits
[14, 91]
avaient introduit desgénéralisations
des arbresdiscrets,
encore
appelés
arbres1.L’étude des actions de groupes sur les arbres non
discrets,
commencée par J.Tits,
R.
Lyndon,
I.Chiswell,
et surtoutdéveloppée
par J.Morgan
et P. Shalen(voir
les articles de référence[86, 87, 63]),
vient d’aboutir à des résultatsprofonds
declassification,
par les travaux de E.Rips (voir
section2).
Un corollaire est lesuivant,
anciennement connu sous le nom deconjecture
deMorgan-Shalen. Rappelons qu’un
groupe est detype fini
s’il est
engendré
par un nombre fini d’éléments.1La
terminologie
usuelle est maintenant celle d’arbre réel, mais par respect des origines, nous préfé-rons dans cet exposé le terme d’arbre
(non discret).
Théorème 2
(E. Rips)
Un groupe detype fini qui agit
librement sur un arbre(non discret)
est unproduit
libre de groupes abéliens libres et de groupesfondamentaux
desurfaces.
Les actions de groupes sur les arbres non discrets
permettent d’apporter
des informa- tionsasymptotiques
sur les sous-groupes discrets de groupes de Lie réels commeSL2(C) (voir
parexemple
les travaux de M. Culler-P. Shalen[20],
J.Morgan-P.
Shalen[65],
M. Bestvina
[7],
F. Paulin[69],
Z. Sela[83]
et la section3). L’explication conceptuelle,
due à M.
Gromov,
est que, vu deloin, l’espace hyperbolique HP
ressemble ... à un arbre.Plus exactement la limite
(en
un sens que nouspréciserons plus loin)
de la famille d’es- pacesmétriques
obtenue enmultipliant
la distance de1Hf3
par E, tend vers un arbre nondiscret, quand
E tend vers 0. Voici uneapplication :
Théorème 3
(W.
Thurston~90,
Theorem?’.1~,
J.Morgan-P.
Shalenf 65~)
Soit r unsous-groupe de
type fini,
non virtuellementabélien, qui
n’est pas une sommeamalgamée
non triviale ou une extension HNN au-dessus d’un groupe virtuellement abélien. Alors
l’espace
desreprésentations
de r dansSL2(C)
moduloconjugaison
estcompact.
Évoquons
enquelques
mots lessujets
reliés que nous ne traiterons pasici, préférant
nous concentrer sur le théorème de
Rips
et en donner une preuvecomplète.
Les actions de groupes sur les arbres discrets
permettent
de donner d’autres infor- mations sur les sous-groupes discrets d’un groupe de Lie de rang relatif un sur un corps local localementcompact.
Voir[85], [4, 57], [58] (pour
la construction de réseaux nonarithmétiques)
et[59, 5, 15] (pour
lesproblèmes
derigidité
et desuperrigidité
des com-mensurateurs).
Nous ne traiterons pas nonplus
del’aspect analyse harmonique
sur lesarbres,
voir parexemple [33, 18],
ni lesrapports
avec l’uniformisationp-adique (voir
parexemple [75, 39, 38, 6]).
Citons encore lejoli
résultat de H. Bass[2] :
un sous-groupe detype
fini deGL2(C), qui
ne sedécompose
pas,est,
àconjugaison près,
contenu dansle groupe des matrices
triangulaires supérieures
ou dansGL2(0)
pour 0 un anneaud’entiers
algébriques.
Sous des
hypothèses
de finitude sur le groupe, comme être detype fini,
il est naturelde se demander s’il existe une borne
(effective)
sur le nombre dedécompositions
"succes- sives" obtenues par la théorie deBass-Serre,
et s’il existe unedécomposition
"maximale"et
"unique" (effective)
du groupe.L’archétype
de ces résultats est le théorème de Grushko : pour G un groupe detype
fini, engendré
par péléments, 1)
si G est unproduit
libre de m facteurs nontriviaux,
alors m p;
2)
G est unproduit
libreAi
* ... *Am *
avecFn
un groupe libre de rang n,A;
nontrivial,
non infinicyclique,
et nonproduit
libre de groupes nontriviaux ; 3)
siA’1 * ~ ~ ~
*Fn,
est une autre telledécomposition,
alors m = m’ et n = n’ et àpermutation près, Ai
etA’;
sontconjugués
dans G.Les trois
problèmes analogues
pour d’autres classes d’actions de groupes sur les arbres discrets que celles à stabilisateurs d’arêtetriviaux,
sont connus sous les noms d’accessi-bilité
(voir [93])
pour lepremier
et dedécomposition canonique
pour les deux autres.La source
principale d’inspiration
vient de latopologie
depetite dimension,
avec enparticulier
lesdécompositions
enpantalons
de surfaces(voir
parexemple [32]),
et lesdécompositions
de Kneser(le long
desphères),
de Jaco-Shalen et Johannson(le long
detores et
anneaux)
des variétés de dimension 3[49, 50].
