Thermodynamique
A - Introduction
© E. Cavalli - UFR SMP - UFC
2
A - Introduction
I - Changement d'échelle
Atomistique
Quantité : 1 à quelques centaines d'atomes
Échelle microscopique : uma, Å, eV…
Thermodynamique
Quantité : mole (6,022 1023unités)
Échelle macroscopique : g, m, J…
3
Système
A - Introduction
II - Définitions
a - Notion de système
1 - Système ouvert
Exemple : un feu de bois Système ouvert
matière Énergie
Système ouvert
a - Notion de système
2 - Système fermé
Exemple : un amortisseur de voiture
Système fermé
matière Énergie
5
Système fermé
3 - Système isolé
Exemple : une bouteille thermos
a - Notion de système
Système isolé
matière Énergie
6
II - Définitions
b - Température
Définition : propriété d'un système déterminant s'il y aura et dans quel sens transfert de chaleur avec un système voisin.
T1> T2
Système 1 T1
Système 2 T2
Chaleur
II - Définitions
b - Température
Définition : propriété d'un système déterminant s'il y aura et dans quel sens transfert de chaleur avec un système voisin.
T1< T2
Système 1 T1
Système 2 T2
Chaleur
8
II - Définitions
b - Température
Définition : propriété d'un système déterminant s'il y aura et dans quel sens transfert de chaleur avec un système voisin.
T1= T2 Équilibre thermique
Système 1 T1
Système 2 T2
9
b - Température
1 - Principe 0
Si les systèmes A et B sont à la même température
si le système C est à la même température que B
alors les systèmes A et C sont à la même température
A B
C
2 - Échelle de Celsius (milieu 19e)
congélation de l'eau sous 1 atm 0°C
évaporation de l'eau sous 1 atm 100°C
b - Température
11
b - Température
3 - Échelle thermodynamique
Macroscopique
25°C => 298K
-273,15 θ(°C)
0 Vm(L.mol-1)
15 , + 273
= θ T
P 2.P 3.P
12
b - Température
3 - Échelle thermodynamique
microscopique
2 kT v 3 2 m 1
2=
NB : on trouvera un historique intéressant de la mesure de la température sur ce site
http://www.ac-rennes.fr/pedagogie/scphys/respeda/lyceegen/2nde/mpi_html/c_histem/his_temp.htm
II - Définitions
c - État d'un système
1 - Variables d'état
Température, pression, concentration, quantité, volume…
2 - Équation d'état
Relation mathématique liant certaines variables d'état
ρ= m / V
14
c - État d'un système
3 - Fonction d'état et de transfert
Exemple Énergie potentielle :
Ne dépend que des points d'arrivée et de départ
Variation sur le cycle
=>Fonction d'état
Nantes 0 m
Besançon
175 m ∆EpN→B=mg
(
hB−hN) (
h h)
0 mgEpN B N= N− N =
∆ → →
15
c - État d'un système
3 - Fonction d'état et de transfert
Exemple Essence consommée :
dépend du trajet suivi et du pilote
Variation sur le cycle
=>Fonction de transfert
Nantes 0 m
Besançon
175 m ∆e=
∫
c.dl0 c.dl
e= ≠
∆
∫
c - État d'un système
4 - Variables (fonctions) d'état extensives
Proportionnelles à la quantité de matière (moles)
Masse, volume, énergie interne…
Additive et multiplicative
Système 1 Masse = m1
Système 2 Masse = m2
Système total Masse = m1 + m2
+ =
17
c - État d'un système
5 - Variables (fonctions) d'état intensives
indépendantes de la quantité de matière
température, masse volumique, concentration…
