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Théorie des courbes incolores dans les cristaux biaxes

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Academic year: 2021

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(1)

HAL Id: jpa-00238063

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00238063

Submitted on 1 Jan 1883

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Théorie des courbes incolores dans les cristaux biaxes

J. Macé de Lépinay

To cite this version:

J. Macé de Lépinay. Théorie des courbes incolores dans les cristaux biaxes. J. Phys. Theor. Appl.,

1883, 2 (1), pp.162-166. �10.1051/jphystap:018830020016201�. �jpa-00238063�

(2)

ticularités que

présente

l’étude du soufre surfondu et

je

montre-

rai comment la mesure de la vitesse de solidification m’a conduit a la découverte d’une troisième variété cristallisée de cette sub-

stance.

THÉORIE DES COURBES INCOLORES DANS LES CRISTAUX BIAXES;

PAR M. J. MACÉ DE LÉPINAY.

La récente

publication

d’un travail de ~1. E. Lommel sur ce

sujet (1 ) m’engage

à

indiquer

en

quelques

mots par

quel mode

de

calcul, plus simple

que le

sien, j’étais

parvenu, dès

18~6,

à un ré-

sultat

identique.

J’avais renoncé à

publier

cette

théorie,

parce que, ainsi

qu’on

le verra

plus loin,

elle n’est pas

générale.

Nous nous proposerons de calculer

l’équation

d’une surface

qui jouera

un rôle

analogue

à celui de la surface

isochromatique

de

M. Bertin

( ‘-’ ~,

et

qui,

par son intersection avec la seconde face du

cristal,

déterminera la courbe incolore que l’on observe dans la lumière convergente.

Imaginons

à cet effet que l’on fasse tomber sur une

tourmaline, puis

sur la lame

cristalline,

un faisceau de rayons rendus au

pi-éalcible

coj2veo~°e,2ts. Soient 0~1 l’un

d’eux;

OP l’axe de la tourmaline. Le rayon

émergent

étant le rayon

extraordinaire,

la

vibration

émergente

s’effectue dans le

plan

de la section

princi- pale,

c’est-à-dire dans le

plan

MOP. Le

plan

de

vibration,

dans

l’hypothèse adoptée,

passe donc par une droite

fixe,

l’axe du

pola-

riseur

( 3 ~.

Soient alors 0 le sommet du faisceau

conique

de rayons, que

nous supposerons se trouver sur la face d’en tr ée de la lame cristal-

line,

OP la

parallèle

à l’axe du

polariseur,

01B,1 l’un

quelconque

des ravons

qui

traversent le cristal.

Soient, enfin, OA,

O A.~ les axes

(’ ) E..LO:’tI:’tICL, Die Isogyreriflache der dop~elbrec7zenden Kiystalle, allge-

ineine Tlzeorie der Curven gleicher Schwingungsrichtung ( Wied. Aiznaleil., t. XVIII, p. 56; 1881).

( 2 ) Annales de Ch imie et de Playsiq~zce, t. LXIII, p. 5~ ; ISGI .

(3) Cette loi, exacte dans le cas de la pince à tourmalines, ne l’est plus dans le

cas du microscope polarisant. Dans cet appareil, en effet, on reçoit d’abord uu

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018830020016201

(3)

163

optiques,

et

désignons

par 2 ô leur

angle.

La direction 011~T corres-

pondra

à une

ligne incolore,

si le

plan

de vibration POM se con-

fond avec l’un des

plans

bissecteurs du dièdre 0lB1AA’.

_

Traçons,

pour

plus

de

commodité,

la

sphère

de rayon i et de

centre

~,

et considérons

(voir

le

Complérnej2t

de Géonzéti-ie ana-

C~·ti~ue

de

Briot)

l’une des

coniques sphériques homofocales,

ayant pour

foyers

A et A’. On sait que le

grand

cercle tangent en lI à cette

conique

est bissecteur de

l’angle

intérieur ou extérieur

des arcs vecteurs AM et A’M. Le

problème proposé

se ramène donc

au suivant :

Étant

donné un

point

P Sllr la

sphère

et deux

points fixes

1~ i~. 2.

~ et

A’,

par P on r~2èj2e les arcs de

~;’TCLj2CZ

cercle

tc~n~-e72tS~

aux

--- - - -

faisceau de rayons parallèles qui traversent le polariseur suivant OA, et dont les Blibrations s’effectuent suivant OP ( fg~. i). Le faisceau est rendu ensuite conver-

Fig. 1.

2llt par un système de lentilles : soit 01I l’un de ces rayons; pour l’amener de OA en on l’a fait tourner d’un certain angle autour de la normale ON au

(4)

164

différentes eojzzgices Izo~~2o~f’oeccles

clont les

foyers

sont A et

A’;

trouver le lieu des

points

de contact.

