R EVUE DE STATISTIQUE APPLIQUÉE
P. C AZES J. M OREAU P.-A. D OUDIN
Étude des variabilités interindividuelles et
intraindividuelles dans un questionnaire où toutes les questions ont le même ensemble de modalités. Application à une recherche sur le développement de l’intelligence
Revue de statistique appliquée, tome 42, n
o2 (1994), p. 5-25
<http://www.numdam.org/item?id=RSA_1994__42_2_5_0>
© Société française de statistique, 1994, tous droits réservés.
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5
ÉTUDE DES VARIABILITÉS
INTERINDIVIDUELLES ET INTRAINDIVIDUELLES
DANS UN QUESTIONNAIRE OÙ TOUTES LES QUESTIONS
ONT LE MÊME ENSEMBLE DE MODALITÉS
Application à
unerecherche
surle développement de l’intelligence
P. Cazes
(1),
J. Moreau(2),
P.-A. Doudin(3)
Rev.
Statistique Appliquée,
1994, XLII(1 ) Lise Ceremade, Université Paris IX -
Dauphine,
Place du Maréchal de Lattre deTassigny,
75775 Paris Cedex 16
(2)
Centre Vaudois de RecherchesPédagogiques,
56 rueMarterey,
1005 Lausanne, Suisse (3) Centre Vaudois de RecherchesPédagogiques
et Université de LausanneRÉSUMÉ
On considère un tableau
disjonctif complet k l C
oùchaque question
q(q
EQ)
admetle même ensemble J de modalités,
auquel
cas C == J x Q, et ondéveloppe
un certainnombre
d’analyses
interclasses et intraclasses permettant de mieux faire ressortir les effets interindividuels (effetsgénéraux
ressortantdéjà
souvent dansl’analyse
descorrespondances
du tableau
k le)
et intraindividuels(dispersion
dechaque sujet
quant à sesréponses
auxdifférentes
questions).
Unexemple d’application
à des tests dedéveloppement
del’intelligence,
administrés à 50 écoliers suisses dont 25 sont en difficulté scolaire, est détaillé à la fin de l’article.
Mots-clés :
Analyse
descorrespondances, questionnaire,
tableaudisjonctif complet, analyses
intraclasses et interclasses,
dysharmonie cognitive, difficultés d’apprentissage.
SUMMARY
We considere a
complete disjonctive
tablek le
where eachquestion
q(q
EQ)
have thesame set of
categories
J, so C = J x Q, and wedevelop
some interclass and intraclassanalyses
able to
point
out an interindividual effect(general
effects oftengiven by
thecorrespondence analysis
of the tablek le)
and intraindividual effect(dispersion
of eachsubject
answers todifferent
questions).
We detail at the end of the article anapplication conceming intelligence development
testsgiven
to 50 swiss scholars, 25 with school disabilities.Key-words : Correspondence analysis, questionnaire, complete disjonctive
table, intra andinterclass
analysis, cognitive disharmony, learning
disabilities.1. Introduction
On considère ici un
questionnaire
administré à un ensemble I de n individus.Soit
Q
l’ensemble desquestions
etJq
l’ensemble des modalités de laquestion
q6 Z CAZES,
J.
MOREAU, P. -A. DOUDIN(q
EQ).
On suppose dans toute la suite saufau §
2.1 que tous les ensemblesJq
sontidentiques
à un même ensemble J :Ceci est par
exemple
le cas dans lesenquêtes d’opinion
où l’on a la mêmeéchelle de
réponses
pourchaque question,
parexemple :
tout à faitd’accord; plutôt d’accord;
pasd’accord;
pas du toutd’accord;
sansopinion (cf. enquêtes d’opinion C.E.A., E.D.F.,
A.E.S.O.P.(1984)).
Ceci est encore le cas si les
questions correspondent
à un ensemble de matières et si on note le niveau dechaque
individu(par
ex. trèsbien, bien,
assezbien, passable, insuffisant)
àchaque matière ;
un autreexemple
est relatif à desappréciations d’experts (les individus)
selon un barème fixé(l’ensemble J).
Notreapplication
concerneles niveaux de conduite de 50 écoliers suisses à des tests de
développement
del’intelligence (voir § 4).
On notera
(j, q)
lamodalité j
de Jlorsqu’elle
se réfère à laquestion
q, et ondésignera
par C l’uniondisjointe
desJq
et park1c
le tableaudisjonctif complet
associé :
On obtient en
général
dansl’Analyse
Factorielle desCorrespondances (A.F.C.)
du tableau
disjonctif complet kIC
unpremier
facteurqui
est un facteur de taille(ou
deniveau)
avec un fort effet Guttman dans lepremier plan
factoriel. Les individus sont alors classés sur lepremier
axe suivant leur niveaugénéral
et les modalités d’une mêmequestion
se retrouvent dans leur ordre naturel suivant cet axe, les modalités( j, q) (q E Q)
associées à un mêmeniveau j
étantproches
dans lepremier plan
factoriel.
