Photons et atomes
Michèle Lrouc,
Directrice de R,Br.ossel.
pdû
.-clterche cLuCN?J, Laboratoite KasLter Nicolas TREps, Maître de Conféft
tatoranire tta:tW.iifo*-t--,
y c/ dnces à l,un ir ersité pietre et Marie Cuie,
- l.:;-:i;i:""''"'": ;; fi: ;:1. :Le r
ùmic e,a.e-n,"
de,a run-jère oDrjqrê.c-, " p,oo"",-,,,. r" Ëiu|]fi"du "'o"t'."rr e.on:n i\ê.'1 .a\jre
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roe coq)uscule u DU poul.Fe
mÀ en lu rnutiuru",ia"n." ;r,r"Joi. ,t",
alors ! Ces
prop
étés trou\.ent acruellemeùt des applications en métrologie, enpar:-
culicr pou1 la Éalisation d'horloges à la précision sans précédent.E Le laser, de la lumière bien rangée ?
1.1
Laser et PhotonsLe premier chapitre dc cet ouvrage a invoqué 1es dcûr aspects de la lumière pour pouvoir expli{]uer le loùctionnement du laser Tout d'âbord 1â 1ûmière est unc onde- ce qui perrnet de comprerdre les résonances de la caviié opdque et la sélection du mode de fonctionnement. D'un âûûe côté, la lumière est composée de particules.
cc qui permet d expliqùer l'amplification cohérente de cette lumière pâr les atomes- seulement ce dernier point semble êffe une descriptio[ ad hoc cle f interâclioû entre la lumière er 1a matière : le photon a-t il ûne exislence intinsèque ?
Une prenière réponse est déjà àppoftée dans ce
lil're,
illustrée en figure 5.12- c'est lâ mesure de 1â .listance Terre Lune. Il!
est expliqllé que l'énelgie de l'impulsion 1uûineusequi
re\.ient dela
Luneet
iùcidente surle
détecteur est inférieurc audixiène
de l énergie d'rln photon.or il
n'est pâs possible de découper ùn pholon.Que détecte-t-oû alors? Le détecteur enregistre un photon en moyenne une fois tous les 10 tirs, ce qùi est comparible à 1â fois avec la puissance moyenne prédite théoriquelrent ct âvec le caractèrc irsécable du phoron : lâ physique quêntiq e est
ure théode probabiliste, on remplace lâ pûissance molienre par une probabilité de mesurer un pholon. C'est ce que I'on \.oit expé mentalement I Le concept de photon ne date pas d'hieq son cxistence théorique â été introduite par Einstein en 1905, c'est ûn quantum d'éûergie insécable qui vaut Er
: ln = ha
oith: hl2r x 10 34Jser ., :2rv
est la pulsâtior de la lumière.Des cJrpériences ùès cé1èbres onr pennis c1e mettre djrectement en évidence à 1a
fois lê duâ1ité onde corpusct e et le caractère plobabilisle de la théode quantique.
On renvoie 1e lecteur aun ou\'lages spécialisés pour en silvoir plus sl1r le sujet. Le laser a permis de réaliser directeùent un certain rombre .le ces expéiences. Citons ici la générâtion de pbotons uniques. F.n effet, il est possible d'obtenir un et
ur
seùl photongrâce aux propriélés renârquables de I'inlerâction entre un laser et rùr milieu non 1inéaire. Les effets non linéâires ont déjà été abordés âu chapitre 4 et au chapilre 5, et il a notamneût été mortré qrfils conduisenl à uû ûé1ange de différentes fréquences
pout
par exeûple, en crécr de nouvelles. En fâit, les effets non linéaires induisent des interactioûs entre plusieurs ondes de fréqucnces différentes telles quei pour qùe l'énergie soia conseûée, la somme des fréquences des faisceaûx soùrces est égale à la somme des fréquences des faisceaux générés, le nombre de faisceaux en jeu dépendant dût!?e
de Dorliûéarité.iltiliillillll
I'indice n du
rÈ:, q
donné, de
non:=lrl
émis, mâis les c.
jisa
rion et iormeni
a- I
génère deur
fa:{':al
que 1es phâses
:=
dâns le cristal.
c: :
Prenons ici
i
le vecteu d'oû4.
.]:
tée selon le
\,ec=-r
EElEIllGéié€,.- =:
srr un cr stalnôn linÊ.
= =:
nsl lul d'Opliqle) s! r_--
È
de propagation et on
..:--,
le e sone qu ele netr::
i-.
alors de s assurer de : :
:
Revenons à no-
-;
Êéqùences se trad-j
-
équivalente à
h.r =
pour donner nâiss:r::
illustré sur la figurê
:
suter de la présenc. :
permis
la
mise enE
et notâmûent les
il:
gine d'ùn norveau
r
sources ont pernis la:
Prenons ici Ia nonlinéari!é
'l'ordre
2' où dâns un cristal un fâisceaù dit pompe
."ll.r".f.u. .cFâr'
iSldJor'unrrl' tt tIo;'"
'r\qrê! _u ' Deplu
oort'" - o,o."ra"
J'lprên, lJr\'eà-\ "têrl 'Ù\er'
nle\ lÊ loro dclêlrolÎ: n
Iians le crirtal, on u un" relâtion diLe d'accord de phase
k! =
/q + Lr' oil k:
-ù
estIe vecteur al'ondc de la lùmière, qui pointe dans 1â direction dc propagation (oden-
,i"."i"ît" t""""t r"itaire O eidont l'arnplit
de dépend de la pulsation @ el deiinii." r
au.ili"u
r"nsemble de ces contrâinles fait que' pour un fâisccau pompen.'*e. â" ""-t*".
coupies de fréquence signal et comPll'l€ntdir€ peuvent êtrei.ir, -"" i"t -.r*"
efÀctivement énises dépendent de la direction de propaga- ijôn et forment ainsi .les cônes comme on peut le vok sÛ 1â figure 6 1'a oo
@*-.ô æooô,,lq: "-,-ô: l;1".. -i"" .,," l,IË.j;j:"::"'"
cLr
!n.
rslè .on lnedleÊlq;,'
oàp q" ,, ..