Nous renvoyons aux résultats d’accessibilité de M.
Dunwoody [28, 29] (pour
les sta-bilisateurs d’arête
finis,
en liaison avec le théorème deStallings
sur les groupesayant
une infinité debouts,
voir[52]),
M. Bestvina-M.Feighn [8] (pour
les stabilisateurs d’arête vérifiant lapropriété (FA) (respectivement (FA)’) d’avoir,
pour toute action sur un arbrediscret,
unpoint
fixe(respectivement
unpoint
ou boutfixe),
Z. Sela[82] (pour
les ac-tions
ayant
une borne uniforme sur les diamètres des ensembles depoints fixes),
et dedécomposition canonique
de E.Rips-Z.
Sela[78] (pour
les stabilisateurs d’arête infiniscycliques),
M.Dunwoody-M. Sageev [31]
et T. Delzant[24, 26].
L’ "unicité" de
décompositions
"maximales"permet
enparticulier
d’étudier le groupe desautomorphismes
d’un groupeagissant
sur un arbre discret. Eneffet, Aut(G) agit
surles actions de G sur les arbres discrets par
précomposition.
Parexemple,
par le théorème deFuchs-Rabinovich,
si G =A1 * ~ ~ ~ * Am+r
est unedécomposition
deGrushko,
alorsAut(G)
contient un sous-groupe d’indice finiqui
sesurjecte
sur leproduit
direct desOut(A~),
de noyauengendré
par lesconjugaisons partielles
surchaque
facteur. Commeun groupe libre est un bloc élémentaire dans le théorème de
Grushko,
cecin’apporte
aucune information sur son groupe
d’automorphismes.
Les actions de groupes libres surles arbres sont par contre fort
utiles,
voir[21, 22, 10, 35, 71, 84].
J.-P. Serre a
remarqué qu’un
sous-groupe d’un groupequi agit
sur un arbre discret T hérite aussi d’unedécomposition
par son action sur T. Parexemple,
par le théorème deKurosh,
tout sous-groupe detype
fini H d’unproduit
libre G = A * B est unproduit
libre
Hl * ~ ~ ~
*Hm * Fn ,
avecFn
un groupe libre de rang n, etH;
un sous-groupe de Hconjugué
à un sous-groupe de A ou de B.Dans
[44] (voir l’exposé
722 au Séminaire Bourbaki de E.Ghys [40]),
M. Gromova défini une classe de groupes, les groupes
hyperboliques, qui
contient etgénéralise
largement
la classe des groupes fondamentaux de variétéscompactes
à courburenégative.
Comme pour
!HP,
toutgraphe
deCayley
d’un groupehyperbolique,
vu deloin,
ressembleà un arbre.
Il fallait donc s’attendre à retrouver pour ces groupes des
propriétés analogues
à cellesdes groupes
agissant
sur des arbresdiscrets,
enparticulier correspondant
aux résultats deGrushko,
Fuchs-Rabinovich et Kurosh. C’est ce que montrent les travaux de M. Gromov[44] (sur
les sous-groupes des groupeshyperboliques),
E.Rips-Z.
Sela[76],
Z. Sela[81, 83]
(automorphismes
des groupeshyperboliques
et décidabilité duproblème d’isomorphisme
entre groupes
hyperboliques)
et T. Delzant[23, 25, 26].
Les groupes de surfaces forment des blocs élémentaires dans ladécomposition
deRips-Sela
au-dessus de groupes infiniscycliques, analogues
aux groupes libres dans le théorème de Grushko. Pour étudier leurs sous-groupes et leursautomorphismes,
il faut d’autres outils[89, 32, 16, 48].
Les
techniques
de E.Rips
et Z. Selareposent
de manière essentielle sur les travaux de E.Rips
sur les actions de groupes sur les arbres non discrets.L’approche
unificatrice(hormis
l’étude du groupe desautomorphismes)
de T. Delzant évite cestravaux,
etrepose sur de
jolies techniques topologiques, inspirées
par M.Dunwoody [28],
à base defeuilletages
de2-complexes.
Voir aussi les articles récents de M.Dunwwoody-M. Sageev
[31].
Je voudrais remercier chaleureusement D. Gaboriau
(pour
nos lecturescommunes),
T. Del-zant
(pour
ses conversationsenthousiastes),
G. Levitt(pour
seséchanges électroniques)
etZ. Sela. Leurs contributions à ce texte sont
importantes.
