1
èrepartie : De l'atome d'hydrogène à la classification périodique Chapitre 1 : Atomistique - la structure de l’atome
Chapitre 2 : Introduction à la mécanique quantique
Chapitre 3 : L’atome d’hydrogène et les hydrogénoïdes
Chapitre 4 : Structure électronique des atomes et tableau périodique
2
èmepartie : Molécules et liaisons intermoléculaires
Chapitre 5 : Structure électronique des molécules; liaisons chimiques
Chapitre 6 : Mésomérie
Chapitre 7 : Liaisons faibles, liaisons intermoléculaires
3
èmepartie : Structure à l’état solide, initiation à la cristallographie
Chapitre 8 : Notions de base en cristallographie Chapitre 9 : Etude des mailles cubiques
Chapitre 10 : Application aux cristaux métalliques et ioniques
Plan du cours
L’atome d’hydrogène (et les hydrogénoïdes) :
Eq. de S.
avec
Résumé des épisodes précédents
Energie potentielle de l’électron dans le champ du noyau :
� = �� ′
� � �
�� =− � �
�� � �
��
, en eV
• L’énergie ne dépend que d’un nombre quantique :
• Les fonctions d’onde associées dépendent de 3 nb quantiques :
�
���(� , � , � )= �
��(� ) × �
��(� , �)
Soluble analytiquement
Résumé des épisodes précédents
Et maintenant, à l’attaque du reste du
tableau :
L’atome d’hydrogène (et les hydrogénoïdes) :
avec
Eq. de
S.
L’atome d’hélium :
avec
Structure électronique de l’atome d’hélium
Energie potentielle de l’électron dans le champ du noyau :
� = �� ′
� � �
�� =− � �
�� � �
��
potentielle Energie
d’attraction électrons-noyau:
� =− � �
�� � �
��
��− � �
�� � �
��
��Energie potentielle de répulsion électron- électron :
� = + �
�� � �
��
��L’atome d’hydrogène (et les hydrogénoïdes) :
avec
Eq. de
S.
L’atome d’hélium :
avec
Equation soluble analytiquement : Equation insoluble analytiquement
!
Structure électronique de l’atome d’hélium
• Energies : (en eV)
• Fonctions : les orbitales atomiques
On ne peut faire qu’une résolution
approchée (numérique).
On obtient des solutions approchées pour les énergies et
pour les fonctions.
L’atome d’hydrogène (et les hydrogénoïdes) :
L’atome d’hélium :
2p
z3p
z
3d
z2
5s
Solutions exactes pour les fonctions :
etc.
2p
z3p
z
3d
z2
5s
~
Chaque électron se retrouve dans une orbitale atomique qui ressemble à celles des
hydrogénoïdes
etc.
Structure électronique de l’atome d’hélium
Solutions approchées pour les fonctions :
les orbitales atomiques :
Etat fondamental de He
+: Etat fondamental de He :
�
������( � , � , � ) =�
��,��( � , � , � )
� � , ��
+¿=− �
��
��
�=− �� , � ��
�
������= �
¿� ������ ≈ � × � � � , �� =− � × �� ,� ��
Diagramme énergétique :
L‘approximation orbitalaire
�
�=− � / �
Hydrogène :
2
possibilités de
remplissage de l’orbitale
1s
�
�=+ � / �
ou
Spin et principe d’exclusion de Pauli
Principe d’exclusion de Pauli :
• Il ne peut pas y avoir plus de deux électrons dans une même orbitale.
• Si deux électrons occupent une même orbitale, ils doivent avoir des spins opposés (on dit aussi que leurs spins sont appariés).
Helium :
1 électron avec un spin et le deuxième avec un spin
1 seule possibilité de remplissage de l’orbitale 1s :
Structure électronique de l’atome de lithium
L’atome de lithium :
• Z=3 donc 3 électrons,• Hamiltionien à 6 termes d’énergie potentielle,
• Equation de S. insoluble analytiquement,
• On utilise l’approximation orbitalaire pour obtenir des solutions approchées.
Principe d’exclusion de Pauli
• Il n’y a plus de place dans l’orbitale 1s (ni dans la couche n=1)
• Il faut remplir la couche n=2
• 2 sous-couches possibles : 2s et 2p Dans H et les hydrogénoïdes, 2s et 2p
ont même énergie (dégénérées).
en eV
E ne dépend pas du nombre quantique
.