ni additive, ni multiplicative
Système 1 Temp = T1
Système 2 Temp = T2
Système total T ≠T1 + T2
+ ≠
18
c - État d'un système
6 - État d'équilibre/changement d'état
On dit qu'un système est àl'état d'équilibre thermodynamique,si ses variables d'état ont des valeurs bien définies et constantes dans le temps
Il y a changement d'état(transformation) si sous l'influence d'échanges entre le système et le milieu extérieur au moins une variable ou fonction d'état varie
II - Définitions
d - Types de transformations
Isotherme : ∆T = 0
Isobare : ∆P = 0
Isochore : ∆V = 0
20
d - Types de transformations
1 - Convention de signe énergétique
Adiabatique : δqe= 0
Exothermique : δqs> 0
Endothermique : δqs< 0
Monotherme : δqe≠0 mais ∆T = 0
Système
δqs δqe< 0 δqe> 0
21
d - Types de transformations
2 - Transformations réversibles
La réversibilitéd'une transformation exige que le système passe par une infinité d'états intermédiaires peu différents de l'état d'équilibre (états quasi-statiques)
l'échange avec le milieu extérieur entre chaque état est infiniment petit
ce sont des transformations infiniment lentes
Exemple
2 - Transformations réversibles
23
3 - Transformations irréversibles
Ce sont des transformations rapides donc hors équilibre
d - Types de transformations
100°C 20°C
20°C
24
e - Énergie interne (U)
Énergie contenue dans un système
Agitation moléculaire : EcT= 3/2 NkT
Energie cinétique : Ec=1/2mv²
Liaison chimique : Epchim
Interaction intermoléculaire : Epi
Énergie nucléaire : Ep=mc²…
II - Définitions
Énergie contenue dans un système
U= EcT+ Ec + Epchim+ Epi+ Ep …U ne peut être strictement connue
U : fonction d'état
∆U peut être calculée
e - Énergie interne (U)
∑
∑
+= Ec Ep
←0 U1 U2
∆U
26
II - Définitions
f - Chaleur, travail et énergie
Chaleur Travail
Système Système
Unité SI : Joule (J)
Autres : calorie (4,18 J), eV (1,6.10-19J)…
27
II - Définitions
g - Gaz parfait
1 - Définition
Molécules de volume nul et sans interaction 2 - Équation d'état
P : pression en Pa
V : volume en m3
n : quantité en mol
R : constante des gaz parfaits 8,314 J.mol-1.K-1
T : température en K
T R n V
P ⋅ = ⋅ ⋅
g - Gaz parfait
3 - Mélange de gaz parfaits
Pression partielle
V : Volume T : température
nA: mole de A PA= nART/V
V : Volume T : température
nB: mole de B PB= nBRT/V
V : Volume T : température nt: mole de A et B
nt= nA+nB
P = ntRT/V
t B
B A
A
n P n P n
P V
RT / = / = / = / P x n P
P n
At
A
=
A⋅ = ⋅
29
g - Gaz parfait
3 - Mélange de gaz parfaits
Pression partielle
V : Volume T : température
nA: mole de A PA= nART/V
V : Volume T : température
nB: mole de B PB= nBRT/V
V : Volume T : température nt: mole de A et B
nt= nA+nB
P = ntRT/V
P x n P
P n
At
A
=
A⋅ = ⋅
P n P
n P n
n P n n P n P
t B A t
B t
B A
A
+ = ⋅ + ⋅ = + ⋅ =
Thermodynamique
B - 1
erPrincipe
© E. Cavalli - UFR SMP - UFC
B - 1
erPrincipe
I - Conservation de l'énergie
Au cours des transformations du système :
l'énergie du système se conserve
système isolé :dU = 0 ou ∆U=0
l'énergie du système est transforméed'une forme d'énergie en une autre
dU = δq + δw ou∆U = q + w
