N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES
M OURGUE
Note sur la théorie des logarithmes
Nouvelles annales de mathématiques 1
resérie, tome 11
(1852), p. 109-112<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1852_1_11__109_1>
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NOTE SUR LA THÉORIE DES LOGARITHMES;
PAR M. MOURGUE, Professeur au lycée de Marseille.
De simples considérations d'arithmétique permettent d'arriver à l'inégalité
et d'en déduire une limite de l'erreur commise dans l'em- ploi de la proportion tabulaire.
Admettons, pour un instant, l'inégalité
(i - h a)m «< i -H m a (i -f~ a)'",
dans laquelle m désigne un nombre entier, et a un nom- bre commensurable ou non.
( " o ) Si, après lui avoir donné la forme
[i -t-g)m— i J ^ w( , .+.«)« ' on pose
I -f- a — y IO,
il en résulte
et, par suite,
h IO/W
d'où Ton déduit, en faisant m = 9.10",
9.io"/
V.O.
Mais, dans le système décimal dont il s'agit ici, le loga- rithme de V10 est . Donc
f 9«IO'J
Cela posé, on a *
log (N 4- A) — log'N = log —
d'où
Pour une même valeur de h, cette dernière quantité di- minue quand N augmente, et, pour une même valeur de N, elle diminue avec h.
Soient maintenant h = — et N = io4, on aura
io2 /
Ainsi, quand un nombre J N ^ i o o o o reçoit des ac- croissements successifs égaux à , il en résulte, pour son logarithme, des accroissements correspondants, dont les valeurs vont en décroissant, et deux de ces valeurs consécutives sont égales entre elles, à moins de •—.
. 9.10"
Soit i le premier de ces accroissements ; le second sera compris entre i et i -> le troisième entre i et
r 9 '1 0
i — 2 , . . . , le centième entre i et i — oo.
9.10" ^ 9 . 1 0 "
Donc, si le nombre N croît de 100 centièmes ou 1, la variation A de son logarithme sera la somme des cent accroissements précédents, et sera comprise entre 1001 et
I O O . Q Q 1 , y j '
100 J — • ? c est-a-dire que 2 9 . 1 0 " *•
ö.100.oq
& = 1 0 0 i ^ 5 2 . 9 . 1 0 "
en désignant par 9 une quantité comprise entre o et 1.
De même, si le nombre N croît de p centièmes, on aura, pour la variation de son logarithme,
D = , / On déduit de là
D A P = 0
100 2 . 9 . io11
Or, pour /?<^ioo, le numérateur est inférieur à 10% et le second membre est plus petit que -5 ou -^—— •
r v ^ 18.10" 1,8. ioB
Ainsi l'égalité D = A-^~, qui n'est autre chose que la proportion usitée, donne pour D une valeur exacte, à moins de - d'une unité du huitième ordre. Cette limite5
9
est la moitié environ de celle que donne l'algèbre, comme on le voit dans l'intéressant article de M. Serret (p. 3i).
Passons maintenant à la démonstration de l'inégalité précédemment admise.
De l'égalité on déduit
d'où, par
(H-a)"1
(H-a)—
i H- a
addition,
( i + a
< (
< (
<
i -f-a I -4-a
i
; r -+-
)m~l -f-
)-'+
-+-
m a (i a
a
a
+
(' + (> + (>-*-
• a ) "1.
•a)™,
• a ) - ,