1 La théorie de Bass-Serre des actions de groupes
sur
les arbres discrets
Un arbre discret est un
1-complexe simplicial,
connexe etsimplement
connexe. Lesactions sur un arbre discret seront toutes à
gauche,
parautomorphismes simpliciaux,
sansinversion
(i.e.
sans élémentpermutant
les deux sommets d’unearête), hypothèse qui
estbénigne, quitte
à subdiviser. Cettehypothèse implique
que lequotient
est naturellementun
graphe,
i.e. unCW-complexe
connexe de dimension 1 .Pour montrer
qu’un
groupe G estlibre,
une méthodetopologique
consiste à le faireopérer
librement sur un arbre T. Le groupe G s’identifiealors,
par la théorie des revête-ments,
au groupe fondamental dugraphe quotient G’BT, qui
est libre.Rappelons
que legraphe
deCayley
d’un groupe r muni d’unepartie génératrice
est le
graphe
d’ensemble de sommetsr,
avec une arête entre deux sommets ~, ys’il existe un
générateur
Xi tel que x = yr, ou r =Montrons par
exemple
le théorème de Nielsen-Schreier disantqu’un sous-groupe H
d’un groupe libre G est libre. Pour
cela,
faisonsagir
H sur legraphe
deCayley
de G pourune
partie génératrice
libre. Cegraphe
est un arbrepuisque
G est libre. Le sous-groupe H de Gagit
librement surT,
donc est libre.1.1
L’arbre de SL2(Qp).
Pour démontrer le théorème
d’Ihara ,
J.-P. Serre montre queSL2 (Qp ) agit
sur l’arbrediscret T
régulier
devalence q
+1,
avec stabilisateurs de sommet des sous-groupes com-pacts (isomorphes
à et formant deux classes deconjugaison).
Cet arbre estl’immeuble de Tits
(de type A1)
associé ausystème
de Tits(G, B, N, S) (voir [85]
page124)
avecet N le normalisateur dans G du sous-groupe
diagonal.
L’ensemble des sommets de T s’identifie avec
l’espace
des classesd’équivalence
desréseaux du
Qp-espace
vectorielQ2p,
i.e. dessous-Zp-modules
libres de rang 2engendrant
~p.
Deux réseaux sontéquivalents
s’ils sonthomothétiques
par un élément de~p.
Legroupe
SL2(Qp) agit
naturellement sur cetensemble,
et T est muni del’unique
distanceinvariante telle que la distance des
images
des réseauxZp
0Zp
etZp
(BpZp
est 1. Deuxsommets de T sont alors liés par une arête si leur distance est
1,
et T est un arbre(voir [85]
section11.1.1).
Voir[43]
pour la constructionanalogue
en rangsupérieur.
Comme les stabilisateurs de sommet sont
compacts,
un sous-groupe discret rencontreun tel stabilisateur en un groupe fini. Donc un sous-groupe discret sans torsion de
SL2(Qp) agit
librement surT,
et parconséquent
est libre.Ceci se
généralise
aux sous-groupes discrets sans torsion de tout groupealgébrique simple
de rang relatif 1 sur un corps local(commutatif)
localementcompact [85].
1.2 Groupe fondamental d’un graphe de groupes
H. Bass et J.-P. Serre donnent un théorème de structure pour les groupes
agissant
surles arbres discrets. Nous en donnerons
l’approche topologique
due à P.Scott-C.T.C
Wall[80].
Voir[46]
pour unegénéralisation
aux actions de groupes sur descomplexes
dedimension
supérieure.
Un
graphe
de groupes est la donnée(G, ~)
d’ungraphe
connexe~,
d’un groupeGa
pour toute arête a, d’un groupe
Gs
pour tout sommet s, et de deuxmorphismes injectifs Gao
etGa - Gat
pour toute arête a de sommets(éventuellement confondus)
ao, ai.
(Implicitement
une orientation arbitraire anodine dechaque
arête a étéchoisie.)
Voir
[3]
page 16 pour la définition d’unmorphisme
degraphes
de groupes.À
ungraphe
de groupe(G, ?),
et à tout choix T d’arbre maximal dansQ,
est associéun groupe
Choisissons des
CW-complexes pointés,
à revêtements universelscontractiles, Xs, Xa
pour tout sommet s et arête a, de groupes fondamentaux
Gs, Ga.
Nous noterons * lespoints
bases. Choisissons(voir
parexemple [88])
deuxmorphismes
deCW-complexes pointés fa,i : Xa - Xa~,
induisant lesmorphismes Ga - Ga;
sur les groupes fondamen-taux,
pour i =0,1.
