S ÉMINAIRE N. B OURBAKI
P IERRE L ELONG
Valeurs algébriques d’une application méromorphe
Séminaire N. Bourbaki, 1971, exp. n
o384, p. 29-45
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VALEURS
ALGÉBRIQUES
D’UNE APPLICATIONMÉROMORPHE (d’après
E.BOMBIERI)
par Pierre LELONG Séminaire BOURBAKI
23e
année, 1970/71,
n~ 384 Novembre1970
1. Enoncé du
problème.
Soit K un corps, extension
algébrique
des rationnelsQ ,
dont ledegré
sera noté[K: Q] ;
des résultatsclassiques
en théorie des nombres(voir § 2)
sont descorollaires d’un théorème de Th. SCHNEIDER et S. LANG
(théorème A1) qui
énonce que,pour certaines
applications méromorphes
f =(f1,...,fN) , 2 ,
de C dansC
,l’ensemble S
des 03B6 ~ C ,
oùf(0
est défini et où l’on a E est unensemble fini. L’extension aux
applications méromorphes Cd
d > 1 , vient d’être faite par E. BOMBIERI[1]
dont le résultat s’énonce :THÉORÈME Ad.-
Soient K une extensionalgébrique
deQ ,
dedegré [K: Q~ , et
f =
(f1 , ", , fN~
uneapplication Cd
-~CN
donnée par des fonctionsméromorphes
d’ordre p au
plus.
On suppose :a)
Le corpsK(f)
=K(f1 , , , . , fN)
a undegré
de transcendance au moins d + 1 sur K.b)
Les dérivations D =r.2014
dansCd opèrent
sur l’anneauK[f] ,
c’est-à-dire : pour tout g EK[f]
et toutD ,
on aD g
EK[f] .
Alors l’ensemble S
des C = (~1~,...,~d) E Cd où
est défini et vérifief(C)
EIC ,
estporté
par un ensemblealgébrique
= 0 . Deplus,
on a :(1 )
m =degré
P ~d(d
+1)p[K: Q]
+ 2d .Le théorème
A1 qu’on
trouvera dans le livre de S.LANG, ~4,
p.21],
donnait la borne m = card S ~ 20p[K: Q] .
On trouvera aussi dans[4, chap. 4]
une tentativede passer
à
. d > 1 ; si S =e1
1 xe2
x ... xed , e~ ce,
’ est unproduit,
card S30
est borné. La
conjecture
que S est sur unehypersurface algébrique
semble due à NAGATA.Le passage de
A1
àA n’exige
que des modifications mineures pour certains lemmes de théorie des nombresdéjà
utilisés parSCHNEIDER,
mais faitappel
par contre auxpropriétés métriques
des ensemblesanalytiques
de codimension 1 dansCd ,
d > 1 . On utilisera le courant
tf
=1
d d log If‘
d’un diviseur(f)
dansf
z -
’ ~ ’Cd
et lespropriétés
des courantspositifs
etfermés.
Mais on n’aura pas besoin de lapropriété générale ([5c])
du courantd’intégration
sur un ensembleanalytique,
t étant évidemment
positif
et fermé.L’exposé
faitappel
à deuxtechniques
différen-tes et on renvoie le lecteur à deux
petits livres,
celui de S. LANGj~4]
et le nôtre~5e~,
pour certains détails. Comme le dit E. BOMBIERI à propos du passage du résultatpartiel
de S. LANG àAd :
" we want to show that theexisting techniques
of thetheory
of functions of severalcomplex
variables arequite
sufficient to handle the various situationsarising
when one tries to extend to thehigher
dimensional case some gene- ral theorems on transcendental values of the classical functions" .Faisons, précisé- ment, quelques
remarques sur la méthode.L’application
à la théorie des nombresexige
des
majorations précises :
on utilisera pour un courantpositif
t l’existence d’une mesuremajorante 0 ,
c’est-à-dire tellequ’on
ait oùest le sup des modules des coefficients
(continus)
de la formecp .
