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Traduction : Philippe de L A V E R G N E Révision de la traduction : Georges SUDRIE

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Traduction : Philippe de L A V E R G N E Révision de la traduction : Georges SUDRIE

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E - M - F

FOUNDATION STIFTUNG FONDATION E U R O P E A N

M A N A G E M E N T C , -� � F O R U M

R A P P O R T SUR LA C O M P É T I T I V I T É INDUSTRIELLE I N T E R N A T I O N A L E

PRÉFACE DE

R A Y M O N D B A R R E

R-

t o o u

ECONOMICA

49, rue Héricart, 75015 Paris 1984

EMF, 53, CHEMINS DES HAUTS-CRÊTS, CH-1223 COLOGNY/GENÈVE, TÉL. 22/360243, TÉLEX 27973

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@ 1984 — Publié dans sa version originale en anglais sous le titre E M F. Rapport sur la compétitivité industrielle internationale par E M F Foundation - 53, chemin des Hauts-Crêts - 1223 Cologny/Genève - Suisse et par Economica pour l'édition française.

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Préface de Raymond BARRE

Je me félicite de l'initiative que la fondation E.M.F. et les édi- tions ECONOMICA ont prise d'offrir aux lecteurs de langue française le Rapport annuel sur la compétitivité industrielle internationale publié chaque année en anglais depuis 1979. Les multiples résultats et conclusions de ce rapport sont très large- ment commentés dans la presse internationale. Ils sont particu- lièrement appréciés par les dirigeants des compagnies internatio- nales en tant qu'outil d'analyse pour leurs décisions d'investis- sements et leurs stratégies en général.

J'apprécie particulièrement le fait que ce rapport n 'est pas uni- quement destiné aux chefs d'entreprises, mais qu'ils participent également eux-mêmes à sa création. En effet, plusieurs centai- nes d'entre eux, répartis dans les différentes parties du monde, ont contribué à sa préparation par leurs commentaires assurant ainsi une valeur ajoutée à la richesse des données statistiques sur la compétitivité de l'industrie de 29 pays différents. Pour sa préparation, les auteurs ont également bénéficié des échanges de vues qu'ils ont eus avec un grand nombre de chefs d'entre- prises au cours de différentes réunions internationales organi- sées par la Fondation E.M.F. et en particulier au cours du Symposium annuel de Davos que j'ai moi-même eu le plaisir de présider à plusieurs reprises.

En faisant ressortir les forces et les faiblesses de chaque pays, ce rapport met en évidence les résultats des différentes politi- ques économiques et leur effet sur l'esprit d'entreprise. Au moment où la notion de compétitivité est admise en France par des milieux qui s'y étaient jusqu'ici peu intéressés, je souhaite que le Rapport établi par le FORUM EUROPÉEN du MANA- GEMENT puisse contribuer à attirer l'attention sur les facteurs et sur les comportements qui permettront à l'économie fran- çaise de faire face à la compétition internationale.

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Préface

La concurrence mondiale s'intensifie de façon spectaculaire.

Les hommes d'affaires ont deux possibilités. Ils peuvent

d'abord demander aux gouvernements de les protéger ; dans ce cas, nous retomberons tous inévitablement dans une économie mondiale composée d'îlots repliés sur eux-mêmes. Ils peuvent aussi transformer la concurrence et, d'une menace, en faire une chance à saisir.

Cette option n 'exige pas seulement une orientation véritable- ment mondiale ; elle demande aussi une compréhension com- plète de tous les facteurs qui influent sur la compétitivité. A cette condition seulement, nous pourrons suivre des stratégies pragmatiques assises sur les forces de la concurrence et atté- nuer les déficiences.

Une claire vision des facteurs qui déterminent notre situation face à la concurrence devrait p a r ailleurs favoriser la coopéra-

tion et la collaboration au niveau mondial. Malgré les diffé- rences, on devrait tendre à la complémentarité et à la synergie.

Dans le monde d'aujourd'hui, gérer la compétitivité veut dire avoir le courage d'être des pionniers. Non seulement en péné- trant dans de nouvelles sphères de la technologie et de la ges- tion, mais aussi en créant de nouveaux modèles de

coopération.

Dans l'économie mondiale actuelle, la clé de la réussite est une concurrence orientée vers la coopération.

Professeur Klaus Schwab Président de l ' E M F Janvier 1984

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TABLE DES MATIÈRES

Introduction page 6

Définitions et notes générales page 8

Première partie : La compétitivité mise en perspective

Chapitre 1 Résumé général page 13

Le palmarès de la compétitivité page 13

Résultats par pays page 14

Le palmarès de la confiance des hommes d'affaires page 18

Résultats par facteur page 20

Chapitre 2 Le profil de la compétitivité des grands pays page 25

Japon page 25

Etats-Unis page 26

Allemagne page 27

Royaume-Uni page 29

France page 30

Italie page 32

Deuxième partie : L'enquête sur la compétitivité

Facteur 1 Dynamisme de l'économie page 37

Facteur II Efficacité de l'industrie page 55

Facteur III Dynamique du marché page 78

Facteur IV Dynamisme financier page 90

Facteur V Ressources humaines page 105

Facteur VI Intervention de l'Etat page 125

Facteur VII Richesses naturelles page 139

Facteur VIII Orientation vers l'extérieur . . . page 150

Facteur IX Esprit novateur tourné vers l'avenir page 175

Facteur X Consensus et stabilité socio-politiques . . . page 198

Annexes

Méthodologie page 215

Notes des tableaux page 217

Notes par facteur et par critère . . . page 218

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INTRODUCTION

Définition de la compétitivité

Aux fins de ce rapport, la compétitivité industrielle obéit à la définition suivante :

La compétitivité industrielle est la capacité présente et future et les possibilités qu'ont les entrepreneurs de concevoir, produire et commercialiser des biens dans leurs environnements respectifs, biens dont le prix et les qualités autres que le prix forment un ensem- ble plus attrayant que ceux des concurrents, à l'étran- ger ou sur les marchés nationaux.