Cette
analyse
fait ainsi peu ressortir la variabilité intraindividuelle(i. e.
ladispersion
des individusquant
à leurréponse
ou leur niveau aux différentesquestions);
cette
dispersion, n’apparaissant
que sur des axes d’ordreélevé, risque
alors soit dene pas être
décelée,
soitd’apparaître
moins clairement. Il est donc intéressant de faire desanalyses spécifiques permettant
de bienséparer
les effets interindividuels(effets généraux)
et intraindividuels. C’est le but de cet article.Au §
2 nous faisons desrappels
surl’analyse
interclasses etl’analyse
intraclasses dans le cas d’un tableauk1c quelconque,
dont l’ensemble C est muni d’unepartition; puis au § 3,
nousappliquons
les résultats obtenus au cas du tableau
disjonctif complet
définici-dessus,
cequi permet d’analyser
les variations interindividuelles et intraindividuelles. Enfinau § 4,
nous donnons un
exemple d’application.
ÉTUDE DES VARIABILITÉS INTERINDIVIDUELLES ET INTRAINDI VID UELLES 7 2.
Rappels
etcompléments
sur lesanalyses
interclasseset intraclasses en
analyse
descorrespondances
2.1. Cas d’un tableau
k1c
dont l’ensemble C est muni d’unepartition
On considère ici un tableau de
correspondances k le quelconque (ce
n’est donc pas engénéral
un tableaudisjonctif complet)
défini sur leproduit
de deux ensembles finis I et C et l’on suppose que C est muni d’unepartition
définie par :A cette
partition correspond
unedécomposition
de l’inertie totalelT(k1c)
dans l’A.F.C. de
k1c
en une inertie interclassesIB (k1c)
et une inertie intraclasseslw(k1c)
et l’on a :On sait
(Benzécri, 1983;
Cazes &Moreau, 1991 )
que l’onpeut décomposer
defaçon optimale
les deux inertiesprécédentes
en effectuant uneanalyse
interclasses et uneanalyse
intraclasses.L’analyse
interclasses revient à effectuer l’A.F.C. du tableau mI J de termegénéral m(i, j)
obtenu en sommant les termes dek1c
surchaque
classeQj,
soit :ce
qui
revient encore àremplacer
dans le tableauk le
tout block l Q
par sa marge surI.
L’analyse
intraclasses dekjc
est définie par l’A.F.C. du tableau rIC de termegénéral :
k(i, .), (resp. k(., c) ; m(., j ) ) désignant respectivement (suivant
des notations classi-ques)
leième (resp. celez jème)
terme de la marge sur I(resp. C ; J)
du tableaukle (resp. kIC; mIJ)
et k le total des éléments dekic.
On vérifie immédiatement que les tableauxkle
et rIe ont mêmes marges et que la marge sur I de ces deux tableaux estidentique
à la marge sur I de mIJ.Supposons
maintenant que l’on ait un second tableauhKc ayant
même margesur C que
klc
etdésignons
par nK J et SKC les tableauxpermettant
de réaliserrespectivement l’analyse
interclasses etl’analyse
intraclasses dehKC
relativement à lapartition
de C définie par lesQj.
Posons r I U
K,
etdésignons
parkrc
le tableau obtenu parsuperposition
de
klc
ethKC
18 P CAZES, J. MOREAU, P. -A. DOUDIN
Alors,
on vérifie immédiatement que simpj
etr’0393C désignent
les tableaux dont l’ A.F.C. réaliserespectivement l’analyse
interclasses etl’analyse
intraclasses dek’0393C
relativement à la
partition
de C définie par lesQ j,
on a :Par
ailleurs,
siIT(U) désigne
l’inertie totale dans l’A.F.C. du tableauU,
on a :Ces
décompositions correspondent
à ladécomposition
usuelle de l’inertie totaleen inertie interclasses et inertie intraclasses.
Les tableaux
kle
ethKc ayant
mêmes marges surC,
l’inertie totaleIT(k’0393C)
issue de l’A.F.C. de
k’c
est la moyenne(cf. Cazes, 1980)
des inerties des tableauxkle
ethKC :
On a de même :
Remarque :
tous les résultatsprécédents
setransposent si,
au lieu d’avoir unepartition
deC,
on a unepartition
de I et si l’on accole au tableaukle
un tableauhID ayant
même marge sur I quekIC.
2.2. Cas d’un tableau ternaire
Dans ce cas, on a C = J x
Q
et tout élément c de C est de la forme( j, q)
avecj
E Jet q
EQ.
On a alors :Le tableau
kle
est alors lajuxtaposition
des tableauxen
posant :
Le tableau mIJ est alors la somme des tableaux
(kq ) 1 J
etcorrespond
à la marge binairekIJ
du tableauklc
=kIJQ.
ÉTUDE DES VARIABILITÉS INTERINDIVIDUELLES ET INTRAINDIVIDUELLES
9
Nous serons amenés
(cf. 9 3)
àjuxtaposer
au tableauklc
le tableauhQc
définipar :
Le tableau
hQc
a par construction même marge sur C queklc
et le tableau nez J associé àl’analyse
interclasses dehQc
n’est autre que le tableau de marge binairekQj
du tableauklc.
