Bulletin des médecins suisses
Bollettino dei medici svizzeri Schweizerische Ärztezeitung
Editorial 679
Nouveau droit de la prescription
FMH 682
Révision tarifaire – «nomen est omen»
IPI 688
Un institut pour l’informatique au cabinet médical est-il vraiment nécessaire?
Rencontre avec Alain Berset 717
«Nous voulons encourager la collaboration»
«Et encore…» par Erhard Taverna 722
Banques de données biologiques
18
30. 4. 2014S O M M A I R E
FMH
Editorial
679 Nouveau droit de la prescription Ursina Pally Hofmann
Thème
681 Le secret médical est intangible Michel Matter
La mort brutale de la sociothérapeute genevoise Adeline M. a accru la pression sur le secret médical non seulement en Suisse romande mais également dans toute la Suisse.
Questions tarifaires
682 Révision tarifaire – «nomen est omen»
Christian Oeschger, Kerstin Schutz
La première Journée des dé
légués tarifaires 2014 de la FMH s’est déroulée début avril. Le point fort de la jour
née a été la révision en cours du TARMED. Découvrez ce que les intervenants des dif
férents groupes d’intérêt pensent de l’intervention ta
rifaire du Conseil fédéral.
684 Nouvelles du corps médical
Organisations du corps médical
686 Le CMPR comme plateforme CMPR dans la prévention: prise de position Joel Cuénoud, Pierre Klauser,
Johanna Sommer-Bühler
Le Collège de médecine de premier recours a redéfini ses tâches. Il axera désormais son activité sur trois priorités, dont la première est la prévention.
688 L’Institut pour l’informatique au cabinet IPI médical (IPI) est désormais mandaté par la FMH et opérationnel
Gerhard Schilling, Urs Stoffel
La FMH veut que l’informatique médicale reste aux mains des médecins et c’est pourquoi elle a créé l’IPI.
Son directeur vient d’être nommé et en profite pour se présenter dans l’article suivant.
689 Un Institut pour l’informatique au cabinet médical est-il vraiment nécessaire?
Christian Peier
Pour répondre à la question qu’il pose, le nouveau di
recteur de l’Institut pour l’informatique au cabinet mé
dical raconte une histoire qui ne parle pas des médecins mais d’une voiture.
Autres groupements et institutions
691 Vergiftungen in der Schweiz STIZ
Hugo Kupferschmidt, Christine Rauber-Lüthy
Informations sur les activités de conseil du Centre suisse d’information toxicologique pour l’année 2012. De gra
ves intoxications et des intoxications mortelles doivent malheureusement une nouvelle fois être signalées. Vous trouverez dans cet article des informations détaillées sur la fréquence des groupes de pathogènes et les taux d’intoxication.
Courrier / Communications
695 Courrier au BMS
697 Examens de spécialiste / Communications
FMH Services
698 Seminare / Séminaires 699 Ihre Experten
700 Emplois et cabinets médicaux
Tribune
Point de vue
710 Stürzt der Tiers payant die Ärzte ins Verderben?
Franz Marty
L’auteur critique le fait que les spécialistes en politique professionnelle s’opposent au passage au Tiers payant parce qu’ils le considèrent comme une menace pour la base de données propre au corps médical et la valeur du point tarifaire. Au vu des changements structurels et de l’introduction du dossier électronique du patient, ce modèle de facturation serait pourtant plus efficace et avantageux que le Tiers garant.
Management
713 Umgangsformen mit der Unmöglichkeit Harald Tuckermann, Johannes Rüegg-Stürm, Matthias Mitterlechner
Deuxième volet de la série d’articles consacrés à l’impossibilité de gérer un hôpital. Suite à la présentation du paradoxe du management hospitalier dans la der
nière édition du BMS, il s’agit maintenant de montrer les possibilités concrètes qu’offre ce type de gestion.
L’accent est mis sur les décisions bilatérales et situation
nelles.
S O M M A I R E
Délégués des sociétés de discipline médicale
Allergologie et immunologie clinique:
Pr A. Bircher
Anesthésiologie: Pr T. Erb Angiologie: Pr B. AmannVesti Cardiologie: Pr C. Seiler Chirurgie: Pr Dr L. Bühler
Chirurgie plastique, reconstructive et esthétique: PD Dr T. Fischer Dermatologie et vénéréologie:
PD S. Lautenschlager
Endocrinologie/diabétologie: Pr G. A. Spinas Gastroentérologie: PD Dr C. Mottet Génétique médicale: Dr D. Niedrist Gériatrie: Dr M. Conzelmann
Médecine interne: Dr W. Bauer Médecine légale: Pr T. Krompecher Médecine nucléaire: Pr J. Müller Médecine pharmaceutique: Dr P. Kleist Médecine physique et réadaptation:
Dr M. Weber
Médecine tropicale et médecine de voyages:
PD Dr C. Hatz
Otorhinolaryngologie et chirurgie cervicofaciale: Pr J.P. Guyot Pathologie: Pr G. Cathomas Pédiatrie: Dr R. Tabin
Pharmacologie et toxicologie clinique:
Dr M. KondoOestreicher Pneumologie: Pr T. Geiser
Prévention et santé publique: Dr C. Junker Rédaction
Dr et lic. phil. Bruno Kesseli (Rédacteur en chef) Dr Werner Bauer Prof. Dr Samia Hurst Dr Jean Martin lic. oec. Anna Sax, MHA Dr Jürg Schlup (FMH) Prof. Dr Hans Stalder Dr Erhard Taverna
lic. phil. Jacqueline Wettstein (FMH) Rédaction Ethique
Dr théol. Christina Aus der Au, p.-d.
Prof. Dr Lazare Benaroyo Dr Rouven Porz Rédaction Histoire médicale Prof. Dr et lic. phil. Iris Ritzmann Dr ès sc. soc. Eberhard Wolff, p.-d.
Rédaction Economie lic. oec. Anna Sax, MHA Rédaction Droit
Me Hanspeter Kuhn (FMH) Managing Editor Annette Eichholtz M.A.
Secrétariat de rédaction Elisa Jaun
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FMH Fédération des médecins suisses Elfenstrasse 18, Case postale 300, 3000 Berne 15
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Dr Karin Würz, responsable marketing et communication Tél. 061 467 85 49, fax 061 467 85 56 Courriel: [email protected]
Annonces Publicité Dr Karin Würz
Cheffe placement des annonces Tél. 061 467 85 49, fax 061 467 85 56 Courriel: [email protected]
«Offres et demandes d’emploi/
Immeubles/Divers»
Matteo Domeniconi, personne de contact Tél. 061 467 85 55, fax 061 467 85 56 Courriel: [email protected]
«Office de placement»
FMH Consulting Services Office de placement
Case postale 246, 6208 Oberkirch Tél. 041 925 00 77, fax 041 921 05 86 Courriel: [email protected] Internet: www.fmhjob.ch Photo de couverture:
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Paraît le mercredi ISSN 1661-5948
ISSN 1424-4012 (édition électronique)
I M P R E S S U M
Horizons
Rencontre avec…
717 «Nous voulons encourager la collaboration»
Daniel Lüthi
Pour Daniel Lüthi, cette rencontre s’est révélée bien différente des autres, car son interlocuteur ne pouvait lui consacrer que 40 minutes au lieu de 2 heures et qu’aucune question d’ordre privé ne pouvait lui être posée. Mais qui donc atil bien pu rencontrer? Alain Berset, pardi!
Sous un autre angle
720 Questions autour des neurosciences et de leur pouvoir explicatif
Jean Martin
Comment les neuroenthousiastes et les neuroscep
tiques se comportentils? Ces deux attitudes s’annulent
elles? Un rapport dialectique entre les deux estil possi
ble? Voici les questions auxquelles Adam Gopnik tente de répondre dans son article «Mindless – The new neuroskeptics» que Jean Martin commente.