Au lieu de borner le nombre des zéros d’une fonctionanalytique f(z) ,
onmajorera
la mesureC =
(2~r)
, ou,mieux,
le courantpositif
t = 1d d
, cequi
z
est la même
chose,
mais s’étend à d > 1 . Le théorème demultiplication
des courantspositifs
par les formespositives (1 , 1 ~ , (cf. [5e ,
p.69]) permet
aisément la cons-truction de mesures dont la
signification
"concrète"apparaît
ensuite dans les bons cas.Un
problème
essentiel estl’approximation
sous certaines conditions d’une fonc- tionplurisousharmonique
V par une fonctionlog)F) ,
Fholomorphe, (ou
dee
par
)F) ) :
E. BOMBIERIemploie
laméthode" L2-estimates"
deHORMANDER
etl’espace
des F telles que
~F~2V
=J e - V(z)
+Il
ce dansCd, d
élément de volume de
Cd .
Unegénéralisation
de ceproblème (cf. ~5b~~
est de carac-tériser
parmi
les courantspositifs
fermés t ceuxqui représentent l’intégration
tA
sur un ensembleanalytique A ,
etplus généralement
de comparer t à untA ,
,pour un A convenable : c’est sous cet aspect
qu’il
seprésentera ici,
les construc- tionsdéjà
faites dans le cas d = 1 conduisant à considérer l’ensemble S comme unepartie
S’ de suppt ,
t courantpositif
fermé. Dans[5c]
nous avons montréque la mesure
projective
relative à t et à unpoint
a E suppt ,
définie surCd - (a) ,
seprolonge
en a par une mesurepositive 6 (a)
mesure deDirac en a ;
v(a)
est un entier dans le cas du couranttA
d’un ensembleanaly- tique (cf. [7]
et[3]).
On saitaujourd’hui
établir laréciproque
par des considéra- tions degéométrie intégrale
assez faciles(cf. [3]).
Dans la démonstration de E.Bombieri,
la construction det ,
detype (1 , 1) ,
est faite de manière queCES
entraîne 1 . La conclusion repose alors sur l’énoncé suivantqui
mérite d’êtreexplicité malgré
son caractère(probablement) partiel :
sur suppt ,
l’ensem- bleS c (fermé)
des a où l’on a c > 0 est situé sur un ensembleanalyti-
que. Alors S c
S1
c supp t montre que S estpartie
d’un ensembleanalytique
dansCd .
La preuve utilise la résolution"majorée"
de2id z d 2014
V = t dansCd
selon,
~ z
[5d] :
l’existence de F entière avec~F~kV
co , k ~2d ,
entraîneF(03B6) =
0en tout
point C
oùv(~) Z
1 afin quel’intégrale
converge. D’autrepart,
lamajoration
de t et celle de V entratnent lecomportement polynomial
de F dansCd
etplus précisément
lamajoration (1).
2.
Quelques applications
du théorèmeA
l en théorie des nombres.L’énoncé
A1
a pour corollaire des théorèmes connusqu’il
est utile de rappe- ler :1)
Soit Kengendré
par Ci etet
soit f =(f1 ,f2)
,f1 = z
,f2 = eZ
; l’anneauK[f , g]
vérifie la con-.dition
b)
de l’énoncéAd.
Deplus,
f et g sontalgébriquement indépendants,
donca)
est vérifié.Alors,
si a etea
sont tous deuxalgébriques,
pour z = ma , mentier,
on af(z)
EK2 ,
d’où card S = ce et une contradictionqui
montre que pour 0~algébrique, ea
est transcendant(Hermite-Lindemann).
2)
Demême,
si étaientalgébriques,
pour cx/ 0 ,
1et p
irra-tionnel,
prenons f =(e~ ,
et Kengendré
par~ ) :
pour z::: m log 0’
m
entier,
on af(z)
EK2 :
: la contradiction établit le théorème de Gelfond- Schneider.3)
La méthodes’applique
à bien d’autresproblèmes.