Le tableau sQc associé à l’inertie intraclasses dehQc
a pour termegénéral :
avec;
Remarques :
1)
L’A.F.C. du tableauhQc
esttriviale;
en effet enregroupant
les colonnesproportionnelles,
cette A.F.C. estéquivalente
à l’A.F.C. du tableaudiagonal
d’ordreCard(Q),
dont leqème
élémentdiagonal
estégal
àk(., ., q). L’espace
factoriel nontrivial issu de l’A.F.C. de
hQc
est doncsphérique,
demultiplicité Card(Q) -
1 etrelatif à la valeur propre 1.
On a donc
2)
Sidj
EJ, b’q
EQ : k(., ( j, q) )
= aq, alors la formule donnant sQc sesimplifie
et l’on a sQc =hQC,
ce résultat restant valable si‘d j
EJ, ‘dq
EQ : K(·, ( j, q) )
= aj. Dans les deux cas, l’inertie interclasses associée au tableauhic
estnulle.
3)
PosonsIl =
I xQ,
onpeut
alors considérer le tableau que nous noteronsKI1 J
obtenu ensuperposant
les blocs(kq) l J (au
lieu de les accoler pour obtenir le tableaukIC). Il
est alors muni de lapartition
définie par lesQi - 1 (i, q) 1 q
EQ},
etl’on
peut reprendre
toutes les considérationsprécédentes, après
interversion des rôles de I et J. Onpeut simplement
noter que le tableau associé àl’analyse
interclasses deKI, j
n’est autre que le tableau mispuisque
c’est la somme des tableaux(kq)IJ.
10 P. CAZES, J. MOREAU, P-A. DOUDIN
3. Cas du tableau
disjonctif complet
dont les ensembles de modalités associés àchaque question
sontidentiques
3.1. Introduction
On se
place
dans les conditions définiesau § 1,
cequi
revient à seplacer
dans uncas
particulier
du tableau ternaire définiau §
2.2. Les trois tableaux de marge binairekIJ, kJQ
etA;7Q
du tableaudisjonctif complet klc
=kI JQ s’interprètent
aisément :le terme
général k(i, j)
dek l J
n’est autre que le nombre de fois que l’individu i a choisi la modalitéj,
tandis que le termegénéral raz, q)
du tableaukJQ (qui
n’estautre que la marge sur C de
kle) correspond
au nombre de fois que lamodalité j
dela
question q
a étéchoisie; enfin,
le tableauk l Q
est un tableaucomposé uniquement
de 1.
En ce
qui
concerne les termesgénéraux k(i, ·, ·), k(·, j, ·), k q)
des margeskI, kJ, kQ
surI, J, Q respectivement,
on ak(i, ·, ·),
-Card(Q), k(·, ·, q) = Card(I)
= n, tandis quek(., j, .)
est le nombre total de fois que lamodalité j
aété choisie.
Nous allons maintenant détailler les
analyses permettant
de déceler les effets interindividuels et les variations intraindividuelles dont il étaitquestion
dans l’intro- duction.3.2.
Analyses
déduites du tableaudisjonctif complet kIC
Nous avons vu
(cf. 9 2.2)
quel’analyse
interclasses dekle
relativement à lapartition
de C définie par lesQj
revient à effectuer l’A.F.C. du tableau de marge binaire mIJ =kjj
recensant pour un individu i et une modalité(ou niveau) j
le nombrede fois que i a
adopté j.
L’A.F.C. de ce tableaupermet
de différencier les individus suivant la manière dont ils choisissent les modalités(indépendamment
desquestions) ;
modalités extrêmes pour
certains,
traduisant soit des niveaux très différents(dans
lecas d’écoliers
jugés
selonplusieurs critères),
soit desopinions
très tranchées(dans
le cas d’uneenquête d’opinion);
modalités centrales pourd’autres,
traduisant des niveaux moyens, ou desopinions
peutranchées,
etc.Si l’on veut s’affranchir de la
façon personnelle
dontchaque sujet
utilisel’échelle des niveaux mise à sa
disposition (ce qui
revient à s’affranchir del’équation personnelle
dessujets),
on effectueral’analyse
intraclasses dekIC,
cequi
revient àeffectuer l’A.F.C. du tableau rIC défini par
(6),
où il fautremplacer
le tableau mI Jpar kIJ.
Remarque :
pourreprésenter
lesquestions
sur les axes factoriels issus desanalyses précédentes,
onpeut
superposer au tableaukle
le tableauhQC
définiau §
2.2à
partir
du tableau de margekjQ.
Si onplace
ce tableau en élémentsupplémentaire,
la
représentation
dechaque question
sur les axes factoriels issus deklc
est sansintérêt
puisqu’elle
est située àl’origine.
On pourra alors effectuer l’A.F.C. du tableauk’0393C (avec
F = I UQ) superposition
dekle
ethQc,
et lesanalyses
interclasses et intraclasses associées. Notons quel’analyse
interclasses revient à faire l’A.F.C. du tableaum’0393J, superposition
des tableaux de marge binaire non triviauxkjj
etkQj.