Dans les atomes
polyélectroniques, les OAs de sous-couches différentes au sein d’une même couche (mêmes n mais différents) n’ont pas la même énergie.
En particulier pour Li, 2s et 2p n’ont pas la même énergie.
Pourquoi ?
Energie
→
Le phénomène d’écrantage électronique
Une vision simpliste de l’écrantage :
L’électron e3 perçoit une
attraction du noyau atténuée du fait de la répulsion par les
électrons e1 & e2.
Grossièrement, il perçoit le noyau comme porteur d’une charge
Noyau de charge +Ze, soit +3e
L’électron e3 perçoit une attraction du noyau non atténuée par e1 & e2. Il ressent l’attraction d’une charge .
En moyenne, l’électron e3 va
ressentir une attraction écrantée par les électrons des couches
inférieures.
Tout se passe comme s’il
interagissait avec un noyau porteur d’une charge ,
avec .
est appelée constante d’écran.
Des électrons 2s et 2p ne
ressentent pas le même écrantage.
Pourquoi ?
Le phénomène d’écrantage électronique
Comment estimer l’écrantage de l’électron ?
Électron situé à une distance du noyau : On considère qu’il ressent une répulsion
coulombienne moyenne de la part des autres électrons égale à celle qu’exercerait
l’ensemble des charges contenues dans la sphère de rayon ramenée au noyau.
Charge qui contribue à la répulsion
coulombique
moyenne ressentie en .
Charge qui ne contribue pas à la répulsion
coulombique moyenne ressentie en .
• Plus l’électron peut approcher près du noyau, moins il est écranté.
• et plus est proche de .
Or tous les électrons ne peuvent pas s’approcher du
noyau !
Rayon
Le phénomène d’écrantage électronique
Densité de probabilité de présence radiale
Rayon
• Les électrons 2s peuvent
s’approcher plus près du noyau que les électrons 2p.
• Les électrons 2s sont moins écrantés que les électrons 2p.
• Ils ressentent une charge nucléaire effective plus grande.
• Leur énergie est plus basse.
en eV
• Les électrons 2s ont une probabilité non nulle de se retrouver dans la « sphère des électrons 1s » (la sphère dont le rayon correspond au maximum de ).
Classement énergétique des orbitales atomiques
E n e rg i e
La règle de remplissage de Klechkowski :
• Remplissage par ordre croissant de
• Si plusieurs possibilités, on remplit d’abord la sous-couche de le plus petit.
Retour sur l’atome de lithium
Configuration électronique :
Lithium
1s
22s
1ou encore (1s)
2(2s)
1ou bien
Retour sur l’atome de lithium
Configuration électronique :
Lithium Hélium
1s
22s
11s
2électrons de coeur électron de
valence
ou encore [He] 2s
1En général, seul les électrons de valence sont impliqués dans les
transformations chimiques.
Les électrons de cœur sont davantage
liés au noyau (plus basse).
Le lithium forme l’ion
Li
+mais pas les ions
Li
2+ou Li
3+.
Beryllium & bore
Beryllium (Z=4)
Bore (Z=5)
Configurati on
électroniqu e :
[He] 2s
2ou 1s
22s
2[He] 2s
22p
1ou 1s
22s
22p
1ou bien
Carbone
où va le 6
èmeélectron ? Carbone
(Z=6) Configuration électronique : 1s
22s
22p
2…
15 possibilités de remplissage des OAs 2p
Carbone – la règle de Hund
Etat fondamental Carbone
(Z=6) Configuration électronique : 1s
22s
22p
2• L’énergie répulsive destabilisante entre 2 électrons est moindre si les électrons sont éloignés
• Les électrons sont en moyenne plus loin les uns des autres lorsqu’ils occupent des OAs différentes.
Règle de Hund :
Lorsque plusieurs orbitales sont disponibles dans une sous-
couche, les électrons s’arrangent de manière à conduire à
un spin maximum (spins parallèles).
Trouver la configuration et le spin de l’état fondamental
La règle de remplissage de Klechkowski :
• Remplissage par ordre croissant de
• Si plusieurs possibilités, on remplit d’abord la sous-couche de le plus petit.
Règle de Hund :
Lorsque plusieurs orbitales sont disponibles dans une sous-couche, les électrons s’arrangent de manière à conduire à un spin maximum
(spins parallèles).