Le juge ultime de la compétitivité industrielle est ainsi le marché. Le rapport n ' a pas pour but d'étu- dier des produits particuliers et les parts de marché qui leur correspondent. Il identifie les facteurs qui font que l'industrie d'un pays donné est plus ou moins compétitive, en se penchant surtout sur les qualités et les coûts des ressources prélevées par l'industrie, sur l'efficacité avec laquelle l'industrie utilise ces res- sources, et sur la mesure dans laquelle l'environne- ment économique et social général est favorable à la compétitivité.

Champ géographique

Ce rapport couvre vingt-trois des pays membres de l'Organisation pour la coopération et le dévelop- pement économiques (OCDE). (Seule l'Islande est exclue.) Toutefois, la Belgique et le Luxembourg sont considérés comme formant un seul pays. Ces vingt- deux nations sont, de façon générale, désignées sous le nom de pays industrialisés. Par ailleurs, pour offrir des points de comparaison, le rapport présente les don- nées disponibles de cinq des nations nouvellement industrialisées (Argentine, Brésil, Corée, Inde et Mexi- que). Le rapport couvre donc globalement vingt-huit pays, dont dix-huit sont situés en Europe (y compris la Turquie).

En outre, pour faciliter une analyse comparative, on a calculé trois moyennes régionales pour la plu- part des critères présentés : une pour la Communauté Economique Européenne (CEE), une pour l'Europe de l'OCDE, une pour l'ensemble des pays du monde appartenant à l'OCDE.

Concepts de base

La compétitivité n'est pas un concept unidimen- sionnel. Il faut voir ce que signifie un prix bas en regard d'une qualité médiocre, de l'absence d'un ser- vice après-vente, etc. Ainsi donc, l'idée selon laquelle la compétitivité se réduirait à de simples considéra-

tions de coûts et de productivité est une idée dange- reuse. Il suffit de prendre le cas de la Suisse, qui fait régulièrement partie des pays en tête de notre classe- ment annuel de la compétitivité. Les coûts de main- d'œuvre y sont élevés, mais ils sont compensés par une qualité et une fiabilité supérieures, une bonne con- ception et une livraison rapide.

Un grand nombre des facteurs qui influent sur la compétitivité échapperont au contrôle direct des indus- triels (les ressources en richesses naturelles, l'influence de l'Etat) ; les industriels seront en mesure d'influer sur d'autres facteurs (la productivité ou les compé- tences commerciales), ou même de les déterminer. Cer- tains critères ont un rapport immédiat avec la com- pétitivité (les coûts de main-d'œuvre) ; d'autres n'ont un rapport qu'à plus long terme (le pourcentage du PIB consacré à la R & D ou à l'éducation).

Il est tenu compte du fait que la question de la compétitivité a une nature mondiale : il est impossi- ble de faire une évaluation significative de la compé- titivité d'un pays ou des orientations probables de sa restructuration industrielle si on n'insère pas chaque pays dans le puzzle mondial, toujours changeant, des transferts de technologie, des mouvements de capi- taux transnationaux, de la division internationale du travail ou de la gestion des ressources naturelles. Tous les problèmes que posent la mesure croissante du pro- tectionnisme, la nécessité pour le Japon de maintenir la croissance de ses exportations à des niveaux élevés, la maturité de plus en plus grande des pays nouvelle- ment industrialisés et la menace de la concurrence des nations moins développées à laquelle ils sont eux- mêmes inévitablement confrontés, le chômage endé- mique élevé qui sévit dans les pays de l'OCDE, sont liés les uns aux autres. Ils ne seront résolus que dans le cadre d'une analyse mondiale et d'une coopération internationale.

L'examen des tableaux présentés plus loin révèle des formes très différentes de compétitivité. Un pays où les coûts de main-d'œuvre sont élevés pourrait fort bien, grâce à une productivité élevée, être mieux classé pour le facteur II (Efficacité de l'industrie) qu'un pays où les coûts de main-d'œuvre sont bas. Certains pays acquéreront ou préserveront des avantages technolo- giques grâce à une recherche et à un développement intensifs, en se spécialisant dans la production de biens à forte valeur ajoutée. D'autres exploiteront la dis- ponibilité immédiate de matières premières essentiel- les pour fabriquer des produits de masse à faible valeur ajoutée. Il n'existe pas de recette unique pour triom- pher dans le combat de la compétitivité.

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Les nouveautés du rapport de cette année

On a fait un grand effort cette année pour éva- luer l'avenir de façon plus détaillée. A cette fin, on a beaucoup développé le facteur IX - Esprit novateur tourné vers l'avenir. On mesure de plusieurs façons les plans de dépenses de recherche et développement, au niveau national et, ce qui est plus important, au niveau des entreprises commerciales. Par exemple, l'un des critères fournit une décomposition des dépen- ses des entreprises consacrées à la recherche et au déve- loppement selon dix-sept activités manufacturières sélectionnées (9.14). Une autre façon de repérer les tendances futures consiste à analyser le nombre, l'évo- lution et la nature des brevets agréés dans chaque pays.

