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Problème 1: Mouvement d un traîneau sur la glace

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Academic year: 2022

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(1)

1 CLASSES DE PCSI 1,2 et 3 – Corrigé du D.S N° 4 DE PHYSIQUE

Problème 1: Mouvement d’un traîneau sur la glace

1) On assimile le traineau à un point matériel observé dans le référentiel terrestre 𝓡 supposé galiléen.

Dans ce référentiel, le système est soumis à :

• Son poids : 𝑝⃗ = 𝑀. 𝑔⃗ = −𝑀. 𝑔. 𝑢⃗⃗𝑦

• La réaction du support : 𝑅⃗⃗ = −𝑅𝑡. 𝑢⃗⃗𝑥+ 𝑅𝑛. 𝑢⃗⃗𝑦

• La force de frottement fluide : 𝑓⃗ = −𝛽. 𝑣⃗ = −𝛽. 𝑣. 𝑢⃗⃗𝑥

• La tension exercée par les chiens : 𝑇⃗⃗ = 𝐹0. 𝑢⃗⃗𝑥

Sachant que le système se déplace sur un axe horizontal, la résultante des forces sur l’axe vertical est nul :

−𝑀. 𝑔 + 𝑅𝑛= 0 On en déduit que :

𝑅𝑛= 𝑀. 𝑔

Par application de la loi de Coulomb, on peut dire que : 𝑅𝑡 = 𝜇𝑑. 𝑅𝑛. On en déduit que : 𝑅𝑡 = 𝜇𝑑. 𝑀. 𝑔

2) Si nous reprenons cette étude sur un plan incliné, on établit que :

−𝑀. 𝑔.cos𝛼 + 𝑅𝑛= 0 Soit :

{ 𝑅𝑛= 𝑀. 𝑔.cos𝛼 𝑅𝑡 = 𝜇𝑑. 𝑀. 𝑔.cos𝛼

On peut donc noter que : avec

𝑢⃗⃗𝑦

𝑢⃗⃗𝑥 𝑅⃗⃗𝑛

𝑇⃗⃗

𝑝⃗

𝑔⃗

attelage

𝑅𝑡 = 𝜇𝑑. 𝑀. 𝑔 𝜇𝑑 = 𝜇𝑑.cos𝛼 𝑅⃗⃗𝑡

𝑓⃗

𝑢⃗⃗𝑥

𝑅⃗⃗𝑛 𝑇⃗⃗

𝑅⃗⃗𝑡 𝑝⃗

𝑓⃗

𝑢⃗⃗𝑦

(2)

2 Pour une faible pente (𝛼(𝑟𝑎𝑑. ) ≪ 1) on peut faire l’hypothèse que cos𝛼 = 1 et donc que 𝜇𝑑 = 𝜇𝑑. 3) Appliquons le principe fondamental de la dynamique à 𝑀 dans 𝓡 :

𝑀. 𝑎⃗(𝑀) = 𝑝⃗ + 𝑅⃗⃗ + 𝑓⃗ + 𝑇⃗⃗

En projetant sur l’axe horizontal, on établit que : 𝑀.𝑑𝑣

𝑑𝑡 = −𝜇𝑑. 𝑀. 𝑔 − 𝛽. 𝑣 + 𝐹0 Soit l’équation différentielle vérifiée par 𝑣 :

𝑑𝑣 𝑑𝑡 + 𝛽

𝑀𝑣 =𝐹0

𝑀− 𝜇𝑑. 𝑔

4) Partant d’une situation de repos (coefficient de frottement solide 𝜇𝑠), le traineau pourra être mis en mouvement si :

𝐹0

𝑀− 𝜇𝑠. 𝑔 ≥ 0 Il faut donc que :

𝐹0≥ 𝜇𝑠. 𝑀. 𝑔

5) Quand la vitesse limite est atteinte, l’accélération du traineau est nulle donc : 𝛽

𝑀𝑣0=𝐹0

𝑀− 𝜇𝑑. 𝑔 On vérifie que :

