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Formation en ligne sur "La mesure du commerce en valeur ajoutée (TiVA)

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Academic year: 2022

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Formation en ligne sur "La mesure du commerce en valeur ajoutée (TiVA) Module 1 sur la "Présentation du projet et Introduction aux concepts et aux indicateurs du commerce en valeur ajoutée (TiVA) et des chaînes de valeur mondiales (CVM) et à leur utilisation aux fins de l'élaboration des politiques commerciales"

Questions et réponses

Question 1 : Quels effets sont attendus avec la mesure en valeur ajoutée, en particulier concernant la guerre commerciale des États-Unis avec la Chine, qui affecte également d'autres pays?

TiVA fournit des mesures de la valeur ajoutée incorporée dans les flux commerciaux. Une réduction des exportations de la Chine vers les États-Unis affectera non seulement les flux commerciaux bruts de la Chine vers les États-Unis, mais aura également, dans une perspective TiVA, un impact sur les exportations d'autres pays qui fournissent des intrants à la Chine pour sa production destinée à l'exportation. Prenons un pays africain qui exporte des biens vers la Chine où ils seront utilisés comme intrants pour la production de produits exportés vers les États-Unis. Dans ce cas, une réduction des exportations de la Chine vers les États- Unis affectera également indirectement la valeur ajoutée de l'Afrique comprise dans ses exportations de biens intermédiaires vers la Chine.

Question 2: Comment TiVA est-il lié ou géré avec les questions de règles d'origine ? Le cadre TiVA n'est pas lié aux règles d'origine telles que définies par l'OMC (voir

https://www.wto.org/french/tratop_f/roi_f/roi_f.htm). Les règles d'origine incluent les critères officiels utilisés pour déterminer le pays d'origine au niveau du produit et mettre en œuvre les politiques au sein du système commercial multilatéral. TiVA, quant à lui, est un outil statistique basé sur des données estimées qui met en évidence les liens de production et de commerce, en valeur ajoutée, entre les économies et les industries du monde entier.

Question 3:

- A quel moment les pays seront-ils amenés à participer à ce projet ?

- Avez-vous mentionné que vous tiendriez un atelier pour seulement cinq pays, alors que le continent compte environ 55 pays? Comment allez-vous gérer l'inclusion des autres pays africains dans les développements sur TiVA?

Ce projet est le premier dédié à l'amélioration de la couverture des économies africaines dans les bases de données TiVA. Compte tenu des ressources financières limitées, des contraintes de temps et de la

disponibilité des experts, le projet est limité à cinq pays pilotes africains dans le but de les intégrer dans la base de données TiVA de l'OCDE. Les cinq pays (Cameroun, Égypte, Côte d'Ivoire, Nigéria, Sénégal) ont été retenus selon des critères statistiques (disponibilité et niveau de mise à jour des statistiques nécessaires à TiVA) et la motivation officielle exprimée par les autorités statistiques nationales à rejoindre le projet.

Comme indiqué lors de la présentation du module 1, les organisations internationales impliquées dans le projet prônent une approche à long terme et les autorités statistiques africaines sont invitées à envoyer leurs demandes officielles aux contacts du projet en vue d'intégrer leurs pays dans la base de données TiVA

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de l'OCDE. Ils recevront des informations sur la portée du projet, le niveau d'engagement attendu et un aperçu des critères concernant les données nationales.

Question 4: Je voudrais savoir, pour un pays ayant une balance commerciale négative, comment cela sera- t-il représenté à partir de l'approche du commerce en valeur ajoutée (TiVA)?

Un déficit commercial déterminé en termes bruts signifie simplement que les importations sont plus importantes que les exportations.

Lorsque l'on regarde le déficit commercial bilatéral du pays A vis-à-vis du pays B, l'approche de la valeur ajoutée montre soit une diminution, soit une augmentation du déficit par rapport à la mesure brute traditionnelle.

Comme le montrent les diapositives «Balance commerciale VA» dans le module 1, deux raisons principales à cela:

1. Les niveaux de contenu en valeur ajoutée nationale peuvent différer dans les exportations des deux pays (à noter que le contenu en valeur ajoutée étrangère est exclu du calcul TiVA)

2. L'un des deux pays peut davantage exporter indirectement vers l'autre pays, en envoyant des intrants aux partenaires des CVM qui les réexportent, incorporés dans d'autres produits intermédiaires/finaux, vers l'autre pays.

Veuillez garder à l'esprit que TiVA est une approche complémentaire à celle du commerce brut; par ailleurs, la balance commerciale totale (vis-à-vis de tous les autres pays du monde) reste la même selon les deux méthodes car toutes les origines géographiques sont retenues.

Question 5: A quel point TiVA est-il différent des statistiques sur le commerce des filiales étrangères (FATS) ?