Et encore…
722 Banques de données biologiques Erhard Taverna
Vous êtesvous déjà rendus dans un réduit alpin, un centre de collecte de sperme, une banque de semence, voire une chambre de congélation de couches de permagel arc
tique? Le photographe Yann Mingard l’a fait pour tenter de fixer visuellement un univers rendu la plupart du temps in
accessible et tenu à l’écart du public. Le fruit de son travail est exposé au Musée de la photographie de Winterthour.
Anna
E d i t o r i a l
F M H
679
Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 18 La révision du droit de la prescription est en cours. Le projet
de loi prévoit de soumettre les créances découlant de lésions corporelles ou de mort d’homme à une prescription de trente ans alors que celle-ci est à l’heure actuelle de dix ans pour autant que le traitement ait été dispensé par un médecin pratiquant à titre indépendant ou dans une institution ne tombant pas sous le coup d’une loi cantonale sur la respon- sabilité. Pour certaines institutions, les cantons prévoient des délais de prescription plus courts. Les diverses réglementa- tions cantonales demeureront applicables même en cas de révision du droit actuel, si bien que l’harmonisation du droit de la prescription souhaitée n’est pas possible. La diversité des législations est particulièrement choquante notamment en matière de remise de médicaments. En effet, alors que le médecin devrait à l’avenir répondre durant trente ans d’une faute commise dans le cadre de la médication, le délai de prescription applicable au fabricant du médicament concerné ne serait que de dix ans en vertu de la loi sur la responsabilité du fait des produits, à laquelle le fabricant est soumis et dont les règles ne devraient pas être modifiées.
Certes, le projet actuel de révision ne prévoit pas de pro- longer à trente ans l’obligation de conserver les dossiers des patients. Néanmoins, le médecin supportant le fardeau de la preuve en cas de procédure judiciaire portant sur un éventuel défaut d’information au patient devra à l’avenir conserver les dossiers médicaux jusqu’à l’échéance du délai de trente ans.
C’est le seul moyen pour lui de disposer des preuves nécessaires si la question de l’information au patient devient litigieuse dans le cadre d’une procédure. Par ailleurs, tout as- sureur proposant une assurance-responsabilité civile durant trente ans prévoira une obligation contractuelle de conserver les dossiers des patients pendant une durée équivalente au délai de prescription. Une plus longue conservation des dossiers médicaux implique bien évidemment un surcroît de travail et de coûts à la charge des fournisseurs de prestations, sans compter les difficultés techniques liées à la lisibilité des données au terme de si nombreuses années.
Il n’est pas encore certain que les assureurs proposent une couverture durant trente ans. Bien entendu, on ignore égale- ment les coûts d’une couverture d’assurance prolongée. Le défaut de telles assurances ou leur coût trop élevé risquent d’avoir de lourdes répercussions sur la fourniture des soins.
Comme le montre l’exemple des Etats-Unis, un sous-approvi- sionnement en soins est probable lorsque les médecins n’ont plus avantage à exercer à titre indépendant compte tenu du montant trop élevé des primes d’assurance. Les patients sont eux aussi prétérités s’ils sont soignés par un médecin dé- pourvu de couverture d’assurance, car celui-ci ne répond que sur sa propre fortune. Des pertes financières seraient alors vraisemblables en cas de dommage important ou de pluralité
de lésés, car le médecin ne pourrait verser de dommages-inté- rêts, ou uniquement des dommages-intérêts partiels. Dès lors, à défaut de couverture d’assurance, il serait judicieux de conseiller aux héritiers de médecins de répudier la succession ou de l’accepter uniquement en cas de présentation d’un in- ventaire.
La révision du droit de la prescription est actuellement examinée par la Commission des affaires juridiques du Conseil national. A l’occasion d’une audition, la FMH s’est mobilisée pour que le délai de trente ans ne soit pas appli- cable aux traitements médicaux. En effet, une prolongation du délai de prescription n’a de sens que pour les dommages qui n’apparaissent qu’après le délai de prescription de dix ans; jusqu’alors, les lésés ayant subi de tels dommages n’ont jamais pu faire valoir leurs créances. La Cour européenne des droits de l’homme a récemment jugé qu’un délai de prescrip- tion de dix ans pour de tels dommages différés viole la Convention européenne des droits de l’homme. En revanche, les traitements médicaux n’entraînent en principe pas de dommages différés, car la plupart des dommages surviennent immédiatement après le traitement ou dans les jours, se- maines ou mois qui suivent.
Ursina Pally Hofmann, docteure en droit, avocate, Service juridique Le Conseil fédéral demande une amélioration du droit de la prescription et un délai de prescription de trente ans en cas de dommages corporels. Les fournisseurs de prestations seraient alors contraints de conserver les dossiers des patients pendant trente ans pour des raisons liées à la responsabilité civile. Cette solution serait-elle envisa- geable du point de vue pratique et de telles assurances-responsabilité civile seraient-elles encore abordables? La FMH a présenté à la commission parlementaire une proposition de solution pour les dommages différés.
Dr Jürg Schlup, président de la FMH
Nouveau droit de la prescription
Le délai de prescription de trente ans prévu n’a de sens qu’en ce qui concerne les dommages qui, de manière avérée, ne surviennent qu’après dix ans.
L’actuel délai de dix ans est suffisant
pour les traitements médicaux.
T h è m e
F M H
Le secret médical est intangible
Retombée de la mort d’Adeline dans le drame de la Pâquerette: le Conseil d’Etat a annoncé le 19 mars son intention de légiférer sur le secret médical dans le cadre strict de la dangerosité. Cette volonté fâche doublement. Sur le fond, le secret médical est intan
gible et doit le rester. Dans la manière, ce projet de loi fâche également: à aucun moment, l’Association des Médecins du canton de Genève (AMG) n’a été consultée, ni même informée, par exemple le lundi 17 mars, lorsque ses représentants ont été reçus par le conseiller d’Etat Mauro Poggia, pour évoquer les possibilités de collaboration sur divers sujets de politique de la santé. Et que dire du silence imposé au Dr Hans Wolff, le responsable du nouveau Service de médecine et de psychiatrie pénitentiaires des HUG?
Pour le médecin comme pour le politique, le but recherché est d’offrir plus de sécurité. Dans un cli
mat émotionnel aisément compréhensible, le poli
tique veut aujourd’hui donner une impression de totale maîtrise du dossier, et d’autant plus que cette affaire a révélé une faillite des procédures mises en place, à tous les niveaux. Tout a dysfonctionné, sans que le secret médical y soit pour quelque chose: à aucun moment, le rapport de l’ancien conseiller d’Etat Bernard Ziegler n’impute un rôle quelconque au secret médical dans la mort d’Adeline. Il faut bien comprendre que le respect du secret médical ajoute à la sécurité en ce sens qu’il crée la confiance qui per
met la confidence, tandis que son affaiblissement ajouterait à l’insécurité.
Faire croire à la population, par cette illusion de la totale maîtrise des choses, que tout savoir permet
tra d’éviter un nouveau drame, est une méconnais
sance de l’essence même du secret médical. Il ne peut y avoir de levée du secret que pour une information confidentielle particulière donnée dans la relation de confiance. Aucun médecin ne gardera pour lui une information obtenue dans la relation théra
peutique qui pourrait mettre en danger autrui. Et entendre Me Mauro Poggia dire que «les médecins se
cachent derrière le secret médical» (Léman Bleu, Genève à chaud, le mercredi 19 mars 2014) est in
supportable.
Nous avons, chacun d’entre nous, été éduqués et formés à cette notion de base de notre profession: la responsabilité. Nous sommes responsables de nos actes médicaux, de nos décisions thérapeutiques, de chacun de nos choix: assumer pleinement ses actes est la clé de notre profession. Nous ne sommes pas dans le plaire, ni dans l’illusion, nous sommes constamment dans la réalité du patient. Alors ce pro
cès d’intention n’est pas le bon, car l’autorité ne peut décider d’ellemême de s’interposer dans la relation thérapeutique. Ce faisant, elle ne ferait qu’affaiblir le système. La gestion des sorties pénitentiaires n’est d’ailleurs pas du ressort du médecin thérapeute, mais bien de l’expert mandaté pour informer l’autorité.