𝑣0=𝐹0

𝛽 −𝜇𝑑. 𝑀. 𝑔 𝛽

6) La solution de l’équation différentielle établie à la question 3) est du type : 𝑣(𝑡) = 𝐴. 𝑒− (𝛽𝑀).𝑡+ 𝑣0

où 𝐴 est une constante définie par les conditions initiales. Sachant qu’à 𝑡 = 0, la vitesse du traineau est nulle :

𝑣(0) = 𝐴 + 𝑣0= 0 Donc 𝐴 = −𝑣0 et 𝑣(𝑡) est donnée par :

𝑣(𝑡) = 𝑣0. (1 − 𝑒− (𝛽𝑀).𝑡) 7) La vitesse 𝑣0 est atteinte à 5,0 % près au bout d’un temps 𝑡1 :

𝑣(𝑡1) = 𝑣0. (1 − 𝑒− (𝛽𝑀).𝑡1) = 0,95. 𝑣0 Soit :

𝑒− (𝛽𝑀).𝑡1= 0,05 (𝛽

𝑀) . 𝑡1 = −𝑙𝑛(0,05) = 3,0

(3)

3 𝛽 = 3,0. (𝑀

𝑡1) Sachant que :

𝑣0=𝐹0

𝛽 −𝜇𝑑. 𝑀. 𝑔 𝛽 On établit également que :

𝐹0 = 𝛽. 𝑣0+ 𝜇𝑑. 𝑀. 𝑔 A.N. : 𝛽 = 3,0. 102 𝑘𝑔. 𝑠−1 et 𝐹0= 1,1. 103 𝑁

8) Appliquons le principe fondamental de la dynamique au traineau dans la courbe : 𝑀. 𝑎⃗(𝑀) = 𝑝⃗ + 𝑅⃗⃗ + 𝑓⃗ + 𝑇⃗⃗

Le mouvement étant circulaire et uniforme, projetons cette relation sur la direction radiale (𝑢⃗⃗𝑟) :

−𝑀. (𝑣02

𝑅 ) = −𝑇. sin 𝜃

Le premier terme étant négatif, il est nécessaire que le second le soit également, ce qui implique que les chiens tirent effectivement vers l’intérieur du cercle.

9) En projetant le principe fondamental de la dynamique sur la direction ortho-radiale (𝑢⃗⃗𝜃) on établit également :

0 = 𝑇.cos𝜃 − 𝛽. 𝑣0− 𝜇𝑑. 𝑀. 𝑔 Soit :

𝑇.cos𝜃 = 𝛽. 𝑣0+ 𝜇𝑑. 𝑀. 𝑔 Sachant que :

𝑇.sin𝜃 = 𝑀. (𝑣02 𝑅 )

On établit ainsi que : et

A.N. : 𝜃 = 4,5 ° et 𝑇 = 1,1. 103 𝑁 = 𝐹0 : la vitesse du traineau est suffisamment faible pour que la tension 𝑇 dans la courbe soit assimilable à la force 𝐹0.

Problème 2: Le gecko…

1) Sachant que 𝑓(𝐷) est une force surfacique :

[𝑓(𝐷)] = [𝐹

𝑆] =𝑀. 𝐿. 𝑇−2

𝐿2 = 𝑀. 𝐿−1. 𝑇−2 On en vérifie que 𝐴 est effectivement homogène à une énergie :

[𝐴] = [𝑓(𝐷). 𝐷3] = 𝑀. 𝐿2. 𝑇−2

2) Posons 𝑁𝑠é= 6,0. 106 le nombre de sétules, 𝑁𝑠𝑝 = 5,0. 102 le nombre de spatules et 𝑁𝑢𝑡 le nombre de sétules utilisés. A l’équilibre, la somme des forces s’exerçant sur le gecko est nulle :

tan𝜃 = 𝑀. (𝑣02 𝑅 )

𝛽. 𝑣0+ 𝜇𝑑. 𝑀. 𝑔=𝑀. (𝑣02 𝑅 )

𝐹0 𝑇 =𝑀. (𝑣02

𝑅 ) sin𝜃

(4)