Considérons
l’espace
E obtenu enprenant
la réuniondisjointe
desXs
pour s sommet et desXa
x[0, 1] (avec
la structure deCW-complexe produit)
pour a arête. Prenons lequotient
de cette uniondisjointe
par la relationd’équivalence engendrée
par(x, i)
EXa
x[~, 1, ^r f a,i ( x )
EX a;
pour i =0,1.
Notons que le
CW-complexe
E admet uneprojection
continue naturelle sur legraphe Q.
Tout sous-arbre maximal Tde Q
se relève naturellement dansE,
et nousprendrons
pour
point
base de En’importe quel point
de ce relevé.Le groupe
fondamental
dugraphe
de groupes~; T)
est par définition Il nedépend
de Tqu’à isomorphisme près.
Les groupes de sommetss’injectent
naturellement dans ~r1(G, ~; T).
Exemples : (1) Si Q
est réduit à une arête a de sommets distincts s,s’,
alors7Ti(G’, ~; a)
est
appelée
la sommeamalgamée
deGs
etGs’
au-dessus deGa
pour lesinjections
p :Ga --+ Gs et p’ : Ga - Gs~,
et notée(par abus) GS*Ga Gs’.
C’est un élément universel dans lacatégorie
dont lesobjets
sont lesgroupes H
munis demorphismes
etGs’
--~ Hrendant commutatif le
diagramme
carré formé avec p,p’,
et dont lesmorphismes
sont lesmorphismes
de groupe 7;f 2014~ H’ rendant lediagramme
évident commutatif. Une sommeamalgamée
est dite non triviale si lesinjections
deGa
dansGs
etGs~
sont propres.(2) Si Q
est réduit à une arête a de sommets confondus s,.s’,
alors~; {s~)
estappelée
l’extension HNN deGS
au-dessus deGa
pour lesinjections
p,p’ : Ga - GS,
etnotée
(par abus) Gs*Ga.
Les extensions HNN vérifient unepropriété
universelleanalogue.
Soit
(G, g)
ungraphe
de groupes, T un sous-arbremaximal, s
un sommet.Supposons
que
Gs
= de sorte quel’image
de toutmorphisme Ga - Ga,
avec ai = ssoit contenu dans le
conjugué
d’un groupe de sommetHva..
de(H, x),
avec9a,i E G 8’
Legraphe
de groupes(G’, G’)
suivant estappelé
unraffinement
de(G, G).
Legraphe
est obtenu àpartir de Q
en enlevant s etajoutant ~l,
de sortequ’une
arête ade Q
d’extrémité s soit maintenant d’extrémité Va,i dans ?-L. Prenons pour arbre maximal T’de Ç’
la réunion de T et U. Les groupes d’arêtes et de sommets de(G’, ~’)
sont ceuxévidents. Pour a arête
de Q
d’extrémité s, lemorphisme Ga
est lacomposée
deGa GS
avec laconjugaison
parg~,z .
Les autresmorphismes
sont ceux évidents.Nous avons un
isomorphisme
naturel~’; T’)
-~; T ).
Un groupe fon- damental degraphe
de groupespeut
donc êtrepensé
comme une succession de sommesamalgamées
et d’extensions HNN.En terme de
présentation, si g - gat
est lemorphisme injectif Ga ~ Ga;
pour i =0,1,
alors une
application multiple
du théorème de vanKampen
montre que est le groupeengendré
par lesG 8
pour s sommetde Q
et leséléments ta
pour a arête de(?,
soumis aux relations
Par
exemple,
la sommeamalgamée G~
*GaGSI
est/ p(g)
=p’(g) Vg
EG’a),
etl’extension HNN
GS*Ga
est(Gs, t / tp(g)t-1
=p’(g) Vg
EGa).
1.3 Action de groupe
sur unarbre
etgraphe de groupes
Soit r un groupequi agit
sur un arbre discret T. Notons 7r :T -; ~
=rBT l’appli-
cation
canonique,
T un sous-arbre maximalde Q
etT
un de ses relevés dans T. Pour x sommet ou arête deT,
notonsGx
le stabilisateur del’unique
sommet ou arête 1 deT correspondant.
Pour a arêtede g B T,
d’extrémités ao, al, notons âl’unique
arête de Trelevant a
d’origine Go
et notonsGa
lestabilisateur
de a. NotonsGa -~ Gao
l’inclusion. Sis est le sommet de a différent de
ao,
il existe qa e Genvoyant al
sur s. NotonsGa --~ G’ai
le
morphisme
g - qa.Théorème 1.1
(H.
