PC* 2018/2019
Correction du devoir 1 à rendre le 19 Septembre 2018
Exercice 1 ( CCP 2015 , Epreuve spécifique filière TPC)
Attention : Les valeurs en abscisse (fraction massique en silice ) ne sont pas portées croissantes de gauche à droite ….
1. La présence d’un palier horizontal comme solidus ou d’un point eutectique permet de dire que La miscibilité des deux espèces est nulle
2. Pour un solide , aux différentes variétés allotropiques correspondent des structures microscopiques différentes , autrement dit des positions différentes pour les entités chimiques qui les constituent .
3. Composition du système dans les différents domaines : en appliquant le théorème de l’horizontale , on obtient
Domaine Nombre , nature et composition des phases en présence
① 2 phases solides : (SiO2s
) et ( B2O3s
)
② 1 phase solide : (SiO2s
) 1 phase liquide : (SiO2l
, B2O3l
)
③ 1 phase solide : (B2O3s) 1 phase liquide : (SiO2l
, B2O3l
)
④ 1 phase liquide : (SiO2l , B2O3l)
4. La température de fusion complète se lit au niveau de la courbe du liquidus pour une abscisse de 90 % en en masse de SiO2 Tfusion = 1350° C
En pratique , la température de 650°C permet de retrouver la totalité de B2O3 à l’état liquide en conservant de la silice (constituant majeur du verre) solide .A 1300°C ,(température proche d e1350°C) on peut considérer que la totalité des solides est fondue .
5. Le point de coordonnées ( 90% de silice , t= 650 °C ) se trouve dans le domaine 2 : le système est constitué de
- d’une phase solide (S) ne contenant que SiO2
- d’une phase liquide (L) dont la composition peut être déterminée au niveau du liquidus , soit une fraction massique de 20 % en silice.
Par ailleurs le système contient une masse totale de 80 kg répartie en mB = 8 kg de B2O3 et mSi = 72 kg de SiO2.
1ère méthode de résolution :
La totalité du B2O3 se trouve en phase liquide et mB = 0,8 mL , d’où mL = 8/0,8= 10 kg On en déduit m ( SiO2 liquide) = 0,2*mL = 2 kg
t m(SiO2 solide) = mSi - m ( SiO2 liquide) = 72 – 2 = 70 kg 2ème méthode : on utilise le théorème des segments inverses
7
1 90 20
100
90 =
−
= −
= ML MS m
m
S L
ou
8 1 100 20
100
90 =
−
= −
= LS MS m
mL
ou
8 7 100 20
90
20 =
−
= −
= LS ML m
mS
mL = 80 /8 = 10 kg mS = 80*7/8= 70 kg
Conclusion : coexistence de 70 kg de SiO2 solide et de 10kg de liquide ( 2 kg de SiO2 + 8 kg B2O3) 6) Courbe d’analyse thermique : on envisage un refroidissement isobare d’un mélange liquide de fraction massique égale à 90% en silice :
7.La différence entre un solide amorphe et un solide cristallisé est la périodicité : pour un solide cristallisé les atomes sont répartis de façon tres ordonnée et périodique .
Si on procède à une refroidissement brutal , les atomes se figent dans les positions qu’ils occupent dans le liquide et ces positions ne sont pas périodiques ! On obtient alors un solide amorphe et non cristallisé.
Problème 2 ( extrait ENS BCPST , 2014) I. L’atome de fer et ses ions .
Les configurations électroniques à l’état fondamental suivant la règle de Kleschkowski s’écrivent : Fe : 1s2 2s22p6 3s2 3p6 4s2 3d6 ou [18Ar] 4s2 3d6
Fe2+ : [18Ar] 3d6 et Fe3+ : [18Ar] 3d5
2. Pour les deux cations les électrons de valence sont ceux situés sur la sous couche 3d .
3. Pour un même élément chimique , la taille d’un cation est d’autant plus grande que son nombre de charge est moins élevé :
r ( Fe3+ ) < r ( Fe2+ )
II. le fer en solution
4. la géométrie d’un complexe dépend de l’indice de coordination . L’eau étant un ligand monodentate , le complexe Fe ( H2O)63+
a un indice de coordination égal à 6 et donc une géométrie octaédrique .