ÉTUDE DES VARIABILITÉS INTERINDIVIDUELLES ET INTRAINDI VID UELLES 11 3.3.
Analyses
déduites du tableauKI1J
Rappelons (cf. 3ème
remarque à la findu § 2.2)
que le tableauKI1J (où I1=
I xQ)
est lasuperposition
des blocs(kq)IJ
du tableaudisjonctif complet.
La marge sur
Il
deKI 1 J
est la marge constante dont tous les termes valent1,
tandis que sa marge sur J estégale
à la marge sur J des tableauxkI JQ
etmIJ(= kIJ).
Notons que l’A.F.C du tableau
KI1J
est trivialepuisqu’en regroupant
leslignes proportionnelles (ici identiques),
elle se réduit àl’analyse
d’un tableaudiagonal
dontle
jème
termediagonal
estégal
àk(., j, .),
nombre de fois quel’item j
a étéadopté.
L’espace
factoriel non trivial issu de l’A.F.C deKI, j
est doncsphérique
et associéà la valeur propre 1. On
peut
aussi remarquer que l’inertie totale issue de l’A.F.C deKI1j
estégale
à celle issue de l’A.F.C dekle,
ces deux inerties étantégales
àCard(J) -
1.L’ensemble
Il
étant muni de lapartition
définie par lesQi = f (i, q) 1 q
EQ},
on
peut
effectuerl’analyse
interclasses etl’analyse
intraclasses deKI1J,
ces deuxanalyses
étant non triviales contrairement à celle deKI1 J .
L’analyse
interclasses revient à faire l’A.F.C du tableauMii =
mIJ =kIJ
tandis que
l’analyse
intraclasses revient à faire l’A.F.C du tableauRI1J
dont le termegénéral
est défini par :k(i, j, q) désignant
le termegénéral
dekIJQ, k(i, j, ·)
etk (., j, .)
les termesgénéraux
des marges
kIJ
etkJ
dekIJQ.
L’A.F.C. de
RI1 J permet d’explorer
la manière dont sedistinguent
les modalitésidentiques (de
mêmeniveau)
des différentesquestions
sur l’ensemble des individus.Pour
représenter
lesquestions
sur les axes factoriels issus desanalyses précédentes,
on accole au tableauKI1J
le tableauhI1Q
défini par :tableau
qui
a même marge surIl
queKI1 J
à savoir la marge constante de termegénéral égal
à 1 et dont la marge surQ
estégalement
la marge uniforme de termegénéral égal
à n.Le tableau ainsi défini et que nous noterons
K’I1J’ (avec J’ =
J UQ)
peut
être considéré comme un tableaudisjonctif complet
avec deuxquestions.
Onsait
(Benzécri, 1977)
que l’A.F.C. du tableauKf1JI
estéquivalente
à l’A.F.C. du tableau croisant l’ensemble des niveaux J avec l’ensemble desquestions Q,
tableauqui
n’est rien d’autre que la marge binairekJQ
du tableaukIJQ.
L’A.F.C. deKf1J1
est12 P. CAZES, J. MOREAU, P. -A. DOUDIN
donc
l’analyse
des liaisons entre l’ensemble des modalités J et l’ensemble desquestions Q.
Relativement à la
partition
deIl
définie par lesQi
l’inertie interclasses du blochI1Q
estnulle;
en effet le tableau nIQ dont l’A.F.C. réalisel’analyse
interclasses dehI1Q
est le tableau de marge binairekIQ
dont tous les éléments valent 1. Il en résulte que le tableau sI1Qqui
réalisel’analyse
intraclasses dehI1Q
estidentique
àhI1Q.
Le tableau
Mi, j,
dont l’A.F.C. réalisel’analyse
interclasses deK’I1J’
étant(cf.
§2.1)
le tableauet l’inertie associée à l’A.F.C. de
kIQ
étantnulle,
l’A.F.C. deM’IJ’
estéquivalente
à celle de
kIJ.
Les troisanalyses
interclasses(analyse
dekle,
C étant muni de lapartition
définie par lesQj, analyse
deKI1J
etK’I1J’, Il
étant muni de lapartition
définie par les
Qi)
sont doncéquivalentes.
On
peut
noter,puisque
la marge sur I dekIJ
est constante, que l’inertie interclasses(ou interindividuelle)
est nulle dans les troisanalyses précédentes,
si tousles termes d’une même colonne du tableau
kIJ
sontégaux.
L’inertie interindividuelle est donc nullelorsqu’une
modalité estadoptée
avec la mêmefréquence
par tous les individus.L’analyse
interindividuelle(i.e.
l’A.F.C. dekjj) précise
enquoi
lesindividus s’écartent de ce modèle.
D’après
cequi précède, l’analyse
intraclasses(intraindividuelle)
deK’I1J’
revient à effectuer l’A.F.C. du tableau
Contrairement aux
analyses interclasses,
les différentesanalyses intraclasses, qui
sont d’ailleurs associées à des tableaux de formatsdifférents,
ne sont paséquivalentes.