Le secret médical trouve sa base légale dans l’article 321 du Code pénal. Celleci est suffisam
ment explicite pour qu’il n’y ait nul besoin de la compléter ou de la modifier: le médecin peut en tout temps demander à son patient ou à la commission compétente d’être délié du secret médical pour donner, à tel instant précis, un information obtenue dans la confidence, un avis médical ne valant que pour une situation actuelle et non pour l’éternité.
Et si les circonstances l’imposent, le médecin sait prendre ses responsabilités: son but est la sécurité, pas la protection coûte que coûte du patient; en par
ticulier, tout médecin d’institution pénitentiaire n’a de seule visée que la protection d’autrui. Encore une fois, l’affaiblissement du secret médical augmente l’insécurité. Alors pourquoi réinventer la roue, pour
quoi vouloir affaiblir la relation thérapeutique?
Si cet horrible drame de la Pâquerette a entraîné une émotion intense et compréhensible, il ne faut pas, sous couvert de plaire à la population, toucher au secret médical: c’est bien la perte de maîtrise de l’autorité qui est à l’origine du drame d’Adeline, pas le secret médical. Celuici doit rester intangible.
Michel Matter
Président de l’Association des Médecins du canton de Genève (AMG)
Correspondance:
ma-matter[at]bluewin.ch
La pression exercée sur le secret médical augmente depuis plusieurs années. La mort brutale d’Adeline M., la sociothérapeute genevoise, a relancé et accentué le débat en Suisse romande et aussi mainte- nant dans toute la Suisse. L’exécutif genevois s’en prend au secret médical dans le seul but de dévier l’attention des dysfonctionnements administratifs pointés dans cette affaire. La FMH apporte son soutien aux médecins genevois dans leur engagement contre toute atteinte au secret médical.
Dr Jürg Schlup, président de la FMH
682
Q u e s t i o n s t a r i f a i r e s
F M H
Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 18
Journée des délégués tarifaires du 2 avril 2014
Révision tarifaire – «nomen est omen»
La dixième édition de la Journée des délégués tarifaires a suscité un vif intérêt auprès des participants. Elle a porté essentiellement sur la révision en cours du tarif TARMED.
Le 2 avril 2014, le département Tarifs et conventions pour la médecine ambulatoire en Suisse a eu le plaisir de saluer plus de cent participants à cette journée à Berne. Dans son introduction, le Dr Ernst Gähler, vice-président de la FMH, a récapitulé la situation tarifaire du secteur ambulatoire. Jean-François Stei- ert, conseiller national, a ensuite rappelé les intérêts des assurés/patients lorsqu’il s’agit de déterminer le prix des prestations remboursées par l’assurance- maladie.
Avant que les participants n’approfondissent un thème particulier dans l’une des trois séances propo- sées en parallèle, le Dr Jürg Schlup, président de la FMH, s’est penché sur l’intervention tarifaire du Conseil fédéral dans un exposé intitulé «Divide et impera».
Séance parallèle 1: Contrôles de l’économicité Cette séance consacrée aux travaux relatifs à l’effica- cité, l’adéquation et l’économicité (EAE) a suscité un vif intérêt auprès des participants. Le Prof. U. Saxer (Dr en droit), le Dr A. Haefeli et P. Moline (Dr en sciences naturelles) ont passé en revue les questions de droit et de jurisprudence, les commissions pari- taires de confiance et leur professionnalisation ainsi que les méthodes statistiques ANOVA et leur déve- loppement futur. Suite à ces exposés, les délégués ta- rifaires ont eu l’occasion de poser leurs questions sur les procédures EAE et donner leur avis concernant les travaux effectués par le groupe de travail EAE.
Séance parallèle 2: Les données – Pertinence et enjeux du point de vue de la société SASIS SA Les données revêtent toujours plus d’importance dans le domaine tarifaire. Alors que les précédents ateliers s’étaient intéressés à la pertinence pour le corps médical de disposer de ses propres données et aux enjeux qui en découlent, cette séance a permis aux délégués tarifaires d’entendre le point de vue des assureurs-maladie. Hans-Peter Schönenberger, direc- teur de SASIS SA, a donné un aperçu complet des ac- tivités de son entreprise. Son exposé passionnant et la discussion qui s’en est suivie ont principalement porté sur les points suivants: les objectifs et enjeux des données statistiques des assureurs-maladie, l’im- portance des numéros RCC et C, des exemples concrets concernant le pool tarifaire et le pool de données, la qualité des données et leur fiabilité grâce à des données communes ou complémentaires.
Séance parallèle 3: La révision tarifaire en pra - tique: tarification des prestations chirurgicales Où retrouver dans le tarif une phase de travail précise d’un protocole opératoire complexe? Après les expli- cations du Dr Charlotte Meier Buenzli permettant de visualiser le protocole établi par l’équipe spécialisée en anesthésie opératoire, des petits groupes ont es- sayé de répondre à cette question sur la base d’exemples de cas concrets. Une chose est sûre: les processus ne sont pas les mêmes partout et, depuis l’entrée en vigueur du TARMED, ils ont évolué au fil Christian Oeschger,
Kerstin Schutz FMH, division Tarifs et conventions pour la médecine ambulatoire en Suisse
Correspondance:
FMH / division Tarifs et conventions pour la médecine ambulatoire en Suisse Frohburgstrasse 15 CH-4600 Olten Tél. 031 359 12 30 Fax 031 359 12 38 tarife.ambulant[at]fmh.ch
Forte affluence à la Journée des délégués tarifaires.
Q u e s t i o n s t a r i f a i r e s
F M H
des dispositions légales. Dans ce contexte, les tra- vaux de révision sont très importants en vue de re- produire les processus opératoires de manière appro- priée dans le TARMED.
En seconde partie de la séance, le Dr Michaël Papaloïzos a présenté le projet de révision concret du domaine de la chirurgie de la main et donné un bref compte rendu du travail pratique d’une équipe spé- cialisée.
Chances et risques de la révision tarifaire…
Après la pause de midi, Roger Scherrer, chef de la di- vision Tarifs et conventions pour la médecine ambu- latoire en Suisse et Christoph Schöni, chef de projet pour la révision du TARMED chez H+, ont dressé un état des lieux intermédiaire des travaux de révision
Jean-François Steiert, conseiller national et le Dr Ernst Gähler, vice-président de la FMH.
du TARMED. Ceux-ci vont bon train et devraient être encore intensifiés en cours d’année. En effet, une équipe spécialisée a été constituée pour l’imagerie médicale dans le but d’actualiser les positions tari- faires de la radiologie ces prochains mois. Le Dr Tar- zis Jung, membre du comité et délégué tarifaire de la Société suisse de radiologie (SGR-SSR), a décrypté les défis et les chances d’une révision du point de vue des radiologues.
…et de la neutralité des coûts
Dans son exposé attendu avec impatience par les délégués tarifaires, Oliver Peters, vice-directeur de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), a tout d’abord expliqué le rôle de la Confédération dans le domaine tarifaire avant d’aborder les exigences posées au tarif et les attentes de l’administration fé- dérale envers les partenaires tarifaires. Ses propos se- lon lesquels l’OFSP prône le maintien de la neutralité des coûts lors de la révision du TARMED ont suscité de vives réactions de l’auditoire et des discussions animées.
Avant de passer à l’apéritif pour terminer cette Journée des délégués tarifaires, Ernst Gähler a ré- sumé les principaux éléments de la journée et sou- ligné encore une fois les points importants à ne pas perdre de vue lors de la révision du TARMED, par exemple la séparation stricte entre la structure tari- faire et la tarification (valeur du point).