4 𝑚. 𝑔 − 𝑁𝑢𝑡. (𝑁𝑠𝑝. 𝑎2). ( 𝐴

6. 𝜋. 𝐷3) = 0 On en déduit que :

𝑁𝑢𝑡 =𝑚. 𝑔. 6. 𝜋. 𝐷3 𝑁𝑠𝑝. 𝑎2. 𝐴 Le pourcentage de sétules utilisé est fixé par le rapport :

𝛼 =𝑁𝑢𝑡

𝑁𝑠é = 𝑚. 𝑔. 6. 𝜋. 𝐷3 𝑁𝑠é. 𝑁𝑠𝑝. 𝑎2. 𝐴 A.N. : 𝛼 = 0,077 %

On peut noter que 𝛼 est dans l’ordre de grandeur ce qui confirme l’hypothèse d’interactions de Van der Waals. Cependant, la valeur calculée est quasiment 2 fois supérieur à la valeur maximale calculée par l’équipe de Kellar Autumn… En milieu naturel, le gecko utilise davantage de sétules selon la régularité de la surface de contact (plus ou moins plane), et la présence éventuelle de poussière, de particules qui peuvent limiter l’adhérence.

3) On assimile le gecko à un point matériel observé dans le référentiel terrestre supposé galiléen.

Supposons que pendant sa chute, le gecko ne soit soumis qu’à son poids. Compte tenu du fait que le poids est une force conservative, l’énergie mécanique du gecko se conserve pendant la chute : 𝐸𝑚 = cte. Si on note 𝑣0 la vitesse du gecko après une chute d’une hauteur ℎ, on peut dire que :

1

2𝑚. 𝑣02= 𝑚. 𝑔. ℎ

On en déduit l’expression de la vitesse du gecko à son arrivée sur la surface verticale : 𝑣0= √2. 𝑔. ℎ

A partir du moment ou le gecko glisse sur la surface verticale, il est soumis à l’action d’une force de frottement solide d’intensité (𝐹/2). Cette force est non-conservative. En appliquant le théorème de l’énergie mécanique :

𝑑𝐸𝑚 = 𝛿𝑤𝑛𝑐 = − (𝐹 2) . 𝑑𝑙 Entre la phase de réception et la phase d’arrêt, on établit que :

∆𝐸𝑚 = − (𝐹 2) . ℎ′

en notant ℎ′ la distance de glissement sur la surface verticale.

Avec :

∆𝐸𝑚 = 𝐸𝑚𝑓− 𝐸𝑚𝑖= 0 − (1

2𝑚. 𝑣02+ 𝑚. 𝑔. ℎ) = −𝑚. 𝑔. (ℎ + ℎ′) Soit :

−𝑚. 𝑔. (ℎ + ℎ) = − (𝐹 2) . ℎ′

On en déduit que :

= 𝑚. 𝑔. ℎ 𝐹2 − 𝑚. 𝑔 A.N. : ℎ= 1,1 𝑐𝑚

(5)

5

Problème 3 : Voyage au centre de la Terre

1) Etablissons la fonction énergie potentielle de gravitation 𝐸𝑃𝐺(𝑟). Pour cela posons que : 𝛿𝑤 = 𝐹⃗. 𝑑𝑙⃗⃗⃗⃗ = −𝑑𝐸𝑃𝐺(𝑟)

En explicitant dans la base de coordonnées polaires :

−𝑚. 𝑔0. (𝑟

𝑅) . 𝑑𝑟 = −𝑑𝐸𝑃𝐺(𝑟) Soit :

𝑑𝐸𝑃𝐺(𝑟)

𝑑𝑟 = 𝑚. 𝑔0. (𝑟 𝑅) En primitivant, on vérifie que :

𝐸𝑃𝐺(𝑟) =𝑚. 𝑔0. 𝑟2 2. 𝑅 + 𝐴 2) Si on pose arbitrairement que l’énergie potentielle est nulle en 𝑂 :

𝐸𝑃𝐺(𝑑) =𝑚. 𝑔0. 𝑑2

2. 𝑅 + 𝐴 = 0 On en déduit que :

𝐴 = −𝑚. 𝑔0. 𝑑2 2. 𝑅 Soit l’expression de l’énergie potentielle :