Atome d’azote :
ou
Analyse de la structure du tableau périodique
La structure en blocs du tableau périodique
Eléments du groupe principal
Eléments du groupe principal
Périodicité en ligne
Les atomes d’une même période ont
la même couche de valence
Périodicité en colonnes
Les atomes d’un même groupe (=d’une même colonne) ont la même
configuration électronique de valence, à la valeur de près
Périodicité en colonnes
Exemples :
• Tous les éléments du groupe 1 ont la configuration
• Tous les éléments du groupe 14 (IV) ont la configuration
Périodicité en colonnes – les familles d’éléments
chalc ogèn
es halo
gènes gaz n
obles alcalins
alcalino- terreux
Période 4 : un changement de rythme dans le tableau périodique
[Ne] 3s
23p
6[Ar]
4s
1[Ar]
4s
2[Ar] 4s
23d
1[Ar] 4s
23d
2Le bloc d ou bloc des métaux de transition
bloc
s bloc p
bloc d
bloc f
Le bloc d ou bloc des métaux de transition
Période 4 : un changement de rythme dans le tableau périodique
[Ar]
4s
1[Ar]
4s
2[Ar] 4s
23d
1[Ar]
3d
14s
2[Ar] 4s
23d
2[Ar] 3d
24s
2Attention
! Abus
d’écriture
:
Energies relatives des OA 4s et 3d
Jusqu’au calcium inclus, l’ordre des énergies des OAs suit la règle de Klechkowski : l’OA 4s est remplie
avant les 3d. La configuration fondamentale du calcium est [Ar]4s2.
À partir du scandium, l’ordre énergétique des OAs dévie par rapport à la règle de Kleckkowski : les OAs 3d sont plus basses en énergie que l’OA 4s.
Pour le scandium, on s’attend donc à une configuration [Ar] 3d3. En fait, on observe la
configuration [Ar] 4s2 3d1, qu’on devrait plutôt écrire [Ar] 3d1 4s2.
Pourquoi ?
[Ar] 4s
23d
1Configuration électronique du scandium (Z=21)
Déconstruisons puis re-construisons un atome de scandium : Partons d’un noyau (21 protons et 24 neutrons). On ajoute les 18 premiers électrons : on forme l’ion Sc3+ configuration [Ne]3s2 3p6
• On ajoute 1 électron : l’ion Sc2+
configuration [Ar]3d1
• On ajoute encore 1 électron : l’ion
Sc+
configuration [Ar]3d2
Et non !
Trop de répulsion entre les
électrons !
Rayon
Fonction de distribution radiale
Rayon
configuration [Ar]3d14s1
Le 20ème électron va se mettre dans une OA plus spacieuse.
Configuration électronique du scandium (Z=21)
• On ajoute encore 1 électron : l’atome de scandium
Rayon
Fonction de distribution radiale
Rayon
C’est dans l’OA 4s qu’il y aura le moins de répulsion entre les électrons.
• l’ion Sc+
configuration [Ar]3d14s1
[Ar]3d24s1
[Ar]3d14s2
ou
Il s’agit d’une exception de remplissage électronique… Il y en aura d’autres.
La première série du bloc de transition
• Sc : [Ar] 3d
14s
2• Ti : [Ar] 3d
24s
2• V : [Ar] 3d
34s
2• Cr : [Ar] 3d
44s
2• Mn : [Ar] 3d
54s
2• Cu : [Ar] 3d
94s
2• Zn : [Ar] 3d
104s
2[Ar] 3d
54s
1• Fe : [Ar] 3d
64s
2• Co : [Ar] 3d
74s
2• Ni : [Ar] 3d
84s
2[Ar] 3d
104s
1Stabilité particulière de la sous-couche à
moitié pleine
Stabilité particulière de la sous-couche
complètement
pleine
La suite de la 4 ème période
[Ar] 3d
104s
24p
1[Ar] 3d
104s
24p
2[Ar] 3d
104s
24p
6Période 5
[Kr] 4d
105s
25p
6[Kr] 4d
105s
2[Kr] 5s
2Période 6 : nouveau changement de rythme
Pour le lanthane, on s’attend à la
configuration
électronique [Xe] 6s
24f En réalité, la
1.
configuration électronique est [Xe] 5d
16s
2.