cette variation est indépendante de la nature des transformations, c.à.d du chemin suivi par la transformation
cette variation ne dépend que de l'état initial et de l'état final
q et w dépendent du chemin suivi par la transformation
32
B - 1
erPrincipe
II - Travail
Le travail peut être de différente nature :
Mécanique
Électrique …
Dans ce qui suit, on considérera que seul le travail d'expansion, wexp, est concerné :
∆V est en général négligeable pour les liquides et les solides si P et T ne sont pas trop élevées donc wexp= 0
33
II - Travail
Pi
Pe
d
.S.dx P - F.dx -
w d
0 e d
exp =
∫
δw=∫
0 =∫
) V - .(V P - dV . P S.dx . P
w Vf e f i
e V d
e 0 exp
i
=
−
=
−
=
∫ ∫
Pi
Vi
Pe
Vf
a - Détente isotherme d'un GP
1 - Irréversible
a - Détente isotherme d'un GP
Pi
Pe
d
.S.dx P - F.dx -
w d
0 e
d
exp=
∫
δw=∫
0 =∫
V .dV .dV nRT
P
w Vf
V Vf
V i
exp
i
i
∫
∫
=−−
=
Pi
Vi
Pe
Vf
2 - Réversible
V lnV . V nRT nRT dV w
i Vf f
exp V
i =−
−
=
∫
35
II - Travail
b - Expansion libre d'un GP
Expérience de Joule
la température reste constante
=> q = 0
wexp= Pvide(Vf-Vi) = 0
∆U = wexp+ q = 0
U d'un GP ne dépend que de T
Gaz Vide
eau
=0
∂
= ∂
∂
∂
T
T P
U V
U
36
B - 1
erPrincipe
III - Échange de chaleur
a - Système isochore
dV = 0 donc δw = -P.dV = 0
dU = δq + δw = δqV
Bombe calorimétrique
a - Système isochore
1 - Capacité calorifique à volume constant
Capacité calorifique massique : cv= Cv / m
Capacité calorifique molaire : Cv,m= Cv / n
v v
v
T
U T
C q
∂
= ∂
∂
= ∂
∫
∫
==
=
∆ → → 2
1 2
2 1 1 2 1
T T
C
VdT dU
q U
38
a - Système isochore
2 - Application aux gaz parfaits
U d'un GP ne dépend que de T
même si V varie
=0
∂
= ∂
∂
∂
T
T P
U V
U
dT C T dT dV U V
dU U v
V T
=
∂ + ∂
∂
= ∂
39
III - Échange de chaleur
b - Système isobare
dV≠0 donc δw = - P.dV
dU = δq + δw = δq - P.dV
δq = dU + P.dV = dH
1 - Enthalpie
Fonction d'état
H = U + P.V
dH = dU + P.dV +V.dP
b - Système isobare
2 - Capacité calorifique à pression constante
Exemple
CO2: CP,m= 44 + 8,8.10-3.T – 8,5.105/ T²(J.K-1mol-1) P
P
P T
H T
C q
∂
= ∂
∂
= ∂
∫
∫
==
=
∆ → → 2
1 2
2 1 1 2 1
T T
C
PdT dH
q H
41
b - Système isobare
Exemple
CO2: CP= 44 + 8,8.10-3.T – 8,5.105/ T²(J.K-1mol-1)
( )
∫
+=
∆ ° → ° 310
300
5 3
- 37
27 44 8,8.10 .T – 8,5.10 / T² dT H C C
310
300 3 5
-
T / 8,5.10 2 T²
8,8.10 T
44
⋅ + ⋅ +
=
( ) ( )
−
+
⋅ +
⋅
= 300
1 310 8,5.10 1 300² - 2 310² 8,8.10 300 - 310
44 -3 5
42
b - Système isobare
3 - Application aux gaz parfaits (voir TD)
H d'un GP ne dépend que de T
même si P varie
=0
∂
= ∂
∂
∂
T
T P
H V
H
dT T C
dP H P
dH H P
P T
=
∂ + ∂
∂
= ∂
III - Échange de chaleur
v P v
P T
U T C H
C
∂
− ∂
∂
= ∂
−
T R n U V P U
H= + ⋅ = + ⋅ ⋅
( )
v P v
P T
U T
T R n C U
C
∂
− ∂
∂
⋅
⋅ +
= ∂
−
R T n R U T n C U C
v P
v
P = ⋅
∂
− ∂
⋅
+
∂
= ∂
−
v P
v T
U T
C U
∂
= ∂
∂
= ∂
Car pour un GP
c - Relation entre C
vet C
ppour un GP
44
III - Échange de chaleur
d - Exemple
Adiabatique et isochore
∆Usysteme= qsysteme= 0 3 sous-systèmes
Eau chaude
Eau froide
Calorimètre
qchaude+ qfroide+ qcalorimètre= 0
Eau froide Tfr
mfr
Eau chaude Tch
mch
45
III - Échange de chaleur
d - Exemple
Eau chaude
Eau froide
calorimètre
∫
= f
ch T
T eau
ch
chaude
m c dT
q .