Onpeut simplement
noter que le passage del’analyse
intraclasses deKiij (A.F.C.
deRI1J)
à celle deK’I1J’ (A.F.C.
deR’I1J’)
revientsimplement
àaccoler au tableau
RIl J
le blochIlQ permettant
de déceler àquelle question q
seréfère un élément de
Il,
de la mêmefaçon
que le passage deKI, i
àK’I1J’
revient àaccoler
hllQ à KI1J.
3.4.
Quelques
considérations d’inertie Nous avonsdéjà
vu que :Les tableaux
k l e
etKI 1 J ayant
même inertie totale et même inertie interclasseségale
àIT(kIJ),
ont donc même inertieintraclasses,
soit :ÉTUDE DES VARIABILITÉS INTERINDIVID UELLES ET INTRAINDIVID UELLES 13
FIGURE 1
FIGURE 2
FIGURE 3
14 P. CAZES, J. MOREAU, P-A. DOUDIN Par
ailleurs,
commed’où l’on déduit que
Le taux d’inertie intraclasses dans l’A.F.C. de
K’I1J’
est donc artificiellementmajoré
du fait de laprésence
du blochl Q qui
est inaltéré par la transformation faisant passer deK’I1J’
àR’I1J’.
4.
Application
Cette
application
est relative à unproblème
depsychologie
dudéveloppement
de
l’intelligence.
4.1. Domaine de l’étude
Afin de découvrir les lois
générales régissant
ledéveloppement
intellectuel(épistémologie génétique), Piaget (par
ex.1970, 4ème
éd.1988)
a étudié des notionscognitives
différentes sur des groupes d’enfants différents. Cette méthode apermis
de
dégager
des stades dedéveloppement (dans
le sens de niveauxd’organisation générale
del’intelligence)
et dessynchronismes
de niveauxd’acquisition
entre notionsdifférentes
appartenant
à un même stade dedéveloppement.
Les cliniciens
(par
ex.Gibello, 1983)
ont alors eu tendance à considérer lessynchronismes
comme un indice dudéveloppement
«normal » del’intelligence
et lesdécalages
oudysharmonies
comme une manifestationpathologique.
A la suite de Reuchlin
( 1964),
des travaux enpsychologie
différentielle(par
ex.Rieben,
deRibaupierre
&Lautrey, 1983; Lautrey,
deRibaupierre
&Rieben, 1990;
deRibaupierre,
Rieben &Lautrey, 1991)
ont testél’hypothèse
dusynchronisme
d’ac-quisition
eninvestiguant
les mêmessujets
dans différents domaines notionnels(plan intraindividuel)
ou dessujets
différents dans une même situation(plan
interindivi-duel).
Pour cefaire,
les auteurs ontproposé
une méthodeoriginale
de notation des conduites(distinguant
6niveaux) permettant
lacomparaison
d’un domaine à l’autre de laconnaissance,
ce que la méthodepiagétienne
nepermettait
pas de réaliser de manièreprécise.
Les résultats ont montré
l’ampleur
de la variabilité intraindividuelle des niveaux de conduite entre différents domaines notionnels(un sujet
peut avoir un niveau de conduiteplus
élevé dans un domaine X parrapport
à un domaineY,
et vice versa pourÉTUDE DES VARIABILITÉS INTERINDIVIDUELLES ET INTRAINDIVIDUELLES 15
un autre
sujet).
Deplus
une telle variabilité se retrouve aussi bien chez dessujets
avec etsans troubles du
développement
intellectuel(Doudin, 1991-1992). L’hypothèse
d’unsynchronisme
des niveauxd’acquisition
entre notions différentes est ainsirejetée
et les
décalages
oudysharmonies
nepeuvent
être considérés comme unsigne
depathologie.
Si
chaque sujet
se caractérise par unedysharmonie
dèdéveloppement,
onpeut
alors se demander si despopulations
différentes(dans
notre cas, dessujets
avec etsans difficultés
scolaires)
sedistinguent
par destypes
différents dedysharmonie.
Untel
repérage
est utile afin d’établir undiagnostic
et de proposer des méthodes de remédiationcognitive.
Pour cefaire,
il faut pousserplus
avant l’étude de la variabilité intraindividuelle à l’aide des instrumentsstatistiques développés au §
3.4.2. Données et
analyses effectuées
Population :
dans le cadre dusystème
scolaire du Canton de Genève(Suisse),
nous comparons 25
sujets
de 11-12 ans(âge
moyen11.9)
suivant sans difficulté lecursus scolaire «normal»
(classes primaires;
programme de6ème année)
avec 25sujets
de 12-13 ans
(âge
moyen12.7);
ces derniers ont étéplacés
dans un cursusparallèle (classes d’adaptation;
programmeadapté
de6ème année)
suite à desproblèmes
scolaires
importants.
