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Localisation de particules par chambre à étincelles

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Academic year: 2021

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Texte intégral

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HAL Id: jpa-00243274

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00243274

Submitted on 1 Jan 1969

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Localisation de particules par chambre à étincelles

O. Beer, C. Laspalles, Y. Terrien, G. Vallois

To cite this version:

O. Beer, C. Laspalles, Y. Terrien, G. Vallois. Localisation de particules par chambre à étin- celles. Revue de Physique Appliquée, Société française de physique / EDP, 1969, 4 (2), pp.305-306.

�10.1051/rphysap:0196900402030501�. �jpa-00243274�

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des rallonges de 2 m de long. Les chambres cylindriqucs

ont fonctionné avec les mêmes caractéristiques que lcs chambres planes, c’est-à-dire un intervalle de 6 mm et une tension de 4,5 kV. Il y a en moyenne 4 à 6 traces par événement et l’efficacité dans ces conditions était de 70 % après la reconstruction cinématique et lEs

critères de sélection dans le programme de dépouille-

ment sur IBM 360/75, contre 90 % pour les chambres

planes ayant 2 à 3 traces par événement.

FIG. 2.

-

Chambres cylindriques.

III. Acquisition des données (,~g. 3).

-

L’ensemble

des chambres à étincelles planes et cylindriques totalise

environ 30 000 ferrites. Les ferrites sont regroupées sur

des matrices de 256 ferrites. Il y a 120 matrices;

100 ,s après l’événement, les ferrites sont lues sur chaque matrice, par groupe de 32 en 8 fois chacune. L’enre-

FIG. 3.

Acquisition des données. Schéma de décodage.

gistrement d’un événement est effectué sur bande

magnétique par l’intermédiaire d’un PDP 8. Il com-

porte les coordonnées des ferrites qui ont été sensibi- lisées, et les informations provenant d’échelles de comptage au maximum de 14. A chaque événement,

environ 300 ferrites basculent, ce qui conduit à un

temps d’enregistrement de 3 ms (10 ys par mot).

L’ensemble réalisé, chambre à étincelles, matrices

à ferrites, enregistrement, programme de dépouille-

ment, a été désigné dans l’optique d’une standardisation

adaptable à diverses expériences avec seulement des

modifications dans les dimensions des chambres.

LOCALISATION DE PARTICULES PAR CHAMBRE A ÉTINCELLES

O. BEER, C. LASPALLES, Y. TERRIEN et G. VALLOIS,

Service de Physique Nucléaire à Moyenne Énergie, C.E.N., Saclay.

Résumé. - Le système de détection de particules par chambre à étincelles utilisé au cyclo-

tron de Saclay est décrit. La haute tension n’est appliquée que pour des particules de type donné, et tout déclenchement est automatiquement interdit pendant le temps mort de la

chambre. La localisation par partage de courant est améliorée par la normalisation du signal

de localisation par la charge totale traversant la chambre.

Abstract.

-

The spark-chamber particle detection system used at the Saclay cyclotron

is described. The high voltage is applied only for the type of particle desired. Any triggering

is automatically forbidden during the dead time of the chamber. The localisation by current

division is improved by the normalization of the localisation signal by the total charge which

flows across the chamber.

REVUE DE PHYSIQUE APPLIQUÉE Tome 4, JUIN 1969,

Pour étudier les réactions nucléaires avec une très bonne résolution, tout en pouvant accéder aux résul-

tats dès leur acquisition, nous utilisons un spectromètre magnétique sur la focale duquel les particules sont

localisées par une chambre à étincelles déjà partielle-

REVL’E DE PHYSIQUE APPI.-IQUÉE. - T. 4. V° 2. JL’I~’ 1969.

ment décrite [1] et dont nous rapportons ici les améliorations.