∫
= f
fr T T eau fr
froide
m c dT
q .
∫
= f
fr T T cal e
calorimètr
C dT
q .
Eau froide Tfr
mfr
Eau chaude Tch
mch
III - Échange de chaleur
d - Exemple
Si ceauet Ccalconstants
mfr.ceau(Tf-Tfr)+mch.ceau(Tf-Tch)+Ccal(Tf-Tfr) = 0
=> calcul de Tf
Eau froide Tfr
mfr
Eau chaude Tch
mch
47
B - 1
erPrincipe
IV - Thermochimie
a - État de référence (standard) d'une espèce chimique
Imposé
Espèce pure
Pression de référence : 105Pa (1 bar)
À préciser
État d'agrégation (S, L, G…)
Température
Ex : eau liquide à 15°C
Eau pure, 1bar, Liquide, 278,15K
48
a - État de référence…
1 - Température conventionnelle
298,15K (25°C)
Il n'y a pas de température de référence
2 - Valeurs normales
P = 1 atm = 101 325 Pa
T = 273,15K (0°C)
IV - Thermochimie
b - Changement d'état physique
Enthalpie de transition
Fusion
Vaporisation
Sublimation ( )s HO( )L
O H2 → 2
( )L HO( )g
O H2 → 2
( )s HO( )g
O H2 → 2
(
K)
kJ molHmo
fus 273 =6 /
∆
(
K)
kJ molHmo
vap 273 =45 /
∆
(
K)
kJ mol Hmosub 273 =51 /
∆
50
b - Changement d'état physique
Enthalpie de transition
∆fus
H°
∆vap
H°
∆sub
H°
Énergie
Solide Liquide Gaz
51
b - Changement d'état physique
Enthalpie de transition
Fusion
Solidification ( )s HO( )L
O H2 → 2
( )L HO( )S
O H2 → 2
(
K)
kJ molHmo
fus 273 =6 /
∆
(
K)
kJ molHmo
s 273 =−6 /
∆
b - Changement d'état physique
Enthalpie de transition
∆fus
H°
Énergie
∆s
H° = -∆
fusH°
Solide Liquide
53
IV - Thermochimie
c - L'état de référence d'un élément chimique
C’est la forme allotropique pure la plus stable dans son état d'agrégation le plus stable à 298,15K et sous 1 bar.