Relevons quel’homogénéisation
des deux groupes desujets
enfonction du programme suivi a pour
conséquence
unehétérogénéité
del’âge
moyen.Situation
expérimentale :
toutd’abord,
selon laprocédure
habituelle à cesépreuves (voir Piaget
&Inhelder, 1941, 4ème
éd.1978),
on fait passer la conservation dupoids (items
1 à3)
et la conservation du volume(items
4 à6)
d’unobjet
dont onmodifie la forme
(une
boule est transformée ensaucisse, puis
engalette
et enfin enmiettes). Ensuite,
on fait passer deuxépreuves
dont on modifie lapassation
standardafin de tester la
capacité
deprocéder
à unapprentissage. L’épreuve
de dissociationpoids-volume (adaptée
dePiaget
&Inhelder, 1941, 4ème
éd.1978) comporte
une série d’items(items
7 à13) permettant
de découvrir le rôle du volume dans la montée des niveaux d’eau au travers de l’immersion par l’enfant decylindres
depoids
et devolume différents.
A l’épreuve
de conservation et de mesure du volume -épreuve
ditedes îles -
(adaptée
dePiaget
&Inhelder, 1948, 2ème
éd.1973),
l’enfant doitanticiper puis
construire à l’aide depetits
cubes un volumeidentique
à celui d’un bloc-modèle mais sur des surfaces différentes. Ondistingue
4phases :
unprétest (items
14 à17)
où l’enfant
anticipe
et construit seul différentsvolumes;
unephase d’apprentissage
durant
laquelle l’expérimentateur
fournit une séried’aides;
un post-test I(items
18et
19)
et un post-test II(items
20 à23)
consistent àreprendre,
tout de suite et deuxsemaines
après
laphase d’apprentissage,
unepartie
des constructions mais sans aide.Codage
des conduites : nous avonsrepris
de Rieben et al.(op. cit.)
lesystème
de notation des conduites en 6 niveaux
(1
à6);
deplus
le niveau 0 regroupe des conduitesaberrantes,
desproblèmes
depassation
ou encore les absences deréponse
du
sujet.
On code la conduite dechaque sujet
à chacun des items des différentesépreuves.
Analyse
des données : nousenvisagerons
successivement lesanalyses
dutableau
disjonctif complet k l c,
du tableauK’I1
J’, du tableaukIJ (analyse intersujets)
et enfin des tableaux
RI1J,
etR’I1J’ (analyses intrasujets).
L’ensemble des 50sujets
16 P. CAZES, J. MOREAU, P.-A. DOUDIN
(25 sujets
de classesprimaires;
25sujets
de classesd’adaptation)l correspond
àl’ensemble I. L’ensemble
Q
est défini par les 23 items associés auxépreuves. Chaque
item
possède
des modalitésappartenant
à l’ensemble J ={0,1,2,3,4,5,6} (niveaux
de
conduite).
On détaillera essentiellementl’analyse
du tableauR’I1J’ qui permet
de déterminer les associations entre niveaux de conduite et items caractérisant la variabilité intraindividuelle.
4.3. Résultats 4.3.1.
Analyse
du tableaudisjonctif complet kjc
Comme on
pouvait s’y attendre,
lepremier plan
factoriel(20.6%
de l’inertie dont 12.4% pour le leraxe)
issu del’analyse
du tableaudisjonctif complet
met enévidence un facteur de réussite
(effet Guttman) qui
ordonne les niveaux de conduite et oppose les deux groupesprimaire
etd’adaptation (voir figure 4).
Ce facteurimportant
rend difficile l’accès aux
caractéristiques
intraindividuelles.AXE 2
FIGURE 4
Représentation
des 30points
dont la contribution absolue est laplus forte
sur le
premier plan factoriel
issu del’analyse
du tableaukIC Légende :
par ex. N123 = item12,
niv. de conduite3;
PRIM =
sujets
de classeprimaire;
ADA =sujets
de classed’adaptation.
1 Ces groupes scolaires sont représentés sur les plans factoriels issus des A.EC. de
kIC
et dekIJ
par les centres de gravités (PRIM et ADA) des individus de chaque groupe (voir figures 4 et 6). Dans l’A.F.C.du tableau
K’I1
J’, les deux groupes sont représentés par les centres de gravité (PRIM et ADA) des profilsdes 25 x 23 = 575 lignes du tableau
Kl,
1J’, associés aux conduites des élèves de chaque groupe (voir figure 5). Ces points ne figurent pas sur les plans factoriels issus des A.F.C. deRI1J
et deR’I1
J’ car ils coïncident par construction avec le centre de gravité total (voir figures 7, 8 et 9).ÉTUDE DES VARIABILITÉS INTERINDIVIDUELLES ET INTRAINDI VID UELLES 17 4.3.2.
Analyse
du tableauK’I1
J’(cf. figure 5)
Les axes factoriels issus de cette
analyse qui
est,rappelons-le, équivalente
àcelle du tableau
kJQ soulignent
des associationsprivilégiées
entre les niveaux de conduite et les items. L’inertie intraclasses associée à lapartition
définie par les su-jets
sur l’ensembleIl (i. e.
l’inertie associée au tableauR’I1J’)
estégale
à 13.6. Elleprend
encompte
les 97.1 % de l’inertie totale(14.0)2 ; cependant
l’inertie intraindivi- duelle serait mieux mesurée par l’inertie du tableauRI1J qui correspond
à86.33%3
de l’inertie du tableau
KI1J.