C’est seulement lors du passage de certaines parti-

cules dans la chambre que la haute tension est appli- quée entre les deux grilles. Pour cela, les signaux

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Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/rphysap:0196900402030501

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recueillis par deux photomultiplicateurs associés à un

cristal traversé par ces particules sont traités par un circuit logique ( fig. 1) qui permet de ne déclencher

la haute tension que dans des conditions prédétermi-

nées. Les signaux issus des deux photomultiplicateurs

sont additionnés dans un mélangeur. Le sélecteur de

bande permet de ne garder que les signaux correspon-

FiG. 1.

-

Schéma logique du dispositif de déclenchement.

dant à un type de particule donné. Après un déclen- chement, pour permettre au gaz de la chambre de revenir à son état initial, le tiroir de blocage coupe le circuit logique pendant un temps lié au temps mort de la chambre à étincelles. Le déclencheur envoie sur

la chambre une impulsion de haute tension (10 kV/cm environ) à travers une capacité qui se décharge par la formation d’une étincelle entre les deux grilles. Le

temps de montée de cette impulsion est de 50 ns.

Le délai entre le passage d’une particule dans la

chambre à étincelles et l’application de la haute ten- sion sur celle-ci est de 200 ns, ce qui est inférieur au

temps de mémoire de la chambre.

La chambre à étincelles comprend essentiellement deux grilles parallèles placées dans un gaz, constituées par des fils de tungstène de diamètre 30 tim, espacés

de 0,5 mm. Le gaz est de l’hélium à la pression atmo- sphérique, circulant à faible débit (0,3 CM3/S environ).

L’écart entre les deux grilles est de 4 mm. Les dimen-

sions utiles de la chambre sont 45 cm sur 1,6 cm.

Lorsqu’une étincelle s’est produite dans la chambre,

il subsiste, dans le gaz, des ions, des électrons et des atomes métastables qui peuvent provoquer une nou- velle étincelle si une haute tension est appliquée entre

les grilles, sans qu’une nouvelle ionisation primaire

ait eu lieu. La durée pendant laquelle ce phénomène

peut se produire est le temps mort de la chambre.

Pour le mesurer, on applique à la chambre, après le

passage d’une particule, deux impulsions de haute

tension séparées l’une de l’autre par un délai connu,

et on mesure la probabilité d’obtenir une étincelle (étincelle parasite) avec la deuxième impulsion. Nous appelons temps mort la valeur du délai pour lequel

cette probabilité est 10 %. Si le blocage est égal au

temps mort ainsi défini, et si le taux de comptage moyen est de 100 cps/s, ceci nous conduit à un nombre

d’étincelles parasites inférieur à 1 % du nombre total d’étincelles. Le temps mort est évidemment d’autant

plus grand que la haute tension appliquée à la chambre

est plus grande; pour le réduire, on applique en per-

manence un champ de balayage de 100 à 300 V/cm. La

valeur du temps mort ainsi obtenu est inférieure à 3 ms.

L’étincelle est localisée par la mesure du partage du courant qu’elle transporte [2]. Pour éviter l’erreur due à la fluctuation de ce courant, qui provient de la décharge de la capacité du déclencheur (voir plus haut), un calculateur PDP 8 en ligne effectue la divi- sion du signal de localisation par un signal propor- tionnel à ce courant. La figure 2 montre le même

spectre avec et sans division. Le signal de localisation

est fonction linéaire de la position de l’étincelle sur la chambre à + 2 % près. La résolution spatiale obtenue

est de l’ordre de 0,7 mm, ce qui conduit à une résolu-

tion inférieure à 20 keV pour la réaction indiquée sur

la figure 2.

FIG. 2.

-

Spectres avec et sans division.

BIBLIOGRAPHIE

[1] SAUDINOS (J.), VALLOIS (G.) et LASPALLESS (C.), Nucl.

Instr. Methods, 1967, 46, 229.

[2] CHARPAK (G.), MASSONET (L.) et FAVIER (J.), Nucl.

Instr. Methods, 1963, 24, 501.

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