Par convention son enthalpie est nulle
Exemples :
H°O2(g)= 0 J/mol
H°C(graphite)= 0 J/mol
H°Hg(L)= 0 J/mol
54
IV - Thermochimie
d - Enthalpie de formation
Réaction à partir des éléments chimiquedans leur état de référence
( )g O ( )g HO( )L
H2 2 2
2
1 →
+
(
HO)
kJ molHmo L
f 2 ( ) =−285,83 /
∆
(graphite) H ( )g CH ( )L
C 3 2 6 6
6 + →
(
CH)
kJ molHmo L
f 6 6( ) =+49 /
∆
IV - Thermochimie
e - Enthalpies de réaction
Enthalpie de référence de réaction
Réactifs et produits pris dans leurs états de références
( )g O( )g CO( )g HO( )L
CH4 +2 2 → 2 +2 2
(
K)
kJ molHmo
r 273 =−890 /
∆
( ) ( )
[
H CO2 2.H H2O] [
H(
CH4)
2.H( )
O2]
Hmo mo mo mo mo
r = + − +
∆
56
e - Enthalpies de réaction
1 - Loi de Hess
H est une fonction d'état
Ses variations ne dépendent que des états initiaux et finaux
La variation d'enthalpie d'une réaction globale est la somme des variations enthalpies des réactions individuelles qui la compose.
57
e - Enthalpies de réaction
1 - Loi de Hess
−∆f
H
CH4Énergie
∆r
H
∆f
H
CO2+
2∆f
H
H2ORéactifs CH4( )g +2O2( )g
Produits
( )g HO( )L
CO2 +2 2
( )g ( )g
graphite H O
C( )+2 2 +2 2
e - Enthalpies de réaction
1 - Loi de Hess
Énergie
Réactifs CH4( )g +2O2( )g
Produits
( )g HO( )L
CO2 +2 2
( )g ( )g
graphite H O
C( )+2 2 +2 2
−∆f
H
CH4∆r
H =
+ ∆fH
CO2 + 2∆fH
H2O59
e - Enthalpies de réaction
1 - Loi de Hess
État 1 État 2
État intermédiaire
∆1-2
H
∆1-i
H
∆i-2H
∆1-2
H =
∆1-iH
+ ∆i-2H
60
( )g O( )g CO( )g HO( )L
CH4 +2 2 → 2 +2 2
e - Enthalpies de réaction
2 - Influence de la température
Et à 293K ?
(
K)
kJ mol Hmor 273 =−890 /
∆
e - Enthalpies de réaction
2 - Influence de la température
( ) ( )
(
K)
O
CH g g
293 2 2
4 + ( ) ( )
(
K)
O H
CO g L
293 2 2
2 +
(
K)
Ho
r 293
∆
( ) ( )
(
K)
O
CH g g
273 2 2
4 + ( ) ( )
(
K)
O H
CO g L
273 2 2
2 +
(
K)
Ho
r 273
∆ H1o
∆ ∆H2o
62
2 - Influence de la température
Relation de Kirchhoff ( )
+∆rHo273K
( )
=∆rHo293K ∆H1o+ ∆H2o
( )
∫
+=
∆ 273
1 293Cp 4 2Cp2dT
Ho CH O
( )
∫
+=
∆ 293
2 273Cp 2 2Cp 2 dT
Ho CO HO
( )
=∆( )
+∫ ( ∑
−∑ )⋅
∆ 2
1 1 2
T
T produit réactif
o r o
rH T H T νCp νCp dT
Thermodynamique
C - 2
èmePrincipe
© E. Cavalli - UFR SMP - UFC
C - 2
èmePrincipe
I - Spontanéité
Certains phénomènes sont spontanés…
65
I - Spontanéité
… d'autres pas.