ôèô dè o, 'ê
oé'rdè éo ê ror""'0"0"q".1";-;".. """' "'" dè,'iè' Àoiô ô i p o oôioêô oe 'bôD i a 'ôdê
-" -e*tre
èreq .,ô>ê'èp. "d"o'Do lëd'"
;:;"";" ;":-""" "", " ,"'p"oo
Revenons à nos photons'
Il
est toul à fait remarquable que la relation enûe lcs fredre"e\ F ou'""n 'r"'
l3lulel le re
e re_çede p'oor
o't'c're lce'r :;::. :; ",.',.; ,'. .., .,r' rriqJ'
dorcar ur
plo'or porpe " '
rd".;;;:;;'", ',;" '' . -. Proù"it1? F "
'lur-otoI
un-Drè''r(r'rê cor.i'
il.;, ,ifr'.,n, , e"Jde rr 'e ured'
pluor J"o perrcr d'
a'.i;":;;i;;;."";." r'un
photon complinrenrdi'.e' er c'est cetre confisuration quj âôe|lt;j ': ni\e '' ell
e rJeTUr
te.l\" e Dpiê1!p\'
Dr''
dêDroor'
u ri'luF. n.,n-n..,'\'\
irie erer'ê\ " tl ot
Cp'\
plolol lleô'
eg<rrenelLI lo
_;;""::,, ,;"'"; . -rpoe rFcrc'crc r"rl"rr'?'iorùJrrr"tc ror prrn'r lre
"et_||"_.,o
-'.t*pcî;e " r' l r''r'or'd^''1'rDog
'Dni'qudr"iqtcl
lllililrliill
1.2
Le bruit de la lumièreLe laser est à labase de nombreuses avancées en physiqûe, notamment eûmétrologie comme expliqué au chapitre
5.
Les précisions arreintes sont remarquables, mais jusqu'oii peut on aller? Lâ précision ultime des mesures effectuées avec un laser est imposée par la nâtùre quantique de 1a lumière, comme dâns le cas de la mesure de la distance Terre Lune. Anâlysons par exemple une simple mesure de f inlensité d'un laser âvec unephotodiode. Sile lâser est parfaitement asserïi, I'intensitéfounie
doit ê]fe constante. Ot une mesure fâite âvec une photodiode très précise monûe des fluctuatioûs de cette intensité : ce sont les instants aléatoires d'arrivée des ohotons qui engendrent ces ûinùscules fluctuâtions, comme on peut 1e voù sur lafiiure
6.2(eû hâut).
llHi{gtLq{dir I Ê,,fflfaî4LL{
'ÊgYlli'll L
-\ lll ^
.' 2llr \-
-
xulDéte.lêûr
Temps
"".n**"".*.."'.."*,.
EEEEE
Êépart tion des pholons dâ.s !r iaisceau ùni.eux. En hâùr, pou r un tâser srandard. resphotors sont réparl s aléatonemeni et nduiseft des fluctùâi ons orsde amesuredê,inlensitéde atumière.
En bâs, es moments d'émission des phôlons par une dode tâsersuivenl tâ stâistique des éectrons du couranl d a imental on, ei es fluclualons lôrs de a mesLre dsparassent.
Comment ces fluctuations influent elles sul la précisior des mesures optiques ?
Eû prarique, avec un laser pafaitement stabilisé, les photons sont répartis pafâi_
rement aléatoirement : i1s suivent une
loi
statistique appelée 1oi de poisson. Cette loi spécifieq
e lors d'une mesûre du nombre de photons, si 1'on sait que 1e nombre moyen de photons estN,
1e résultat d'une mesure sera comp s entreN
2r/F
et N+ 2/F
dans 95 o/o des cas. Ainsi, plus ie nombre moyen de photons est grand, pu.
1,"
irurrua_rons relât,ê. .onr
pe.itF.. erdorc
nrorn.le.
I rcruario r.do;:gin"
qrântique influent
sù
la qualité de 1a mesure. Ce1â est illustré sur la figure 6.3.On peut donner quelques ordres de grandeur, Considérons un pointeur laser dont
1a puissance est de l'ordre du
milliwatt. si
ce pointeul émet de la lumière vefie à532 nm, âlors
o :2rc1). ,:3,5 x
101s rad/s. fénergie du photon correspondantcrr/ -À*(3.s l0
o I.Corr,nclm\^ t0 J..r rta.erc". mwco
espond iltiliililil![@!!!
vesre æ*
'expérience On
von.r xr
délni1ôn de inâge
*- f'
Arsenâu t,
t
Szopk::: I
à un tlux
d'enliro: :
,une seconde, les
:.=
fait
négligeables;:r
au chapitre 5-
D: :i:
photons est de L
oi:=
au pourcent et
pe=
-:ce bruit
dep::i:
stâûdârds vienr
d-
:aÊcâteur S'il étâir F:s.j
'm@ffit
'ryffiffi 'wry 'ww
'ffiffi
EEEtrEl
Mesùre de d irérenles ôases en laisànt varle r re nomb re tola de phôtôns urir sé dansiexpérenceOnvolquepluslenombredepholonsestiâibe,pLslebrutrelalfeslmpôdâ.1êlhôinsa défintion
de
mage esl bo.re (daprès Motrs dans O? ticd l Pro.ers nlg and C.ntuting édté pâ.1-1. H Arsenautl
Szop k el B. Mâcukow, Academic, New York, p.343).à un flux d
en'iron
3x
101s photons par seconde. Si on mcsure ce faisceâ pendânt une seconde. 1es fluctûâtioûs relâtives sont de l'ordre de10
3 et semblen! tout àlàit
négligeâbles, sâufporr
1es expériences de très grande sensibilité présentées au chapitre 5. De plus, on voir bien sur la figure 6.3 que, dès que le nombre de photons est de l'ordre de quelques milliers, les fluctuations relâti1'es sont supédeures au pourcent et perturben! notablement la sensibilité des mesures,Ce
bruit
de photonescil
incontouoable? Lebflrit
poissonien dans les lase$standards vient des temps d'émission aléatoires des photons dans le milieu ampli- ficâtel1r S'i1 étâit possible de contrôler ces
tcnps
d'émission onpoûrâit
réduire ce.!!
