PCSI1-PCSI2 DS n˚01 - SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 - 3 heures 2020-2021 La calculatrice n’est pas autorisée. Les résultats seront encadrés ou soulignés.
Exercice 1
QUESTIONS DE COURS - Aucune preuve n’est demandée.
1. Si 𝑄 est un nombre complexe et𝑁 un entier naturel, simplifier les sommes suivantes : (a) 1 +𝑄+𝑄2+⋅ ⋅ ⋅+𝑄𝑁 =
𝑁
∑
𝑘=0
𝑄𝑘=. . .?
(b) 1−𝑄+𝑄2− ⋅ ⋅ ⋅+ (−1)𝑁𝑄𝑁 =
𝑁
∑
𝑘=0
(−1)𝑘𝑄𝑘=. . .?
2. Rappeler la définition et l’expression des racines 𝑛ièmes de l’unité (où 𝑛⩾1).
3. Compléter (i.e factoriser), si𝜃 est un réel :
1 +𝑒𝑖𝜃 =. . . et 1−𝑒𝑖𝜃 =. . . 4. Rappeler précisément la formule du binôme de Newton.
5. Pour chacune des applications suivantes, préciser si elle est injective, surjective, bijective. Dans le cas où elle est bijective, donner une expression de la réciproque.
(a) 𝑓 : ℝ −→ ℝ
𝑥 7−→ 𝑓(𝑥) =𝑥2 . (b) 𝑔 : ℝ −→ ℝ+
𝑥 7−→ 𝑔(𝑥) =𝑥2 . (c) ℎ: ℝ+ −→ ℝ+
𝑥 7−→ ℎ(𝑥) = 𝑥2 . (d) 𝑘 : ℝ− −→ ℝ+
𝑥 7−→ 𝑘(𝑥) =𝑥2 . (e) 𝑚: ℂ −→ ℂ
𝑧 7−→ 𝑚(𝑧) = 𝑧2 . Exercice 2
1. Déterminer les racines carrées de −3−4𝑖.
2. On considère le polynôme𝑃 défini par 𝑃(𝑧) = 𝑧3−𝑧2+ (−3 +𝑖)𝑧+ 6 + 2𝑖.
Montrer que ce polynôme 𝑃 possède une unique racine réelle, et déterminer celle-ci.
3. Déterminer alors toutes les racines de 𝑃.
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PCSI1-PCSI2 DS n˚01 - SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 - 3 heures 2020-2021 Exercice 3
Soit 𝜃∈ℝ.
1. Déterminer le module et un argument de 𝑧 =(
𝑒𝑖𝜃+𝑒3𝑖𝜃)4
. 2. Développer(𝑎+𝑏)4.
3. Résoudre l’équation : cos(4𝜃) + 4 cos(6𝜃) + 6 cos(8𝜃) + 4 cos(10𝜃) + cos(12𝜃) = 0.
Combien y a t-il de solutions distinctes dans l’intervalle [0,2𝜋[?
Exercice 4
Soit un réel 𝜃 ∈]0,2𝜋[et la suite complexe (𝑧𝑛)𝑛⩾0 par son premier terme 𝑧0 = 1 et la relation :
∀𝑛∈ℕ, 𝑧𝑛+1 =𝑒𝑖𝜃𝑧𝑛+1
2(1−𝑒𝑖𝜃).
1. Montrer que la suite (𝑤𝑛)𝑛⩾0, définie par𝑤𝑛=𝑧𝑛− 1
2, est une suite géométrique.
2. En déduire directement, pour tout entier 𝑛 ⩾ 0, une expression de 𝑤𝑛 puis de 𝑧𝑛 en fonction de 𝑛 (et de 𝜃).
3. Pour tout entier𝑛 ⩾0, on définit la somme
𝑆𝑛(𝜃) = 𝑧0+𝑧1+⋅ ⋅ ⋅+𝑧𝑛=
𝑛
∑
𝑘=0
𝑧𝑘. Montrer qu’on a :
𝑆𝑛(𝜃) = 𝑛+ 1
2 +𝑒𝑖𝑛𝜃2 sin(𝑛+1
2 𝜃) 2 sin(𝜃2) . 4. On pose1, pour tout entier 𝑛⩾0 :
𝑇𝑛(𝜃) = 𝑆𝑛(𝜃)
𝑛+ 1 = 𝑧0+𝑧1+⋅ ⋅ ⋅+𝑧𝑛
𝑛+ 1 .