𝐸𝑃𝐺(𝑟) =𝑚. 𝑔0

2. 𝑅 (𝑟2− 𝑑2)

3) Explicitons la fonction énergie potentielle en fonction de la variable 𝑥 en notant que : 𝑟2= 𝑑2+ 𝑥2

On vérifie que :

𝐸𝑃𝐺(𝑥) =1

2𝑚. 𝑔0. (𝑥2 𝑅)

4) Le point matériel est soumis à son poids (qui est une force conservative) ainsi qu’à la réaction du support qui ne travaille pas. En appliquant le théorème de l’énergie mécanique on établit que :

𝑑𝐸𝑚(𝑀)𝑇= 𝛿𝑤𝑛𝑐 = 0

On en déduit que l’énergie mécanique de 𝑀 est constante dans ℛ𝑇 : 𝐸𝑚(𝑀)𝑇= cte.

5) A un instant 𝑡 quelconque, l’énergie mécanique à pour expression : 𝐸𝑚(𝑀)𝑇 = 𝐸𝐶(𝑀)𝑇+ 𝐸𝑃𝐺(𝑥) = cte En explicitant :

𝐸𝑚(𝑀)𝑇=1

2𝑚. 𝑣2(𝑀)𝑇+1

2𝑚. 𝑔0. (𝑥2

𝑅) = cte où la constante est fixée par les conditions initiales.

Compte tenu des conditions initiales (départ du point 𝐴 sans vitesse initiale) :

(6)

6 𝐸𝑚(𝑀)𝑇 =𝑚. 𝑔0

2. 𝑅 (𝑅2− 𝑑2) Soit :

𝐸𝑚(𝑀)𝑇=1

2𝑚. 𝑣2(𝑀)𝑇+1

2𝑚. 𝑔0. (𝑥2

𝑅) =𝑚. 𝑔0

2. 𝑅 (𝑅2− 𝑑2)

La vitesse de 𝑀 est maximale quand son énergie potentielle est minimale, c.à.d. pour 𝑥 = 0 : 1

2𝑚. 𝑣𝑚𝑎𝑥2 =𝑚. 𝑔0

2. 𝑅 (𝑅2− 𝑑2) Soit l’expression de la vitesse maximale :

𝑣𝑚𝑎𝑥= √𝑔0. (𝑅2− 𝑑2) 𝑅

6) La fonction 𝐸𝑃𝐺(𝑥) est parabolique (à coefficient positif). On vérifie que : (𝑑𝐸𝑃𝐺(𝑥)

𝑑𝑥 )

𝑥=0

= 0

donc la position 𝑥 = 0 est une position d’équilibre pour le système. De plus :

(𝑑2𝐸𝑃𝐺(𝑥) 𝑑𝑥2 )

𝑥=0

=𝑚. 𝑔0 𝑅 > 0

donc la position 𝑥 = 0 est une position d’équilibre stable pour le système.

7) En explicitant la vitesse, l’énergie mécanique de 𝑀 dans ℛ𝑇 à pour expression :

𝐸𝑚(𝑀)𝑇=1

2𝑚. 𝑥̇2+1

2𝑚. 𝑔0. (𝑥2

𝑅) = cte En dérivant par rapport au temps, on établit que :

𝑚. 𝑥̇. 𝑥̈ + (𝑚. 𝑔0

𝑅 ) . 𝑥. 𝑥̇ = 0

On vérifie que le système est assimilable à un oscillateur harmonique d’équation : 𝑥̈ + 𝜔02. 𝑥 = 0

avec :

𝜔0= √𝑔0 𝑅

8) La solution de cette équation différentielle est du type : 𝑥(𝑡) = 𝐴1.cos(𝜔0. 𝑡) + 𝐴2.sin(𝜔0. 𝑡).