Fe est au centre d’un octaèdre dont les sommets sont occupés par les atomes d’oxygène
Apparition du premier grain de SiO2 solide
Apparition du premier grain de B2O3 solide
Dernière goutte de liquide
(SiO2l , B2O3l) DL :2
(SiO2l , B2O3l) (SiO2s)
DL :1
(SiO2l , B2O3l) (SiO2s) (B2O3s)
DL :0 (SiO2
s) (B2O3s)
DL :2
T°C
1350
451
temps
A ce niveau on peut ajouter que la liaison Fe – OH2 a pour effet d’affaiblir la liaison H-O , d’où une rupture et donc une libération de H+plus facile .
Pour la base conjuguée Fe(H2O)5(OH)2+ , l’ion hydroxyde est dans la sphère de coordination du cation Fe3+
, ce qui a un effet stabilisant ( HO- dans le complexe plus stable que HO- libre) et favorise sa formation , ce qui revient à déplacer la réaction de solvolyse acide et donc à augmenter le caractère acide .
6. La précipitation de l’hydroxyde de fer ( III) est modélisée par la réaction Fe3+ + 3 HO- ⇄ Fe(OH)3(s)
La condition de précipitation s’écrit alors [Fe3+][HO-]3 > KS soit pH >14+31log
[ ]
FeK3s+ ou[ ]
− °
−
= +
C pK Fe
pHdébut S
3
3log 1 3
14 1 A.N. pHdébut = 3
7.En l’absence de précipité [Fe3+] = 1.10-5 molL-1
En présence du précipité ( solution saturée) [Fe3+][HO-]3 = KS soit
[ ] [ ]
Fe3+ = HOKs− 3 , ce qui se reecrit :[ ]
Fe3+ =104−3pHPour pH= 7,0 , on calcule [Fe3+] = 10-17 molL-1
8. la dissolution du précipité dans les conditions fixées est modélisée par la réaction d’équation bilan Fe(OH)3(s) + L3- ⇄ FeL + 3 HO- et de constante d’équilibre K° = KSβ
A la limite de la dissolution totale , on a d’une part
[ ] [ ] [ ]
− −=
° 3
3
L HO
K FeL et d’autre part [FeL] ≈1,0. 10-5 molL-1 .
Par ailleurs , un bilan de matière conduit à [L 3-] = [L3-]0 – x ≈ 2.10-5 – 10-5 = 10-5 molL-1 D’où K°≈
[ ]
HO− 3 = 10 -3*7.Or K° = KS β , on en déduit β > 1017
III. Etude de la complexation du Fe(III)
9. Rappel : les formes mésomères sont des formes de Lewis obtenues en déplaçant soit des doublets non liants , soit un doublet impliqué dans un liaison multiple .
Deux formes mésomères ont la meme structure développée . La règle de l’octet doit être vérifiée .
2 sites nucléophiles : il s’agit d’un ligand bi-dentate.
10. Le graphe de la figure 11 montre que la valeur de n peut atteindre 3 : on peut donc envisager les 3 complexes FeL+ , FeL2-
et FeL33-.
Complexes Réaction de complexation Constante de formation
FeL+ Fe3+ + L2- ⇄ FeL+
[ ]
[ ][ ]
+ + −= 3 2 L Fe KFeL FeL FeL2-
FeL++ L2- ⇄ FeL2-
[ ]
[ ][ ]
+ −= 2−2
2 FeL L
KFeL FeL FeL33-
FeL2-
+ L2- ⇄ FeL33-
[ ]
[ ]
−[ ]
−= −2
2 3 3
3 FeL L
KFeL FeL
11. …Cours ….
β1 = KFeL β2 = KFeL KFeL2 β3 = KFeL KFeL2 KFeL3
12.Pour une solution où les espèces Fe3+ et FeL+ prédominent devant les autres , on peut écrire
[ ]
Fe[ ]
FeL[ ]
FeLn≈ 3+ + si [Fe3+] = [FeL+] on a
d’une part n = 0,5
et d’autre part à partir de l’expression de KFeL , KFeL = 1 / [L2-] D’où - log [L2-] = logKFeL pour n = 0,5
On lit sur le graphe - log [L2-] = 18 pour n = 0,5 logKFeL = 18 De même , dans le domaine où les espèces FeL+ et FeL2-
prédominent devant les autres , pour [FeL+] = [FeL2-
] on a n = 3/2 et KFeL2 = 1 / [L2-] . Conclusion : on lit sur le graphe
n=0,5 logKFeL = 18 n = 1,5 logKFeL2 = 14 n=2,5 logKFeL3 = 8,5 d’où β1 = 1018 β2 = 1032 β3 = 1040,5
Remarque : l’énoncé ne fait allusion qu’à une seule constante globale de formation , il s’agit alors de β3 . 13. Le coefficient d’absorption molaire , ε , est caractéristique d’une espèce et de la longueur d’onde . L’existence d’un point d’intersection commun à toutes les courbes quel que soit le pH (point isobestique) montre qu’il n’existe que deux espèces en équilibre.
