TS - DS2 1/3 Terminale S – Lycée Desfontaines – Melle
Devoir surveillé n°2
Exercice 1 (Nlle Calédonie Novembre 2006) 10 points Soit la suite
( )
un définie pour tout entier naturel n par u0=12 et un+1=1 2
un+ 2
un . 1. a. Soit la fonction f définie sur ]0;+õ[ par f(x)=1
2
x+2
x . Etudions le sens de variation de f :
Les fonctions x→x et x→2
x sont dérivables sur ]0;+õ[ . Ainsi f est dérivable sur ]0;+õ[ et ┐x☻]0;+õ[, f′(x)=1
2
1−2
x2 =1 2
x2−2 x2 = 1
2x2
(
x+ 2) (
x− 2)
.Or ┐x☻]0;+õ[ , x2>0 et x+ 2>0 donc f′(x) est du signe de x− 2.
Ainsi
f′(x)>0ñx☻]
2;+õ[
f′(x)<0ñx☻
]
0; 2[
f′
(
2)
=0.
Donc f est strictement décroissante sur
]
0; 2]
et strictement croissante sur[
2;+õ[
.(1.5 points) Traçons sa courbe représentative dans un repère orthonormal(
O; Åi; Åj)
(unité 2cm)(1 point)b. Utilisons le graphique précédent pour construire les points A0, A1, A2 et A3 de l’axe
(
O; Åi)
d’abscisses respectives u0, u1, u2 et u3.(1 point)2. a. Montrons par récurrence que, pour tout entier naturel n non nul unà 2 :
• Initialisation : u1=f
( )
u0 =1212+4=49 > 2 donc la propriété est vraie au rang n=1.• Montrons que la propriété est héréditaire :
Supposons que la propriété soit vraie à un rang pÃ1 cad upà 2
Alors f
( )
up Ãf(
2)
car f est strictement croissante sur[
2;+õ[
. Or up+1=f( )
up donc up+1Ã 2.Donc la propriété est héréditaire.
• Conclusion : La propriété est vraie au rang n=1 est elle est héréditaire donc ┐nÃ1 , unà 2 .(2 points)
2 3 4
2 3
0 1
1
x y
A0 A3 AA22 A1
TS - DS2 2/3 b. Montrons que, pour tout xà 2, f(x)Âx :
┐xà 2, f(x)−x=1 2
x+2
x −x=1 2x+1
x−x=-1 2x+1
x=2−x2
2x =
(
2+x) (
2−x)
2x .
Or ┐xà 2 , 2x>0, x+ 2>0 et x− 2 Ã0 cad 2−xÂ0.
Donc ┐xà 2 ,
(
2+x) (
2−x)
2x Â0 donc f(x)−xÂ0 donc f(x)Âx .(1 point) c. Déduisons en que la suite
( )
un est décroissante à partir du rang 1.D’après 2a. et b. , ┐nÃ1 , unà 2 et ┐xà 2 f(x)Âx, donc f
( )
un Âun d’où ┐nÃ1 , un+1Âun.Donc par définition,
( )
un nÃ1 est décroissante .(1 point) d. Prouvons que( )
un converge :( )
un est minorée par 2 et elle est décroissante donc( )
un converge vers l avec là 2 . (0.5 point) 2. Soit l la limite de la suite( )
un . Montrons que l est solution de l’équation x=12
x+2
x :
( )
un est définie par un+1=f( )
un et f est dérivable donc continue sur ]0;+õ[ donc elle est continue en l.Or
( )
un converge vers l donc l est solution de l’équation f(x)=x cad x=1 2 x+2
x .(1 point) Déduisons en sa valeur en résolvant l’équation :
Sur
[
2;+õ[
, x=21x+2x ñ 12x+1x−x=0 ñ -12x+1x=0 ñ –x+2x=0 ñ -x2x+2=0ñ 2−x2=0 ñ
(
2−x) (
2+x)
=0 ñ x= 2 ou x=- 2 ñ x= 2Donc
( )
un converge vers 2 .(1 point)Exercice 2 (Nlle Calédonie Novembre 2004) 10 points
On considère les deux suites
( )
un et( )
vn définies pour tout entier n par
u0=3 un+1=un+vn
2 et
v0=4
vn+1=un+1+vn 2
; 1- Calculer u1, v1, u2 et v2. (1 point)
u1=u0+v0
2 =3+4
2 =7
2 et v1=u1+v0
2 =
7 2+4
2 =15 4 u2=u1+v1
2 =
7 2+15
4
2 =29
8 et v2=u2+v1
2 =
29 8 +15
4
2 =59
16 2- Soit la suite
( )