Pour le cérium, la
configuration est [Xe] 5d
14f
16s
2.
nouvelle exception
• Pr : [Xe] 4f
36s
2• Nd : [Xe] 4f
46s
2• Pm : [Xe] 4f
56s
2• Sm : [Xe] 4f
66s
2• Eu : [Xe] 4f
76s
2• Gd : [Xe] 4f
86s
2Les lanthanides
• Lu : [Xe] 4f
145d
16s
2.
• La : [Xe] 4f
16s
2[Xe] 5d
14f
76s
2Plusieurs exceptions liées à la proximité énergétique des OAs
5d et 4f [Xe] 5d
16s
2[Xe] 4f
15d
16s
2• Ce : [Xe] 4f
26s
2• Tb : [Xe] 4f
96s
2• Dy : [Xe] 4f
106s
2• Ho : [Xe] 4f
116s
2• Er : [Xe] 4f
126s
2• Tm : [Xe] 4f
136s
2• Yb : [Xe] 4f
146s
2Exceptions ~ 25% du tableau périodique
(blocs d et f)
La 3 ème série de transition (bloc d)
[Xe] 4f
145d
106s
2.
[Xe] 4f
145d
26s
2. Pt :[Xe] 4f
145d
96s
1.
Au :[Xe] 4f
145d
106s
1.
[Xe] 4f
145d
16s
2.
Les actinides (bloc f)
Ac : [Rn] 6d
17s
2.
Lr : [Rn] 5f
146d
17s
2.
No : [Rn] 5f
147s
2.
Exceptions ~ 25% du tableau périodique
(blocs d et f)
La 4 ème série de transition (bloc d) : les transactinides
[Rn] 5f
146d
27s
2[Rn] 5f
146d
17s
2.
[Rn] 5f
146d
107s
2Eléments non naturels radioactifs !
(on les obtient synthétiquement par
collision de deux
atomes lourds)
Quizz de révision
Pour quel atome attend-on la
configuration
électronique
fondamentale
[Kr] 4d
105s
25p
4?
Quizz de révision
Pour quel atome attend-on la
configuration
électronique
fondamentale
[Ar] 3d
34s
2?
Quizz de révision
Pour quel atome attend-on la
configuration
électronique
fondamentale
[Rn] 6d
27s
2?
Quizz de révision
Pour quel atome attend-on la
configuration électronique fondamentale [Rn] 7s
2?
Radioacti
f !
Un petit résumé
Lien entre le positionnement dans la classification et la structure électronique :
La structure en bloc : dans chaque bloc, les derniers
électrons se retrouvent dans un certain type de sous-couche :
• pour le bloc s,
• pour le bloc p, etc.
Un petit résumé
Emergence de familles chimiques :
chalc ogèn
es halo
gènes gaz n
obles alcalins
alcalino- terreux
Pourquoi les propriétés physique &
chimiques dépendent-elles de la
structure électronique ?
Evolutions des propriétés dans le tableau périodique
Rappel :
notion de charge nucléaire effective
écrantage fort écrantage faible
Atome polyélectronique : les électrons sont soumis à
l’attraction du noyau de charge et à la répulsion des autres
électrons de charge .
En moyenne pour l’électron e
3, tout se passe comme s’il était soumis à l’attraction d’un noyau de charge , où et est la
constante d’écran.
≈
en eV
Evolutions des propriétés dans le tableau périodique
Rappel
: Comment se faire une idée du positionnement relatif de deux électrons ?
Comparaison des maxima absolus des fonctions de
distributions radiales
Rayon
Densité de probabilité de présence radiale
Rayon
Evolutions des propriétés dans le tableau périodique
Evolution de la charge nucléaire effective
Ch ar ge n u cl éa ir e ef fe ct iv e Z
effNuméro atomique Z He : 1s
2.
Le 1er électron 1s n’écrante pas très efficacement le 2ème.
→ augmente presque aussi rapidement que .
Rayon
� ( � )
Evolutions des propriétés dans le tableau périodique
Evolution de la charge nucléaire effective
Ch ar ge n u cl éa ir e ef fe ct iv e Z
effNuméro atomique Z Li : 1s
22s
1L’électron 2s est efficacement écranté par les deux électrons 1s.
→ chute.