Soit p la fonction deWeierstrass,
solution dep = 4p3 - g2P - g :
sig2 , g
sontalgébriques,
pour 0algébrique,
est transcendant(Schneider) :
poser f =(z , p(z)) ,
Kengendré
par cy ,g2 g3
et observer que la formule d’addition de p donnee
K2
pour m entier 0 .4)
Mais lesapplications
lesplus
intéressantes deA1 (et
surtout deAd)
sem-blent concerner les variétés de groupe sur K
(cf. ~4~).
Faisons une remarque : dans l’énoncé de
Ad,
on pourra affaiblirl’hypothèse a)
en
supposant
que les dérivations Dopèrent
sur le corpsK(f)
au lieu deQ’ 201420142014
Si l’on a
P. (f)~R(f)~-1 , 1 s i s N ,
onposera ? = [f1 ,...,fN’ fN+1~ ’ fN+1 - CR(f )~’1
; on a alorsDafi
EK[7]
pour i =1 , ...,N+1 ,
, et onappliquera
Ad à
l’ensembledes’
pourlesquels R~f(~)I ~
0 .3. Courants
positifs fermés ;
les deux indicatrices.On
dz A dzk = 1 2 dz d
et03B2p = 03B2p p! ;
enparticulier
03B2d
est l’élément de volume deCd .
On dira
qu’une
forme cp estpositive
dans un domaine D deCd rapporté
auxz , z
,si cp
esthomogène,
debidegré (p , p)
desdz. , dz.
et si pour toutsystème
a ={03B11, ...,03B1d-p}
de formesC-linéaires 03B1v
=dz . ,
1d ,
àcoefficients ajk constants,
la forme dedegré
maximum définie par(p A A ... A A
âd-p)
= est telle que l’on ait 1(cp ,
en tout
point
de D . La définitions’applique
auxcourants ; 1 (cp ,
est alorsune distribution
positive,
c’est-à-dire une mesurepositive.
La définition est inva- riante par les transformations C-linéaires sur lesdz ,
mais dans la suite on se bornera aux transformations unitaires. A un sous-espace vectorielLP
deCd , p ~ d ,
on fera
correspondre
une formepositive T(LP)
bien déterminéequi
vaut( 1 )p du 1 A du1 039B ... A
du I1du ,
z -> u étant une transformation unitaire telleque = ... = = 0 définisse
Lp
:T(LP)
est une forme desdz. , ,dz. J
dontles coefficients sont les coordonnées
plUckériennes
deLp (cf. [5e])
etl’applica-
tion
T(LP)
estinjective.
Ondésignera
parr’ P
le cône des courantspositifs
(p , p)
et p sera dit la codimension du courantpositif.
Pourqu’on
ait t EF’ ,
il faut et il suffit que les distributions
(2) T(Ld p) -
tA T(Ld p)
soient des mesures
positives
et il suffitqu’il
en soit ainsi pour unsystème permettant
le calcul des coefficients de t en fonction des Il enrésulte que les sont des mesures. D’où :
1)
Un courantpositif
s’étend aux formes à coefficients continus.2)
Il estauto-conjugué : t
= t .3)
Ilpossède
une mesuremajorante.
Soit en effet sup1
pour une forme à coefficients
continus ;
alors(g)
=sup I
estune mesure de Radon
positive
et l’on a pour toutecp ,
à coeffi- cientscontinus,
àsupport compact
dans D .Rappelons
enfin lapropriété multiplicative
des courantspositifs :
si tappartient
àF’
et cp àf1 ’
leproduit
t Ac~ appartient
àrp+~ .