La distinction entre utilisateurs nationaux et étran- gers jette une lumière considérables sur l'avantage que possède un pays qui consolide ses technologies lorsqu'il s'agit d'« évincer » ses concurrents. On a décomposé les brevets agréés selon onze catégories industrielles et agricoles et distingué entre les utilisa- teurs nationaux et étrangers (9.21 - 9.28). Dans le même esprit, le rapport procède à un examen serré des effectifs des personnels de recherche et dévelop- pement et de leurs évolutions, aussi bien au niveau de la nation (9.15 - 9.17) qu'à celui de l'entreprise (9.18 - 9.20).

Pour compléter ces efforts, on présente les prévi- sions économiques officielles établies par l'OCDE pour six grandes variables en 1983 et 1984 (1.07 et 1.08). En gros, ces prévisions révèlent les pays dont l'avenir semble le plus prometteur et, naturellement, les pays qui semblent confrontés à une période diffi- cile d'ajustement économique. Comme les réalisations économiques sont dans une certaine mesure fonction des anticipations, ces prévisions peuvent avoir une influence sur la compétitivité future d'un pays.

L'internationalisation croissante de l'économie mondiale et le poids de plus en plus fort des nouveaux producteurs industriels font que les ressources natu- relles d'un pays, en particulier ses ressources énergé- tiques et minières, prennent de plus en plus d'importance.

La partie consacrée au facteur VII - Richesses naturelles - traite exclusivement de cette question. Ce facteur prend en compte plusieurs critères nouveaux, tels que la production nationale et la balance com- merciale nette pour le minerai de fer, la bauxite, le cuivre, le plomb et le zinc (7.18). Les éléments de l'in- frastructure relatifs aux transports et aux communi- cations, qui figuraient auparavant dans ce facteur, ont été transférés dans le facteur 1 - Dynamisme de l'éco- nomie (1.29 - 1.35). A l'inverse, trois critères ayant trait à la richesse agricole ont été transférés du fac- teur 1 au facteur VII (7.01 - 7.03).

Si le principal objectif de ce rapport reste la mesure de la compétitivité internationale, il fournit, en outre, une base statistique comparative, large et diversifiée, qui peut servir à la planification et à la prise de déci- sion dans les entreprises. Dans ce but, on a ajouté un

grand nombre de nouveaux critères un peu partout dans le rapport, si bien que le nombre total de critè- res présentés passe de 245 l'an dernier à 284 cette année. On a accordé une attention spéciale aux sec- teurs de l'économie qui mettent en jeu des industries à haute technologie, comme les robots industriels, les télécommunications et les services informatiques.

On a introduit une procédure de pondération pro- pre aux différents critères, qui influe sur le classement établi pour chaque facteur. Le gonflement rapide de la base de données menaçait de rejeter indûment dans la coulisse les critères qu'on associe plus habituelle- ment à la compétitivité. On a donc accordé un poids double aux critères de ce dernier type (ce qu'indique un astérisque dans le coin supérieur droit des colon- nes relatives aux données en cause). Cette procédure concerne environ vingt pour cent des critères de classement.

Pour les grands pays, on a mis au point des pro- fils de compétitivité. L'analyse de chacun des dix fac- teurs débute par un tableau principal de classement, qui donne les résultats d'ensemble par pays et qui faci- lite l'analyse comparative.

Le cadre d'analyse

Le cadre d'analyse du rapport reste inchangé. Le classement des 22 pays de l'OCDE étudiés ici est éta- bli à partir des résultats, en termes de compétitivité, qu'ils obtiennent pour la plupart des 284 critères pré- sentés, regroupés en dix Grands facteurs de compéti- tivité. On calcule les résultats moyens de chaque pays pour chacun des dix facteurs et on aboutit au classe- ment pour chaque facteur. Dans cette procédure, on donne un poids double aux critères qui semblent par- ticulièrement significatifs des prouesses réalisées par l'industrie. Enfin, le « Palmarès général de la com- pétitivité », qui est présenté dans le « Résumé géné- ral », est la moyenne des classements obtenus pour chaque facteur. Dans ce calcul, un poids est également accordé à chacun des facteurs (voir l'annexe « Métho- dologie » pour plus de détails).

Il ne faudrait pas considérer que le classement final reflète seulement la compétitivité actuelle. Il indique aussi le caractère fondamentalement sain de l'indus- trie dans les pays étudiés et leur capacité à plus long terme de rester ou devenir compétitifs.

Les commentaires des lecteurs

Les suggestions des lecteurs ont beaucoup contri- bué à améliorer les éditions successives de ce rapport.

Nous saisissons l'occasion qui nous est offerte pour remercier les nombreuses personnes qui nous ont écrit pour donner leurs commentaires et leurs idées.

Il va de soi que toutes les suggestions permettant d'améliorer ce rapport seront les bienvenues.

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Les calculs et le texte de ce rapport sont dus à Alan D. Deane, chef de projet. Ils ont bénéficié de la collaboration de Thomas Raus- chenbach, Directeur de recherche de l ' E M F ; Christophe Lamps, chercheur ; Philippe Heymann, conseiller de l'EMF pour les projets spéciaux ; Gail Bidwell, responsable de la qualité linguistique ; Myriam Chapatte, responsable de la dactylographie.

Les opinions qui sont exprimées dans ce rapport sont celles de ses auteurs. Elles reposent sur les données et les enquêtes d'opinion correspondant aux différents critères. Elles ne reflètent pas nécessairement les options de l ' E M F Foundation, fondation impartiale et indépendante, placée sous la surveillance du Conseil Fédéral Suisse.

DÉFINITIONS ET NOTES GÉNÉRALES

Champ géographique

Moyennes régionales Pays classés

CEE Allemagne, Belgique/Luxem-

bourg (fondus en un seul pays), Danemark, France, Grèce, Irlande, Italie, Pays-Bas et Royaume-Uni.