o o
o
E
-oE
z o H
ffi ffi
lillrttii
bruit. Or, dans le cas des diodes laser décrites aû pamgrâphe 2.2.3,
il
est expliqu.qûc le corrâût élcctrique foùrni â11 milieu semi conducteur entraîne l'émission dÉ phor.rns. Certains milieux ont
ùre
efficacité telle qu'en prêtique châque électrond.
cotrânt .1onûerâ lieù à l'éùrission d'un phoron. Or il est possible de conùôler la stati iique des électrons dâns lc courant
(er
prêtique,il
suffir de refrojdirl'alinlentâtioi
électrique, 1es flucluations étant essentiellement d'origine thermique), et ainsi dÈ conlrôler directemenr la saatistique des photons émis. C'cst ce qdon âppe]]e le prin cipe de la pompe rJgl1lièr'e, qui permet avec une diode laser d'émettre de la lumièrê rous polJsonienn€ et aiùsi d'anéliorer ]e rapport signal sul Lrruit des mesures commê illustré sur la figûre 6.2 (eû bâs).Il
existe en lait de nombreuses techni.lues permertant de contrôler la statistique des fluctuations d'origjne quanrique de lahmière
émise par un laser. et ceci faii l'objet de nombreuses rccherchcs. Leprircipe
de Ia pampe régulièreûest
pasl.
processlls le plus efficâce et les chercheurs Lttilisent préférentiellemcrt les eflels non-1inéâircs (comme celuj illuslré en figure 6.1) poûr n1ânjpuler lâ stàtislique des
photons.
Il
â été possible récemment d'obrenir des fâisceaux dont 1cs fluctuations rluanriques sontl0
fbis plus faibles que celles d'un laser standârd, er ce rype de faisceau sera utilisé prochainement dans 1es détccteursà
ondes gravitationnelles (\'oir paragraphe 5.5.4)poû
en améliorer encore la sensibiliré.E@fE
Fholosraph e d une caviié optque pêmeranl de mod rer es r ûctùâ1ons quantiq!€s cle a lumère Lâ càvité estlomée de qualre m roirs el le crstalse trouve dans e foùr en c!vre pô!rôôftrôersa lempéralure {Austraià. Ce.lre lôr Qlantlm-Atom Optcsl.1.3
Lâ Lrmière en lgne droile?Une autre propriété fondamenrale de la
hmière
peut êûe considérée sous l,angle de sâ Dâture corpusculaire:
sa dircction de propagâtion. En effet, en physiqueilt"
classique,la
:-
d'Einstein
di :
"lde lâ lumièr-
=-
mtens€) On
!:. -:
:Peut on
ir-.:r3
âppelle
pârio::
.: id
utilisent une
.::=.t:ll
Si le i:riscear
-.:- a
puissances ina: _:':!3
1a posidon
dtl:.-.::!
@Me*,ê::.;
..denles slr es
d-:': :
proporton.e!à a
p.:::
- -iluct!atiônsdorgn.
:,:
:Par exemple-
:: :
la différence
ent. :
et celle incident.
.i
1e faisceÂù est par
:
: horizoniâ].o! l. :.
DOn Seulelllent
da :
Ceci fâit que,
mè.:.
,n]ême
roûble
dÈ a-ie
ladifférence,:::
I
classique, lâ luDière se propage en ligne droite pardéfinition. Enrelâtivité,la théorie d'Einstein définit ]a ligne droite par le trajet d'ûn myon lumineux et lo$que 1e trajet de la lumière est dévié, par exemple par 1â présence d,un châmp gravitâtionnei très intense, on dit que c'est l'espace-temps qui est courbe.
Peut on mesrrcr précisément la directioû de propagation de la lumière, ce qu'on âppe1le padois le pointé d'rnfâisceau ? C,est ce qui est proposé dans la fizure 6.5, eû
ul
lsanr .rre lechntqUeoê.
ù.mprc c\Dloi.éep?
denonb-eu\
appateils de ne5Lrc, Si le faisceau iaser est incident sûrrn
détecterr à quâdrants, la comparaison des puissances incidentes sur les différents pi,.elspemet
de cornaîffe ûès précisément1â position du faisceau par rapport au détecteur.