.Exemple :
les formes , 1 ~
p ~ d ,
étantpositives,
si t est un courantpositif
de codi-mension p dans
Cd ,
(3)
définit une mesure
positive ;
on notera la mesureportée
par la boule ferméer dans
Cd :
:?(r)
est une indicatrice de croissance pour t dans~d
caron a :
PROPOSITION 1.- Soit t un courant
positif
de codimension p dans un domaine deCd ;
; il existe une constanteYd
,p telle queYd
soit une mesuremajorante pour
t .En effet a
majore
les mesures(2) quel
que soit et d’autrepart
lesmesures
TI,J
=tI,J 03B2d
sont des combinaisons linéaires des mesures)
pour un
système
choisi commeplus
haut.Cas
particulier.
Soit p = 1 : dire que t = dz039B dz
estpositif,
201420142014201420142014201420142014201420142014
mq m q
c’est dire que la distribution
6(X) = (St À À
est une mesurepositive
pour tout vecteur À =(À ) ,
1 ~ m Sd ; C
= t A 1 est la mesure et2dd2a
est une mesuremajorante
pour t(voir [5d, proposition 1]).
Si t est un courant
positif,
la conditiond’homogénéité
entrainel’équiva-
lence des conditions dt =
0, dzt
=0 , d t
= 0 .Rappelons
alors un résultatgénéral [5c].
Pour unpoint
a donné dansCd
considérons la formepositive
Elle est définie sur
Cd - ~a~ .
Si t estpositif
de codimension p , le théorème demultiplication
montra queest une mesure
positive
surCd - ~a~ . Rappelons
alors un résultat de[5c]
valableen
codimension p quelconque.
SoitR2)
la masse totale deVa portée
parl’intersphère R1 ~z - a~ ~ R2 .
Posons =f
a . On aIIZ-all
SRce
qui
entraîne pour un courantpositif
fermé :PROPOSITION 2
(cf. [5c]
et[5e]).-
SoitT (r) = r
la mesure de la boule de rayon r , de dimension2p .
Soit t un courantpositif
fermé de type(p, p) .
1 )
La masse totale de C(définie
par(3))
dans une boule fermée(~ z - a~~
s rs’écrit
T. (r) et V (r)
est fonction croissante de r .2)
Soitv(a)
la limitede Va(r)
pour r = 0 . Si l’onprolonge v a
définiepar
(4)
surCd - (a) à Cd
par addition d’une mesure la masse totalepour V a portée
parIIz -
r s’écritCe sont des
conséquences
directes de(5).
Deplus,
si t est le courantd’intégra-
tion sur un ensembleanalytique
de dimension pure d - p ,V(a)
est un nombre entierpositif (cf. [7]
et[3]).
4. Courant associé à un diviseur
(f) .
Soit f une fonction
holomorphe
dans un domaine D deC
Onappelle
cou-rant associé au diviseur
(f )
le courantpositif
et fermét f
=Il diffère en
général
du couranttA d’intégration
sur l’ensembleanalytique
définipar f = 0 : si
Ai
est unecomposante
irréductible de A dansD ,
on at = E m. t(A.) ,
oùt(A.)
estl’intégration
surA. (cf. [5f, chapitre 7])
etmi
est un entierpositif.
En toutpoint, V(a) ,
relatif àt
, est ledegré
dupremier polynôme homogène
non nul dans ledéveloppement
def(a
+h)
selonh =
(h~,...,hd) .
Onprendra v (r)
défini par(6)
depréférence
àa (r)
commecomme indicatrice de t ; on
l’appelle
l’indicatriceprojective
de t . On a :PROPOSITION 3.- Si f est un
polynôme
dedegré
m ,alors
pour tout a ECd , tf
vérifie = m
quand
R -~ + ~ .Réciproquement
sif est entière et si pourtf
il existe un a ECd
tel que demeure borné par m , f = 0 définit unensemble
algébrique
dedegré
m auplus.
Ce dernier résultat s’obtient directement à
partir
de lasolution explicite
duproblème
de Cousin dansCd
donnée dans[5d] ;
c’est aussi un casparticulier
d’un théorèmegénéral
de STOLL sur les ensemblesanalytiques
pourlesquels
V est borné[Math. Ann.,
t.156 (1964)].