Il est peu vraisemblable que 3 espèces aient le même .
14. On considère une solution de complexe , elle est siège de la réaction (5) .
A l’équilibre on a
[ ] [ ]
[
−−]
+ = 32
3 ( )
) ( '
HEnt Fe
Ent Fe O
H a
K et la conservation de la matière s’écrit : [Fe(Ent)3-] + [Fe(HEnt)3-] = [Fe(Ent)3-] 0
On en déduit
[ ] [ ]
[
+]
− −
= +
O H
a K Ent HEnt Fe
Fe
3 0 3 2
1 ' ) ) (
( et
[ ] [ ]
[ ]
1 ' ) ) (
(
3 0 3 3
Ka
O H Ent Ent Fe
Fe +
− −
+
=
Les deux complexes pouvant absorber dans le domaine de longueurs d’onde considéré , , la loi de Beer Lambert conduit à
A = εML l [Fe(Ent)3-] + εMHL l [Fe(HEnt)2-]
A = εML l ( [FeEnt)3-]0 - [Fe(HEnt)2-] ) εMHL l [Fe(HEnt)2-] A = Α0 + (- εML l + εMHL l ) [Fe(HEnt)3-] )
A -Α0 = l ∆ ε [Fe(HEnt)3-]
Soit
[ ] [
+]
−
∆ +
=
−
O H
a K Ent e Fe l A A
3 0
0 '
1 )
( ou ∆1A= l∆e
[
Fe(1Ent)3−]
01+[
HK3O'a+]
L’expression établie montre que 1 / ∆A est une fonction affine de 1 / [H3O+] , ce qui est bine compatible avec la figure .
La valeur de Ka’ se déduit des valeurs du coefficient directeur et de l’ordonnée à l’origine . Ka’= coefficient directeur / ordonnée à l’origine
On lit sur le graphe : ordonnée à l’origine = -10 et coefficient directeur = ( -10+50) / 4.105 K’a = 10-5
15. Conformément à ce qui a été vu plus haut , à pH = 4 , le fer se trouve précipité essentiellement sous la forme d’hydroxyde .
16. En n’utilisant que les espèces prédominantes à pH = 4 et en respectant la conservation de la matière , on obtient :
Fe3+ + H6Ent ⇄ Fe(HEnt)2- + 5 H+
[ ][ ] [ ]
FeHEnt[
H EntH]
KfEntFe Fe
6 3
2 5
) (
+
+
= −
Fe3+ + H2Y2- ⇄ Fe(H2Y)+
[ ] [ ][
+ −]
= +2
2 3
2 ) (
Y H Fe
Y H K Fe
fYFe
17. Kobs = KfEntFe / KfYFe
18. Il suffit de décomposer la réaction de formation de Fe(HEnt)2- en utilisant les autres réactions H6Ent + 6 H2O ⇄ Ent6- + 6 H3O+ Kai
Π
i=61Fe3+ + Ent6- ⇄ Fe(Ent)3- βIII Fe(Ent)3- + H3O+ ⇄ Fe(HEnt)2- + H2O 1/ Ka’ ---
Fe3+ + H6Ent + 6 H2O ⇄ Fe(HEnt)2- + 5 H3O+ KfEntFe
Ainsi
'