Bass-J.-P. Serre~85~
page76)
Lemorphisme ~; T) -
r in-duit par les
inclusions G s
~-~ G etpar ta
- % est unisomorphisme
de groupe. DRéciproquement,
soient(G, Q)
ungraphe
de groupes, T un arbre maximal dansÇ,
et
E
le revêtement universel du CWcomplexe
E(avec
les notationsci-dessus).
Alorsle
quotient
deE
par la relationd’équivalence qui
écrase en unpoint chaque
relevé deXa
x{t}
et deXs,
pour a, srespectivement
arête et sommet deQ,
est un arbre discretappelé
l’arbre de Bass-Serre de(G, ~; T ).
Deplus, agit
surT
de sorte que legraphe
de groupes associé commeprécédemment
à cette action soit(G, 6).
Un tel arbre estunique
àisomorphisme équivariant près.
2 Le théorème de Rips
surles actions de groupes
sur
les arbres
Un arbre est un espace
métrique
T tel que d’unepart,
pour touspoints
distincts ;r, y deT,
il existe un et un seul arctopologique
dans T d’extrémités x, y, et d’autrepart,
tel que cetunique
arc soitisométrique
à un intervalle de R. Cette définition est due à J. Tits[91],
voir aussi les articles fondamentaux de J.Morgan-P.
Shalen[86, 87, 63].
Exemples: 1)
La réalisationgéométrique
de tout arbrediscret,
munie del’unique
mé-trique
maximale rendantchaque
arêteisométrique
à[0, l~,
est un arbre.2)
Leproduit
libre R de deuxcopies
deR,
considéré comme groupediscret,
munide la distance invariante à
gauche
telle que la distance du mot réduit xl ~ ~ ~ Xn àl’origine
soit + ~ ~ ~ + est un arbre.
3)
Tout immeuble de Titsaffine (pas
forcémentdiscret,
voir[92]),
detype Ai (i.e.
degroupe de Coxeter le groupe diédral
infini),
est un arbre. Enfait,
tout arbre sans sommetterminal
(i.e.
sanspoint n’appartenant
pas à l’intérieur d’unarc)
est un tel immeuble.4)
Si(X, d)
est un espacemétrique hyperbolique (au
sens de M. Gromov[44, 41]),
alors pour tout ultrafiltre 03C9 sur
N,
pour toutesuite EÉ
> 0 telle quelimw
Ei =0,
pour toute suite depoints
bases Xi,l’espace métrique Eid, x~)
est un arbre. Il est engénéral
non discret(voir
section3.2).
Laréciproque
est vraie(voir [44]
page77).
5)
Une sourceimportante d’exemples (voir [65, 66, 42, 55])
vient de la théorie desfeuilletages (transversalement)
mesurés de codimension un.Soit M une variété
topologique,
,~’ unfeuilletage
de codimension un, dontchaque
arctransverse est munie d’une mesure
(borélienne, positive, régulière)
lisse(i.e.
sansatome)
de
support total,
invariante par holonomie lelong
des feuilles.Cette mesure transverse
permet
de définir lalongueur
d’un chemin transverse parmorceaux au
feuilletage :
salongueur
est la somme des mesures totales dechaque
morceautransverse. Alors M est munie d’une
pseudo-distance
pour x, Y dansM,
estla borne inférieure des
longueurs
des chemins de r à y. Notons que l’onpeut
avoird( x, y)
= 0 sans que x = y, parexemple
si x, y sont dans une même feuille.A cette
pseudo-distance
estcanoniquement
associé un espacemétrique T(.F), appelé l’espace
desfeuilles
renduséparé.
C’estl’espace quotient
de M par la relationd’équiva-
lence x N y si =
0,
muni de la distance induite pard,~.
En
général,
,~’ n’est pas unarbre,
parexemple
lefeuilletage
du toreS1
xS1
par les cercles méridiensS1
x{*}
a pour espace des feuilles renduséparé
un cercle. Notons que si ,~’ a une feuilledense,
alors est unpoint.
Maisgénéralisant
un résultat de[42],
G. Levitt a montré le résultat suivant.
Proposition
2.1([55] Corollary III.5)
Soit F unfeuilletage
mesuré de codimensionun sur M connexe, et
N(C)
un sous-groupe normal de03C01M (pour
un choix depoint
base
anodin)
normalementengendré
par les classesd’homotopie
libre de certains lacets contenus dans lesfeuilles.
SiM -3
M est le revêtementdéfini
parN(C),
et,~’
est lefeuilletage
mesurérelevé,
alorsT (,~’)
est un arbre. DDans le cas des variétés
compactes M,
l’existence d’unfeuilletage
mesuré est trèsrestrictif. C’est pour cela
qu’il
est utile d’admettre dessingularités
et deremplacer
va-riétés par
complexes simpliciaux.