Le département Tarifs et conventions pour la médecine ambulatoire en Suisse remercie tous les conférenciers et toutes les personnes présentes. Leur participation active a donné lieu à des discussions constructives.
Vous trouverez de plus amples informations ainsi que toutes les présentations des exposés et des séances parallèles sur le site de la FMH. www.fmh.ch/fr/tarifs_
ambulatoires/journee_delegues-tarifaires.html
Oliver Peters, vice-directeur de l’OFSP expose les attentes de la Confédération concernant la révision du TARMED.
Divide et impera: le Dr Jürg Schlup, président de la FMH, analyse l’intervention tarifaire du Conseil fédéral.
La prochaine Journée des délégués tarifaires aura lieu le mercredi 12 novembre 2014, hôtel Ador, Berne.
684
Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 18
Personalien
Praxiseröffnung /
Nouveaux cabinets médicaux / Nuovi studi medici
BE
Elisabeth Renftle,
Fachärztin für Psychiatrie und Psychotherapie, Jurastrasse 37, 4900 Langenthal
SG
Daredschan Semionowna Messengiesser, Praktische Ärztin, Hohlweg 9, 8645 Jona Thomas Franz Georg Winter,
Praktischer Arzt, Feldstrasse 11, 9425 Thal VD
Antoni Juan-Torres,
Médecin praticien, 21, ch. de Chantemerle, 1010 Lausanne
Bertrand François Hue, Spécialiste en ophtalmologie, 5, avenue de Rumine, 1005 Lausanne ZH
Ingo Stenger,
Praktischer Arzt, Bahnhofplatz 15, 8021 Zürich 1 Todesfälle / Décès / Decessi
Lucien Bornand (1922), † 30. 12. 2013, 3063 Ittigen
René Christian Becher (1944), † 24. 3. 2014, Facharzt für Chirurgie, 3073 Gümligen Kaspar Berneis (1968), † 28. 3. 2014, Facharzt für Endokrinologie/Diabetologie und Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, 8610 Uster
Rita Schär (1925), † 1. 4. 2014,
Fachärztin für Allgemeine Innere Medizin, 3626 Hünibach
Stefan Andreas Brauchli (1963), † 2. 4. 2014, Spécialiste en médecine du travail, 1004 Lausanne
Martin Matter (1924), † 3. 4. 2014, Facharzt für Medizinische Onkologie und Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, 8702 Zollikon
Panayotis Vengos (1938), † 4. 4. 2014, Spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, 1206 Genève
Aargauischer Ärzteverband
Zur Aufnahme in den Aargauischen Ärztever- band als ordentlich praktizierende Mitglieder haben sich angemeldet
Thierry Carrel, 3006 Bern, Facharzt für Herz- und thorakale Gefässchirurgie, Facharzt für Chirurgie, spez. Gefässchirurgie FMH, Praxis- eröffnung in Praxisgemeinschaft in Aarau per 1. Mai 2014
Heinz Schönhofen, 2502 Biel, Facharzt für Radio- logie FMH, Praxiseröffnung in Praxisgemein- schaft in Baden per 1. August 2014
Norbert Unland, I-20812 Limbiate, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, Praxiseröffnung in Praxisgemeinschaft in Aarau per 1. April 2014 Diese Kandidaturen werden in Anwendung von Art. 5 der Statuten des Aargauischen Ärzte- verbandes veröffentlicht. Einsprachen müssen innert 14 Tagen seit der Bekanntmachung schriftlich und begründet der Geschäftsleitung des Aargauischen Ärzteverbandes eingereicht werden. Nach Ablauf der Einsprachefrist ent- scheidet die Geschäftsleitung über Gesuch und allfällige Einsprachen.
Ärztegesellschaft des Kantons Bern Ärztlicher Bezirksverein Bern Regio Zur Aufnahme als ordentliches Mitglied hat sich angemeldet:
Nicole Albrecht, Fachärztin für Allgemeine In- nere Medizin FMH, Schwarzenburgstrasse 293, 3098 Köniz
Einsprachen gegen diese Vorhaben müssen in- nerhalb 14 Tagen seit der Veröffentlichung schriftlich und begründet beim Präsidenten des Ärztlichen Bezirksvereins Bern Regio einge- reicht werden. Nach Ablauf der Frist entschei- det der Vorstand über die Aufnahme der Gesu- che und über die allfälligen Einsprachen.
F M H
Nouvelles du corps médical
N o u ve l l e s d u c o r p s m é d i c a l F M H
Ärztegesellschaft des Kantons Luzern
Zur Aufnahme in unsere Gesellschaft haben sich gemeldet:
Sektion Stadt
Felix Kühn, Facharzt für Innere Medizin und En- dokrinologie/Diabetologie FMH, ab 1. 8. 2014:
Weggisgasse 40, 6004 Luzern
Anja Chatterjee, Fachärztin für Allgemeine Innere Medizin und Kardiologie FMH, ab 1. 5. 2014: St. Anna-Strasse 32, 6006 Luzern Sektion Gäu
Ruth Draths, Fachärztin für Gynäkologie und Geburtshilfe FMH, ab 12.1.2015: Frauenpraxis Buchenhof, Praxis für Mädchen und Frauen, 6210 Sursee
Einsprachen sind innert 20 Tagen nach der Publikation schriftlich und begründet zu rich- ten an: Ärztegesellschaft des Kantons Luzern, Schwanenplatz 7, 6004 Luzern
Ärztegesellschaft Thurgau
Zum Eintritt in die Ärztegesellschaft Thurgau haben sich gemeldet:
Henning Steen, Fichtenstrasse 4, D-78315 Radolf- zell, Facharzt für Kardiologie
Preise / Prix / Premi
Colorectal Cancer Research Scholar Award 2014
Die Colon Cancer Challenge Foundation hat am diesjährigen 67. Jahreskongress der Society of Surgical Oncology (SSO) die Arbeit des jun- gen Chirurgen Dr. med. Benjamin Weixler «Iso- lated Tumor Cells are a Negative Prognostic Factor for Disease-free and Overall Survival in Stage I & II Colon Cancer Patients: A Propen- sity Score Analysis» (Autoren: Benjamin Weix- ler, René Warschkow, Ueli Güller, Andreas Zettl, Urs von Holzen, Bruno M. Schmied, Carsten T. Viehl und Markus Zuber) mit dem Colorectal Cancer Research Scholar Award 2014 ausgezeichnet. Dieser Preis anerkennt hervorragende Leistungen im Bereich der mo- lekularbiologischen Forschung bei Patienten mit kolorektalen Karzinomen und zeichnet jährlich die beste am SSO Kongress eingege- bene Forschungsarbeit aus. Der Colorectal Cancer Research Scholar Award wurde zum vierten Mal verliehen und geht das erste Mal an eine Forschungsgruppe ausserhalb der USA.
Arthur Steindler Award
Prof. Christian Gerber, Ärztlicher Direktor und Schulterspezialist der Uniklinik Balgrist und Ordinarius für Orthopädie der Universität Zürich, wurde eine ausserordentliche Ehrung zuerkannt: Er durfte im März 2014 an der ge- meinsamen Jahrestagung der Orthopaedic Research Society (ORS) und der American Aca- demy of Orthopaedic Surgeons (AAOS) den Arthur Steindler Award 2014 in New Orleans entgegennehmen. Der Arthur Steindler Award wird nur alle zwei Jahre an einen Wissenschaft- ler und/oder Arzt vergeben, der die Medizin weltweit substantiell beeinflusst und weiter gebracht hat. Prof. Christian Gerber erhielt den Arthur Steindler Award für seine gesammelten wissenschaftlichen und intellektuellen Bei- träge im Bereich der Schulter sowie für sein konsequentes Bestreben, diese Erkenntnisse zum Nutzen der Patienten in der Klinik umzu- setzen.