Sachant qu’à l’origine des temps :

{𝑥(0) = √𝑅2− 𝑑2 𝑥̇(0) = 0

On établit que : 𝑥(0) = 𝐴1 = √𝑅2− 𝑑2 et 𝑥̇(0) = 𝐴2. 𝜔0= 0 donc 𝐴2 = 0 et 𝑥(𝑡) :

(7)

7 𝑥(𝑡) = √𝑅2− 𝑑2.cos(𝜔0. 𝑡)

9) La vitesse de 𝑀 dans ℛ𝑇 est donnée par :

𝑥̇(𝑡) = −𝜔0. √𝑅2− 𝑑2.sin(𝜔0. 𝑡) La vitesse maximale est l’amplitude de 𝑥̇(𝑡) :

𝑣𝑚𝑎𝑥= |−𝜔0. √𝑅2− 𝑑2| = 𝜔0. √𝑅2− 𝑑2= √𝑔0

𝑅 . √𝑅2− 𝑑2 On vérifie que :

𝑣𝑚𝑎𝑥= √𝑔0. (𝑅2− 𝑑2) 𝑅 10) La trajectoire de 𝑀 est périodique, de période :

𝑇0=2. 𝜋

𝜔0 = 2. 𝜋. √𝑅 𝑔0 Le temps de parcours 𝑡𝐴𝐵 est une demi-période :

𝑡𝐴𝐵 =𝑇0

2 = 𝜋. √𝑅 𝑔0 11) A.N. : 𝑡𝐴𝐵= 2,54. 103 𝑠

Problème 4 : Etude d’une lentille électrostatique

Première partie : l’accélérateur linéaire

1) Un champ est uniforme s’il possède la même intensité en tout point de l’espace. Un champ est stationnaire s’il est indépendant du temps.

2) Dans l’accélérateur linaire, les particules chargées sont soumises à la force de Lorentz électrique : 𝐹⃗𝐿𝐸 = 𝑞. 𝐸⃗⃗0= −𝑒. 𝐸0. 𝑢⃗⃗𝑥

Pour que les particules soient accélérées entre 𝐴 et 𝐵, il faut que −𝑒. 𝐸0> 0, et donc que 𝐸0< 0.

3) Sachant que 𝐸⃗⃗(𝑀) = −grad⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗. 𝑉(𝑀) le champ électrique « descend » les potentiels donc 𝑉(𝐵) > 𝑉(𝐴) et :

𝑈0 = 𝑉(𝐴) − 𝑉(𝐵) < 0

4) On assimile l’électron à un point matériel soumis uniquement à l’action de la force de Lorentz électrique qui est une force conservative. Etablissons l’expression de la fonction énergie potentielle associée :

𝛿𝑤 = 𝐹⃗𝐿𝐸. 𝑑𝑙⃗⃗⃗⃗ = −𝑑𝐸𝑃𝑖 Sachant que :

𝑑𝑉(𝑀) = −𝐸⃗⃗(𝑀). 𝑑𝑙⃗⃗⃗⃗

𝛿𝑤 = 𝐹⃗𝐿𝐸. 𝑑𝑙⃗⃗⃗⃗ = 𝑞. 𝐸⃗⃗(𝑀). 𝑑𝑙⃗⃗⃗⃗ = −𝑞. 𝑑𝑉(𝑀) = −𝑑𝐸𝑃𝑖

(8)

8 On établit l’expression de la fonction énergie potentielle d’interaction d’une charge ponctuelle 𝑞 dans un potentiel électrique 𝑉(𝑀) :

𝐸𝑃𝑖= 𝑞. 𝑉(𝑀) + 𝐴

Si on pose arbitrairement que l’énergie potentielle est nulle pour 𝑉(𝑀) = 0 alors : 𝐸𝑃𝑖= 𝑞. 𝑉(𝑀)

On vérifie que l’énergie mécanique de la particule chargée est bien : 𝐸𝑚(𝑀) =1

2𝑚. 𝑣2(𝑀) + 𝑞. 𝑉(𝑀)

Sachant que la force de Lorentz est conservative, l’énergie mécanique de la particule chargée est constante : 𝐸𝑚(𝑀) = cte.