Europe de l'OCDE Outre les pays précédents, l'Au- triche, l'Espagne, la Finlande, la Norvège, le Portugal, la Suède, la Suisse et la Turquie.

Ensemble de Outre tous les pays précédents, l'OCDE l'Australie, le Canada, les Etats-Unis, le Japon et la Nouvelle-Zélande.

Pays non classés

Argentine, Brésil, Corée du Sud, Inde et Mexique.

Le seul pays membre à part entière de l'OCDE qui ne figure pas dans les pays classés est l'Islande, et les deux dernières moyennes régionales présentées ne l'in- tègrent pas normalement. Les moyennes régionales sont généralement des moyennes pondérées, calculées à l'aide des données disponibles présentées (par exem- ple, pour certains pays, on utilise les données qui se rapportent à une année antérieure), et arrondies à la décimale adéquate.

Tout au long de ce rapport, « Allemagne » sert à désigner la République fédérale d'Allemagne.

Les critères d'enquête

Le cinquième environ de tous les critères de clas- sement présentés dans ce rapport provient d'un ques- tionnaire d'enquête envoyé à des personnes qui occu-

pent des postes clés dans le monde de l'industrie (voir à la fin du rapport l'annexe « Méthodologie » pour des détails complets). Ces critères recouvrent des matières qui ne peuvent être normalement couvertes par des données chiffrées et ils sont signalés dans les tableaux par le terme « enquête » porté à côté du numéro du critère.

Le questionnaire proposait aux personnes inter- rogées une échelle allant de 1 à 6 pour exprimer leur opinion quant à chacune des questions subjectives posées. Une réponse « entre 1 et 3 » indiquait, qu'à leur sens, leur pays (celui où étaient situées leurs opé- rations) était « peu ou assez » compétitif dans le contexte international au regard du critère spécifié.

Un classement de « 4 à 6 » indiquait qu'à leur sens leur pays était « moyennement ou très » compétitif.

Généralement, une réponse « entre 1 et 3 » corres- pondait à une évaluation « négative », et une réponse

« entre 4 et 6 » à une évaluation « positive ». Ainsi, plus le chiffre choisi était élevé, plus l'évaluation était positive.

Les données présentées explicitement dans ce rap- port et qui concernent les critères subjectifs tradui- sent la réponse moyenne (la moyenne arithmétique) de toutes les réponses reçues. Pour faciliter la com- préhension pour le lecteur, on a converti ces chiffres en indices allant de 0 à 100, l'indice 50 représentant un équilibre exact sur l'échelle entre les réponses posi- tives et négatives reçues pour une question donnée et pour un pays donné. Les chiffres situés en-dessous de cette moyenne indiquent évidemment des répon- ses plus ou moins négatives ou positives, le point théo- rique le plus bas correspondant à 0 et le plus élevé à 100.

Classements et graphiques généraux

Les 22 pays de l'OCDE étudiés sont classés d'après les résultats qu'ils obtiennent, en termes de compéti-

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tivité, pour chacun des dix Grands facteurs et d'après leurs résultats d'ensemble. Les critères qui paraissaient particulièrement significatifs de la compétitivité ont reçu un poids double dans le calcul des classements par facteur. Les différents facteurs sont également pondérés (voir l'annexe « Méthodologie » pour des détails).

Abréviations normales

OCDE Organisation pour la coopéra- tion et le développement économiques.

US $ Dollars des Etats-Unis

Notes conventionnelles utilisées dans les tableaux des données

a Les données présentées sont celles de l'année immédiatement précédente. Ainsi, on peut faire figurer les données de 1981 dans une colonne qui

devrait présenter les données de 1982, et de même les données de 1980 pour celles de 1981, etc. Dans les calculs d'accroissement, 1976-1981 remplace 1977-1982, et, dans les calculs de moyenne, les années 1979-1981 remplacent les années

1980-1982, etc.

b Belgique seulement (c'est-à-dire que le Luxem- bourg est exclu).

e Estimation

i L'Islande est comprise dans le calcul de la moyenne géographique dans le matériel qui a servi de source.

n Voir les notes à la fin du rapport. Toutes les remarques particulières à une rubrique donnée sont signalées de cette façon à l'attention du lecteur.

s Moyenne arithmétique simple, non pondérée.

t Ces moyennes comprennent la Turquie et ses 47 millions d'habitants. Voir les notes à la fin du rapport pour les moyennes géographiques qui excluent la Turquie.

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PREMIÈRE PARTIE

LA COMPÉTITIVITÉ MISE EN PERSPECTIVE

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Chapitre 1 RÉSUMÉ GÉNÉRAL

Le palmarès de la compétitivité

Le palmarès de la compétitivité internationale de l'industrie de 22 pays qui est présenté ci-dessous confirme la domination des quatre pays placés en tête : dans l'ordre, le Japon, la Suisse, les Etats-Unis et l'Al- lemagne (l'ordre est le même que dans les deux der- niers rapports).

Un coup d'œil sur les résultats obtenus par cha- que pays pour chacun des dix Grands facteurs de com- pétitivité qui sous-tendent le palmarès révèle les for- ces, mais aussi certaines des faiblesses, de ces pays.

Le Japon obtient ses quatre premières places pour des facteurs qui représentent des aspects particulièrement importants de la compétitivité et qui ont en consé- quence un poids plus fort : le Dynamisme de l'éco- nomie, l'Efficacité de l'industrie, l'Orientation vers l'extérieur et l'Esprit novateur tourné vers l'avenir.

Le Japon n'est mal classé — mais très mal classé, à la vingtième place — que pour les Richesses naturelles.

