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Le cours magistral a-t-il un avenir ?

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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Distances et Médiations des Savoirs

http://dms.revues.org/

Appel à contributions numéro spécial de Distances et Médiations des Savoirs

« Le cours magistral a-t-il un avenir ? »

Coordonné par Laurent Petit (UPMC/Paris 13 et Cédric Brudermann (Paris 3/UPMC)

Le cours magistral à l’université – en amphithéâtre particulièrement – est présenté comme étant en crise depuis de nombreuses années. Au-delà de cette crise, est-ce le modèle transmissif lui-même qu’il faut remettre en cause ou peut-on le réformer pour lui donner une place et une forme nouvelles pour faciliter les apprentissages à l’université ? Quels rôles les TICE peuvent-elles jouer dans ces évolutions ? Doivent-elles simplement renouveler le cours magistral, le métamorphoser ou contribuer à le remplacer ? Si oui, de quelles manières ? Par des dispositifs partiellement ou totalement à distance par exemple ?

Les réponses apportées peuvent être nombreuses et le numéro spécial aura pour premier objectif de rendre compte de la diversité des voies suivies pour renouveler une approche magistrale essoufflée à l’université.

Mais le cours magistral ne peut être considéré comme un simple élément du système qu’est l’enseignement supérieur ; il en est en quelque sorte la clé de voûte, c’est-à-dire celui autour duquel s’organisent les autres éléments (cours dirigés, travaux pratiques, évaluation, et au-delà valeurs et représentations). Dès lors, la crise qui l’affecte, ne pourrait-elle être rapportée à des changements paradigmatiques plus profonds ?

Si l’on considère le système ébranlé mais toujours en vigueur comme une organisation de type paradigmatique, a-t-on affaire, dans toutes ces tentatives, à une simple adaptation du paradigme existant ou bien peut-on y voir autant d’indices d’un changement de paradigme en cours ? Pour espérer répondre à une question de ce type, il faudrait pouvoir mesurer si, au-delà de changements ponctuels, la nature et la place du cours magistral sont en jeu.

La notion de paradigme a plusieurs dimensions ou plusieurs acceptions suivant les auteurs. Tout d’abord une dimension pédagogique évidemment : dans un sens strictement pédagogique, on oppose souvent le paradigme de l’enseignement au paradigme de l’apprentissage. Brigitte Albero (2000) va plus loin et oppose paradigme de l’instruction et paradigme de l’autonomie, en incluant les valeurs sous-jacentes aux modèles pédagogiques mis en avant. Mais cette dimension aussi essentielle soit-elle n’est pas la seule à régir l’enseignement supérieur. S’y ajoutent des dimensions organisationnelles, voire économiques : Pierre Mœglin (2005) évoque ainsi un paradigme industriel pour rendre compte du fonctionnement de l’école en France. On cerne ainsi que la question du changement de paradigme n’inclura pas les mêmes problématiques suivant les dimensions considérées.

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Dans cette perspective, mais sans faire obligatoirement référence à la notion de paradigme, sont attendues des contributions prenant en compte ces dimensions. Une attention particulière sera portée aux contributions posant la question de la distance dans le cours magistral présentiel lui- même.

Il est entendu que les contributions proposées devront aller au-delà de comptes rendus d’expériences. Il conviendra tout d’abord de préciser objectifs et finalités à l’origine du projet. Les expériences devront également être contextualisées de telle manière que le lecteur puisse comprendre en quels endroits du système elles se situent, s’il s’agit d’initiatives isolées ou portées par des collectifs. Dans ce cas, il conviendra de préciser lesquels et de montrer, si possible, comment s’opère l’articulation des actions au sein et entre les structures intermédiaires de l’établissement ou de l’inter-établissement (départements, UFR, directions, etc.). Enfin, il serait intéressant d’analyser les enjeux à l’œuvre lors de la tentative de passage de l’expérience d’une échelle à l’autre en insistant sur les freins de tous ordres en tous points du système rencontrés par la tentative d’extension voire de généralisation de l’innovation introduite.

Il peut s’agir également d’initiatives de portée nationale ou internationale (ex. des MOOC). Dans ces initiatives en particulier, on pourrait interroger l’usage massif du cours magistral à distance préconisé. Il serait également intéressant de s’interroger sur le potentiel de transformation des modèles pédagogiques universitaires de ces initiatives : dans quelle mesure l’apprentissage par les pairs dans les approches connectivistes mises en avant ou bien encore le modèle de la classe inversée ou « flipped classroom » sont-ils en mesure d’avoir une influence sur le modèle magistral traditionnel ?

Les expériences analysées peuvent avoir eu lieu dans toutes les disciplines mais il conviendra de bien spécifier les méthodes employées pour rendre compte de celles-ci que celles-ci relèvent d’une recherche quantitative ou qualitative. Les approches pluri-, trans- ou inter-disciplinaires sont particulièrement bienvenues. On veillera à préciser systématiquement les cadres théoriques ainsi que les hypothèses ayant présidé aux choix des approches et des méthodes. Celles-ci porteront un soin particulier à dégager le rôle joué par la technologie dans ces expériences ou initiatives.

Calendrier

• Manifestation d'intérêt par les auteurs potentiels sur base d'un résumé de 6 000 signes (espaces compris) : 8 janvier 2014

• Notification aux auteurs de l'acceptation de leur projet : 15 février 2014

• Réception des contributions : 31 mai 2014

• Relecture et mise au point des textes pour le : 31 octobre 2014

• Sortie du numéro spécial : premier semestre 2015

Les propositions d'articles sont à envoyer à :

Laurent Petit et Cédric Brudermann : [email protected] ; [email protected]

Remarques concernant la rédaction des textes

Les articles devront se plier aux exigences scientifiques classiques : formulation des hypothèses de recherche, méthodes adoptées, référence aux travaux comparables, mention des contextes – dont publics, résultats obtenus et mis en perspective. Les articles doivent être lisibles par les spécialistes, chercheurs et experts appartenant aux différentes disciplines visées par Distances et Médiations des Savoirs.

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Les textes devront se conformer au format présenté à l’adresse : http://dms.revues.org/75

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