Rayon
� ( � )
Evolutions des propriétés dans le tableau périodique
Evolution de la charge nucléaire effective
Ch ar ge n u cl éa ir e ef fe ct iv e Z
effNuméro atomique Z
Les électrons 2s et 2p ne s’écrantent pas très efficacement entre eux.
→ augmente avec une pente de ~ 0.7 par rapport à
Densité de probabilité de présence radiale
Rayon
Evolutions des propriétés dans le tableau périodique
Evolution de la charge nucléaire effective
Ch ar ge n u cl éa ir e ef fe ct iv e Z
effNuméro atomique Z
Les électrons 3s sont efficacement écrantés par les électrons 2s et 2p.
→ chute.
Densité de probabilité de présence radiale
Rayon
Evolutions des propriétés – le rayon atomique
Comment définir le rayon atomique ?
Atome d’hydrogène : 1s1
�
��,��• Un atome n’a pas de contour bien défini.
• Dans un corps simple (constitué
d’un seul élément chimique) à l’état solide, il existe une distance
d’équilibre entre deux atomes
immédiatement voisins bien définie.
Le rayon atomique est défini comme la
moitié de la distance séparant deux
atomes proches voisins.
Evolutions des propriétés – le rayon atomique
Attention ! Il y a un trou !
Le rayon atomique diminue de bas en haut et de gauche à droite
Pourquoi ? grands
petits
Evolutions des propriétés – le rayon atomique
Numéro atomique Z Charge nucléaire effective Zeff
Numéro atomique Z
Rayon atomique (pm)
Une valeur approchée du rayon atomique peut être obtenue à
l’aide d’une estimation du rayon des orbitales atomiques
valence.
valeur approchée
du rayon d’une orbitale atomique :
� = �
��
����
�augmente
Evolutions des propriétés – le rayon atomique
Attention ! Il y a un trou !
Le long d’une colonne :
les électrons de valence sont situés de plus en plus loin du
noyau
Le long d’une
période : les électrons de valence sont attirés
par une charge nucléaire de plus en
plus forte
Evolutions des propriétés – le rayon ionique
• La distance séparant les centres de l’anion et du cation est la somme des rayons ioniques du cation et de l’anion respectivement.
• Les rayons sont obtenus de proche en proche en fixant le rayon de l’anion O2- à 140 pm
Cas d’un solide ionique :
Exemple :
Dans l’oxyde de magnésium MgO, la distance entre deux voisins Mg2+ et O2- vaut 212 pm.
→ le rayon du cation Mg2+ vaut pm.
Evolutions des propriétés – le rayon ionique
Rayons ioniques (en pm) Rayons atomiques (en pm)
Evolutions des propriétés – le rayon ionique
Rayons ioniques (en pm) Rayons atomiques (en pm)
Evolutions des propriétés – le rayon ionique
Rayons ioniques (en pm) Rayons atomiques (en pm)
Evolutions des propriétés – le rayon ionique
Rayons ioniques (en pm) Rayons atomiques (en pm)
Evolutions des propriétés – le rayon ionique
Rayons ioniques (en pm) Rayons atomiques (en pm)
Evolutions des propriétés – le rayon ionique
Espèce Configuratio n
électronique
Rayon (pm)
Li [He] 2s1 152
Li+ [He] 76
Be [He] 2s2 113
Be2+ [He] 45
Na [Ne] 3s1 154
Na+ [Ne] 102
Mg [Ne] 3s2 160
Mg2+ [Ne] 72
Densité de probabilité de présence radiale
Rayon
Evolutions des propriétés – le rayon ionique
Espèc e
Configuration électronique
Rayon (pm) O [He]2s2 2p4 66 O2- [He] 2s2 2p6 =
[Ne] 140
F [He] 2s2 2p5 58 F- [He] 2s2 2p6 =
[Ne] 133
S [Ne] 3s2 3p4 104 S2- [Ne] 3s2 3p6 =
[Ar] 184
Cl [Ne] 3s2 3p5 99 Cl- [Ne] 3s2 3p6 =
[Ar] 181
Densité de probabilité de présence radiale
Rayon
Identifier les électrons de valence & les OAs de valence
Rappel :
Structure en blocs du tableau
périodique
• Période 4
• Sous-couches 4s, 3d & 4p
• Élément du bloc d
• Les OAs de valence sont les OAs 4s, 3d et 4p .