Le résultat général des Etats-Unis est quelque peu amoindri par les classements médiocres obtenus pour l'Efficacité de l'industrie (septième place), l'Interven- tion de l'Etat (huitième place) et l'Orientation vers l'extérieur (onzième place). Mais les Etats-Unis appa- raissent en tête pour les Ressources humaines et occu- pent un très bon classement pour la Dynamique du marché et le Dynamisme financier, pour lesquels ils prennent la deuxième place.

L'Allemagne a pour elle une Orientation vers l'ex- térieur et un Esprit novateur tourné vers l'avenir rela- tivement forts, de même qu'un marché et une écono- mie globalement dynamiques. Ses principales déficien- ces tiennent à ses Ressources humaines et à ses Riches- ses naturelles.

Rang de classement Résultat en

et pays pourcentage

1. Japon (1) 70,31

2. Suisse (2) 70,10

3. Etats-Unis (3) 64,38

4. Allemagne (4) 62,63

5. Suède (9) 58,77

6. Finlande (8) 58,57

7. Autriche (10) 57,78

8. Norvège (12) 57,65

9. Danemark (11) 57,19

10. Pays-Bas (5) 56,68

11. Canada (6) 54,65

Rang de classement Résultat en

et pays pourcentage

12. Australie (7) 52,12

13. Belgique/Luxembourg (14) 51,94

14. Royaume-Uni (13) 51,55

15. France (15) 49,70

16. Irlande (16) 47,13

17. Italie (18) 44,94

18. Nouvelle Zélande (20) 44,86

19. Espagne (17) 41,31

20. Turquie (19) 38,07

21. Grèce (21) 34,33

22. Portugal (22) 33,54

Note : Les chiffres entre parenthèses sont le classement de l'an dernier. Les pourcentages sont calculés sur la base suivante : si un pays était classé premier p o u r l'ensemble des dix factelirs, il aurait un résultat de 100 % ; s'il était dernier partout, il aurait un résultat de 0 %. Les facteurs sont pondérés (voir l'annexe « Méthodologie »).

LE PALMARÈS DE LA COMPÉTITIVITÉ

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RÉSULTATS PAR PAYS

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La Suisse : des résultats impressionnants

Comme trois de ces pays sont les économies les plus puissantes du groupe de l'OCDE étudié, leur dimension semblerait à elle seule leur donner un avan- tage compétitif de premier ordre par rapport aux autres pays. Le classement obtenu par la Suisse, qui vient en seconde place, semble d'autant plus remar- quable. A vrai dire, on connaît bien la richesse de ce pays alpin et la façon dont il a réussi à surmonter la crise économique mondiale. Mais, avec une popula- tion à peine supérieure à six millions d'habitants, et un PIB qui ne dépasse pas de beaucoup de chiffre d'af- faires de la compagnie pétrolière américaine Exxon, il n'appartient manifestement pas à la même catégo- rie que les deux mastodontes économiques d'outre- mer et que son voisin du nord.

Mais, à quelques rares exceptions près, où la taille absolue est mesurée en tant que telle, ce rapport éva- lue la compétitivité internationale de l'industrie d'un pays d'après les résultats obtenus par habitant (par exemple, le nombre des brevets enregistrés par cen- taine de milliers d'habitants), ou d'après le rapport entre un indice économique et un autre (par exemple, le rapport entre la consommation d'énergie et la crois- sance du PIB). En outre, pour 57 des 284 critères qu'il comporte au total, le rapport s'appuie sur les opinions averties d'un millier de dirigeants d'entreprise ou de spécialistes de l'économie des pays étudiés. Cet élé- ment qualitatif du rapport — et à cet égard unique

— est le principal facteur qui propulse la Suisse sur l'avant-scène des pays du monde les plus compétitifs.

Cet exploit est d'autant plus remarquable que la Suisse est très proche du numéro un, le Japon : ils ne sont séparés que d'un cinquième de point en pour- centage, alors que les Etats-Unis, qui sont troisièmes, traînent en arrière, à près de 6 points en pourcentage.

Confirmation de l'excellence de son résultat d'en- semble, la Suisse termine première ou seconde pour pas moins de sept des dix facteurs présentés, qui cou- vrent des aspects très différents du processus qui sous- tend la compétitivité.

La faiblesse durable du Japon, qui est en réalité sa seule faiblesse — les ressources nationales —, est mise en relief de façon frappante dans le facteur élargi qui recouvre cette matière cette année. La Suisse, qui est confrontée à des problèmes similaires, a fait plus pour y remédier, par exemple en développant l'énergie nucléaire et hydro-électrique et en faisant en sorte de couvrir la moitié des besoins énergétiques à partir de sources nationales, alors que le Japon n'en couvre ainsi que le sixième.

De bons seconds : les pays nordiques et l'Autriche Derrière ces quatre géants de la compétitivité inter- nationale, il apparaît clairement que plusieurs écono- mies européennes plus petites se sont montrées les plus expertes à s'adapter aux pressions économiques de ces dernières années.

En tant que groupe, les pays nordiques ressortent à cet égard : la Suède a gagné quatre places pour

atteindre le cinquième rang, la Finlande a dépassé deux concurrents pour prendre la sixième place, la Norvège est passée du douzième au huitième rang, et le Dane- mark a progressé de deux places pour parvenir à la neuvième. L'Autriche a également bien réussi, amé- liorant son classement pour passer de la dixième à la septième place. L'ascension des pays nordiques et de l'Autriche s'est essentielement faite au détriment des Pays-Bas, qui rétrogradent de cinq places pour arri- ver en dixième position, et du Canada, qui se retrouve lui-même derrière la Hollande après avoir occupé la sixième place dans le rapport de l'an dernier.