E&EIEI Me
rè de sGnde préciston de ta pos rion d un Jaisceau asêr en comparanl tes puissânces inôdenles sur es d irérênrs délecteurs. Encârt: en raisant(a+ô) (.+d)
on obliênr!n ssnat proponior nêl à a pos tion horizonraie, mais te p ùs pêlil déplacemert hesuâbte d<i) / est lim ré par tes I L!lLolror. o o.i9i1é qLclrq.4.PâI exemple, si on souhaite connaîrre 1a position horizontale du faisceau, on fera
1a différence entre la puissance incidente sru 1a partie gauche du détecteû (a
+
b)et celle incidente
sû
lapâfie
droitedr
fâisceau (c + d). Cette différence est nulle si le fâisceau est parfaitenent centÉ. Sinon elle est proportioûnelle à son déplacement horizontal.Ot
le faiscear laser est composé de photons, distribués aléatoirement non seûlement dans le temps mais également dans l'espace (comme sur lâ figure 6,2) .Ceci fâit que, même si le faisceau est parfaitement centré, il n'y a pas exactement 1e
même nombre de pholons sur les deux moitiés du détecteur et, là encore, la valeur de la différence fluct1le. Comme on le voir sur l'encart de la figure 6.5, Ie signal de
LE LASEN:5Ô ANS DE DÉCOUVFRTFS
différeùce û est plus une belle ligne droite màis il est entaché d'un bruit qr.li limite la précision de la nesure et qu'on appelle bruit quantique standard, proporrionrel à la ftrcine
ca
ée du nombre de photors. DLr fait de 1:l physique qûântique, le pointé d€la lumière fluctue I Par exemple. pour un faiscear laser de quelques
milli
,atts et de diânàtre quelques cenlaines de microJrètres,le pointé fluctue de quelqr.lcs angstrôE en une microseconde,En udlisânt lcs techniqres expédmentales illustrées par la figure 6.4,
il
ester
fait possible d'ordonner lcs photons.lâùs le temps et dans I'espace et, en principe d'améliorerle bruit de pointé d'un faisceau laser Cetre approche se généralise àtoute ncsure de très 8lande précision ljJllitée par les fluctuâtioN quânriques de la lumière et, même si e11e reste pom l'instant confinée aux laboratoires de recherched
fairde la dj16culté à contrôler les photons, les possibles applicarions en métrologie et en physique fondamentale en foût Lrû domaine de recherche très
actii
E Des lasers pour les atomes troids 2.1
Les pholons freinent les atoraesNous avons
vû
aû chapitrel
que les atomes comporten! des niveaùx dénerSie discrets et qu'ils sont srsceptibles d'âbsorber des photoûs véhiculés par un faisceau lumincùx. La condition est que ces photons transporteDt ure éDergie Àr'jùste égale à celle qui corrcspond à l'écart entre les ni\'eaux\
etE2(hr : E2
Èt). orles phoions lransporteùt non seulement de l'énergie mais aussi une impulsionp =
hvlc =
hk,oil k
estle modulc.lu
vecrellr d'ondek
dela
lumiè1e. Leflux
de photoDs quc représente rrll faiscear lumine[x est donc capab]e de transférer cette inpulsion :\ la marière. Rapporté à l unité de temps, ce transfert d impulsion donne lieu à une force.Er cclle'ci, rapportée à I'unité de surface, rcpréscnte uûe pression, qu'on appelle pre.r.rlon d€ ra.liatron. supposé initialelnent immobile, I'atome absorbe un photon comme-indirNé sur la flgure 6.6a.
Il
acquiert une impulsio[ h/r er prend une vitesseyr =
/tk/m, oir m est la masse de I'atome. Cette vitesse, indiquée sul la figure 6.6b, esr da.s la direction du faisceau er s'appelle vire.r.çe de reclll. On peut s'en fâire une idée en pensant au recul du gardien de bur qui reçoit I'impulsion conùûûiq11ée par 1e ba11on quandil
le bloque.si or
prcnd lexelnple de l'âtome de sodium, la lumière permettânt de lefaie
passer de son ni\.eau fondamentalà
son premier ûiveau excité est de longueur d'ondet =
589nm, c'esila
lameuse ràie jaune du sodium. La vitesse de recul de l'atome de sodium après absorption d'un photon vaut alols envircn 3cm/s.Nous a\.oDS égalenent vu
ar
chapitre 1 que l'alome, une fois porté dans l'état excjtéEj,
retombe rapidement dâns son étât fondamental par émissjon spontânéed'u.
noul'eâu photon au bout d'un temps très court, par exemple 3x 10
ss pouriiliiiiitili
avec lne Vlesse:.
: l
émeltant un Phc::-
=1 n
l'aiome de soar
: t
lcident
empo!:- ::t
iportent
toujolr:
-:ÉI
les phoions
riÈ .=jt
l'in.iique la
ÊF::. : !
tioll
et un lase:r i:Ê
atomes sùbissêa:
:=
nombre de
foi,.:,i
--creemls s alrnul:
même scns qu:
. -:
Ireiner considé:.-_
-l
cofespondanri
'!-
3Oncomprend!.::
rêrer rrn
laÉCeàj
- l-a vitesse des r::-::
ordinaire à q!È .:
-::
ultiûre soir 1a
i -:.i.
physique
quâni::-.
à descendre
enc::. :
nornale
suPéi.- :
:les ânnées 19SL Il
fatt
ajorLi-:-r
leur fréquence
: ':s
aiomes restcnt a ,
::
d'absorber 1es
pr :
:tée par William
l:-
un aiûaDl Prod.
i.i
position des
ni1ê:l
k
E,
W\
,1,1,- 4*
G)
E1
,{|Ïltr,
r J
rT -pt,
1"1\ù'=t* r'tl^
t," = hi lm
o)
EEErEI
cyô e d absorpr of/émiss ôn dLn photof par!n âtôhe E. (a),l,âlome estâL repos dans éraliondameftaldéndgeFr,ilreçolunphôrônda.suredreclonixée.En(b),ipassedàns éta1exc1é E,
avec lneviresse l'{ dans a dnedor d! taisceau incdent. E. (c). retombe dans étà1 rondamental Er en émeltànt un photon dans une direcuôn aléatoire
I'atome de sodium. 11 perd en même temps l'impulsion transmise par 1e pholon in- cideùt emportée par le photon réémis. Mais âlors que les photons absorbés trans- poftent toujours rne impulsion dont la direction est fixée par celle du laser incident, les photons de l'émission spontanée sont émis dans une direction aléatoirc. cornme l'indique la
fig
re 6.6c. Considérons unjet
d'atomes se propageant dars une direc tion et ùn laser contre propageant qui vient à sa rencontre dans le sens opposé. Les atomes subissent des cycles absorption/émission qûi se teproduisenr un ûès grand nonbre de fois par seconde, si bien qu'au total f impulsion emportée pâr les photons réémis s'annule :il
demeùre que l'atome encâisse une impulsion toùjours dans le même sens qûifirit,
après de ûès nombreux cycles d'absorytion/émission, par 1efreiner considérâblement. Ainsi
poû
I'atome de sodjum, 1'âccélération de freinage correspondârre est de l'ordre de 10a'm/s2, soit cent mille fois ce1le de la pesanteur.On comprend que ce freilrage extrêmemeDt puissanr pâr la lumière permette d'âr- rêter un faisceau d'atomes
srr
ùne coufie distânce, en génénl inférieure âù mèûe, La vitesse des âtomes passe ainsi de cluelques centaines dem/s
à 1a tempérarurcordinaie
À rluelques cm/s, Laliûite
âttendue pour ce processus esi que la vitessedtime
soit 1a vitesse de recul yÀ. Pourrârt, en urilisant 1es propriétés subtiles de 1âphysiqûc quantique, 1es phvsiciens sont paNenus à lianchir cene barrière de rccu1 ct
:\ descendre encore beaucoup phs bâs. Le rôle de Claude Cohen-TâDnoudji à l,École normâle supér-ieure a été déterminânt pour la compréhension de ces processus dâns les années 1980.