Identifier les électrons de valence & les OAs de valence
Une méthode :
• Identifier la période à laquelle l’atome appartient :
• Identifier toutes les sous-couches susceptibles d’être remplies pour les atomes de cette période.
• Si l’élément appartient au bloc s : les OAs de valence sont les OAs des sous-couches et .
• Si l’élément appartient au bloc p : les OAs de valence sont les OAs des sous-couches et .
• Si l’élément appartient au bloc d : les OAs de valence sont les OAs des sous-couches , et .
• Si l’élément appartient au bloc f : les OAs de valence sont les OAs des sous-couches , , et .
Exemple : le
63Eu
Exemple : le
30Zn
Identifier les électrons de valence & les OAs de valence
Rappel :
Structure en blocs du tableau
périodique
• Période 4
• Sous-couches 4s, 3d & 4p
• Élément du bloc p
• Les OAs de valence sont les OAs 4s et 4p .
Identifier les électrons de valence & les OAs de valence
Une méthode :
• Identifier la période à laquelle l’atome appartient :
• Identifier toutes les sous-couches susceptibles d’être remplies pour les atomes de cette période. Lister toutes les valeurs de rencontrées pour ces sous-couches.
• Si l’élément appartient au bloc s : les OAs de valence sont les OAs des sous-couches et .
• Si l’élément appartient au bloc p : les OAs de valence sont les OAs des sous-couches et .
• Si l’élément appartient au bloc d : les OAs de valence sont les OAs des sous-couches , et .
• Si l’élément appartient au bloc f : les OAs de valence sont les OAs des sous-couches , , et .
Exemple : le
63Eu
Exemple : le
32Ge
Identifier les électrons de valence & les OAs de valence
Rappel :
Structure en blocs du tableau
périodique
• Période 6
• Sous-couches 6s, 4f, 5d &
6p
• Élément du bloc f
• Les OAs de valence sont les OAs 6s, 4f, 5d et 6p .
Identifier les électrons de valence & les OAs de valence
Une méthode :
• Identifier la période à laquelle l’atome appartient :
• Identifier toutes les sous-couches susceptibles d’être remplies pour les atomes de cette période. Lister toutes les valeurs de rencontrées pour ces sous-couches.
• Si l’élément appartient au bloc s : les OAs de valence sont les OAs des sous-couches et .
• Si l’élément appartient au bloc p : les OAs de valence sont les OAs des sous-couches et .
• Si l’élément appartient au bloc d : les OAs de valence sont les OAs des sous-couches , et .
• Si l’élément appartient au bloc f : les OAs de valence sont les OAs des sous-couches , , et .
Exemple : le
63Eu
Exemple : le
63Eu
Evolutions des propriétés – énergies d’ionisation
Définitio n
L’énergie de première ionisation (ou premier potentiel d’ionisation) est l’énergie minimale requise pour arracher un électron d’un
atome neutre à l’état gazeux.
Exemple s :
PI
1= 7,73 eV soit 746 kJ/mol
1
èreionisation PI
2= 20,29 eV soit 1958 kJ/mol
ionisation 2
ème• Les potentiels d’ionisations sont toujours positifs : il faut toujours fournir de l’énergie pour extirper l’électron de l’attraction du
noyau.
• Les éléments ayant des PI faibles forment des cations facilement ; les éléments ayant des PI élevés forment difficilement des cations.
Evolutions des propriétés – énergies d’ionisation
!
Le long d’une colonne : les électrons de valence sont situés de plus en plus loin du noyau ; il est de plus en plus facile
de les extraire.
1
èrepotentiel d’ionisation
PI en kJ/mol
→ PI diminue.
Evolutions des propriétés – énergies d’ionisation
Le long d’une période :
les électrons de valence sont attirés par une charge effective nucléaire de plus en plus forte ; il est de plus en plus difficile de les extraire.
1
èrepotentiel d’ionisation
PI en kJ/mol
→ PI augmente.