Les grands pays européens sont à la traîne, et les pays du soleil sont en queue

Partout ailleurs, aucun changement notable n'est apparu dans le palmarès. Trois grands pays industriels contiI1Uent à faire preuve de piètres performances.

Parfois même ils font pire. La France reste à la quin- zième place. Elle a eu un comportement particulière- ment médiocre pour l'Intervention de l'Etat (dix- neuvième place), l'Orientation vers l'extérieur (dix- huitième), le Consensus et la stabilité socio-politiques (dix-huitième) et la Dynamique du marché (dix- septième). Elle n'a des résultats relativement bons que pour le Dynamisme de l'économie (cinquième).

Placé juste un cran au-dessus de la France, le Royaume-Uni a, pour les différents facteurs, un clas- sement qui reflète sa position générale, sauf pour les facteurs Dynamisme de l'économie, où il occupe une place bien plus mauvaise (dix-huitième), et Richesses naturelles et Orientation vers l'extérieur, où il a atteint une position bien meilleure (septième et sixième pla- ces respectivement).

La Belgique/Luxembourg, où les choses se sont récemment améliorées pour l'industrie, progresse d'un cran pour prendre la treizième place. La plupart des données concernent la période qui a précédé les actions correctrices décisives adoptées par le gouvernement actuel. Cela explique pourquoi, pour l'influence de l'Etat sur la compétitivité, la Belgique/Luxembourg se situe au plus mauvais rang des 22 pays étudiés. L'as- sociation des deux pays obtient également des résul- tats médiocres pour le Dynamisme de l'économie (dix- septième place), le Dynamisme financier (dix- septième), les Richesses naturelles (dix-neuvième) et les Ressources humaines (seizième). Par contre, elle a beaucoup amélioré l'Efficacité de son industrie (cinquième).

L'Italie a légèrement amélioré sa position, abou- tissant à la dix-septième p l a c e . - précédemment tenue par l'Espagne, qui glisse à la dix-neuvième place. Les classements par facteur les plus mauvais atteints par l'Italie concernent les Richesses naturelles (vingt-et- unième place), les Ressources humaines et le Consen- sus et la stabilité socio-politiques (vingtième place dans les deux cas), l'Efficacité de l'Industrie et le Dyna- misme financier (dix-neuvième place dans les deux cas). L'Italie a obtenu un résultat relativement bon pour le Dynamisme de l'économie (neuvième).

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Ainsi, tous les pays méditerranées ont eu des résul- tats médiocres, et quatre d'entre eux — l'Espagne, la Turquie, la Grèce et le Portugal — se situent tout en bas de la liste.

Le retard des pays frontières

Deux pays d'outre-mer ont chuté de façon assez spectaculaire en un an : il s'agit de l'Australie (tom- bée de la septième à la douzième place) et du Canada (tombé de la sixième à la onzième place). Le cinquième continent obtient des résultats particulièrement fai- bles pour l'Orientation vers l'extérieur et l'Esprit nova- teur tourné vers l'avenir (vingt-et-unième et vingtième places respectivement), et l'Efficacité de l'industrie a également laissé à désirer (dix-huitième place). Riche- ment dotée de ressources naturelles, l'Australie a évi- demment une bonne position pour le facteur VII (deuxième place). Il en va de même pour le Canada, qui peut aussi être fier de ses Ressources humaines (quatrième place). Mais les résultats médiocres qu'il a obtenu en ce qui concerne l'Efficacité de l'indus- trie et l'Esprit novateur tourné vers l'avenir (quinzième place dans les deux cas), ainsi que pour l'Orientation vers l'extérieur (quatorzième), ont poussé son classe- ment d'ensemble vers le bas.

L'influence des poids des facteurs sur les résultats Il importe évidemment de souligner que, dans cer- tains cas, les pays ne sont séparés que par des écarts minimes, comme les Pays-Bas et le Canada. Les poids assignés aux dix Grands facteurs qui regroupent les 284 critères de compétitivité influent sur la place obte- nue par les différents pays au palmarès. Deux des mesures les plus conventionnelles de la compétitivité, le Dynamisme de l'économie (facteur I) et l'Effica- cité de l'industrie (facteur II), ont reçu chacune un poids de 1,4 sur un total de 10. Les Ressources humai- nes (facteur V), l'Orientation vers l'extérieur (VIII) et l'Esprit novateur tourné vers l'avenir (IX) ont éga- lement reçu des poids supérieurs à la moyenne, égaux à 1,10, 1,25 et 1,30 respectivement.

Ces poids élevés ont été attribués en tenant compte de la toile de fond d'une économie mondiale en sta- gnation, dans laquelle la compétitivité internationale d'une industrie est surtout renforcée par une base inté- rieure où l'environnement macroéconomique est favo- rable, en termes de produit, de croissance, de richesse, de productivité, de coûts unitaires et d'investissement (facteurs 1 et II). Dans une situation de ce type, la disponibilité, la compétence, l'expérience, l'attitude et la santé des individus qu'exige le processus de pro- duction (facteur V) ont également une grande impor- tance. Un autre préalable essentiel est l'exportation de biens et services de haute qualité à forte valeur ajou- tée et l'investissement à l'extérieur, qui doivent s'ac- compagner de réceptivité aux importations, à l'inves- tissement en provenance de l'étranger, aux langues étrangères et aux demandes d'aide extérieure des pays

en développement (facteur VIII). Enfin, reflets des prouesses technologiques d'aujourd'hui et des fonde- ments de la compétitivité de demain, les efforts de recherche et développement, le soutien apporté par l'Etat aux entreprises et technologies nouvelles, de même que les brevets détenus, donnent à un pays un avantage particulier sur ses rivaux (facteur IX).