Sujets d’actualité du forum
Venez débattre avec nous! Dans la rubrique forum, nous présentons régulièrement des sujets d’actua- lité politique, économique et scientifique ayant trait au système de santé. Donnez votre avis ou com- mentez les affirmations de vos confrères. Pour accé- der au forum: www.bullmed.ch/forum/
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Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 18
Le CMPR comme plateforme dans la prévention: prise de position
Le CMPR (Collège de médecine de premier recours) a redéfini ses tâches dans le contexte de la répartition des rôles entre les diverses instances impliquées dans la médecine de premier recours (les sociétés de disci- pline SSMI, SSMG et SSP, les 5 facultés de médecines avec leurs instituts de médecine de premiers recours, l’académie des sciences médicales, et Médecins de fa- mille et de l’enfance MFE) [1].
Le CMPR, par la variété de ses membres, est la pla- teforme idéale pour identifier les sujets de préoccupa- tion de la médecine de premier recours et proposer des solutions, dont le côté opérationnel incombe ensuite soit aux instances partenaires, soit au CMPR s’il s’agit de projets qu’il réalise sur mandat de ses membres.
Le CMPR a donc un rôle actif de plateforme dans la coordination, et dans la mise en œuvre de projets et de formations. Dans le domaine de la prévention c’est notamment grâce à son projet pionnier de coa- ching santé CMPR, produit-phare ces dernières an- nées, qui est sorti maintenant de sa phase pilote et dont le CMPR s’attelle à la diffusion [2].
Le CMPR remplit ainsi un rôle spécifique de lien entre la santé publique et la médecine individuelle.
Lors des séances d’automne 2013 le conseil de fonda- tion du CMPR a commencé un processus-plate- forme, et il a défini trois axes faisant partie inté- grante de la médecine de premier recours:
1) La prévention
2) L’éducation thérapeutique des patients (pour leur propre gestion de leur santé ou de leur mala- die chronique; «empowerment»)
3) Le lien entre les programmes de santé pu- blique et les individus
Dans un premier temps, le CMPR s’occupe de la pré- vention et définit besoins et actions nécessaires dans les domaines de la pratique médicale, de l’enseigne- ment, de la recherche et de la politique de santé.
Pratique médicale
– Les intervenants de médecine de premier recours doivent maitriser des outils de communication spécifiques à la prévention.
– Les intervenants de MPR doivent disposer d’ou- tils reconnus et validés comme aide à la décision, aide à l’information du patient (documentation illustrée à fournir au patient), aide au calcul du risque, aide à la décision partagée, etc.).
– Des références/recommandations et normes suisses doivent être développées pour la préven- tion.
– Dans le but de développer l’interprofessionnali- sation, les rôles des différents partenaires doivent être définis.
Enseignement
Formation des professions médicales
– La formation professionnelle doit intégrer l’en- seignement des outils précités, nécessaires à la pratique (communication, utilisation d’outils, etc.).
– Les normes et recommandations suisses doivent être enseignées de façon uniformisée à travers le pays et les différentes professions médicales.
– Le partenariat avec les instances politiques ou sociales doit être encouragé.
Auprès de la population
– La population doit être informée et éduquée sur les éléments de la prévention générale (hygiène de vie, programmes vaccinaux, programmes de dépistage et traitements précoces) et sur les rôles respectifs des différents professionnels de la santé.
– Cette démarche doit débuter dans la scolarité obligatoire.
Recherche
– La recherche en MPR doit fournir les éléments probants pour définir
– les normes suisses,
– les recommandations suisses de pratique en prévention,
– les méthodes efficaces de diffusion et de mise en pratique (éducation thérapeutique du pa- Joel Cuénod a,
Pierre Klauser b, Johanna Sommer-Bühler c Pour le Conseil de fondation du CMPR
a Spécialiste médecine interne générale, Bâle
b Spécialiste pédiatrie, Genève c Spécialiste médecine interne
générale, Vésenaz
Correspondance:
Collège de Médecine de Premier Recours Landhausweg 26 CH-3007 Berne Tél. 031 370 06 70 Fax 031 370 06 79 khm[at]hin.ch www.kollegium.ch
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«Le CMPR a un rôle actif de plateforme dans la coordination,
et dans la mise en œuvre de projets et de formations.»
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tient, entretien motivationnel, outils informa- tiques, etc.).
– Des études de coût-efficacité des actions de pré- vention doivent être conduites (pour soutenir l’argumentation clinique, pour renforcer la moti- vation des acteurs et en justifier la rémunéra- tion).
Politique de santé
– Comme la prévention doit être un projet de so- ciété, la médecine de premier recours doit obte- nir la collaboration de la société civile pour le dé- veloppement et l’application de la prévention (communes, écoles, etc.).
«Le remboursement de la prévention doit être intégré dans le catalogue des prestations obligatoires.»
– Le remboursement de la prévention doit être in- tégré dans le catalogue des prestations obliga- toires.
– L’aspect éthique de la prévention doit être pré- sent dans les réflexions politiques.
En tant que plateforme, le CMPR attend de ses diffé- rents partenaires qu’ils s’impliquent pour le choix, le développement et la coordination de ces projets de prévention afin d’améliorer le niveau de santé de la population suisse.
Références
1 Klauser P, Grüninger U. Quel avenir pour le CMPR?
PrimaryCare 2013;13(12):209.
2 Neuner-Jehle S, Schmid M, Grüninger U. The «Health Coaching» programme: a new patient-centred and visually supported approach for health behaviour change in pri mary care. BMC Family Practice 2013;14(100): www.biomedcentral.com/
1471-2296/14/100.
Vous qui lisez une revue des Editions médicales suisses,
saviez-vous que ...
n les Editions médicales suisses sont une coopération entre la Fédération des médecins suisses (FMH) et la plus ancienne maison d’édition et imprimerie au monde (les Editions Schwabe, fondées en 1488)?
n que les EMH sont les éditions de pointe en Suisse dans le domaine des journaux médicaux, avec dix revues spécialisées, des articles paraissant intégralement en ligne et un choix de livre de plus en plus large?
n que toutes les revues paraissant aux EMH sont les organes officiels de publication des sociétés médicales correspondantes?
Aux EMH, les articles sont publiés par des médecins pour des médecins. Des comités de rédaction indépen- dants constitués de spécialistes réputés assurent la qualité et l’actualité des articles qui couvrent toutes les disciplines médicales. Le choix des thèmes reflète les intérêts divers des médecins et des sociétés médicales et ne se concentre pas sur les aspects commerciaux.
Si vous souhaitez en savoir plus sur les EMH, vous trouverez plus d’informations souswww.emh.ch.
Vous y trouverez également les revues publiées en ligne et des outils pratiques pour vos recherches d’articles.
Nous sommes à votre disposition pour répondre personnellement à vos questions:
EMH Editions médicales suisses SA Marketing et communication
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EMH Editions médicales suisses – des publications à la pointe de la médecine
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Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 18
L’Institut pour l’informatique au cabinet médical (IPI) est désormais mandaté par la FMH et opérationnel
Sur la base de la décision de la Chambre médicale, en date du 3 octobre 2013, la FMH et l’Institut pour l’informatique au cabinet médical ont signé un contrat de prestation en février 2014. Ainsi, l’IPI est mandaté par la FMH pour la concrétisation de l’in- formatique et la documentation électronique dans les cabinets médicaux (dossier électronique du patient DeP). Ce contrat de prestation couvre la conclusion de projets concrets, définis par des étapes mesurables et confiés à la surveillance d’un comité de pilotage commun. Outre l’important travail de fond, les prestations de services doivent être de plus en plus étoffées pour tous les membres de la FMH. Un compte rendu sera présenté lors de la réunion de la Chambre médicale en automne 2014. Depuis le 1er mars 2014, l’IPI est donc opérationnel et a engagé un secrétaire général à temps plein.