Evolutions des propriétés – énergies d’ionisation
Energie d’ionisation
Numéro atomique
Ch ar ge n u cl éa ir e ef fe ct iv e Z
effNuméro atomique Z
1
èrepotentiel d’ionisation
Evolutions des propriétés – énergies d’ionisation
Potentiels d’ionisation successifs
PI en kJ/mol
PI1 PI2 PI3 PI4
Une fois qu’un électron a été arraché, il est plus coûteux d’arracher le suivant :
• soit parce qu’il ressent une attraction élevée du fait de la charge positive porté par l’édifice (comme dans Be, B)
Be : 1s2 2s2 ; B : 1s2 2s2 2p1
• soit parce qu’en plus, il faut l’extraire d’une OA de cœur (comme dans Li, Na, K) Li : 1s2 2s1 ; Na : [He] 2s2 2p6 3s1 ; K : [Ne] 3s2
3p6 4s1
Evolutions des propriétés – énergies d’ionisation
PI en kJ/mol
Un métal : un squelette de cations arrangés
périodiquement dans l’espace
& baignant dans un gaz d’électrons libres.
Métaux, non-métaux,
métalloïdes
Evolutions des propriétés – énergies d’ionisation
Un métal : un squelette de cations arrangés
périodiquement dans l’espace plongé dans un gaz d’électrons libres.
Métaux, non-métaux,
métalloïdes
Evolutions des propriétés – affinité électronique
Définitio n
L’affinité électronique d’un élément est l’énergie dégagée (ou libérée) par l’ajout d’un électron à l’atome neutre à l’état gazeux.
Exemple s :
AE= 3,62 eV soit 349 kJ/mol
1
èreaffinité du
chlore
• Une affinité électronique positive signifie qu’il y a bien
dégagement d’énergie vers le milieu extérieur lorsque l’électron est capturé et donc que la capture de l’électron par l’atome est énergétiquement favorable.
AE= -8,75 eV soit -844 kJ/mol
2
èmeaffinité de
l’oxygène
• Une affinité électronique négative signifie qu’il faut en fait fournir de l’énergie au système pour forcer la capture de l’électron par l’atome. La réaction de capture est énergétiquement défavorable.
Evolutions des propriétés – affinité électronique
Les gaz nobles ont tous une affinité
électronique négative :
Pour rajouter un électron, il faut peupler une OA de la couche
supérieure ; cela requiert de
l’énergie au lieu d’en libérer.
1
èreaffinité électronique
AE en kJ/mol
Evolutions des propriétés – affinité électronique
Les plus grandes affinités
électroniques sont observées vers la droite du tableau
périodique, gaz nobles exclus.
Pour ces atomes, l’électron additionnel occupe une OA de
grande charge nucléaire effective ; il ressent
alors une attraction forte.
1
èreaffinité électronique
AE en kJ/mol
Evolutions des propriétés – affinité électronique
Une fois qu’un électron a été ajouté à l’atome
neutre, il est coûteux en énergie d’en rajouter un autre.
2
èmeaffinité électronique
Le 2ème électron est repoussé par la charge négative du mono-anion issu de la première
capture d’électron.
L’énergie requise peut être apportée par des réactions chimiques.
AE en kJ/mol
Evolutions des propriétés – électronégativité
Définitio n
L’électronégativité est une grandeur sans dimension qui
caractérise la propension d’un atome à attirer à lui les électrons à l’intérieur d’une molécule.
• Il existe plusieurs échelles d’électronégativité, bâties sur des mesures expérimentales différentes.
• Nous utiliserons l’échelle de Mulliken : avec PI et AE en eV.
• Un atome de haut potentiel d’ionisation cède difficilement ses électrons (il n’est pas prêteur).
• Un atome de haute affinité électronique acquiert favorablement un électron additionnel (il est plutôt du genre à emprunter).
Grande propension à attirer à lui le
nuage électronique
Evolutions des propriétés – électronégativité
Pas de valeur
d’électronégativité rapportée pour les gaz rares car ils ne
participent pas à la formation de
molécules (en général).
Evolutions des propriétés – électronégativité
Les atomes les plus électronégatifs du tableau périodique.
Evolutions des propriétés – électronégativité
électronégativi té forte
électronégativi
té faible
Evolutions des propriétés – électronégativité
Affinité électronique (kJ/mol)
Potentiel d’ionisation (kJ/mol)
Focus sur l’atome le plus électronégatif du
tableau : F
L’électronégativité – un ingrédient clé des explosifs
La recette du succès : entasser des atomes avides d’électrons dans une même molécule
D : vitesse de détonation. La vitesse à laquelle le front de l’onde de choc traverse le matériau explosif.
L’électronégativité – un ingrédient clé des explosifs
L’explosion du port de Beyrouth en 2020 : détonation d’un stock de nitrate d’ammonium
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