66
C - 2
èmePrincipe
II - Entropie
a - Définition (Clausius, 1854)
Donc entre 2 états :
S est une fonction d'état
T dS δqrev
=
∫
=
∆ 2
1 T
S δqrev
a - Définition
L'entropie d'un système isolé augmente au cours d'une transformation spontanée
∆S ≥0
Exemples
Systèmes isolés :
∆Ssys≥0
Systèmes ouvert ou fermé :
∆Stot≥0 avec ∆Stot= ∆Ssystème+ ∆Sextérieur
68
II - Entropie
b - Variation de l'entropie avec T
Isobare : C => CP
Isochore : C => CV
Si C est indépendant de T
∫
∫
= ⋅ ⋅→ =
2 1 2
2 1 1
T T T
T rev T
T T
dT C n T
S q
∆ δ
1
ln 2 2
1 2
2 1
1 T
C T T n C dT T n
dT C S n
∆ T
T T
T T
T→ =
∫
⋅ ⋅ = ⋅ ⋅∫
= ⋅ ⋅69
II - Entropie
c - Changement d'état
(transition de phase)T est constante
δqrevest la chaleur latente de la transition
Isobare : ∆transH
Isochore : ∆transU Exemple : fusion
T S q
∆1→2 =
∫
12 revδ
T H T
q T
S liquide q rev fus
solide rev fus
=∆
=
=
∆
∫
δII - Entropie
Comme pour l'enthalpie on définit des entropies:
de référence : S°
de réaction : ∆rS
de formation : ∆fS
…
71
II - Entropie
Loi de Hess
État 1 État 2
État intermédiaire
∆1-2
S
∆1-i
S
∆i-2S
∆1-2
S =
∆1-iS
+ ∆i-2S
72
C - 2
èmePrincipe
III - 3
èmeprincipe
Théorème de Nernst
La variation d'entropie due à toutes
transformations physique ou chimique tend vers 0 quand T tend vers 0K
3èmeprincipe
Par convention, l'entropie de chaque élément dans son état le plus stable à 0K est nulle
NB : l'interprétation moléculaire et statistique de l'entropie implique aussi S(0K) = 0
C - 2
èmePrincipe
IV - Exemple
Détente monotherme d'un GP
∆UT= 0 = w + q
V nRT. V -w
q
i f rev
rev = = ln
Pi
Vi
Pe
Vf
) -V .(V P w
qirrev=− irrev = e f i
74
IV - Exemple
Détente monotherme d'un GP
Réversible
V nR. V T q q T T S q
i f f rev
i rev
f i
rev
sys= = 1 = = ln
∆
∫
δ∫
δsys f
i f rev i
ext rev
ext S
T q T
S = q = − = −∆
∆
∫
δ ,∫
δ=0
∆ +
∆
=
∆Stot Ssys Sext
75
IV - Exemple
Détente monotherme d'un GP
Irréversible
T q T
S f q rev
i rev
sys= =
∆
∫
δT S f q
i rev,ext ext=
∫
∆ δ
>0
= −
∆ +
∆
=
∆ T
q S q
S
Stot sys ext rev irrev
) -V .(V P q
qrev,ext=− irrev = − e f i T q T
q irrev
f i
irrev =−
=
∫
−δC - 2
èmePrincipe
V - Énergies de Gibbs et de Helmholtz
On vient de voir que pour un système fermé isothermeirréversible
avec
Isobare : δq = dHT,P
Isochore : δq = dUT,V
> 0 +
=
sys exttot
dS dS
dS
T dS
ext =−δq
77
V - Énergies de Gibbs et de Helmholtz
a - Isobare : δ q = dH
T,PÉnergie de Gibbs (enthalpie libre)
> 0
− T
dS
sysdH ⇒ dH − TdS < 0
TS H G = −
SdT TdS dH dG = − −
78
V - Énergies de Gibbs et de Helmholtz
b - Isochore : δ q = dU
T,VÉnergie de Helmholtz (énergie libre)
> 0
− T
dS
sysdU ⇒ dU − TdS < 0
TS U A = −
SdT
TdS
dU
dA = − −
V - Énergies de Gibbs et de Helmholtz
c - Spontanéité
Isobare :
Isochore :
< 0
−
= dH TdS dG
< 0
−
= dU TdS dA
< 0
∆
−
∆
=
∆ G H T S