Il
fâur ajollter une précision à ce qui précède : eD ralenrissant, les atomes voientleul
fréquence d'âbsorption du laser vader à câuse de l'effet Doppler pour que les âtomes restent en résonance âvec le laser dont la ftéquence est fixe et continûent d'absorber les photoûs qùi vont à leur rencontre, 1a méthode 1a plus courânte, inven tée par William phi11ips, est le rdlenlisseur Z€€mdn : lejet
d'âtomes se propage dans ùnàinânt
produisant un champ mâgnétique variable dans 1'espace et qui décale la position des niveaux d'énergie proportionnellement âù champ. fécartÀ2
À1 entreIiiiÏiiilr
les dcux niveâtx rcstc constânment en résonance avec la fréoùence d1r lâser câr
I'eftèt Zeenan compense I'ef1èt Doppler
Nous avons donc
monté
conment où peur quasimentanêtcr
nje!
d atoDres avec un Iaisceau lumineux contre propâgeant. Il rcste à expliquer comment on peut également diminuer sa rempérâtùre. Râppelons que la oorion de tempérarûre esr liée à la dispersion des viresses des particules- Le principe du refroidissement est fondé sur l etfet Doppler, Prenons de nouveauult
atone dont lâ fréqLlence de résorênce est 1., avec Àv: t:
-81. Supposons qrie les atomes sont placés enûe deux faisceaui 1âser.lirigés en sens opposé, selon ]e principeillustlé sul
1â figLue 6.7. Dc plus on choisit la ftéquence des lasers légèrenent en'dessous de la fréquencet,
de la résonâûce âtomique. Les âtomeser
mouvement allant vers la droite se 1âpprochent.à cause dc 1'effet Dopplcr, de lâ situation de résonirnce avec 1'onde laser vcnant de la droite, Par contre, ils s'éloignent encore plus de lâ résonance avec l'onde venant de la gauche. Ils absorbent ainsi préférenticllement des photons venallt de dloite plûtôt quc dc gauche, donc jls sont ralentis. De même, si les atomes
vort
vers 1a gauche, les rôles des der
laisceaux sont échangés ct 1es âtomes soDt éÉlalenlent tieinés. En preIIrière approximationj ils subissent unc forc€ proportionnelle à leur vitesse, analogue à une lorce de ftiction. Eû disposânt un€ paire de faisceaux laser pour chacune des ûois directions de l'esp:1ce,or
diminue I'agitation drermique et l'onpert
dc cctte nanière ârt€indre des températures de l'ordre de 100,uK. En fait, les expériences ont montré que les teirpératures pouvaient être encore phs basscs que la limite théorique du refroidissement Doppler En cherchârr à comprendre pourquoi, les physiciens ont nlis en ô'idence d'autres mécanisûes de refroidissement.k
rl"1
A,A/WV\-" ''/v\A/\Ar,
faisceau laser (È) atoûes laisceau laser
( i)
EEEEE
F rinc pe d! rerro d ssemenr aser d u n laz par eiret Dopp er en lne dtme.s on. Les aromes sonr pâcésentre delx]âisôeâùx âserdé.âés e. fréqlefce pàr rapporl à a résonance A calse de eJfet Dôpp er s ù. aiome sè dépace vers a drô]le. lâbsôôe préféÉn1e emefl e rasceaL qù venrde drore el pas ce u qlivenl de galche De mème, si se dépace vers a gauche absorbe ê rasceau qu lient de gàuôhe lê.résulteu.eiôrcedefrctônqu frenê ês âlôffes ei lesconfine au cenlre dê atqurelrrilirlll|l
22
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2.2
Commenl piéger des aiomes avec des Taisceaux laser?La lumière laser permet, on l'a
\'t,
de raleùtk et refroidk des alomes. En fâit, il faut aussi réussir À 8alder les atomes froids suffisamment longtemps au même endroit de I'espace pour pouvoir les étudier On peut d'abord pensei à utiliser la force de I?iction exercée par les f:risceaux lasel sur les âtomes q11e nous avons précédemmeDt décrileSi I'on fait appel à trois pàires de faisceaux lumineux contra_prcpageants décâlés vers
1e rouge en longueur d'onde, les atomes stbissent une force de froltenent dès qu'ils se iléplacent; ils sont ainsi repoûssés vers le poin! de convergence des fâisceaux à cause ale l'effet Dopple! et ils consenenl leur très faible vitesse
lls
se retrouvenL comme englués dans 1e réseau des faisceaux lumineux comme dans un pot de miel : on parle de néIasse optique. Les premières mélâsses optiqûes ont été Iéalisées par steven Chu dès 1afin
des ânnées 1970. Elles permetteùt deûâintenf
un nuaSe al'atomes ftoids en lévitation dâns le vide sans qu'il touche les parois du récipient pendant quelques secoùdes,Les trois physiciens Claude cohen Tannoudji,
william
Phillips et Steven Chu ont été récompensés par le pdx Nobeler
1997poû
le refroidisseùrent et le piégea8e des atomes par laser. lls apparâissent sur la figure 6 8Claude
Cohen-Tannoudji Chu Phillips
EEIlrE!1".,: ,.' "j .'rr'\'oêl)êp Iqr"
ÔÔ7ooL rddô o'\êr'poô m; 'ode'dê-æ.ri-*-
e oêpôqôoqèdê
.lo-e
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od atL ol"'o àê
'Dererreà Pâ s steven chù à Staniord et Wi iam Phlllps au NlsT alx Étab unis (Olondaton Nobel)
Porùtant
le
piégeage dans les mélasses optiques nesllffit
pas pour les expé- iences : en effet 1â force de ftiction stbie par ûn atome dâns une mélasse optiqûe n'est qu'une force moyenne; à cause de ses fluctuâtions dues aux absor?tions et émis sions successives de photons, châque atoùe effeclue ùn moûvement erratique etfinit
par s'échapper de la mélasse optique au boùt de quelques secondes Pour allongerlirïi::tllï
lc rcmps .le confinement des iltomes, i1 a donc fa1lu invenrer d âurrcs méthodes de piégeage faisant appel à une lorce de rappel.