Parexemple,
pour lessurfaces,
nous admettrons lessingularités
isolées detype
selle à n > 1 branches(voir [32]).
Plusgénéralement (voir [56]),
nous considérerons des2-complexes simpliciaux E, chaque
1-cellule étant ou bien transverse ou bien contenue dans unefeuille,
et où lefeuilletage
surchaque
2-cellule esttopologiquement conjugué
aufeuilletage
soit parperpendiculaires
soit parparallèles
àun côté. Le résultat 2.1 est encore valable pour ces
exemples.
6)
Comme unfeuilletage
est essentiellement défini par la donnée de sonpseudogroupe
transverse
(les applications
d’holonomie lelong
des feuilles sur une transversale rencon-trant toute
feuille),
il est naturel que lesexemples particuliers
defeuilletages
mesurésci-dessus
proviennent
desystèmes
d’isométriespartielles
entre intervalles de R.Un arbre
fini
est unarbre,
réunion d’un nombre fini d’arcs. Unsystème
d’isométries S =(D, {~q : Ai -
est la donnée d’une uniondisjointe
finie d’arbres finis D(appelée domaine)
et d’un ensemble fini d’isométriespartielles
cp~(appelées générateurs)
entre sous-arbres finis de D
(appelés bases).
A tout
système
d’isométriesS,
nous associons parsuspension
un2-complexe feuilleté
E ==
~(S)
de la manière suivante.Partons de l’union
disjointe
de D(feuilleté
parpoints)
et debandes Ai
x[0,1] (feuille-
tées par
{*}
x[0,1]).
Nous obtenons E en recollantAi
x[0,1]
àD,
en identifiantchaque (t, 0) E Ai
x{0}
avec tE Ai
C D etchaque (~, 1) E Ai
x{1}
avec’Pi(t)
C D. Nousidentifions D avec son
image
dans E.Le
feuilletage
:F est ladécomposition
de E enfeuilles.
Une feuille est une classed’équivalence
pour la relationd’équivalence ~ engendrée
par x N y s’il existe i =1, ..., k
avec x, y
correspondant
à deuxpoints
de la même feuille{*}
x[0,1] de Ai
x[0,1].
Ensubdivisant
chaque
bande~4;
x[0,1]
en deuxtriangles,
cefeuilletage
est bien dutype
ci-dessus.Si C est un ensemble fini de lacets contenus dans les feuilles de
E,
nous noteronsN(C)
C03C0103A3
le sous-groupe normalengendré
par les lacets de C.D’après
le résultat2.1,
si,~’
est lefeuilletage
relevé de :F dans le revêtement défini parN(C),
alorsl’espace
des feuilles renduséparé ~’(,~’)
est unarbre,
naturellement muni d’une actionisométrique
deDans leurs articles de référence
[86, 87, 63],
J.Morgan
et P. Shalen ont énoncé unesuite de
conjectures
pour savoir dansquelle
mesure les résultats de la section 1 segéné-
ralisent aux arbres non
discrets,
et ont donné desréponses partielles.
Dans ce
qui suit,
toute action de groupe sur un espacemétrique
est une actionisométrique
àgauche.
Voiciquelques exemples qui
montrent que les actions sur les arbresnon discrets
présentent
desparticularités.
a) Exemple homogène. Remarquons
que le groupe abélien libre admet uneaction
isométrique
libre sur la droite R(en prenant n
translations rationnellement in-dépendantes). Réciproquement,
les seuls groupes(de type fini) agissant
librement sur ladroite sont les groupes abéliens libres
(de type fini).
Notons
qu’un
groupe detype
fini d’isométries de 1~ n’est pas unproduit
libre nontrivial. Mais il se
décompose
au-dessus d’un groupe abélien. S’il ne contient que destranslations,
il estisomorphe
àA*c,
avec A = C = et les deux inclusions ~4 2014~ C étant l’identité. S’il contient uneréflexion,
alors il estisomorphe
à A *cB,
avec A et Ble
produit
semi-direct dezn-l
parZ/2Z agissant
surzn-l
par x ~ -x, et C =s’injectant
de manière évidente dansA,
B. Notons que toute isométrieayant
unpoint
fixe est
conjuguée
à un élément d’un groupe de sommet A ou B.b) Exemple échange
d’intervalles. Si S est une surface connexecompacte
sansbord,
decaractéristique
d’EulerX(S)
inférieure ouégale
à-2,
alors son groupe fonda-mental 03C01S
admet une action libre sur un arbre([66]).