Le cône

déterminé·par

cette courbe

sphéridue

est le cône inco- lore cherche.

Si nous prenons pour axes les axes

principaux

d’élasticité du cristal et si nous supposons que 0~ soit la bissectrice de

l’angle aigu

2 ô des axes,

l’écluation générale

des cônes homofocaux est

et. les

lignes

focales ont pour

équation

Ces

lignes

devant rester

fixes,

les coefficients

A, B, C

seront

liés par

Inéquation

de condition

Considérons le

plan

tangent à l’un de ces cônes

(i),

le

long

de la

génératrice ®1VI;

il a pour

équation

Ce

plan

tangent doit passer par la droite

OP,

pour que 0~1~I soi t

l’une des

génératrices

du cône cherché. Si donc

À,

~,, v sont les cosinus directeurs de

OP,

on aura

l’équation

de condition

. Si nous ~111111110I1s

!~.~ B, C

entre les

équations (1), (2)

et

(3),

nous obtiendrons

Inéquation

du cône

achromatique.

Cette élin1i-

nation se fait sans

pleine

en tirant de

(i)

et de

(3~

les valeurs de

plan de réfraction. Le plan de vibration (si l’on néglige la rotation du plan de polarisation produite à chaque réfraction successive, et calculable par les formules de Fresnel) doit être considéré comme ayant été entraîné dans ce mouvement : il a donc tourné autour de ON de l’angle AOM = r, et ne passe plus par la droite OP. Toutefois la théorie peut être considérée comme suffisante si l’angle de dé-

viation r est très petit.

(5)

165

~

et de

È,

et introduisant ces valeurs dans

l’équation (2).

On

trouve de la sorte

ce

qui

peut encore s’écrire ,

équation identique

à celle de Lommel.

I.a construction de la courbe

sphérique qui

sert de base à ce

cône s’effectue sans

difficulté,

surtout si l’on

s’appuie

sur son aia-

Fig. 3.

logie

avec la

sthophoïde

que l’on obtient en traitant le

problème correspondant

de Géométrie

plane (ftg. 3).

,

~~p~c~~o/~. 2013

Pour

appliquer

cette théorie au cas ordinaire

d’une lame

perpendiculaire à

la

ligne

rr~o~Tenne, on doit supposer que OP est normal à

O.~(v = o)

et couper le cône par le

plan

~ -.~ e. La courbe cherchée a pour

équation

(1-xy + ~, x

co s ~ ô ) ( ;~~ x - ),~ )

=

J, ~.~ e’

sin2 O.

C’est une

hyperbole qui

n’est pas

équilatères,

à moins que l’on

(6)

166

ne suppose

F angle

des axes assez

petit

pour que l’on

puisse

poser cos2 Õ = 1. On retrouve alors

l’hyperbole

de de Senarmont.

M. Lommel traite

également

le cas d’une lame normale à l’un des axes

optiques : je

crois inutile de l’aborder

ici;

la théorie élémentaire

(1)

suffit en effet pour mettre en évidence les pro-

priétés principales

de la

houppe unique

que l’on observe dans

ce cas.

DESCRIPTION D’UN HYGROMÈTRE A CONDENSATION

INTÉRIEURE;

PAR M. A. CROVA.

Les

hygromètres

à condensation permettent de mesurer

rapide-

ment et souvent avec

précision

l’état

hygrométrique

de l’air. En

Météorologie,

il est nécessaire de faire ces déterminations en

plein air, près

de l’abri

qui

supporte les instruments d’observations courantes, et

particulièrement

le

psychromètre,

afin de contrôler leurs indications et de calculer leur constante.

L’hygromètre

de Re-

gnault,

surtout avec la modification si commode de M.

Alluard,

est

généralement employé

dans ce but.

En

répétant

ces

comparaisons, j’ai remarqué

que ces

hygro-

mètres sont souvent en

défaut,

surtout

quand

le vent est assez

fort et l’état

hygrométrique

très

faible,

comme cela arrive fré- quemment dans le midi de la France. La cause de ce désac- cord est facile à trouver : le

principe

de la condensation à la surface d’une

enveloppe métallique

refroidie intérieurement suppose que la couche d’air en contact avec elle se met im- médiatement en

équilibre thermométrique

avec la

paroi

refroi-

die ;

on

conçoit

que, si l’air est très

agi Lé

et le

point

de rosée -

très bas au-dessous de la

température extérieure,

l’air

glisse

à

la surface du métal sans se mettre

complètement

en

équilibre

de

température

avec

lui,

et que l’on obtienne des états

hygro- métriques

trop faibles.

Pour éviter cet

inconvénient, j’ai adopté

le

principe

de la con-

( 1 ) Journal cle Playsic~ue, Ire série, t. ~71, p. 16; 18’j,.

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