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Note sur le centre de courbure des podaires et antipodaires

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N

OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

M. D ’O CAGNE

Note sur le centre de courbure des podaires et antipodaires

Nouvelles annales de mathématiques 3e série, tome 11 (1892), p. 532-534

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1892_3_11__532_1>

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MTE SI H LE CEXTRE DE COMMUE DES PODAIRES ET AMÏPODUKES;

I»\R M. M. iï()C\G\E.

Les quelques remarques qui sui\cnt ont été rédigées à l'occasion d'une Noie de M. Henri Pilleux, récem- ment parue dans les Xouvcllos banales, p. 384.

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L'auteur de cette Note a eu la très heureuse idée de lier Je centre de courbure en un point d'une courbe au centre de courbure correspondant de sa podaire par l'in- termédiaire de la tangente à la podaire de la développée de la courbe.

Soient, en eflet, 0 le pôle;

M le pied de la perpendiculaire abaissée de O sur la tangente en P à la courbe (P);

1 celui de la perpendiculaire abaissée du même point sur la normale en P.

On sait que MI est la normale à la podaire. Or, le point I étant le pied de la perpendiculaire abaissée de O sur la tangente à la développée de(P) décrit la podaire de cette développée et, si l'on connaît le point corres- pondant de cette courbe, c'est-à-dire le centre de cour- bure y de la courbe (P), on a, au moyen de la même construction que précédemment, la normale et, par suite, la tangente, au lieu du point I.

Le centre de courbure c de la podaire (M) est le point où MI touche son enveloppe. 11 suffit d'établir une liaison géométrique entre ce point et la tangente en 1 pour le rattacher, d'après la remarque précédente, au centre de courbure de la courbe (P). C'est ce mode de liaison que M. Pilleux a cherché à établir.

Pour cela il a remarqué que le segment MI était constamment vu du point O sous un angle droit et il a, en se Tondant sur cette condition, cherché com- ment le point c où MI touche son enveloppe dépendait des tangentes connues aux courbes décrites par M et par I.

Voici la construction que j'ai donnée en 1883 pour

Ann. de Mathémat., 3e série, t. XI. (Décembre 1892.) 37

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le même problème (Nouvelles lunules, .51 série, l. JJ,

p. 'ij6) -

iSi T est le point de rencontre des tangentes en M et en I, 1rs droites OT et Oc sont isogonales par rapport à Tan^lr M O l ( ' ) -

Le théorème pris sous cette forme a l'avantage de s'appliquer sans aucune modification au cas où l'angle constant OMP, au lieu d'être droit, est quelconque, c'est-à-dire au cas des podaires inclinées, tandis que \<x construction de M. Pilleux se complique un peu dans

i e cas.

J'ai, à l'endroit indiqué, obtenu directement le théo- rème en question; mais il est très facile de le déduire de la propriété du centre instantané de rotation pour le dé- placement (1*1111 angle de grandeur constante.

Considérons, en eU'et, un angle constant BAC dont les cotés AB el AC touchent leurs enveloppes respecti- vement aux points B et C. Les perpendiculaires élevées eu B à AB et en C à A(] se coupent au centre instantané de rotation K de la ligure, et la normale au lieu de A est la droite RA. Or le cercle circonscrit au triangle ABC, cercle qui a AK pour diamètre, est tangent en A à la tangente au lieu décrit par ce point. Donc, l'angle que fait cette tangente avec AB est égal à l'angle ACB (en d'autres termes, la tangente en A est antiparallèle de BC par rapport à l'angle BAC). Transformant cette propriété par polaires réciproques, par rapport à un cercle de centre O, on obtient précisément le théorème que nous avons en vue.

( ' ) FiMleiinMït î i u ' l i m v s M I T |,j |)i«.«,crtrice d o cet asiizl

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