L’inertie intraindividuelle est donc trèsimportante
cequi justifie
sonanalyse.
L’inertie du tableauK’I1J’
ne différant que peu de celle du tableauR’I1J’,
on ne sera passurpris
d’obtenir pour les deuxanalyses
des struc-tures factorielles
voisines,
enparticulier
pour lepremier plan
factoriel(voir figures
5et
8).
Parconséquent,
les associations entre niveaux de conduites et items déterminéesAXE 2
FIGURE 5
Plan
factoriel
1-2 issu del’analyse
du tableauK’I1
J’Légende :
NI = niv. de conduite1,
etc; ITl = item1,
etc; ITI -3 = cons. dupoids;
IT4-6 = cons. du
volume;
IT7-13 = diss.poids-volume;
IT14-23 = îles.2 Cette inertie totale est déduite de (25) avec Card J = 7, Card Q = 23. Notons que, d’après (29), l’inertie intraclasses de
K’I1J’
est supérieure ou égale à 22/28 = 78.57% de l’inertie totale de ce tableau.3 Ce taux d’inertie intraclasses se calcule aisément à partir de (27) et de la première équation (23), puisqu’on connaît
IT(R’I1 J’) = 13.6.
18 P. CAZES, J. MOREAU, P-A. DOUDIN
par les deux
premiers
axesparticipent
à la variabilité intraindividuelleplutôt qu’à
lavariabilité interindividuelle.
L’analyse
du tableauR’I1
J’ étant détailléeci-après,
nousn’en dirons pas
plus
surl’analyse
deK’I1
1 J’ .4.3.3.
Analyse
du tableaukIJ (analyse intersujets)
Cette
analyse
estéquivalente
àl’analyse
interclasses du tableaudisjonctif complet k le,
relativement à lapartition
de C définie parQj.
Lesprofils
des colonnes du tableaukIJ (niveaux
deconduites)
sont donc situés dansl’espace RI
au centrede
gravité
desprofils
des colonnes du tableaudisjonctif complet
associé à un mêmeniveau de conduite
(Cazes
&Moreau, 1991).
Il est naturel de retrouver dansl’analyse
du tableau
kIJ,
pour lepremier plan
factoriel(61.4%
del’inertie,
dont 39.9% pour lepremier
axequi
est associé à une valeur propreégale
à0.328,
valeur relativementélevée),
le même effet Guttman obtenu dansl’analyse
du tableaudisjonctif complet (voir figure 6).
Par contre, onperd
les associations entre niveaux de conduite et itemsprésentes
dansl’analyse
du tableaudisjonctif complet.
FIGURE 6
Plan factoriel
1-2 issu del’analyse
du tableaukjj
Légende :
par ex. N3 = niv. de conduite3;
PRIM =sujets
de classeprimaire;
ADA =
sujets
de classed’adaptation.
19 ÉTUDE DES VARIABILITÉS INTERINDIVIDUELLES ET INTRAINDIVIDUELLES
4.3.4.
Analyses intrasujets
4.3.4.1.
Analyse
du tableauRI1J (cf. figure 7)
On considère
l’analyse
intraclasses du tableauKIl J
cequi
revient donc à effectuer l’A.F.C. du tableauRIl J.
Les différents items ne contribuent donc pas à la définition des axes; seuls les différents niveaux de conduiteparticipent
à leurdéfinition. L’inertie issue de cette
analyse
estégale
à5.18,
cequi correspond
à 86.33%de l’inertie du tableau
KI 1 J (égale, rappelons-le,
à Card(J) -
1 =6)
ce que l’onpouvait déjà
déterminer par le calcul àpartir
des formules(23)
et(27) (cf.
note 2ci-dessus).
Il en résulte que l’A.F.C. deRIl J
donne des résultats voisins de ceux deKI1J
dontl’analyse
est trivialepuisque sphérique (cf. 9 3.3).
C’est ainsi que lespourcentages
d’inertie associés aux 4premiers
axes factoriels issus de l’A.F.C. deRI1J
valentrespectivement 18.62%, 18.11 %,
17.56% et16.23%,
valeurs trèsproches
des 16.67%
correspondant
à lasphéricité.
Onn’explicitera
donc pas les résultats de cetteanalyse,
où deplus,
il est difficile de déceler les associations entre niveaux de conduite etitems, puisque
ces derniers ne contribuent pas à la définition des axes.On se contentera de remarquer que l’on retrouve néanmoins sur le
premier
axe despatterns
de variabilité ressortant dansl’analyse
deR’I1J’,
que nous allons maintenant détailler.AXE 2
FIGURE 7
Plan
factoriel
1-2 issu del’analyse
du tableauRI1J
Légende :
par ex. N1 = niveau de conduite 1.20 P CAZES, J. MOREAU, P. -A. DOUDIN
4.3.4.2.