< 0
∆
−
∆
=
∆ A U T S
80
V - Énergies de Gibbs et de Helmholtz
d - Non-spontanéité
dG > 0 ou dA > 0
e - Équilibre
=> la transformation est parfaitement réversible
dG = 0 ou dA = 0
81
V - Énergies de Gibbs et de Helmholtz
f - Travail maximum
Pour toute transformation isotherme réversible dU = dq + dw = dq – pdV + dwext puisque dS = dq / T donc
dU = TdS – pdV + dwext
Isochore
dAT,V= d(U – TS)T,V= dU - TdS = dwext Isobare
dGT,P= d(U + PV – TS)T,P= dU - TdS + pdV = dwext
V - Énergies de Gibbs et de Helmholtz
g - Valeurs de références
Comme pour l'enthalpie et l'entropie on définit des énergie de Gibbs :
de référence : G°
Par convention elle est nulle pour un élément chimique dans son état de référence
de réaction : ∆rG
de formation : ∆fG
…
83
V - Énergies de Gibbs et de Helmholtz
h - Variation de G avec la pression pour un GP (isotherme et isochore)
G = H – TS dG = dH – TdS
- sdTdG = d(U + PV) –TdS dG = dU + VdP + pdV – TdS
dG = d(q + w) + VdP – TdS dG = TdS + pdV + VdP – TdS
dG = VdP
84
V - Énergies de Gibbs et de Helmholtz
h - Variation de G avec la pression pour un GP (isotherme et isochore)
dG = VdP
∫
=
∆
21
P
P
VdP
G
∫
∫
°= +
°+
=
PP o
V T P
P o
V T V
T
dP
P G nRT VdP G
G
, , ,+ °
= +
= ∫° P
nRT P P G
nRT dP G
G
P T,VoP o
T,V
T,V
ln
V - Énergies de Gibbs et de Helmholtz
i - Cas des mélanges
Soit un mélange : A, B….
G n'est pas additif, mais est une fonction d'état
Potentiel chimique
...
, , ,Pn n A T A
n
BG
∂
= ∂ µ
...
. .
...
, , , ...
, , ,
+
∂ + ∂
∂
= ∂
n n P B T B n n P A T A
A
B
n
n G n
n G G
86
i - Cas des mélanges
1 - Mélanges idéaux
Pas d'interaction entre les constituants
Gaz parfait : P = PA+ PB… où PA= xA.P
Référence : PA= P° = 1 bars
+ °
= P
nRT P G
G
A Aoln
AA o
A m
A
RT x
P RT P
G
,ln + ln + °
µ =
87
1 - Mélanges idéaux
Solutions idéales (liquides ou solides)
Référence : xA= 1 ; liquide ou solide purs
A o
A m
A
= G
,+ RT ln x µ
T A
A
n
x = n
i - Cas des mélanges
2 - Mélanges réels
Gaz
Fugacité
NB : à faible pression γA~1
=> si PA= 3 barsalors aA= 3 si PA= 45.103Paalors aA= 0,45
A o
A m
A
= G
,+ RT ln a µ
= °
= °
P P P
a
Af
Aγ
A.
A89
2 - Mélanges réels
Solutions
Solides ou solvants
NB : lorsque XA~1 alors γA~1
=> solution très diluée : xsol~1 donc asol~1 A o
A m
A
= G
,+ RT ln a µ
A A
A
x
a = γ .
90
2 - Mélanges réels
Solutions
Solutés
Référence : c° = 1 mol/L (état fictif où le soluté se comporte comme s'il était infiniment dilué)
NB : γA~1 si cA→0
=> si cA= 10-4M alors aA= 10-4
A o
A m
A
= G
,+ RT ln a µ
= °
c
a
Aγ
A. c
A2 - Mélanges réels
Récapitulatif
cAen mol/L cA=c°=1 M
γA.cA/c°
Soluté
1 xA= 1 ; solvant pur
γA.xA Solvant
1 xA= 1 ; solide
pur γA.xA
Solide
PAen bars PA=P°=1 bar
γA.PA/P°
Gaz
Valeur substituée (sans l'unité) Référence
Définition : aA
État ou phase