TiVA est utilisé pour estimer la valeur ajoutée incorporée dans les flux commerciaux bruts en tenant compte des importations d'intrants intermédiaires. Les FATS font référence aux activités des entreprises multi- nationales (EMN) présentent dans le pays et enregistrent les flux en termes bruts. Il est théoriquement possible d'inclure les FATS dans une perspective TiVA, en étendant le cadre actuel en répartissant les activités des industries selon l'origine de la propriété des entreprises. Cette ligne de travail est analysée par le Groupe d'experts de l'OCDE sur la version élargie des tableaux ressources-emplois (TRE).

Question 6: Dans quelle mesure est-il possible de compiler des statistiques TIVA pour un pays qui ne produit pas de statistiques sur le commerce des services?

Ce sera difficile mais envisageable. D'autres sources de données devront être utilisées, comme les statistiques miroir.

Question 7: Dans le cadre de l'approche TiVA, comment les asymétries commerciales bilatérales sont-elles traitées?

Cette question sera abordée dans le module 2, car la construction des tableaux internationaux d'entrées- sorties (TIES) nécessite des données commerciales équilibrées, c'est-à-dire sans asymétries.

Question 8: Quelles sont les principales différences entre le PIB et les CVM ?

Le PIB reflète le processus de création de valeur ajoutée au sein d'une économie nationale. Les chaînes de valeur mondiales représentent les différentes étapes du processus de production international situées dans différents pays, abordant ainsi les relations entre les pays dans le processus de création de valeur ajoutée.

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Question 9 : Comment les chaînes de valeur mondiales sont-elles liées aux zones de libre-échange régionales (RFTA), à l'économie circulaire pour une croissance verte renouvelable, à l'équité entre les sexes ou aux cadres de politiques fiscales?

Un tableau international d'entrées-sorties (TIES) est un outil précieux pour l'analyse des politiques concernant les RFTA, avant et après signature de l'accord. Il donnera une idée de la situation actuelle en termes de relations industrielles entre les économies concernées. En ce qui concerne les émissions et le genre, ces sujets nous amènent «au-delà de la valeur ajoutée», mais peuvent être abordés en élargissant le cadre des TIES pour les inclure. Un récent projet conjoint entre l'institut statistique de la Finlande et l'OCDE consacre un chapitre complet à la question du genre dans une perspective TiVA, il est accessible ici (en anglais seulement).

En outre, les zones de libre-échange offrent généralement des conditions favorables (mesures pour faciliter les échanges, réduction ou élimination des droits de douane sur les produits intermédiaires / finaux

échangés dans la région) qui favorisent l'organisation et le développement des chaînes d'approvisionnement régionales.

Question 10: Vous avez défini la valeur ajoutée comme la rémunération du travail (salaires) + les bénéfices + les impôts sur la production moins les subventions; vous avez également mentionné que les services font partie intégrante de la valeur ajoutée. Les services sont-ils intégrés à la rémunération du travail dans le calcul de la valeur ajoutée?

La notion de valeur ajoutée basée sur l'approche du revenu a été uniquement utilisée pour étayer

l'illustration qui montre la façon dont la valeur ajoutée est créée à chaque étape de la production, ceci pour expliquer que le même mécanisme s'applique aux échanges en valeur ajoutée.

Les biens et les services font partie intégrante des tableaux TIES utilisés pour compiler les indicateurs TiVA.

Ces derniers confirment l'importance des services dans le commerce et surtout leur contribution «indirecte»

aux exportations via les «manu-services», ou services utilisés lors de la production manufacturière.

Lors de la compilation des indicateurs TiVA, seul l'indicateur de valeur ajoutée globale est considéré, sans référence à sa composante «Rémunération du travail».

Question 11: Merci de fournir davantage d'explications sur la spécialisation verticale. Est-ce l'apport d'une industrie / d'un pays dans la chaîne de production des CVM où ils optimisent un domaine d'activité dans lequel ils ont un avantage comparatif?

La "spécialisation verticale" représente la part de la valeur ajoutée étrangère dans les exportations brutes.

On parle aussi de "participation en amont aux CVM" ", lorsque des pays importent des intrants (biens ou services intermédiaires) de partenaires CVM pour la production de leurs exportations. Il s'agit en effet d'une sorte d'optimisation de la chaîne de production internationale où chaque pays se spécialise dans une tâche et la production particulière d'intrants. Un pays peut importer des intrants étrangers car ils seront moins coûteux que les intrants nationaux et / ou parce que son industrie fait partie des CVM et importe les intrants créés par les entreprises situées en amont (étapes précédentes) de la chaîne de production.