5) En explicitant l’énergie mécanique en 𝐴 et en B, on établit que : 1

2𝑚. 𝑣2(𝐴) + 𝑞. 𝑉(𝐴) =1

2𝑚. 𝑣2(𝐵) + 𝑞. 𝑉(𝐵) Soit :

1

2𝑚. 𝑣2(𝐵) −1

2𝑚. 𝑣2(𝐴) = 𝑞. (𝑉(𝐴) − 𝑉(𝐵))

Relation que nous aurions pu établir également à partir du théorème de l’énergie cinétique.

En négligeant la vitesse initiale devant la vitesse à la sortie de l’accélérateur, puis en explicitant, on établit que :

1

2𝑚. 𝑣02= −𝑒. 𝑈0 Rq. : on vérifie que −𝑒. 𝑈0 > 0.

Soit :

𝑣0= √−2. 𝑒. 𝑈0 𝑚

6) A.N. : 𝑣0= 3,2. 107 𝑚. 𝑠−1 le comportement de la particule chargée se situe aux limites de la mécanique classique.

Deuxième partie : la lentille électrostatique

1) Le référentiel d’étude est supposé galiléen. En l’absence de force extérieure, la trajectoire de l’électron est rectiligne et uniforme.

2) On assimile l’électron à un point matériel 𝑀 de masse 𝑚 et de charge 𝑞 = −𝑒. En appliquant le principe fondamental de la dynamique à 𝑀 dans le référentiel d’étude supposé galiléen, si on néglige toute autre force devant la force électrique : 𝑚. 𝑎⃗(𝑀) = 𝑞. 𝐸⃗⃗. Pour maintenir 𝑀 au voisinage de l’axe 𝑋′𝑋 il faut que les composantes de la force électrique sur 𝑢⃗⃗𝑦 et 𝑢⃗⃗𝑧 soient négatives, soit 𝛽 > 0.

3) En ordre de grandeur : 𝑝 = 𝑚. 𝑔 ~10−29 𝑁 et 𝐹𝐿𝐸 = 𝑞. 𝐸0= 10−15 𝑁 (pour un champ de 104 𝑉/𝑚).

On vérifie que 𝑝 ≪ 𝐹𝐿𝐸. On peut donc négliger les effets du poids devant ceux de la force de Lorentz électrique.

4) En projetant le principe fondamental de la dynamique dans la base de coordonnées cartésiennes :

(9)

9 {

𝑚. 𝑥̈ = 2. 𝑒. 𝛽. 𝑥 𝑚. 𝑦̈ = −𝑒. 𝛽. 𝑦 𝑚. 𝑧̈ = −𝑒. 𝛽. 𝑧 On établit ainsi les composantes du vecteur accélération :

{

𝑥̈ = (2. 𝑒. 𝛽 𝑚 ) . 𝑥 𝑦̈ = − (𝑒. 𝛽

𝑚 ) . 𝑦 𝑧̈ = − (𝑒. 𝛽

𝑚 ) . 𝑧

5) Si on pose 𝜔 = √𝑒.𝛽𝑚 on vérifie que les équations différentielles du mouvement sont :

{ 𝑥̈ − 2. 𝜔2. 𝑥 = 0 𝑦̈ + 𝜔2. 𝑦 = 0 𝑧̈ + 𝜔2. 𝑧 = 0

6) Sur 𝑢⃗⃗𝑥 l’équation caractéristique est : 𝑟2− 2. 𝜔2= 0 dont les solutions sont 𝑟1= √2. 𝜔 et 𝑟2=

−√2. 𝜔. La solution de cette équation différentielle est du type :

𝑥(𝑡) = 𝐴. 𝑒𝑟1.𝑡+ 𝐵. 𝑒𝑟2.𝑡 = 𝐴. 𝑒𝑘.𝑡+ 𝐵. 𝑒−𝑘.𝑡

Compte tenu des conditions initiales : 𝑥(0) = −𝑙 = 𝐴 + 𝐵 et 𝑥̇(0) = √2. 𝜔. (𝐴 − 𝐵) = 𝑣0 On en déduit que : 𝑘 = √2. 𝜔, 𝐴 =2.𝑘𝑣02𝑙 et 𝐵 = − (2.𝑘𝑣0 +2𝑙).

