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Une démonstration « classique » de la formule de ralentissement de Bethe dans le cas non-relativiste

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Academic year: 2021

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Texte intégral

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HAL Id: jpa-00235671

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00235671

Submitted on 1 Jan 1957

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Une démonstration “ classique ” de la formule de ralentissement de Bethe dans le cas non-relativiste

Michel Bayet

To cite this version:

Michel Bayet. Une démonstration “ classique ” de la formule de ralentissement de Bethe dans le cas non-relativiste. J. Phys. Radium, 1957, 18 (5), pp.361-361. �10.1051/jphysrad:01957001805036100�.

�jpa-00235671�

(2)

361

UNE DÉMONSTRATION

«

CLASSIQUE

»

DE LA FORMULE DE RALENTISSEMENT DE BETHE

DANS LE CAS NON-RELATIVISTE

Par Michel BAY ET, Faculté des Sciences de Toulouse.

Un était que le

«

ralentissement

»

d’une particule atomique A de masse M très grande vis-à-vis de celle de l’électron (m), de charge Ze, de vitesse Y et d’énergie E, dans un milieu renfermant par cm3 N1 atomes A 1 de

numéro atomique Z,, est donné par la formule de Bethe [1] (~

== =

NI Zi) :

On a négligé les termes correctifs pour la

«

non

participation

o

des électrons K, L

...,

et désigné

comme d’habitude par I1 l’énergie moyenne d’ionisation

caractéristique de l’élément A ~.

Pour les faibles valeurs de ~, l’expression entre

crochets peut se développer :

et l’on pourra généralement négliger ~4 (et les termes suivants) pour E C Mc2, d’où finalement :

Sous cette forme le pouvoir de ralentissement a une

forme assez voisine de celle que donne la théorie de

Bohr[2]

- - - . --- - ---

où V 1 est une

«

fréquence caractéristique

»

des électrons

atomiques de A 1, et l~ un coefficient numérique égal, d’après Bohr, à ~.,~2 ~2r~

=

0,178. C’est ce qui nous a

incité à reprendre le calcul classique, ce que l’on peut faire de la façon suivante :

L’échange d’énergie dans un choc élastique A-élec-

tron, lorsque la déviation de A est oc, et le

«

paramètre d’impact

»

correspondant p, est donné, pour m « M,

par (3) :

car l’on a tg a/2

=

Pm Ip, si l’on pose :

Le nombre des électrons rencontrés à une distance p le long d’un parcours dx étant 2nnp dp dx, on en déduit immédiatement la valeur de deldx :

Toute la difficulté provient de la limite supérieure qu’il faut fixer à l’intégrale, qui autrement serait

infinie. On est alors conduit à admettre que les

échanges d’énergie trop faibles, correspondant aux

grandes valeurs de p, n’ont pas lieu. Cette condition peut se mettre sous la forme :

( (1)

1

étant une

«

pulsation caractéristique

))

rio

l’atome ~41), nA qui conduit à 1 -1- 2 ü)’2 et

par suite à :

On retrouve ainsi, à peu de choses près (J2 au l’eu

de ’l,’l2) la formule de Bohr (2). Toutefois une telle

limitation de l’intégrale est assez arbitraire, et il est

diflicile de justifier l’introduction dans de la

quantité pm

=

responsable en particulier de l’apparition de Z dans le logarithme.

Or il semble que l’on puisse obtenir une limitation plus vraisemblable en écrivant que l’énergie potentielle

d’interaction maxima entre A et l’é,lectron doit être

supérieure à une certaine

«

énergie caractéristique

de A 1. Cette énergie potentielle 0 ayant pour expres-

=

Ze2fr1nin et la distance minimum d’approche

entre A et l’électron ayant pour valeur :

on devra donc avoir :

soit :

et par suite

Aux vitesses V assez élevées pour que l’on ait m V2 » 1;, on retrouve donc la formule de Bethe (1’) à condition de prendre 1~

=

I1 j2 (soit l, # 9 eV pour

l’hydrogène, valeur assez voisine du premier potentiel d’excitation de cet élément : 10,15 eV, et : 5Z,

pour les éléments assez lourds : 30).

Par contre, aux vitesses faibles (dans la mesure

ces théories sont valables), cette formule présente une diff érence essentielle avec celle de Bethe sous sa

forme (1) ou (1’) (ainsi qu’avec celle de Bohr) ; d’après

ces dernières, en effet, le pouvoir de ralentissement tend alors vers

-

oo ; au contraire, d’après la for-

mule (3),

-

dE jdx tend vers la valeur positive finie :

(qui doit évidemment être supérieure à la réalité, du

fait de la

«

non participation

»

des électrons les plus liés) : ce n’est peut-être pas un désavantage.

Lettre reçue le 6 avril 1957.

BIBLIOGRAPHIE

[1] BETHE (H.), Ann. Physik, 1930, 5, 325 ; Z. Physik, 1932, 76, 293.

[2] BOHR (N.), Phil. Mag., 1913, 25, 10 ; 1915, 30, 581.

[3] Cf. BERTHELOT (A.), Rayonnement des particules ato- miques..., ch. II (Masson, 1956). BAYET (M.), Phy- sique électronique des gaz et des solides (Masson,

sous presse). BAYET (M.), J. Physique Rad. (sous presse).

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:01957001805036100

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