En
effet,
une telle surface admet unfeuilletage
,~’ transversalementmesuré,
à sin-gularités
isolées detype
selles à n > 3branches, qui
estarationnel,
i.e. sans lacet nontrivial
plongé
dans une feuille(éventuellement
contenant dessingularités).
Parexemple,
la surface S comme
ci-dessus,
et deplus
orientable avec~(5’) = -2, peut
s’obtenirpar revêtement branché d’ordre 2 au-dessus de deux
points
u, v d’un tore. Si ce toreT~
=JR2/Z2
est muni d’unfeuilletage quotient
dufeuilletage
deR~
par droitesparallèles
à une droite de
pente irrationnelle,
et si lespoints
u, v ne sont pas dans une même feuille du tore, alors lefeuilletage
relevé sur S(dont
les deuxsingularités
sont dutype
selles à4
branches)
est transversalement mesuré et arationnel.Si
,~’
est lefeuilletage
relevé à un revêtement universelS,
alorsl’espace
des feuilles renduséparé T(,~’)
est un arbre par2.1,
naturellement muni d’une actionisométrique
de
03C01S.
Il est montré dans[32, 66]
que deuxpoints
deS
sont àpseudo-distance
nulle siet seulement s’ils sont dans la même feuille de
,~’.
Enparticulier,
l’action est libre par arationnalité de F.Notons que n’est pas un
produit
libre nontrivial,
mais sedécompose
au-dessusd’un groupe
cyclique,
pour tout choix d’une courbe ferméesimple
c,séparant
son voisi-nage
tubulaire,
nonhomotope
à zéro sur S. Le théorème de vanKampen
montre que03C01S
est
isomorphe
à une sommeamalgamée 03C01S1
*z03C01S2
ou à une extension HNN03C01S1*z respectivement
si csépare
S en deux sous-surfacescompactes
à bordSi, 52,
ou si c nesépare
pas etSI
est la surfacecompacte
à bord obtenue endécoupant
S lelong
de c.c) Exemple exotique.
Considérons lesystème
d’isométries S suivant(voir [54]
Remarque V.10).
Soit Àl’unique
racine dans]0,1[
dupolynôme x3 + x2
+ x - 1. Soienta =
12~,
b= 12 2, c
=~~
de sorte que a +6 +
c == 1. Soit enfin I l’intervalle[-~, ~].
Ledomaine de S est D =
~-4,1
+~]
et S a troisgénérateurs
pa : I - a +I,
pb : a + I -~a + b + l, cp~ : a + b + I -~ 1 + I qui
sontrespectivement
les translations par a,b,
c.Il n’est pas difficile de montrer que le
2-complexe
feuilleté E de S n’a aucun lacet nontrivial dans les
feuilles,
et que toute feuille est dense(voir [55]).
Sit
est un revêtementuniversel de
E,
et,~’
lefeuilletage relevé,
alorsl’espace
des feuilles renduséparé
T =est un
arbre,
muni d’une action du groupe du revêtement1F3, qui
est libre à troisgénérateurs.
Il n’est pas difficile de montrer(voir [35])
que deuxpoints
det
sont àpseudo-distance
nulle si et seulement s’ils sont dans une même feuille. Donc l’action deF3
estlibre,
et ses orbites sont denses dans T.Proposition
2.2(~55~
Theorem5)
Il existe unefamille
non dénombrable(de
classesd’isométrie
équivariante)
d’actions libres à orbites denses de1F3
sur des arbres. mLe résultat suivant de E.
Rips
a résolu(presque)
toutes lesquestions
de J.Morgan
etP. Shalen. La condition de
stabilité,
élaborantlégèrement
celle de[42],
est définiejuste après.
Théorème 2.3 Soit r un groupe de
type fini, agissant
sanspoint fixe global
sur unarbre T. Si l’action est
stable,
alors r sedécompose
au-dessus d’une extension d’un groupe abélien par un sous-groupe de rfixant
un arc(non dégénéré)
de T.E.
Rips
n’a pasrédigé
la preuve de cethéorème,
mais a donné les indications cruciales dans une Conférence à l’Isle of Thorns en 1991. La forme exacte de l’énoncé ci-dessus et sa preuvecomplète
sont dues à M. Bestvina et M.Feighn [9]
pour les groupes deprésentation
finie. L’extension au cas detype
fini est due à Z. Sela[82].
Voir[36]
pourle cas des actions libres.
Un arbre est non
dégénéré
s’il contient au moins deuxpoints.