Différen$ types de pjèges ont été mls au point. Le
phs
âncien er le plus larg€ment Lltilisé est le piège magnéto optilLle, dont le principe a éié lormulé par Jea.
Dillibard dès 1988 en faisant appel aux idées du pompâgc oplique dévcloppécs d€, pris plusieuls dizâines d'années dans le laborâtoirc fondé par Kasrler cr Brosscl. La méthode est d'ejouter à la mélâsse optiqùc ûD châmp nlagnériqrc inhomogène er d'utiliser des faisceaux de lumière polarisée. Il en résulte des forces de rappel qui ra mènent les atomes r,ers le centre de lâ mélasse optiqùc. Avec de tels pièges mâgnéto.
opti.lues, on anive à confiner des milliards d atomes peùc1anr plusieuls
r
nutes. La frgure 6.9 n1onûe l'ima8e de fluoresceûce d'un ltâz d'atomcs destronti
m mâintenu dans un piègc nagnéto-opti.Flc, âu certre d'une enceinte à videpo nue
de fènêû€.dans 1aque11e est maintcnu un vide très poussé. Les dimensions du nuage sont de l ordre du millimètre.
!ft@!p
un oese masreb oplqle qL ôônine dês ârômes rrods de stronl um a! ce.tre d !.e ence ni€àvde Lê nuaqe d'alomes apparail paril!rorescen.e (phôiô Pefe Lemônde laborato re SYFTÉ Observalo re de Paris). O P effe Lemonde (laboralore SYBIE)
Ure
âritre mérhode de piégeâge consiste :\ udliser 1cs dlpfttcem€nrs hrnt1eL1, c'€st-à-dirc 1a mo.hficâtion.les niveâux d'éncrgie atomiques pârûn
champ lumi- neur. Un fâisceau laser relarivemert intense est localisé au centre de i'enceinte à r,ide, la Êéquence lumineuse étaût choisie notablement infélicure à la fréquence deils
offrerl .i.
r1lqlmagnétiqu:: -,.:. I
guelll
d'on.: :, !Îq
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l:f.llquable
puis: : 'Ir
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régulièr. :_
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com. : :-
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corl-: -: :
présentenl
b.: - :-: :
dodique esr
c:-:
:-
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pou: : -
rtâjustables
à., :
.commel'âPPa::::
._certains mârc:
:-
:]:l'âutres
agen..
; -ser les
alonc:
-:-
-natièreen1. -:-
contrc-plopag::
. -2.3
Laconde... :
:Les méthodes
-. ::
rapidcment
d'a :]:
d'êmencr r.1n
g:
solu sâns qrail c:..
i
:bien de 1àçon
gÊ-: :
:certâine
tempére
: un trèscûieu :.
:'pré.lir vers
1925:-
Satyendranadr
B..:
liquide mais de I
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deur physjcicns
i:.: i
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résonance atomique, Les déplâcements lumineux produits par le laser folment alors un puits de porentiel pour les atomcs refroidis, qui viennent s,accumûler au voisl- nage du foyer luminerx. Ces pièges pu1emert optiques sont de plus en plus utilisés, ils ofùenr sur les pièges magnéto-optiques l'avantage .le ne pas requérir de champ magnérique er aûssi d'utiliser des lasers courânts d.tns le commer(c er dont t.r lor, gucur d'onde peut ôtre rrès décalée par râpport à lâ résonance atomique.
Eû coDbinant deux faisceaux laser de piégeage, on
obdert
rm résultat remâr quâble puisqû'il est possible de créer par interlérence une onde lumiueuse stàtion naile, ce qui fournit un champ lumineùr périodique dans I'espace. On forme ainsi un réscau de puits de potentiel régulièremenr cspacés dans lesquels les âtomes viennenrse ranger Avec trois paires ale faisceaux contre propâgeants, on crée ce qLt,on âppelle des rdse.rur optiqrer à trois dimensions, dâns lesquels les itomes se retrouvenr piégés très régûlièrement dans des sites adjacenls séparés par une distance nânonétriqrc, ûn peu comme dans une boîtc à æufs. La 6gure 6.10 donne une vision d,artiste de cette configuration. Les atomes froids ainsi réguhèrement rangés dans l,espace
pr'".-re"r o"au.oupdâr'a'ngrea\-L.,ele..ror,ar''. rr.-i r.,or l-oo, ,."t 1"
riodique est créé par les iors. Ils sont maintenant très utilisés comme des s!,stèmes
roLlê
. Dor-.d
Dh\.ia, ecu
.ol,,tp. Ee. cF a
Jt ragFq.,"
,, ,p"|- ,, ,".
,oa,âjustables à volonté; i1s permettent ainsi d'étudier des phénonènes
tès
complexes comme l'apparidon de la supraconductivité, cette éronnante prcpiiété qui pennet àcefiains matériaux de transporter le courant électirlue saûs pertes_ Nolons qu'a\ec d'auffes âgencements des faisceaux laser créant ces réseaux optiques, oû peut ran ger les atomes dans une géométrie diffèrente, cc qui fournit des aualogies âvec la matièrc en 1 ou 2 din€nsions. Lâ figure 6.10 montre ainsi deux paires t1e faisceaux contre-propageants qui créenr des arre.r d'arones lroids.
