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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

1

T.VI - ÉQUILIBRES PHYSICO-CHIMIQUES

1. Lois de Van't hoff

• À partir de la relation caractéristique de lʼéquilibre, on peut montrer que :

!

d(ln(Kp)) dT =

!

"rH0 RT2 .

◊ remarque : lʼaugmentation de la température favorise donc le sens de réac- tion qui est endothermique.

• On peut utiliser ces relations pour calculer ΔrH0 à partir de mesures de Kp. Ainsi, pour la réaction CaCO3 CaO + CO2, on mesure Kp(1171 K) =

= 1,01 et Kp(1356 K) = 9,0 (avec Kp = p(CO2) compte tenu de la dégéné- rescence pour CaCO3 et CaO solides).

En supposant ΔrH0 à peu près constant sur cet intervalle de température on obtient en moyenne : ΔrH0 ≈ -

!

"(ln(Kp))

"( 1 RT)

= 156 kJ.mol-1.

• On obtient de même :

!

d(ln(Kc)) dT =

!

"rH0 RT2 -

!

"rngaz T =

!

"rU0 RT2 . En particulier, pour la réaction de dissociation dʼun précipité :

!

d(ln(Ks)) dT =

!

"rU0 RT2

!

"rH0

RT2 (pour les solides et liquides).

Étant donné que la dissolution est le plus souvent endothermique (ΔrH0 > 0), on en déduit que la solubilité augmente généralement à chaud.

(2)

2

Ainsi, pour la dissolution de PbI2 dans lʼeau pure : s1 = [Pb2+] =

!

1

2[I-] = 6,3.10-4 mol.L-1 à T1 = 25 °C ; ΔrH0 = 90 kJ.mol-1 (≈ indépendant de T).

De la relation :

!

d ln K

( ( )

s

)

"

=

!

"rH0 RT2

#

dT on tire : ln

!

Ks2 Ks1

"

#$ %

&

' =

!

"rH0 R .

!

1 T1 " 1

T2

#

$% &

'( et

!

Ks2

Ks1 = 45,6 à T2 = 60 °C.

Mais Ks = [Pb2+][I-]2 = 4s3 donc : s2 = s1

!

Ks2 Ks1

3 = 2,25.10-3 mol.L-1.

2. Isothermes d'Andrews

• Lʼexistence du point critique limitant la courbe de changement de phase liquide/vapeur peut être décrite semi-quantitativement par une équation telle que celle de Van der Waals : p +

!

a Vm2 =

!

RT

Vm"b (où Vm représente le volume

molaire).

On constate en effet que, pour certaines températures inférieures à la “tempé- rature critique” Tc =

!

8a

27bR, la résolution de lʼéquation conduit à plusieurs valeurs possibles du volume pour une même pression ; on en déduit lʼexistence de plusieurs états physiques du fluide.

• Lʼexpérience montre que la “branche” intermédiaire est instable, mais quʼon nʼobserve normalement pas de cycle dʼhystérésis : les états correspondants sont métastables et le changement dʼétat se produit à une pression intermé- diaire (ps : constante pendant le changement dʼétat).

◊ remarque : la pression ps est caractérisée par

!

pin "ps

( )

dV

#

= 0 (où pin est la solution “inobservable”) dans lʼintervalle de changement dʼétat.

(3)

3

◊ remarque : la limite du côté liquide est appelée “courbe dʼébullition” et celle du côté vapeur est appelée “courbe de rosée”.

◊ remarque : le point critique (point dʼinflexion de lʼisotherme critique T = Tc) est caractérisé par :

!

"p

"Vm

#

$% &

'(

T

= 0 et

!

"2p

"Vm2

#

$%

&

'(

T

= 0.

• Ceci peut être visualisé en traçant les isothermes en coordonnées de Cla- peyron, et on peut simplifier les notations avec des coordonnées réduites : π =

!

p

pc ; φ =

!

V

Vc ; θ =

!

T

Tc ; où pc et Vc correspondent au point critique.

Ces coordonnées sont reliées par lʼéquation réduite (indépendante des va- leurs particulières de a et b caractérisant le fluide) : π +

!

3

"2 =

!

8"

3# $1.

(4)

4

◊ remarque : sur les portions de droites décrivant la coexistence de deux phases (liquide et vapeur), la position du point représentatif varie comme les proportions du mélange (règle “des moments”).

◊ remarque : les portions instables, associées à des capacités calorifiques apparentes négatives, correspondent à une énergie surfacique non négli- geable en comparaison de l'énergie volumique (effet de “capillarité”).

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