Soit T un arbre munid’une action d’un groupe G. Un sous-arbre non
dégénéré
S de T est stable si pour toutsous-arbre non
dégénéré
S’ deS,
le sous-groupe de G fixant(point
parpoint)
S’ fixe aussiS. L’action de G sur T est stable si tout sous-arbre non
dégénéré
contient un sous-arbrestable.
Exemples i)
Une action sur un arbre discret est stable.ii)
Une actionlibre,
ou à stabilisateurs d’arc(sous-entendu
nondégénéré) qui
sonttriviaux,
est stable. Enfait,
la preuve du théorème 2.3 donne assez facilement dans lecas des actions libres le résultat
plus
fort énoncé en2,
voir[36].
Notons que le théorème 2 est faux sansl’hypothèse
detype
fini(voir
parexemple [30]).
iii)
Si r est un groupehyperbolique, qui agit
sur un arbre avec stabilisateurs d’arc virtuellementcycliques,
alors l’action eststable,
et r sedécompose
au-dessus d’un groupe virtuellementcyclique.
Eneffet,
r est detype fini,
toute suite croissante de sous-groupes virtuellementcycliques
eststationnaire,
et tout sous-groupequi
ne contient pas de groupe libre de rang deux est virtuellementcyclique (voir
parexemple [44, 41]).
iv)
Si r est le groupe fondamental(de type fini)
d’une variété riemannienne Mcomplète
à courburenégative pincée
-b2 Ii-a2 0, qui agit
sur un arbre avecstabilisateurs d’arc virtuellement
nilpotents,
alors l’action est stable et r sedécompose
au-dessus d’un groupe virtuellement
nilpotent.
Eneffet,
un sous-groupe de rqui
necontient pas de groupe libre de rang deux stabilise un
point
ou unepaire
depoints
dans
MUa M,
avec 8M le bord visuel deM,
et un tel stabilisateur est detype
fini et virtuellementnilpotent (voir [12]).
v)
Voici unexemple
d’action non stable du groupe 7~2 ~ Z sur un arbre non discret.Considérons le tore muni d’un
feuilletage
par droites depentes
irrationnelles cornmeprécédemment.
Soit I un arc transverse. Collons sur l l’anneau I xSI,
feuilleté par les cercles{*}
xSI.
Le revêtement universel du2-complexe
obtenu E a son espace des feuilles renduséparé qui
est unarbre,
mais l’action de n’est pas stable.Nous allons donner une nouvelle preuve du théorème de
Rips 2.3,
fruit d’un travailen commun avec D.
Gaboriau, qui mélange
les preuves de[36]
et[9].
Le lecteur nonspé-
cialiste
peut
aller directement en section 3. Cetteapproche
évite la notion decomplexité originellement
introduite par E.Rips,
suite aux travaux de G.S. Makanin et A.A. Raz- borov. La preuve, de naturetopologique,
utilise les outils dessystèmes dynamiques
etdes
feuilletages.
Poursimplifier
lalecture,
nous supposerons que r est deprésentation finie,
le casgénéral
s’obtenant par passage à la limite inductive.2.1 Des actions
surles arbres
aux2-complexes feuilletés
Donnons tout d’abord
quelques
définitionssupplémentaires
sur lessystèmes
d’isomé-tries S =
(D, {~Oi : Ai
Un
générateur
de S est unsingleton
si chacune de ses bases est réduite à unpoint.
Un
système
d’isométries est nondégénéré
sichaque composante
de D etchaque
baseAi, Bi
est nondégénérée.
Une
composante
connexe de S est lesystème
d’isométries formé desgénérateurs
deS
ayant
leurs bases dans unecomposante
connexeEo
deE,
de domaineEo
n D. Unsystème
d’isométries S est connexe si E l’est.Chaque
mot en lesgénérateurs
de S fournit une isométriepartielle
de D(définie
dela manière maximale
évidente,
de domaine éventuellementvide), appelée
S-mot. Deuxpoints
de D sont dans la même S-orbite s’il existe un S-motenvoyant
l’un sur l’autre.Une S-orbite est l’intersection d’une feuille de E avec D.
Si w est un S-mot et x un
point
de sondomaine,
nous noterons[x; w]
le chemin dans la feuille de x, entre x et obtenu en suivant consécutivement lesbandes A;
x[0,1]
correspondant
aux lettres du mot cj.Si C est un ensemble fini de lacets contenus dans les feuilles de
E,
nous noterons X lecomplexe
obtenu en recollant sur E undisque
pourchaque
lacet dansC,
enappliquant
le bord de ce
disque
sur ce lacet. Alors le groupe fondamental de X est naturellementisomorphe
auquotient
de parN(C).
Fixons-nous une
présentation
finie de rL’idée fondamentale de E.