2
3
La condensaton de Bose-Einste n et es lasers à atomesLes méthodes spectilculâires de 1eùoidissemeût des atones par laser ont entraîné mpidenent d'arrres découveftes €ncore plus étomantes, relles qLle
la
possibilité d'anener un gàz dilué jusqLfà des tempérâtures extrêmernent proches du zér-o ab, solu sans qu'il cesse d'être gâzcux, Cela peut sembler très parâdoxal câr on constate bien de façon générale rlue tous les gâz se tmnsfonnent en liquides en dessors d'une certaine tempérâtùre, par exemple 77 K pour I'azote ou 4 K pour I'hélium. pourtant.un très curieûJr phénomène portant le nom de condensâdon dir Bose Einstein a éré prédit vers 1925 parAlbert Einsteiû, en apptofondissant une idée du physicien indien Sâiyendranath Bose. Il faut bien reùlarquer qu,il ne Jagit pas ici d,une tmnsition saz, liaLide
nJi.
Lc Ia(curnu d io'tap,aro-lc.dan.rê,
ondJnenl ,l drr p.g" :
e, deux physiciens avaient âinsi prédir que dans un gaz d,atomes identiques et sans in terâctions mutuelles, des effets noûveaux devrâient se produire à bêsse tempémlureil!
tI
J,-..111u*0**.
E
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*,,',,,unffi1,4'ilr*r,,*"
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P éseage d,âlôhes rro ds dans des réseaux opr ques Des paires de iâ sceaux raser conlre prôpaqeants créen1 par ôndes slatiônfaûes dês potenl e s pértodques dans esqlets es âlomes vefnenlse piéser En (â), réseau àdeux dtmê.sofs en (b). résêa! à tros d meisons (O tmmâ.lerBoch.si la densiré était suffisamment grânde : tous les atomes situés dans unc enceinte .leûaient se conporter collecdvement conme s,ils étaient un
ser
atome. poul le comprendre,il
fâut faire âppel i\ rine notion de base de ia mécanique quantique, à sa\-oir qrfà toute particule on peltt âssocier une onde dont l.extensiiru .ians l,espace est caractérisée par une longucur d'onde ,À,18, dite longuerr d,onde cle de Broglie, dù nom dû physicien françâis Louis de Broglie qui a fait certe prédiction quanti-que londament€le. Cette longueur d'onde À1s est extrêmernent peiite à late-pératu."
ordinaire, mais eile devient d'âutânr plus grande que le gaz est plus froid.
crr
ellee\r
1\i | .emer' D-oDo riu rnel,e" ,r ., it.e.a, -" o- . -",p, ,",, ,"
Il
importe de comparer 2,rEà
1a distaûce mot-€nned
entre les Darricules d1r gaz dans une enceintc (r.oir la figure 6.11). À la températ re ordinai.",i"
1nngu".,.d'onde de de Broglie
,,;3
est beaucoup plus petite que lâ distanced
entre les-na.ri cules, qûi se cognent les unes les aurres cortme des boules de billard sousl,efât
delN
il
1
''1
.t
--1
@P,-:.'=r
à chaque
pariicu::,.=a
les particu es sc.:
::--:
ipartic! eseten
. r: :?
donde
!.q!e La:: -=
l agitâtion
rhe.::::.:
ment où ,-,1,j de-.::.:
se recouvrent.
L :.:
densiré
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saz.r . l
ment par ûne
or:= -
à dire clans le
ni:::
pour ce
phénom;.:
descend âu dessa
i:
zéro absolu.
l'en!.. :
Une telle
transi.L:
.condensation de
E
-i apparition néces!:::cellulc
conrenan::.
quelques ,ûnl cr
;
c esr à dire un
nlii : l
Le sulct s'esr
::, froidir et
piégeri.!
mettre en évidenc.
.
et
Cârl Wienr.ni :
o. ,,o, , I t -^- .
-,'t . l-^
i,.-l (
[@!@
er nc pe a" a condensâlonde Bose E ôs1e n. La ô.s!eurdonde de de Broareij]
âssociéees pariicù es softcomme des boues de b lard ref (b)
zii
esrde ,ordre de â dsrafce.t e.tre tes pàrticù es et ef {c) de ordre des dnensions du ptège en (d). près du zérô abso Lr rreste une tonclond onde lnlqle La conde.salof de Bose-Einsle n apparaîr en (.)er esttorate en (d).
i âgitation therûique. Mais si 1â températ re baisse suffisammenr,
il
arrive Lrn mo n]ent oii ,.,r/r de\'ient de l'ordre de d, les ondes de de Broglie associées aux particules sc recouvrent. Er dé6nirive, à une ceftaiDe telnpérâture cririquel.
qui dépend de li1rl r'tectg. .tt r'1,
.ri. q.trt -,. t,,rcè.
LurF..étetror\ndeci.F,nl,ect_\L-
menr par une onde
uniq
c et s'accumùle dans l'état fondamentâl de l,enceinte. c,cst à dire dâns le même état quantirlue d énergie minimâlc. On parle de condensârionporr
ce phénoûèùc, bien que le svstème reste un gaz rr.ès clilué.pl
s la température desccnd au dessous de Tc, plus la fraction condensé€ aultmente. Au \rcisinage du zéro absolu. l ellselnble .les âioùrec Fqr .ondensé et représcnté par une oncle unique.Une telle ûansition de phâse esr einsi d'originc puremert quantique. Liclée de la condensâti{ù de Bose Eirstein dans les gaz resta longtemps dâns les tiroirs, car sor âpperirion nécessite des températures extrêmement fâibles : par exemple clans une cellule contenant un gaz de rubidiuûr de quelques millibars, 1a distance
d est.le
quelques i1ln
€t,,,,8
ne de\rienr dunéne
ordrc de grandeur qu,en desso s dupI(
.e I di'ê |
nt..or'ô ,
ae cegr, ...rao..
t..tr /ero.