La cybersanté (eHealth) et la documentation électro- nique sont de plus en plus importantes dans le sec- teur de la santé. Des systèmes informatiques adaptés aux médecins et compatibles avec les cabinets médi- caux sont indispensables à une coopération inter- professionnelle et à un échange de données au sein du corps médical. Dans la stratégie «Santé2020» de la Confédération, la cybersanté (eHealth) n’est rien moins que la deuxième priorité. Malheureusement, les principales conditions de base ne sont pas encore réunies pour que l’échange de données fonctionne dans le secteur de la santé. Beaucoup de programmes informatiques restent isolés et incompatibles les uns avec les autres. Pour la plupart, ils ont été program- més par des informaticiens qui n’ont bien sûr aucune connaissance pratique de l’activité de nos cabinets médicaux et leur fonctionnement quotidien n’est pas optimal. Sans compter qu’en général, les méde- cins ne sont pas aptes à évaluer l’adéquation des solutions informatiques et qu’ils dépendent d’un conseil neutre.
En juin 2012, l’Institut pour l’informatique au cabinet médical (IPI) a été créé pour faire le lien et coordonner connaissances médicales et savoir tech- nique [1]. La FMH a elle aussi reconnu qu’il était extrêmement important que le milieu médical conserve le contrôle du secteur de l’informatique au cabinet médical et que le savoir-faire disponible soit centralisé [2]. Après l’accord de la Chambre médicale du 3 octobre 2013 concernant ces projets et portant sur une contribution spéciale soumise à condition, une coopération fructueuse a permis, en février 2014, la signature d’un contrat de prestation détaillé entre la FMH et l’IPI. Ce document régit les responsa- bilités, la coopération et la mise en œuvre de projets concrets. L’IPI est actuellement en train de se struc- turer, de renforcer sa professionnalisation et de déve- lopper les contacts existants avec tous les acteurs
déterminants de la cybersanté. Le 1er mars 2014, le Dr Christian Peier, qui connaît parfaitement le mé- tier, a été engagé comme secrétaire général à plein temps (voir article séparé).
La FMH et l’IPI, ainsi que les partenaires fonda- teurs, l’association MFE (Médecins de Famille Suisse), la Conférence des sociétés cantonales de mé- decine (CCM) et l’Institut de médecine de famille de l’université de Zurich (IHAMZ) sont persuadés que cette étape peut contribuer à une évolution de la cybersanté judicieuse et adaptée au cabinet médical, bénéficiant à tout le corps médical mais aussi aux patients.
Références
1 Schilling G, Bhend H. L’Institut d’informatique au cabinet médical a été créé. PrimaryCare. 2012;
12(13):237.
2 Schilling G, Bhend H. L’Institut pour l’informatique au cabinet médical répond à un urgent besoin. Bull Méd Suisses. 2013; 94(39):1473.
Gerhard Schilling a, Urs Stoffel b a Président de l’IPI
b Membre du Comité central de la FMH, département eHealth
Correspondance:
Dr Gerhard Schilling Chlini Schanz 42 CH-8260 Stein am Rhein Tél. 052 741 36 26 gerhard.schilling[at]hin.ch
«La FMH a reconnu qu’il était extrêmement important que
le milieu médical conserve le contrôle du secteur de l’informatique au cabinet médical.»
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Un Institut pour l’informatique au cabinet médical est-il vraiment nécessaire?
Un Institut pour l’informatique au cabinet médical est-il vraiment nécessaire?
C’est une bonne question! Avant d’y répondre, je voudrais vous raconter une histoire. Nous l’avons inventée, moi et un bon ami, également expert de la branche, alors que nous imaginions qu’au lieu de vendre des logiciels, les sociétés de service et de conseil en informatique vendaient (de la même façon) des voitures.
«Une famille se rend dans un garage pour acheter une nouvelle voiture. Ils recherchent un véhicule fiable, avec un certain confort, pas une Ferrari mais quelque chose d’un peu plus élaboré qu’une Dacia.
Sécurité et qualité sont deux critères importants pour eux.
Le vendeur spécialisé se renseigne sur leurs be- soins et leurs souhaits, pour pouvoir leur vendre le véhicule le plus approprié. Il leur montre plusieurs images et énumère les fonctionnalités envisageables.
Ils parlent entre autres de «Lane Assist» (assistant de changement de file), d’«assistant de freinage pour le freinage d’urgence», de la fonction «ECO PRO Route» et du «radar de régulation de distance». Sans
oublier les fonctions «Stop & Go», «Park Assist»,
«Kessy» (contrôle sans clé) et le «système de freinage d’urgence BAS Plus avec assistance carrefour». Cer- tains concepts sont totalement nouveaux pour le couple, ou restent assez flous. La question est de sa- voir s’ils ont vraiment besoin des dernières fonctions à la pointe de la technologie. Grâce à la patience du conseiller spécialisé, les critères de choix de la nou- velle voiture sont finalement fixés.
Ils se rendent ensemble dans le hall d’exposition et examinent un véhicule pouvant correspondre. Un peu déconcerté, le père déclare en voyant la voiture:
«Sur le principe elle me plaît. Mais il n’y a pas de roues! Elle est en état de marche?» «Bien entendu», répond le vendeur, «nous nous ferons un plaisir de vous les monter avant la livraison, en extra, avec de nouvelles jantes 18» et de nouveaux pneus.» Le pro- fessionnel entraîne la famille à l’arrière de la voiture, ouvre le toit du coffre et s’enthousiasme: «Regardez la taille de cet espace, et ce très ingénieux système de maintien des bagages!» «Mais le coffre est trop petit pour notre poussette», estime la mère. Le vendeur sourit et déclare, très décontracté: «Vous en avez Christian Peier
Secrétaire général de l’IPI
Correspondance:
Dr Christian Peier
IPI – Institut pour l’informatique au cabinet médical
c/o Médecins de famille Suisse Effingerstrasse 54
Case postale 6052 CH-3001 Berne
c.peier[at]praxisinformatik.ch
Notre secrétaire général de l’IPI:
le Dr Christian Peier Comme indiqué dans l’ar
ticle précédent sur le man
dat que la FMH a confié à l’Institut pour l’informatique au cabinet médical (IPI) concernant l’informatique dans les cabinets médicaux, le 1er mars 2014, l’IPI a nommé un secrétaire général à plein temps. Nous sommes ravis d’avoir trouvé, en la personne du Dr Christian Peier (1973) un expert extrêmement compétent, engagé et on ne peut plus au fait de la question.
L’épouse du Dr Christian Peier est médecin et ils ont deux enfants scolarisés. Après ses études de méde
cine à l’université de Berne, Christian Peier s’est très vite découvert un intérêt complémentaire pour l’in
formatique, dont il a fait son métier. Il a exercé deux ans dans une entreprise du domaine des techno
logies médicales, avant de fonder une entreprise leader dans les logiciels et le DeP en cabinet médical, avec un informaticien, en 2003. Pendant 10 ans, il a
occupé dans cette société les fonctions de membre de la direction générale, de chef de projet et de res
ponsable CustomerCare pour le conseil aux cabinets médicaux.
En tant membre du groupe eHealth (eCH) jusqu’en 2009, représentant de la branche informatique au Conseil consultatif de l’IFAS (salon spécialisé du marché de la santé), et surtout en tant que membre de l’association des spécialistes suisses pour l’infor
matique médicale VSFM (association de fabricants de logiciels) jusqu’en 2013, il connaît parfaitement la branche et est en réseau avec tous les acteurs déter
minants de la cybersanté. Grâce à cette combinaison rare et exceptionnelle de connaissances médicales et d’expertise informatique, Christian Peier est en fait prédestiné à ce poste de secrétaire général de l’IPI.
Le noyau de l’équipe de l’IPI vient de tenir une in
tense réunion à huis clos et a révélé une équipe ex
trêmement engagée et «dévouée». Nous souhaitons à Christian Peier beaucoup de succès et de satisfac
tion dans cette passionnante mission.
Dans l’article ciaprès, le secrétaire général de l’IPI présente sa conception des choses.