Soit t
positif
fermé de codimension 1 : sur supp t ondistinguera
l’ensem-ble
S
des a où l’on a c : c’est un ensemblefermé,
étant semi-continue
supérieurement (il
en est ainsi dec a (r)
pour rfixé).
D’autrepart,
l’ensemble w
des a enlesquels l’intégrale
1 dtdiverge
est de mesurenulle ;
., c’est localement l’ensemble des -co de toute solution V de2idzdz =
tet l’on sait
qu’une
fonctionplurisousharmonique
est localement sommable.E. BOMBIERI utilise le
comportement
deVa(t)
pour donner un "lemme de SCHWARZ"qu’on
énoncera pour une fonctionplurisousharmonique
V solution de2id d V ~ z
= tdans une boule R et dont
l’application
sera faite à V =(2i~)"
1F
holomorphe.
PROPOSITION 4.- Soit
V(z) plurisousharmonique
dans un domaine deCd
contenant la bouleR ,
et soit Tréel,
0 T 1 ; la mesureprojective
associée au courant t =
2id d_V .
On a pour .20142014201420142014201420142014201420142014201420142014’2014’
z z 20142014201420142014201420142014
6d
D’autre
part,
on a besoin de savoir que l’ensemble despoints
deCd
au voisi-nage
desquels
est sommable n’est pas vide :PROPOSITION 5.- Au
voisinage
de toutpoint
a ECd
oùv(a)
=0, é V
est sommable.Cette
proposition suffit,
carV(a)
> 0 entraîneV(a) =
-ce , et alequel
est de mesure nulle. Sa démonstration àpartir
de lareprésentation
locale deV par un
potentiel
utilise actuellement le lemme deJohn, Nirenberg
etTrudinger :
si
V(z)
est lepotentiel (dans R2n ) )
d’une mesure p assezrégulière
pour vérifieravec
Ilb - all R ,
rR , alors,
il existe des constantes c ,c’ ,
nedépendant
que de d telles que l’on ait5. Fonctions entières
F(z)
de croissance donnée etapproximation
dansCd
deV(z) plurisousharmonique
parTHÉORÈME
D’EXISTENCE.- Soit Vplurisousharmonique
dansCd :
: il existeF(z)
entière, 0 ,
telle que l’on aitOn notera que l’ensemble des z où l’on a n’est pas
supposé
videet que l’on aura
F(z)
= 0 en tout z auvoisinage duquel é V
n’est pas sommable.La démonstration
s’appuie
sur le théorème deHORMANDER (~2~~ :
Soient 0 un domaine
pseudo-convexe
dansCd
et Vplurisousharmonique
dans . Soit f une forme detype
p , q , f E> n et q ~
1 .Si l’on a
d_f z
f =0 ,
alors il existe une forme U EL2 P~q _1(~,V)
solution de d-U = f et pourlaquelle
on az
Pour passer au théorème d’existence
plus haut,
on construit unpremier polycer-
cle Q dans
lequel e-v
estsommable,
cequi
estpossible,
cet ensemble étanto
fermé et de mesure nulle.
Après
unchangement
linéaire de coordonnées on écriraQ o c:Q.... 1
1 ...~ 03A9d
=C . Chaque
estpseudo-convexe ;
onprend
’-- 1 danso
et on construitFk holomorphe
dans03A9k
, vérifiantLa récurrence se fait par le théorème de
HORMANDER,
en construisantFk
véri-Le
procédé
estclassique :
on choisit~(~) , ~ ~ C , qui
vaut 1 pour|03B6| 1 2
, zéropour |03B6|)
> 1 , de classeC
et telle03C8~ ~
4 . Ondéfinit,
~
(z~ ,...,z~) ~ Q~ , ~(z) = ~(z~) .
°z~
est défini dansCL
, a sonsupport
dansCL_. ,
vérified_f
= 0 et 8F _. 1
, cequi
établit!!~!!~ QT. Q ~ ~ ’
1~ existe alors U vér ifi ant d-U = f etT- ’ ~~*~ z
f et U sont
continus ;
est définidans Q,
, véri-fie =
0 ,
donc estholomorphe dans ’B .