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Question 12: Vous avez mis en évidence les indicateurs que les spécialistes du commerce peuvent utiliser une fois qu'un pays est inclus dans la base de données TiVA, dont: analyser la part de la valeur ajoutée nationale / étrangère dans les exportations, importations utilisées pour produire des exportations. S'agit-il des indicateurs TiVA, sinon quels seraient les indicateurs TiVA?

Oui, en effet, tous ces indicateurs sont bien les «indicateurs TiVA» qui sont compilés à l'aide des tableaux TIES et mis à disposition dans la base de données TiVA de l'OCDE. Vous obtiendrez plus d'informations sur les indicateurs TiVA disponibles et la manière dont ils sont compilés au cours du module de formation 4.

Question 13: Vous avez défini la balance commerciale en termes de valeur ajoutée comme la valeur ajoutée intérieure (DVA) intégrée dans la demande finale étrangère (FFD, côté export) moins la valeur ajoutée étrangère (FVA) intégré dans la demande finale intérieure (DFD, côté import). Le FFD est-il égal à l’exportation brute d’un pays et le DFD est-il égal à l’importation brute d’un pays?

La version en valeur ajoutée de la balance commerciale est définie comme la "VA domestique (DVA) incorporée dans la demande finale étrangère (FFD)" moins la "Valeur ajoutée étrangère (FVA) incorporée dans la demande finale intérieure (DFD)". En termes "commerciaux", le premier élément est une

approximation des "exportations de valeur ajoutée" et le second représente le côté "importation". Cette approche basée sur la demande finale estime le lien entre les échanges commerciaux et les consommateurs finaux dans les deux économies.

Question 14: Clarifier le rôle des services dans les exportations, mis en avant par TiVA.

Au sens traditionnel, les services sont exportés par le secteur des services lui-même. Par ailleurs, en

identifiant les interconnexions entre les industries nationales et étrangères, TiVA permet aussi d'identifier le niveau de services fournis à d'autres industries (à l'industrie primaire ou manufacturière) pour leur

production et exportations. Lorsque les entreprises fournissent des services à l'industrie manufacturière, on se réfère à ce que l'on appelle les «manu-services» qui représentent les services utilisés dans la fabrication de produits manufacturés qui sont exportés. Il s'agit des exportations indirectes de services effectuées par d'autres secteurs.

Question 15: Clarifier les notions de participation en amont/aval des chaînes de valeur mondiales (CVM), et les liaisons industrielles amont/aval

La terminologie utilisée pour TiVA et les CVM est en effet spécifique et nécessite régulièrement des éclaircissements.

La participation en amont aux CVM représente les importations d'intrants (biens ou services intermédiaires) en provenance de partenaires des CVM (pays / industries) situés en amont (au stade précédent) de la chaîne de production. C'est le côté acheteur de la participation aux CVM.

La participation en aval aux CVM se produit lorsqu'un pays / industrie exporte des intrants (biens ou services intermédiaires) à des partenaires de production internationaux situés en aval (étape suivante) dans la chaîne de production. Il s'agit du rôle de vendeur parmi les CVM.

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Question 16: Clarifier les notions d'exportations de valeur ajoutée directe, indirecte et étrangère.

La notion d'exportations de valeur ajoutée «directe» correspond aux exportations de biens ou services intermédiaires ou finaux créés par l'industrie exportatrice. Il s'agit de la capacité des industries nationales à générer et exporter leur propre valeur ajoutée. À titre d'exemple, les exportations directes du secteur des services se réfèrent à la valeur ajoutée créée par le secteur lui-même.

Les exportations de valeur ajoutée «indirecte» correspondent aux intrants fournis par les branches de production nationales aux autres industries nationales qui exportent. À titre d'exemple, l'industrie

manufacturière peut fournir des machines à l'industrie agricole pour sa production et l'exportation de blé.

Dans ce cas, l'industrie manufacturière exportera indirectement sa valeur ajoutée (provenant de l'utilisation de ses machines) via les exportations de l'industrie agricole. On peut également dire que les exportations de l'industrie agricole contiennent une valeur ajoutée intérieure "indirecte" issue de l'industrie manufacturière.

Un taux significatif d'exportations «indirectes» reflète le rôle des chaînes de valeur nationales et leur impact sur le commerce international.

La notion d'exportations de valeur ajoutée "étrangère" fait référence à la valeur ajoutée contenue dans les intrants importés par les entreprises nationales pour leur production. "Importer pour exporter" est un message politique clé de TiVA et peut être bénéfique, par exemple, en termes de rentabilité ou

d'optimisation des avantages comparatifs entre pays et industries. Dans une certaine mesure, il s'agit de la contrepartie étrangère des exportations "indirectes" de valeur ajoutée nationale, en considérant les fournisseurs étrangers plutôt que nationaux situés en amont dans les étapes de production.

Références

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