6
1
Ka K K
III ai i fEntFe
Π
= β=
19. On a βIII ( Fe – Ent) = 1052 >> β3 ( Fe-DMB) = 1040,5 : le complexe avec l’enterobactine est plus stable.
IV . Libération du Fe3+
20 . A partir de l’unicité du potentiel à l’équilibre E ( FeIIIEnt2- / FeII(Ent)2-) = E ( FeIII / FeII) , on obtient à 25°C :
E1°’ = E2°’ – 0,06 logβIII + 0,06 log βII
21. Application numérique : - 0,75 = 0,75 – 0,06 log1052 + 0,06 log βII βII = 1027
22. Compte tenu des indications fournies : A = ε l [Fe-FbpA]
Et
[ ]
k[
Fe FbpA]
dt FbpA Fe
d
obs −
− =
− ; par intégration [Fe-FbpA]= [Fe-FbpA]0 exp( - kobst) D’où A = A0 exp ( - kobst)
23. Pour une réaction d’ordre 1 , le temps de demi réaction vérifie
kobs
t Ln2
2 /
1 = t1/2 = 10s
V. Etude du mécanisme 1
24 . La vitesse d’apparition de C s’exprime par définition selon
[ ]
dt C v=+d
Et d’après le mécanisme , on a
[ ]
v v k[
Fe FbpA][
EDTA]
k[ ]
Cdt C d
1 1
1
1− − = − − −
=
25.L’état d’équilibre est un état à partir il n’y a plus d’évolution , ce qui se traduit par
[ ]
=0
dt ∞
C d
Soit k1
[
Fe−FbpA] [
∞ EDTA]
∞ =k−1[ ]
C∞26 . Etablissons un bilan de matière pour la transformation considérée : Fe-FbpA + EDTA ⇄ C
Initial. [Fe-FbpA]0 [EDTA]0
t [Fe-FbpA]0 – x [EDTA]0 – x x
L’EDTA étant introduit en excès : x << EDTA]0 et alors [EDTA]= [EDTA]0 – x ≈[EDTA]0 . Cette relation est vérifiée quelque soit l’instant t et en particulier à l’équilibre : [EDTA]∞ ≈[EDTA]0
Et [Fe-FbpA]= [Fe-FbpA]0 – x = [Fe-FbpA]0 – [C] conservation de la matière [Fe-FbpA]∞= [Fe-FbpA]0 – [C]∞
[Fe-FbpA]= [Fe-FbpA]∞ + [C]∞– [C]
d’où k1 [Fe-FbpA][EDTA] =k1[Fe-FbpA][EDTA]∞ = k1 ([Fe-FbpA]∞ + [C]∞– [C]) [EDTA]∞
= k-1 [C]∞ + k1([C]∞– [C]) [EDTA]∞
k1 [Fe-FbpA][EDTA] = k-1 [C]∞ + k1([C]∞– [C]) [EDTA]∞
27.On reporte dans l’équation différentielle vérifiée par C :
[ ]
k[
Fe FbpA][
EDTA]
k[ ]
C k[ ]
C k( [ ] [ ]
C C) [
EDTA]
k[ ]
Cdt C d
1 1
1 1
1 − ∞− − = − ∞+ ∞− ∞− −
=
[ ]
+(
k[
EDTA]
∞+k−) [ ]
C =(
k− +k[
EDTA]
∞) [ ]
C ∞dt C d
1 1 1
1
qui n’est pas compatible avec la figure 15.
Le mécanisme I n’est pas validé .
Etude du mécanisme II :
29 . Soit v la vitesse de formation de D , on a par définition
[ ]
dt D v=+d
Et d’après le mécanisme
[ ]
k[ ]
C k K[
Fe FbpA][
EDTA]
dt D d
II
II = −
=
30.En introduisant les avancements volumiques x1 et x2 des deux étapes du mécanisme proposé , on peut établir le bilan de matière suivant
[Fe-FbpA] = [Fe-FbpA]0 – x1
[C] = x1 - x2 d’où [Fe-FbpA]= [Fe-FbpA]0 - [C] - [D]
[D]= x2
On en déduit [Fe-FbpA]= [Fe-FbpA]0 - K[Fe-FbpA] [EDTA] - [D]
[Fe-FbpA] ( 1+ K [EDTA]) =[Fe-FbpA]0 – [D]
On reporte dans l’équation différentielle vérifiée par D :
[ ] [ ][ ] [ ]
[ ] [ (
Fe FbpA] [ ]
D)
EDTA K
EDTA K
EDTA k FbpA
Fe K dt k
D
d II
II − −
= +
−
= 0
1 31.On retrouve l’expression de l’énoncé à condition de poser
[ ]
[ ] [ ]
[ ][ ]
0' 1 1
' Fe FbpA
EDTA K
EDTA K
Q k EDTA et
K EDTA K
kobs kII II −
= +
= +
k’obs est alors une fonction hyperbolique de [EDTA] , ce qui est – apparemment – plus compatible avec la figure 15 : le mécanisme II est plus vraisemblable que le mécanisme I .
Le seul graphe que l’on puisse identifier sans ambiguité est une droite ; l’objectif est donc de trouver une fonction affine à représenter .
Ici :
[ ]
+
=k k K EDTA kobs II II
1 1
1 '
1
0 : on trace 1 / k’obs en fonction de 1 / [EDTA] : kII et K se déduiront du coefficient directeur et de l’ordonnée à l’origine de la droite obtenue .