Gerhard Schilling, président de l’IPI
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Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 18
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vraiment besoin? Ma femme et moi nous n’en voyons pas la nécessité! Ou alors, vous la coincez sur le siège arrière. Il y a de la place et je suis sûr que vous vous y habituerez très vite. Je connais déjà beaucoup de clients qui font comme ça.»
L’homme s’assied au volant. Il examine avec jubilation les multiples boutons et voyants. Parmi eux, il y en a beaucoup qu’il n’a encore jamais vus et dont il ne peut que deviner les fonctions. Au bout d’un certain temps, la mère demande: «Où est le ré- troviseur?» Le vendeur confirme: «Bien vu. Nous avons mis au point un nouveau système qui projette la situation de l’arrière du véhicule sur un écran.
Cette fonction sera bientôt disponible. Pour le mo- ment, il faut vous passer de rétroviseur. Mais ce n’est pas grave puisque vous conduisez essentiellement en marche avant. Et puis comme ça, la nuit vous ne serez pas aveuglés par les voitures.» Il complète en expliquant que les nouveaux capteurs fournissent une assistance sonore pour se garer. Cette fonction plaît beaucoup aux clients.
Finalement, le vendeur parvient à convaincre la famille d’opter pour le véhicule en question.
Ils remplissent les formalités pour le contrat et discutent en détail de l’installation des nouvelles fonctions, de la livraison et du plan d’entretien obligatoire. Le contrat est conclu et le couple le signe avec enthousiasme.»
Toutes ces fonctions extraordinaires, j’en ai vrai- ment besoin? Est-ce qu’il ne manque pas quelque chose?
En lisant, vous avez fait le parallèle avec l’infor- matique au cabinet médical? Vous n’avez peut-être pas compris tout ce que le conseiller a voulu vous persuader de prendre à force de boniment, tandis que certaines fonctions quotidiennes essentielles pour vous sont absentes du produit? Je n’ai pas pour
objectif de discréditer qui que ce soit avec cette his- toire. Au contraire: des outils et des fonctionnalités excellentes, voire exceptionnelles, sont déjà dispo- nibles. Malheureusement, elles existent souvent sous forme de solutions isolées et ne sont pas intégrées aux logiciels existants (ou pas suffisamment). De plus, il manque des règles et des normes pour l’échange de données. En tant que médecin se pose pour moi la question de l’efficacité, de l’adéquation et de la rentabilité des fonctions. Tout comme pour le système tarifaire, cette problématique doit être examinée pour la cybersanté. L’utilité pour les patients et les prestataires doit être au premier plan.
Ensemble vers un même objectif
Mes nombreuses années d’expérience ont montré que le développement de nouvelles fonctions n’était possible que si l’on comprenait l’activité médicale et les procédures des cabinets médicaux. Ce sont les médecins qui travaillent au quotidien avec ces sys- tèmes et qui savent le mieux ce qui est nécessaire.
On ne peut développer des outils nouveaux et géniaux qui sont inutiles et inadaptés au quotidien.
Et on ne peut appliquer partout des projets chers et isolés qui finiront par disparaître faute de demande.
Nous avons besoin d’un cadre, d’un objectif com- mun. Et de coopération.
Dans mes fonctions à l’Institut pour l’informa- tique au cabinet médical, je me bats pour que le tra- vail avec les outils informatiques gagne en simplicité et en efficacité. Cela doit être un plaisir et les presta- taires doivent pouvoir se concentrer davantage sur leurs patients. Ils doivent aussi être soutenus par de bons outils et avoir une meilleure connaissance de l’informatique. Beaucoup ne sont pas encore passés de la version papier du dossier médical à la version électronique. En aucun cas cette transition ne doit être sous-estimée. Avec l’IPI, je peux apporter le soutien précieux de mon expérience.
Invitation à coopérer
J’estime que ma mission consiste à formuler vos besoins de façon structurée, à les expliquer et à les défendre auprès de la branche informatique et des milieux politiques. Je n’y arriverai pas tout seul. J’ai besoin de votre aide. C’est pourquoi je vous invite à participer activement à la configuration de l’avenir.
Faites-moi part de vos réactions! Adressez-moi vos souhaits et vos suggestions, mais aussi vos soucis, vos questions et vos motifs d’exaspération. A l’IPI, nous examinerons et centraliserons toutes ces idées afin d’en débattre avec les fabricants de logiciels. Si tous les intéressés, médecins, patients, branche informa- tique et milieux politiques, agissent de concert, nous développerons l’un des meilleurs systèmes de cyber- santé du monde.
Estce vraiment ce à quoi ressemble la voiture de rêve?
Zur Beratungstätigkeit 2012 des Schweizerischen Toxikologischen Informationszentrums
Vergiftungen in der Schweiz
Das Tox-Zentrum führte 2012 36 837 Beratungen durch, knapp 33 500 zu Giftexpositionen und etwas weniger als 3400 prophylaktischer Natur. Rund 16 000 Giftexpositi- onen betrafen Kinder, 83 % davon jünger als 5 Jahre. Drei Viertel aller Vergiftungen geschahen mit Medikamenten, Haushaltprodukten oder Pflanzen. Sieben von zehn To- desfällen gingen auf das Konto der Medikamentenvergif- tungen, die restlichen drei auf dasjenige von Drogen und giftigen Gasen. Von den schweren Fällen waren 70 % durch Medikamente und 16% durch Genussmittel und Drogen verursacht.
54,1 % der Expositionen betrafen Kinder, mehrheit- lich im Vorschulalter (83,4 % aller Expositionen bei unter 16-Jährigen traten bei Kindern <5 Jahren auf).
Bei der Geschlechtsverteilung war bei den Kindern ein leichtes Überwiegen der Knaben (51,8 % vs. 47,1 % Mädchen) und bei den Erwachsenen der Frauen (57,8 % vs. 41,9% Männer) zu sehen. 90 % der gut 23 000 unbeabsichtigten (akzidentellen) Vergiftun- gen ereigneten sich im häuslichen Milieu, bei den gut 5000 beabsichtigten Intoxikationen trat die grösste Anzahl (69,9 %) im Rahmen von Suizidversu- chen auf.
Schwere und tödliche Vergiftungen in der Schweiz 2012
Von 238 schweren [1] Vergiftungen mit Medikamen- ten (davon 5 Kinder) ereigneten sich 192 mit Mitteln für das Nervensystem, im wesentlichen Analgetika (v. a. Opioide, Paracetamol), Antiepileptika (am häu- figsten Phenobarbital, Carbamazepin und Lamotri- gin) und Psychopharmaka (Benzodiazepine n = 27, Antidepressiva n = 40, Antipsychotika n = 55, da- von Quetiapin n = 18, Zolpidem und Zopiclon n = 8).
Bei den übrigen schweren Medikamentenintoxika- tionen waren Präparate für den Gastrointestinal- trakt (elektrolytbalancierte Polyethylenglykollösung n = 1, Insulin n = 2, Metformin n = 2, Kalium n = 1), für den Kreislauf (Digoxin n = 1, Mexiletin n = 1, Beta- oder Kalziumkanalblocker n = 5, Statine n = 1), für den Atmungstrakt (Antitussiva vom Opioidtyp n = 3, Diphenhydramin oder Doxylamin n = 5, Pro- methazin n = 1) und für den Bewegungsapparat (Me- fenaminsäure n = 3, Baclofen n = 6, Tizanidin n = 2, Tolperison n = 3) involviert.
Bei den sieben Todesfällen durch Medikamente waren bei fünf in suizidaler Absicht Colchicin, Para- cetamol, Allopurinol, Clomethiazol, Venlafaxin, Topiramat, Nortriptylin, Melitracen, Flupentixol, Metoprolol, Metformin, Spironolacton, Amlodipin,
in unterschiedlicher Kombination eingenommen bzw. injiziert worden. Dazu kam eine unbeabsich- tigte chronische Überdosierung, bei der Methotrexat im Spiel war. In einem weiteren Fall führte eine Überdosierung mit 10 g Mefenaminsäure aus un- bekannten Gründen nach wiederholten Krampf- anfällen und einem komplizierten Verlauf zu einem tödlichen Ausgang.
