UNIVERSITE DENIS DIDEROT. 1999–2000.
Premier cycle. M.T. 242.
Devoir no 3
Exercice 1 : Etudier les extrema de la fonction f :R2 −→R, d´efinie par : f(x1, x2) = 4x31−15x1+ 3 (x1x22−2x2).
Exercice 2 : SurR2 l’on consid`ere la norme euclidienne ordinaire.
1o D´eterminer en fonction des r´eels a et b la norme kukL(R2,R2) de l’endomorphisme u de R2, d´efini par :
u(x) = (a x1+b x2,−b x1+a x2), o`u x = (x1, x2).
2o a. Montrer que l’applicationf :R2 −→R2, d´efinie par f(x) = x41+x42
4 − 3x21x22
2 + 3, x1x2(x21−x22)−2
, o`u x = (x1, x2) est de classe C1. Donner sa matrice jacobienne et calculer la norme kdfxkL(R2,R2). b. Montrer que dans la boule de centre (0,0) et de rayon r l’on a l’in´equation :
∀x, ∀y, kf(x)−f(y)k ≤r3kx−yk.
Exercice 4 : On munit R2 du produit scalaire usuel not´e ici < | >; la norme euclidienne sera not´ee k.k
1o Montrer que l’applicationf :R2 −→R2, d´efinie par f(x) = x1+ cosx1 sinx2
2 , x2− sinx1 cosx2
2
, o`u x= (x1, x2), est de classe C1. Donner sa matrice jacobienne Jfx en x.
Montrer que la diff´erentielle dfx de f en x v´erifie :
∀x, h∈R2, khk2 ≤2 < dfx(h)|h > .
2o Soient a un r´eel strictement positif et g : R2 −→ R2 une application de classe C1 v´erifiant :
∀x, h∈R2, akhk2 ≤ < dgx(h)|h > .
a) Montrer que dgx est un isomorphisme lin´eaire de R2 et que g envoie tout ouvert sur un ouvert deR2.
b) On consid`ere deux ´el´ements x et y de R2 et l’on pose ϕ(t) = g(tx+ (1−t)y), pour toutt de [0,1]. Montrer que g est d´erivable. Calculer g0(t). En utilisant le th´eor`eme des accroissements finis, ´etablir que : akx−yk2 ≤ < g(x)−g(y)|x−y >.
c) En d´eduire que g est injective (penser `a l’in´egalit´e de Cauchy-Schwarz).
d) Montrer qu’une suite (xn)n∈N deR2 est de Cauchy, si et seulement si, son image par g en est aussi une. En conclure que l’image par g de tout ferm´e de R2 est ferm´ee.
e) On d´esigne par X une partie non vide de R2 que l’on suppose `a la fois ouverte et ferm´ee. Pour tout point x de X et tout r´eel positifε, on pose
F(x, ε) ={y∈R2 :kx−yk ≤ε} et S(x, ε) ={y ∈R2 :kx−yk=ε}.
Est-ce des compacts ? Pour x ∈ X, on pose mx = sup{ε ∈ R+ : F(x, ε) ⊂ X}. Montrer que mx >0.
On veut prouver que mx = +∞. Dans le cas inverse (avec x ∈X) justifier les faits suivants : S(x, mx) est contenu dans X et il existe une suite (yn)n∈N de S(x, mx) telle que, pour tout nde N∗, l’on ait : myn ≤1/n. En d´eduire une contradiction, puis le fait que X =R2.
Montrer que g est surjective (consid´erer l’image X = g(R2)), donc bijective, et que son inverse est de classe C1.