Soit la solution de l’équation différentielle sur 𝑢⃗⃗𝑥 : 𝑥(𝑡) = 𝑣0

√2. 𝜔𝑠ℎ(√2. 𝜔. 𝑡) − 𝑙. 𝑐ℎ(√2. 𝜔. 𝑡)

7) 𝑥̇(𝑡) = 𝑣0. 𝑐ℎ(√2. 𝜔. 𝑡) − 𝑙. √2. 𝜔. 𝑠ℎ(√2. 𝜔. 𝑡) = 𝑣0. 𝑐ℎ(√2. 𝜔. 𝑡) pour 𝑣0 ≫ 𝜔. 𝑙. Sachant qu’en plus, 𝑣0 « grand » impose un temps de déflexion cours, on peut faire l’hypothèse que √2. 𝜔. 𝑡 ≪ 1. Dans ce cas : 𝑐ℎ(√2. 𝜔. 𝑡) = 1 et 𝑥̇(𝑡) = 𝑣0.

8) Les solutions sur 𝑦′𝑦 et sur 𝑧′𝑧 sont celles d’oscillateurs harmoniques. En tenant compte des conditions initiales, on établit que :

{ 𝑦(𝑡) = 𝑦0. 𝑐𝑜𝑠(𝜔. 𝑡) 𝑧(𝑡) = 𝑧0. 𝑐𝑜𝑠(𝜔. 𝑡)

Pour 𝜔. 𝑡 ≪ 1, 𝑦(𝑡) = 𝑦0 et 𝑧(𝑡) = 𝑧0 : la particule reste au voisinage de l’axe 𝑋′𝑋. En optique géométrique, ceci revient à supposer que les rayons lumineux sont peu écartés de l’axe optique, ce qui constitue une des conditions de Gauss.

9) Dans l’hypothèse que 𝜔. 𝑡 ≪ 1 :

{ 𝑦̇(𝑡) = −𝑦0. 𝜔. 𝑠𝑖𝑛(𝜔. 𝑡) = −𝑦0. 𝜔2. 𝑡 𝑧̇(𝑡) = −𝑧0. 𝜔. 𝑠𝑖𝑛(𝜔. 𝑡) = −𝑧0. 𝜔2. 𝑡

10) Avec 𝑥(𝑡) = 𝑣0. 𝑡 − 𝑙, à la sortie de la zone de déflexion : 𝑥(𝑡𝐼) = 𝑙 = 𝑣0. 𝑡𝐼− 𝑙 donc 𝑡𝐼=2.𝑙

𝑣0 On peut donc déterminer les composantes du vecteur vitesse à la sortie de la lentille :

(10)

10 {

𝑥̇(𝑡𝐼) = 𝑣0 𝑦̇(𝑡𝐼) = −2. 𝜔2. 𝑙. 𝑦0

𝑣0 𝑧̇(𝑡𝐼) = −2. 𝜔2. 𝑙. 𝑧0

𝑣0 En primitivant, on établit les équations horaires du mouvement :

{

𝑥(𝑡) = 𝑣0. 𝑡 − 𝑙 𝑦(𝑡) = 𝑦0. (1 −2. 𝜔2. 𝑙. 𝑡

𝑣0 ) 𝑧(𝑡) = 𝑧0. (1 −2. 𝜔2. 𝑙. 𝑡

𝑣0 )

11) Quand la particule coupe l’axe 𝑋′𝑋, 𝑦(𝑡𝐹′) = 𝑧(𝑡𝐹′) = 0, donc 𝑡𝐹′= 𝑣0

2.𝜔2.𝑙 et la distance focale de la lentille électrostatique a pour expression :

𝑥(𝑡𝐹′) = 𝑂𝐹′ = 𝑣02 2. 𝜔2. 𝑙− 𝑙

12) A.N. : 𝑂𝐹′ = 0,5 𝑚. La lentille électrostatique est convergente : 𝑂𝐹′ > 0. On peut noter que la position de F’ est proportionnelle à 𝑣02. Si on souhaite modifier la distance focale de la lentille, il faut modifier 𝑣0.

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