. On vérifie aisément que la normeIIF
3k estbornée,
cequi
achève la démonstration et construit F par récur-rence finie.
6.
Adaptation
de la méthode de SCHNEIDER-LANG.On revient à la situation décrite par le théorème
Ad.
Pour ot on noted =
den(cx)
leplus petit
entier naturel tel que daappartienne
à l’anneauOK
des entiers de K . On
prend
les notations de S.Lang [4] : ~~a~~ -
max où lesa
03C303B1 sont les
conjugués
de Pour Of EK ,
on définit la"taille",
notée e :Sur les
polynômes
P de d variables à coefficients dans K on définit :On a alors
(cf.
S.Lang [4],
p.34) :
LEMME 1.- Soit
D = Dk11 ... Ddd ,
une dérivée d’ordrekr .
Soitf =
(f1,...,fN) , où les
f sontholomorphes
auvoisinage de 03B6
e on suppose que D -a opère
sur l’anneau = et quef(03B6)
EIC- .
Alors ilexiste une constante
C. = C~(f,~)
telle que, pour toutpolynôme Q = Q(K~,...,XN~
à coefficients dans
degré
Q ~ r , on aitLa démonstration
(cf. ~4~,
p.34)
utilise l’existence depolynômes P. 1OE
à coef-ficients dans K tels que
,...,fN) ,
cequi
donne aisément les ma-jorations.
D’autre
part, rappelons
un résultatclassique
de C. SIEGEL :LEMME 2.- Soit AX = 0 un
système
de réquations linéaires
à n(rn)
inconnuesà coefficients a.. entiers dans K. Il existe une solution non triviale 1J
X = entière dans K et telle que
L’hypothèse degré
de transcendance d + 1 entraîne l’existence de d + 1fonctions,
soitf.,...,f . algébriquement indépendantes
sur K. On cherche alors àconstruire,
selon la méthode deSiegel,
unpolynôme
où
(j)
Jsignifie J ,
1 s k S d + 1 . Ensupposant
que sur un ensemble finiSo
ECd , f ( ~)
EK pour S
E on choisira les entiers dans K tels que = 0 pourI ~ ‘
ES
, et de manière à conserver une certaine ma-joration
des Dans la suitef, S K
sontdonnés,
on pose card S = met les
majorations
seront faites uniformément parrapport
à L.En résolvant selon le lemme 2 le
système
linéaire =0 ,
soit mCL+d
équations
linéaires parrapport
aux inconnuesa (J~
, on établit :LEMME 3.- Si
Jd+1 = partie
entière demLd log L ,
onpeut
choisir les non tousnuls,
entiers surK,
et tels que l’on aitD03BBF(03B6) =
0 pour|03BB| L,
card S = m et tels que
8(a(j)) 5
L .On définit alors un entier tel que l’on ait
pour tB!
s ,C
e S o , etqu’il
existeC*
~ So
et X* avec
)B* (
= s tel queD
F(C’) ~
0 . On a L ~ s eo , car s = co entraînerait F =0 ,
contrairement àl’indépendance algébrique
desf-.
, 1 ~ k ~ d+1 . . Ondésigne
par g un dénominateurpour les
f ,
d’ordre S p et l’on poseG s (z) = [g(z)] (d+1)J F(z)
. de manière àobtenir pour
G
une fonction entière.On
applique
les lemmes 1 et 3 et l’on obtient(8).
7.
Fin de la démonstration : construction de la fonctionplurisousharmoni-
que,
puis
dupolynôme
définissantl’hypersurface algébrique.