Genussmittel, Drogen und Alkohol führten zu 55 schweren und einer tödlichen Vergiftung. 18 be- trafen Alkoholvergiftungen (alles Erwachsene), zehn Halluzinogene und Stimulantien (inkl. Ecstasy), wei- tere acht Kokain, und zehn Opiate. Neun (darunter bei einem 15-Jährigen) waren die Folge von Gamma- hydroxybutyrat (GHB), Gammabutyrolacton (GBL) oder 1,4-Butandiol. Bei den Alkoholvergiftungen wurden mit nur drei Ausnahmen auch noch Medi- kamente oder andere Drogen konsumiert.
Ebenfalls mit nur einer Ausnahme waren die zehn schweren Opiatintoxikationen Folge von Misch- konsum mit anderen Drogen oder Medikamenten.
Die sechs Fälle mit Heroin zeigen, dass diese Sub- stanz bei den schweren Opiatintoxikationen immer noch eine wichtige Rolle spielt. Alle Patienten zeig- ten das typische klinische Bild der Opiatintoxikation mit Koma und Atemdepression. Neun Patienten erholten sich; eine junge Frau wurde nach Injektion von Opiaten erst spät gefunden und erlitt eine hypo- xische Hirnschädigung.
Bei den zehn Patienten, die Halluzinogene und Stimulantien (z.B. Amphetamin, Methamphetamin, MDMA [2], MDPV [3], Mescalin), teils zusammen mit weiteren Drogen konsumiert hatten, traten Agitation, Krampfanfälle, Verwirrtheit, Psychose, Aphasie, aber auch Koma auf, dazu Hyperthermie, schwere Rhabdomyolysen mit dialysepflichtigem Nieren versagen und Myokardinfarkt.
Bei acht Patienten, die Kokain allein oder mit Opiaten, anderen Stimulanzien, Alkohol oder Medika- menten (Metformin, Lamotrigin) konsumiert hatten, kam es zu ausgeprägten sympathomimetischen Zei- chen mit Agitation, Krampfanfällen, Rhabdo myo- lyse, und in einem Fall aufgrund einer Mesenteria- lischämie zum Tod.
Neun junge Personen, die GHB oder GBL [4] (teils zusammen mit weiteren Drogen oder Alkohol) kon- sumiert hatten, wurden komatös. Bei einem Mann führte das Rauchen von «Spice» zu rezidivierendem Erbrechen, Agitation und Psychose mit Verwirrung.
Alle erholten sich von ihrem Drogenrausch wieder.
Expositionen mit Pflanzen führten 2012 zu sechs Hugo Kupferschmidt,
Christine Rauber-Lüthy a Dr. med. H. Kupferschmidt,
eMBA-HSG
Direktor Schweizerisches Toxikologisches Informa- tionszentrum (STIZ)
Korrespondenzadresse:
Dr. med. H. Kupferschmidt, MBA-HSG
STIZ Zürich Freiestrasse 16 CH-8032 Zürich Tel. 044 251 66 66 Fax 044 252 88 33
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junger Mann entwickelte nach Einnahme von Eisen- hutwurzeln (Aconitum napellus) ausgeprägte Tachy- arrhythmien und eine arterielle Hypotonie, erholte sich aber unter antiarrhythmischer Therapie kompli- kationslos. In zwei Fällen kam es bei Männern mitt- leren Alters zu einem anticholinergen Syndrom mit Delir, massiver Agitation, in einem Fall auch zu Hyperthermie. Einer hatte einen Tee aus Tollkirschen- blättern (Atropa belladonna) getrunken, der andere Engelstrompetenblätter (Datura suaveolens) gekaut.
Beide mussten medikamentös sediert werden, einer erhielt Physostigmin mit guter Wirkung. Beide er- holten sich vollständig. Ein älterer Mann erlitt nach
dem Genuss von Zierkürbissen eine schwere Gastro- enteritis. Ein anderer älterer Mann hatte Kontakt mit dem Milchsaft einer Euphorbiacee und trug ein toxi- sches Erythem an der Kontaktstelle und schwere Korneaerosionen durch Augenspritzer davon. Eine ältere Frau erlitt nach der Einnahme von an sich un- giftigen Trugbeeren (Duchesnea indica) einen ana- phylaktischen Schock, erholte sich aber unter antial- lergischer Behandlung.
Bei den Haushaltprodukten traten fünf schwere Intoxikationen auf, alle bei Erwachsenen. Ein Mann trank ein in eine Getränkeflasche abgefülltes ethylen- glykolhaltiges Frostschutzmittel. Er kam spät in Be- handlung und entwickelte eine dialysepflichtige Oxalat-Nephropathie. Ein anderer Mann trank einige Schlucke eines natronlaugenhaltigen Abfluss- reinigers und erlitt schwere Verätzungen des oberen Gastrointestinaltraktes; er musste ösophagektomiert
werden. Ein junger Mann wurde nach Einnahme von Pinselreiniger komatös und musste vorüberge- hend schutzintubiert werden. Eine Frau mittleren Alters übergoss sich mit Benzin und zog sich durch die stark reizende Wirkung bei langer Einwirkungs- zeit Hautverätzungen zu, die plastisch-chirurgisch versorgt werden mussten. Eine andere Frau reinigte die Toilette gleichzeitig mit Javelwasser und einem säurehaltigen Entkalker. Sie inhalierte das entste- hende Chlorgas, was zu Husten, Dyspnoe und einem Sauerstoffsättigungsabfall unter 90% führte.
Mit Kosmetika und Körperpflegemitteln waren 2012 eine schwere und sechs mittelschwere Vergiftungen
bei drei Kindern und vier Erwachsenen zu verzeich- nen. Der schwere Fall betraf eine ältere Frau, die Köl- nisch Wasser trank und eine schwere Alkoholvergif- tung (5,3 ‰) mit tiefem Koma erlitt.
Mit Nahrungsmitteln und Getränken kam es 2012 zu einer schweren und vier mittelschweren Vergif- tungen. Ein schwerer Verlauf erfolgte bei einem 2-jährigen Knaben, der 2 dl in eine Getränkeflasche umgefüllte sog. Essigessenz (konz. Essigsäure) trank.
Er wurde agitiert, erbrach wiederholt, entwickelte Heiserkeit, Dysphagie, Bauschmerzen und eine zir- kuläre Verätzung Grad II des oberen Gastrointesti- naltraktes mit Stenosebildung, die mit dem Ballon dilatiert werden musste.
Zu 20 schweren Vergiftungen kam es durch tech- nisch-gewerbliche Produkte, vier davon bei Kindern.
Bei den Kinderfällen handelt es sich viermal um ak- zidentelle Expositionen mit korrosiven Melkmaschi- Tabelle 1
Häufigkeit der Vergiftungen beim Menschen nach Noxengruppen (STIZ 2012).
Noxengruppen/Altersgruppen Erwachsene Kinder Alter undefiniert Total
Medikamente 5805 4835 10 10 650 36,1%
Haushaltprodukte 2483 5482 3 7968 27,0%
Pflanzen 487 1969 1 2457 8,3%
Technische und gewerbliche Produkte 1471 359 2 1832 6,2%
Körperpflegemittel und Kosmetika 254 1408 – 1662 5,6%
Nahrungsmittel und Getränke 702 487 2 1191 4,0%
Genussmittel, Drogen und Alkohol 648 391 3 1042 3,5%
Produkte in Landwirtschaft und Gartenbau 412 368 – 780 2,6%
Pilze 309 220 1 530 1,8%
(Gift-)Tiere 218 97 2 317 1,1%
Tierarzneimittel 49 50 – 99 0,3%
Andere oder unbekannte Noxen 686 281 3 970 3,3%
Total 13 524 15 947 27 29 498 100%