Par contre, bien qu'ils soient aussi des éléments importants de la compétitivité, on a pensé que, dans le contexte actuel, les cinq facteurs restants méritaient moins d'attention. Cela est particulièrement vrai pour l'Intervention de l'Etat (facteur VI), dont les aspects les plus négatifs ont diminué dans de nombreux pays.

Les politiciens de différentes obédiences ont compris que l'intervention de l'Etat dans le secteur des affai- res, même bien intentionnée, ne peut être une pana- cée face à des déficiences structurelles profondes accentuées par le déplacement de l'équilibre mondial du pouvoir qui s'est fortement accéléré au cours des dix dernières années. En particulier, les pays européens portent la marque profonde des brèches que le Japon et les pays nouvellement industrialisés de l'Asie et de l'OPEP ont faites dans leurs marchés et leurs balan- ces des paiements. Bien qu'ils aient trop fréquemment cédé aux pressions en faveur d'un protectionnisme face à l'étranger, les gouvernements de ces pays font maintenant plus confiance, du moins pour l'intérieur, aux vertus de l'initiative des chefs d'entreprise et de la création des richesses, qu'ils ne s'intéressent à la répartition de la pauvreté.

Un autre facteur sur lequel l'accent a été moins mis est celui qui a trait aux Richesses naturelles (fac- teur VII). On ne ressent pas aujourd'hui comme des problèmes majeurs le coût et la disponibilité des matiè- res premières. C'est ce qui fait que les pays bien dotés en ressources naturelles ne sont pas très favorisés dans la lutte internationale pour la compétitivité. De fait, on pourrait souligner — comme en témoignent les résultats du Japon et de la Suisse, pauvres en ressour- ces — que cette pauvreté est presque un avantage. Elle a contraint les entreprises de ces pays à faire un usage économe des ressources naturelles et leur a donné un avantage alors que des pénuries et des hausses explo- sives des prix viennent frapper périodiquement le mar- ché mondial.

Les changements dans l'environnement de la concurrence

Le combat perpétuel pour la compétitivité se modi- fie, au niveau de la nation et de l'entreprise. De meil- leures perspectives pour l'économie mondiale, après des années de récession pernicieuse à la suite du deuxième choc pétrolier de 1978, encourageront des changements dans les politiques du gouvernement et des conseils d'administration. Pendant la récession, un environnement restrictif avait fortement réduit la marge de manœuvre des entrepreneurs, et dicté sou- vent aux entreprises des politiques plus propres à assu- rer la survie qu'à développer de nouveaux produits

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2.29 OCDE N / A 1983. (n) Les parts des profits sont définies par la part en pourcentage de l'excédent d'ex- ploitation dans la valeur ajoutée, et sont exprimées en termes bruts, c'est-à-dire avant soustraction de l'amortissement du capital fixe ; la part de la rémunération des employés, ou la part des salaires, est le complément de la part des profits ; France, 1977-1979 ; Etats-Unis, secteur manufacturier seulement.

2.30 OCDE N / A 1983. Les taux de rendement sont définis par le rapport en pourcentage entre l'excédent d'exploitation et le stock de capital fixe, estimé ici en termes bruts, c'est-à-dire avant soustraction de l'amortissement du capital fixe ; (n) France, Finlande : 1977-1979 ; Australie : 1984-1976 ; Japon et Etats-Unis : secteur manufacturier seulement ; Norvège, Australie : données nettes.

2.31 OCDE RS 1981. (n) En pourcentage du total des impôts, y compris les contributions des employeurs et des employés à la sécurité sociale et les taxes spécifiques pesant exclusivement sur les entreprises commerciales, qui peuvent être très élevées, comme en France, au Japon ou en Allemagne ; le critère 6.08 évalue une variante semblable des taxes sur les sociétés, mais en pourcentage du PIB.

2.32 Corporate Taxes — A Wolrdwide Summary, Price Waterhouse. (n) Moyennes régionales : moyennes simples reposant sur le taux d'imposition médian du pays chaque fois qu'il y a lieu.

2.34 OCDE N / A 1983 : OCDE MEI juin 1983.

2.35 N / A Vol. Il 1983 ; Australian Bureau of Statistics. (n) Suisse, Turquie : les équipements de transport sont compris ; Turquie : données de 1977.

2.36 OCDE N / A 1983 ; OCDE E.O. juillet 1983 ; IFS août 1983. (n) Pays n'appartenant pas à l'OCDE : estimations déduites de la formation brute de capital fixe nominale déflatée par l'indice des prix à la consommation.

2.37/2.40 WDR 1983 ; Australian Bureau of Statistics. (n) Austalie : 2.37, 2.38 et 2.40, année prenant fin en juin 1979 ; 2.39, de juin 1970 à juin 1980.

Facteur III : Dynamique du marché 3.01 Euromonitor MDS 1983. (n) Australie : 1980/81.

3.02 MEI 6/83 et 6/82 ; MDS 1981 et 1982. (n) Espagne, Australie, 1979-1981 ; pays n'appartenant pas à l'OCDE : estimation du taux de croissance composé moyen annuel en pourcentage sur la période

1976-1981.

3.03 OCDE E.O. juillet 1983. (n) Brésil : données de 1980.

3.04 OCDE HS 1983 ; OCDE E.O. 1983 ; IFS juillet 1983. (n) Pays n'appartenant pas à l'OCDE : crois- sance des dépenses totales nominales de consommation privée déflatée par le taux d'inflation (l'indice des prix à la consommation) et par la croissance démographique.