On va maintenant étudier la suite des courants
positifs
fermés définis dansC
parrelatifs aux fonctions
plurisousharmoniques 1 s log|G
sf
, °t, on va d’abord montrerque les t sont
bornés,
localement. On va même montrerbeaucoup plus :
il existe pour l’indicatriceprojective
de centrel’origine
une bornesupérieure
indépendante
de s et de r, de sorte que lests
secompor,tent
comme s’ils étaient rela- tifs à une famille depolynômes
dedegré borné,
et bornés-sur toutcompact
deCd ,
ce
qui
conduira au résultat final. Lamajoration
dest
résulte d’unemajoration
des
IG (z)1 ,
mais on devra aussi utiliser la minoration(8)
pour obtenir unemajo-
ration
de
l’indicatrice relative au courant ~t .o s
La
majoration
est donnée parl’intégrale
deCauchy :
pour r > , on aOn
applique
le "lemme deSCHWARZ",
cequi
donneOn utilise maintenant
l’hypothèse
que g et lesf. i
sont d’ordre fini p , cequi
donne une
majoration 10giG s (z)1 =
pour R . Onspécialise
R =
sk
avec k~~p(d + 1~~~~ -
c ~ cequi
donneLa
comparaison
avec laminoration
donnéepar
le lemme 4 donne alors pour les courantspositifs
fermésts :
:LEMME 5.-
(La
dernièreinégalité
pour Vexprime
que lamultiplicité
du germe G = 0 ens
~
est au moins s , par construction deG~ .)
Ainsi
les indicatricesprojectives
en 0 des courantst s
sontmajorées
parune constante dans
Cd .
De(t )
on extrait une suite(notée
encoret ) ayant
unelimite faible t : c’est un courant
positif
et fermé. On note v(r)
l’indicatricea
projective
de t relativement aupoint
a . On a pour tout r > 0 :et V étant une fonction croissante de r , il en résulte
D’où à
partir
de(10) :
LEMME 6.- Il existe un courant t
positif, fermé,
detype (1,1)
défini surCd
dont les indicatrices
projectives
V a(r)
vérifientReste à établir que, sur le
support
det ,
l’ensemble81 (notations du § 1) des C
où l’on a~(~~ Z
1 est contenu dans un ensembleanalytique (cet
ensembleest fermé et il est
conjecturé
actuellement mais non établi queS1
est un ensembleanalytique).
La démonstration passe d’abord par la résolution del’équation
dans
Cd
par la méthode de[5d] qui
donne unemajoration
deV ;
Bombieri remarque que la construction de[5d] s’applique
dèsqu’on prend l’origine
horsde w,
ce
qu’on
supposera. La solution est donnée par unpotentiel [5d,
p.394]
où 0’ est la mesure t /~
S d -1 - ~2n~
1 Alors(13~
entraîne:LEMME 7.- Dans
Cd
d’unepart,
auvoisinage
d’unpoint’
ES
d’autrepart,
on a :où 03BDo est l’indicatrice
projective
det,
relativement àl’origine.
On
prend ky
2d . Alors(15)
montre que e n’est pas sommableen 03B6 ~ S
.On
applique
alors le théorème d’existencedu §
5qui
établit l’existence d’une fonc- tion entièreF(z)
telle quel’intégrale (7),
, ait une valeur finie : sa convergence montre queF(z)
s’annule en toutpoint
deS
. Enfin pour lesgrandes
valeurs de la convergence de
l’intégrale (7)
montre encore queF(z)
a unecroissance
polynomiale
dedegré
auplus (ce)
+ 6d +e] -
d . Alors lamajora-
tion
(11)
montre queF(z)
est unpolynôme
et(16) degré
F ~d (d
+1)[K: Q]
+ 2d .On peut supposer en
multipliant
F par une constantequ’on
a~F~ 1
= 1 .On a
opéré, jusqu’ici
sur lesparties
finiesSo
de l’ensemble Sdes
en
lesquels f(Ç)
~ E . Maisdegré
F estmajoré indépendamment
de cardSo
etl’espace
de telspolynômes
avec 1 estcompact ;
d’où l’existence d’unpoly-
nôme F s’annulant sur tout S et vérifiant(16),
cequi
achève la démonstration du théorèmeAd.
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