Montrer2 que l’on a :
𝑛→+∞lim (
𝑇𝑛(𝜃)− 1 2
)
= 0.
On dit que la suite complexe (𝑇𝑛(𝜃))𝑛⩾0 converge vers le nombre 1 2.
5. (a) Un entier𝑛étantfixé, déterminer3 la limite de𝑇𝑛(𝜃), lorsque𝜃tend vers zéro : autrement dit calculer lim
𝜃→0𝑇𝑛(𝜃).
(b) Enfin, calculer et comparer les deux quantités :
𝑛→+∞lim (
lim𝜃→0𝑇𝑛(𝜃))
et lim
𝜃→0
(
𝑛→+∞lim 𝑇𝑛(𝜃) )
. Conclusion ?
1. 𝑇𝑛(𝜃)est la moyenne des𝑛+ 1 premiers termes de la suite(𝑧𝑛)𝑛⩾0. 2. Oui oui, les double-barres∣. . .∣repésentent bien le module de. . .! 3. On rappelle le résultat suivant : lim
ℎ→0
(sin(ℎ) ℎ
)
= 1
–2/3– Lycée Faidherbe, Lille
PCSI1-PCSI2 DS n˚01 - SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2020 - 3 heures 2020-2021 Exercice 5
Pour tout entier naturel 𝑛⩾2, on considère l’équation suivante (𝐸𝑛), d’inconnue 𝑧 ∈ℂ :
«𝑧𝑛+𝑧+ 1 = 0 » (𝐸𝑛) 1. Le cas𝑛 = 2.
Déterminer les solutions de l’équation (𝐸2).
Vérifier qu’elles ont toutes des modules strictement inférieurs à 2.
2. Le cas𝑛 = 3.
(a) On note𝑓 :ℝ→ℝ, la fonction définie sur ℝ par 𝑓(𝑡) = 𝑡3+𝑡+ 1.
A l’aide de l’étude de 𝑓, justifier que l’équation (𝐸3) possède une et une seule solution réelle (que l’on notera 𝑟), et que celle-ci est dans l’intervalle ]−1,−12[.
(b) On note𝑧1 et𝑧2 les deux autres solutions complexes de(𝐸3)(qu’on ne cherchera pas à cal- culer). Si on définit le polynôme𝑃(𝑋) =𝑋3+𝑋+1, alors on sait qu’on a la factorisation :
𝑃(𝑋) = (𝑋−𝑟)(𝑋−𝑧1)(𝑋−𝑧2).
En déduire les valeurs de la somme (𝑧1+𝑧2) et du produit (𝑧1𝑧2) exprimées uniquement en fonction de 𝑟.
(c) Justifier l’encadrement strict : 1
2 <∣𝑧1+𝑧2∣<1.
De même, donner un encadrement de ∣𝑧1𝑧2∣.
(d) Si on suppose ∣𝑧1∣⩾2, que peut-on affimer de ∣𝑧2∣?
Justifier ∣𝑧1∣<1 +∣𝑧2∣, puis aboutir alors à une contradiction.
(e) Montrer que toutes les solutions de (𝐸3) sont de modules strictement inférieurs à2.
3. On veut généraliser les résultats précédents à tous les entiers 𝑛 ⩾2.
(a) Soit un entier 𝑛⩾2.
Etudier (variations, limites, signe), sur l’intervalle [2,+∞[, la fonction 𝜑: [2,+∞[ −→ ℝ
𝑡 7−→ 𝜑(𝑡) = 𝑡𝑛−𝑡−1 . (b) Montrer que, pour𝑧 ∈ℂ, on a l’implication, pour tout entier 𝑛⩾2 :
(𝑧𝑛+𝑧+ 1 = 0)⇒(∣𝑧∣<2).
(c) Que penser de la réciproque de cette implication (justifier !) ?
–3/3– Lycée Faidherbe, Lille