3.08 Starch Inra Hopper's World Advertising Expenditures, édition de 1981. (t) Si la Turquie est exclue, la moyenne de l'Europe de l'OCDE atteint 89,89 dollars et la moyenne de l'ensemble de l'OCDE 140,21 dollars.

3.21 OCDE RS 1983 : GFS 1983. (n) Comprend les impôts généraux sur tous les articles comme les taxes à la valeur ajoutée, mais non les impôts sur des articles spécifiques, comme les taxes sur les boissons alcoolisées, sur les véhicules à moteur ou sur la consommation de pétrole.

Facteur IV : Dynamisme financier

4.01 IFS septembre 1983 ; GFS 1982 ; WRD 1983. (n) Danemark : obligations à long terme seulement, en conséquence le pays n'a pas été classé ; fin 1982 : Belgique/Luxembourg, Italie, Pays-Bas, Austra- lie ; fin 1981 : France, Finlande, Suède, Nouvelle-Zélande, Inde ; fin 1980 : Royaume-Uni, Autriche, Norvège, Suisse, Turquie, Canada, Japon, Etats-Unis, Argentine, Corée et Danemark ; fin 1979 : Allemagne, Espagne ; fin 1978 : Grèce ; fin 1976 : Portugal, Mexique. Les moyennes régionales sont pondérées par le PIB de 1981 en dollars courants et excluent le Danemark.

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4.02 Ces données sont tirées des données nationales publiées officiellement et transmises au Fonds Moné- taire International. Mais il est très clair que certaines données, comme pour la France, la Suède, l'Au- triche, etc., sous-estiment la situation véritable. Ce critère ne donne donc pas lieu à classement. Sour- ces : cf. 4.01 ; Australian Bureau of Statistics. (n) Comme pour 4.01, sauf : Pays-Bas, fin 1975 ; et Australie, fin 1977 ; Argentine, Brésil et Mexique, fin 1982 (estimations de l'Organisation des Etats Américains assises sur des chiffres initiaux du Fonds Monétaire International) ; les chiffres sont en pourcentage du PIB en monnaie nationale — diverses fluctuations des taux de change, en particulier pour l'Argentine, rendent ces pourcentages très approximatifs ; les moyennes régionales sont pondé- rées par le PIB de 1981 en dollars courants.

4.03 Somme des données de 4.01 et 4.02. (n) Voir si nécessaire les notes aux tableaux 4.01 et 4.02 ; les moyennes régionales sont pondérées par le PIB de 1981 en dollars courants et excluent le Danemark.

4.05 IFS 8/1983 : GFS 1982. Ce critère ne donne pas lieu à classement parce que certains pays, comme le Canada, ont eu des emprunts dérisoires au début de la période, ce qui introduit des distorsions dans les calculs de croissance comparative, (n) Allemagne, 1976-1980 ; Italie, 1978-1980 ; Espagne, 1974-1979 ; Suède, 1977-1981.

4.06 OCDE E.O. juillet 1983 ; IFS octobre 1983. (n) Argentine, Mexique, Turquie : données de 1980.

4.07 IFS septembre 1983 ; OCDE MEI juin 1983. (n) Moyennes régionales : elles sont pondérées par la masse monétaire de 1982 exprimée en dollars.

4.08 cf. 4.07. (n) Turquie : le calcul part d'une base très étroite des dépôts bancaires en 1977, ce qui expli- que le taux élevé ; moyennes régionales : elles sont pondérées par les dépôts bancaires de 1982 expri- més en dollars courants.

4.10 Institutional Investor, septembre 1983. (n) Italie, Nouvelle-Zélande : l'ordre de classement a été déter- miné à quelques décimales près, au vu de la source.

4.11 OCDE E.O. juillet 1983.

4.12 Europe Top 10 000, 1983, Dun & Bradstreet ; Revue Fortune, United States et International Top 500.

(n) Rapport moyen des dix premières entreprises industrielles non pétrolières ; Danemark et Irlande : les résultats n'étaient disponibles que pour neuf entreprises ; Italie et Pays-Bas : huit entreprises ; Corée : sept entreprises ; Australie et Brésil : six entreprises ; Turquie et Mexique : deux entreprises.

4.13 IFS septembre 1983.

4.14 Capital International SA, Genève, Suisse.

4.15 OCDE FA 1983. (n) Pays-Bas : les émissions d'actions aux Pays-Bas par le « reste du monde » ne sont pas comprises ; Danemark, Pays-Bas : données pour 1980 seulement ; Autriche : données pour 1978-1980 ; Suisse : données pour 1976-1978.

4.16/4.17 Capital International SA, Genève, Suisse.

4.19 The Banker, juin 1983.

4.20 IFS septembre 1983. Il s'agit de la moyenne des données relatives à la dernière semaine de chacun des trimestres précédents, (n) Finlande : comme les organismes publics ont réduit leur contribution au total des crédits intérieurs consentis, on peut enregistrer pour le secteur privé un chiffre supérieur à 100 aJo. Argentine, Inde : pour l'année ayant pris fin en septembre 1982.

4.22/4.23 OCDE FA 1983. (n) Canada : entreprises privées seulement ; Etats-Unis : non compris les entreprises publiques gérées par le gouvernement fédéral.

4.25/4.26 Union des Banques Suisses, septembre 1983. (n) Taux d'intérêt nominaux : Brésil, janvier-mars 1982 et Mexique, janvier-avril 1982 — moyennes annualisées seulement ; taux d'intérêt réels : Argentine, Brésil, Mexique : un environnement d'inflation élevée introduit des distorsions dans les calculs normaux.

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