b,o'JL" r"rpe r
eLe sujer s'est révélé
d'inpotance
câpitale lorsqu'onâ
comnencé à sâvoir refroidir et
piéger les atomespar lascr
La prcmière éqûipequi soit
pânenue à mettre en évidence la cordensation de Bose-Eirstein en 1995 est celle d,F.ric Correllet
Cârl Wieman à Bouider au Colorado â\ec des :ltomes de rubidium.Ils
furentil,iil
mpidemenl sui\.is par Wolfgâûg l{etterle au
MIT
dans le Massachussets alec d€(atomes de sodium. Cetrc découvcrtc â vÂlu
à
ces trois chcrcheurs leprix
NobeLer
2002. Pourt parl.ent il leul
a fallu in\'enrer une méthode de rcÈoidisscmenr 1c[r pelmettant de descendre encore beaucoup p]us bas entempént[rc
que dilns les simples pièges mâgnéto optiques décrits plus haut. Cette ûéthode s'appelle le refioidissementlrllpordlù,
elle se pratique le plus courammenr dans un pjège pu rement magnétique. Elle consiste :i se débarrasser progressivonent des atomes les plus chauds.dune
façon un peu ânêlogue au refuoidissement d'un li{luide chaud lorsqu'on soufflc dessus. Les palticules les plus énergétiques ont tendance à s'échap- perdr
piège. En .liûinuanr progressivemerlt la prolondeur du piège, tout en laissânr l'équilibrethernlodFâûique
se rétablil à chaque étape, on pàn;ient à abaisser la tempémture jusqu'à lâ tcnpératurc critique de 1â cordcnsation de Bose Einsteio. On peut einsi produire des cordensats gazeux dc quelques millions d'atomes, c est à direce el r. r. orr : a. r"ro\.op,lrF
la
figurc 6.12 montre l'image d'un condensat de sodium obtenue au[,lIT
E]le est obsenée pâr des ûéthodes optiques en enregistrant I'absorprion d'un faisceau ]âser sonde qui ûaverse 1e nuage d'atomes (voir par exemple les trois photographies en noir et blanc au sommet de 1a figure 6.12). Le bâs de 1a figure représerlte la reconsti tution des vitesseser.leùx
dimensioûs.A
-dessus ale 1â tenpératureûitiqre
7c, la distribution des viresses est celle d un gaz en équilibre theflriclue ; dès que lâ teln- pérature s'approchc de Tc, un picphs
étroit apparait au centre de la distribution, correspondant à la fiaclion des âronles qui sc sont conde$és dans l'état fondamental du piègej
rrès âu-dessoùs del;,
pratiquenent 1a tot:r1ité des aromes est condensée.On peut penser alors à I'entraire du piègc oir 1c gaz Èoid est confiné : en créant unerfuite dans le piège, on sail créer un faisceau d'atomcs qui tombent sous I'effet de la pesâûte
r
tout en corseffant sLr une certaine dislance toût€s les propriétés qu'ils avaicnt dàns 1e condensat. Ils se déplace t tous dans la mêlne direction, âvec la même énergie et la mêmc vitesse. Ce f:risceau d'atomes peut êùe décrit comme un paquet cohérent d'ondes de matière tlui se propage dans I'espace.Il
plésente beau coup d'analogies avec 1cs lâsers optiqucs qùifort
1'objct du présent ouvtage. C'esr pourquoi on les appelle lasÉr à l7lontcs. Lâ figure 6.13 monlre une telle source, ici cânâlisée par un guidage optique de fèçon àlui
ilnposer une trajectoire hodzontale.on
sait manipuler 1es lasen à atomes comme les lase$ usuels : réflexion sur une suface, déflexion, séparâtion en deûx, intcrfércnccs, toutes ces propriétés optiques sont réalisables avec des ondes de madère. Si I'on en juge par le délai écoù1é entrc I'invention du laser et le développement de ses applications, on peut sans trop derisq
e prévoir un bel avenù au laser à alomes...Ajoutons qu'on sait aujourd'hui produire des condeûsats de Bose Einstein avec des atomes
dive$:les
alcalins (sodium, rubidium, potassium, césiûn]), âlcâlino- terreux(strortium),
I'atome d'hélium dansun
niveau excité nétâstable, ]'aiomellllljjitlll
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:trêmemcnt fin
c.:
position de
leurs : :
les phs élabore:'
[!@!@
conaensatonrle Bosè E nsre n dù sod!m r nase est une reco.stilltion en 2D de lâ dslribuliondesvilessesdesatomesquandlatempé€lùresabàlsse Agalche la têhpérarure estsupéreureà atempératuredecondensation LadlstbutiondesvilessesàtéqLtbrelhermqueèst denlque àôeedungaznoha A!mi eu, on estjuste en dessous dê alempératurecrtlquedecondensalon.À drole prà1quemê.ttôul le gâzâ subira cordensation de Bose E.stet. (phoroW Kenere, MIT-USA).
d'hydrogène, des terres-rares comme |l,tterbium, certairs méaaux comme le chrome.
De pltls, on sait aussi condenser des molécldes de dimères alcalins, qu'on crée en contrôlant à volonté f irtensiré des forces d'interaction eûtre atomes ultra-iroids par des champs magnétiques. La galerie des condensats s'élargit chaque année et le do maine de recherche clu'ils ont orl'ert, autant pour les expériences que pour la théorie, connâit ûne explosior piodigieuse dans le monde entier, avec un rapplochement iû- âitendu et spectaculaire de la physique alomique et de la physique du solide.
2.4
Des horloges d'une précis on incroyab e.. .On poûrrâit penser que de tels gâz À des tenpératures aussi basses sont destinés à rester des objets de cudosité dans les labomtoires.
ll
est vrai qu'i1s ont fait faire des progrès spectaculaires dâns certâiûs domaines de 1a physique fordamentale; par er.emple, i1s ont rerouvelé la spectroscopie atomique enpeinettant
un conûôle ex trêmemelt fiù des \.itesses des âiomes et donc une bien meilleure colnaissance de la position de leurs niveaux d'énergie, à comparer aux pré\.isions des théories physiques les plus élaborées(\'ot
le chapitre 5). Mais là ne se limite pâs leul intérêt. En effet,lliititiill