wn définie pour tout entier naturel n par wn=vn−un.a. Montrer que la suite
( )
wn est une suite géométrique de raison 14. (2 points)
┐nÃ0, wn+1=vn+1−un+1=un+1+vn
2 −un+vn
2 =un+1−un
2 =
un+vn 2 −un
2 =
vn−un 2
2 =1
4wn. Donc la suite
( )
wn est géométrique de raison 14 et de premier terme w0=v0−u0=4−3=1
b. Exprimer wn en fonction de n et préciser la limite de la suite
( )
wn . (1 point)La suite
( )
wn est géométrique de raison 14 et de premier terme w0=1 donc ┐nÃ0, wn=
1 4
n×1=
1 4
n
. 0<1
4<1 donc lim
n↔+õwn=0
TS - DS2 3/3 3- Après avoir étudié le sens de variation des suites
( )
un et( )
vn , démontrer que ces deux suites sont adjacentes. Quepeut-on en déduire ? (3 points)
┐nÃ0, un+1−un= un+vn
2 −un=vn−un
2 =wn
2 Or, ┐nÃ0, wn=
1 4
n>0 donc un+1−un=wn
2 >0 donc
( )
un est strictement croissante .┐nÃ0, vn+1−vn=un+1+vn
2 −vn=1 2
un+vn
2 −1
2vn=1
4
(
un+vn)
−2v4n=14(
un−vn)
=-14wn<0.Donc la suite
( )
vn est strictement décroissante .lim
n↔+õwn=0 donc lim
n↔+õvn−un=0
Donc la suite
( )
un est strictement croissante, la suite( )
vn est strictement décroissante et limn↔+õvn−un=0 donc les suites
( )
un et( )
vn sont des suites adjacentes et donc elles convergent vers une même limite l .4- On considère la suite
( )
tn définie, pour tout entier naturel n, par tn=un+2vn 3 . a. Démontrer que la suite( )
tn est constante. (1.5 points)┐nÃ0, tn+1=un+1+2vn+1
3 =un+1+2
(
un+1+vn)
2
3 = 2un+1+vn
3 =un+2vn
3 =tn Donc
( )
tn est constante et ┐nÃ0, tn=t0=u0+2v03 =3+2×4
3 = 11
3
b. En déduire la limite des suites
( )
un et( )
vn . (1.5 points) Les suites( )
un et( )
vn convergent vers un même réel l alors limn↔+õtn=l+2l 3 =l Or,
( )
tn est constante donc limn↔+õtn=11
3 donc l=11
3 La limite commune aux suites
( )
un et( )
vn est 113 .Exercice 3 (Extrait Pondichéry Avril 2006) bonus : 2 points
Quatre affirmations sont proposées ci-dessous. Dire pour chacune d’entre elles si elle est VRAIE ou FAUSSE.
Chaque réponse correcte rapporte 0.5 point. Une réponse incorrecte enlève 0.5 point et l’absence de réponse n’enlève pas de point. Un total négatif sera ramené à 0 pour l’exercice. Aucune justification n’est demandée.
On considére deux suites
( )
un et( )
vn définies sur É. VRAI FAUXSi lim
n↔+õun=+õ et si lim
n↔+õvn=-õ, alors lim
n↔+õ
(
un+vn)
=0Contre-exemple : les suites ( )un et ( )vn définient par un=3n et vn=-2n a l o r s l i m
n↔+unõ= +õ e t l i m
n↔+õvn=-õ e t l i m
n↔+(õun+vn)= l i m n↔+nõ= +õ
X
Si
( )
un converge vers un réel non nul et si limn↔+õvn=+õ, alors la suite
(
un×vn)
ne converge pas.D’a p r è s l e s r è g l e s o p é r a t o i r e s s u r l e s l i m i t e s , l a s u i t e a p o u r l i m i t e ±õ
X Si
( )
un converge vers un réel non nul, si( )
vn est positive et si limn↔+õvn=0, alors la suite
un vn ne converge pas.
D ’ a p r è s l e s r è g l e s o p é r a t o i r e s , l a suite
un
vn a pour limite ±õ
X
Si
( )
un et( )
vn convergent, alors la suite
un
vn converge. Contre-exemple : voir l’exemple ci-dessus X