Analyse
du tableauR’I1J’ (cf. figures
8 et9)
Cette
analyse
révèle les directionsprivilégiées
dedécomposition
de l’inertie intraindividuelle. On décrit la structure factorielle issue de cetteanalyse
enprécisant
les niveaux de conduite et les items associés
qui
contribuent leplus
à la définition des différents axes. Ils sontprésentés
dans l’ordre décroissant de leur contribution aux axes. On sélectionne certainsprofils
de variabilité intraindividuellepertinents
pourl’interprétation
de chacun des axes. Onpeut
à cet effet consulter les contributions à l’inertie des éléments deIl
oubien,
comme nous l’avonsfait,
déterminer directement lessujets correspondant
aux associations entre items et niveaux attribués à chacun des axes.AXE 2
FIGURE 8
Plan
factoriel
1-2 issu del’analyse
du tableauR’I1J’
Légende :
IT1 à 3 = cons. dupoids;
IT4 à 6 = cons. duvolume;
IT7 à 13 = diss.
poids-volume;
IT14 à 23 = îles(IT14
à 17 =prétest;
IT18 à 19 = post-test I; IT20 à 23 = post-test
II).
N1 = niv. de conduite1 ;
etc.ÉTUDE DES VARIABILITÉS INTERINDI VID UELLES ET INTRAINDI VID UELLES 21
Le
premier
axe(valeur
propreégale
à0,84 correspondant
à 6.2% del’inertie) souligne
une descaractéristiques
de la variabilité intraindividuellequi
associe pourun même individu le niveau 4 à la conservation du
poids (items 1, 2, 3),
le niveau 5 à la dissociationpoids-volume (items
9 à13)
et, avec une contribution moinsforte,
le niveau 6 à la fin duprétest
des îles(item 17)
et aux items dupost-test
II des îles(items 19,
21 et23)
et enfin le niveau 2 auxpremiers
items de la dissociationpoids-
volume
(items 7, 8).
Ces différentes associations mettent ainsi en évidence unprofil
de variabilité intraindividuelle. Celui-ci concerne 12 individus
(9
de classesprimaires
et 3 de classes
d’adaptation).
Ainsi ce groupe,
qui comprend
une nettemajorité
desujets
de classesprimaires, présente
un niveau de conduite maximum à trois desquatre
notionsinvestiguées :
lanotion de conservation du
poids
estparfaitement
maîtrisée tout aulong
del’épreuve;
la notion de conservation et mesure du volume
(îles)
est maîtrisée dès leprétest
et n’a pas besoin de faire
l’objet
d’unapprentissage.
Par contre cessujets
ontdes difficultés
importantes
au début del’épreuve
de dissociationpoids-volume;
cependant,
les différentes lecturesd’expérience permettent
à cessujets
deprocéder
à un
apprentissage qui
débouche sur la maîtrise de la notion en find’épreuve.
Cegroupe de
sujets
se caractérise par un niveau élevé de maîtrise notionnelle et unebonne
capacité d’apprentissage.
Le deuxième axe
(valeur
propreégale
à 0.73correspondant
à 5.4% del’inertie) dégage
un autreaspect
de la variabilitéintraindividuelle, l’association,
pour un mêmeindividu,
du niveau 4 aux items1,
2 et 3 del’épreuve
dupoids,
du niveau 6 aux items 17 et 20 dupost-test
II del’épreuve
des îles et du niveau 0 à l’item 16 duprétest
del’épreuve
des îles. Ceprofil
de variabilité intraindividuelle concerne 10 individus dont 9 de classesprimaires.
Un autre groupe desujets
associé à cet axe montre commeprofil
un niveau 4 aux items del’épreuve
dupoids
et un niveau 0 à l’item 16 duprétest
des
îles,
avec absence d’un niveau de conduite 6 aux items dupost-test
II des îles. Ceprofil
concerne 8 individusqui proviennent
tous de classesd’adaptation.
Ces deux groupes de
sujets
montrent uneparfaite
maîtrise de la notion de conservation dupoids
tout aulong
del’épreuve
et des difficultésmajeures
au débutde
l’épreuve
de conservation et mesure du volume(îles) ;
par contre les deux groupes sedistinguent quant
à leurcapacité
àprocéder
à unapprentissage;
seul lepremier
groupe, constitué essentiellement desujets
de classesprimaires, procède
à unapprentissage qui
débouche sur la maîtrise de la notion en find’épreuve
alors que le deuxième groupe,composé uniquement
desujets
de classesd’adaptation,
neprocède
pas à un telapprentissage.
Le troisième axe
(valeur
propreégale
à 0.63correspondant
à 4.6% del’inertie)
associe le niveau 2 avec
plus particulièrement
l’item 7(premier
item del’épreuve
de dissociation
poids-volume)
et le niveau 3 avec essentiellement l’item 12(dernier
item de
l’épreuve
de dissociationpoids-volume);
ceprofil
concerne 15individus,
5 de classes
primaires
et 10 de classesd’adaptation.
Ce groupe de
sujets,
enmajorité
de classesd’adaptation,
rencontre des diffi-cultés
importantes
au début del’épreuve
de dissociationpoids-volume
et neprocède
pas à un
apprentissage
en coursd’épreuve.
Le
quatrième
axe(valeur
propreégale
à 0.61correspondant
à 4.5 % del’inertie)
met en évidence un nouveau