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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

La fonction logarithme népérien

Christophe ROSSIGNOL

Année scolaire 2019/2020

Table des matières

1 La fonction logarithme népérien 2

1.1 Définition – Courbe représentative . . . 2

1.2 Sens de variation – Application . . . 2

1.3 Propriétés algébriques . . . 4

2 Dérivation, primitives 4 2.1 Dérivée de la fonction ln . . . 4

2.2 Primitives de la fonctionxx1 . . . 5

2.3 Dérivée de lnu, oùuest une fonction . . . 5

2.4 Primitives de uu0, oùuest une fonction . . . 6

3 Limites et fonction logarithme 6 3.1 Limites de la fonction logarithme néperien . . . 6

3.2 Des limites importantes . . . 6

Table des figures

1 Fonctions réciproques : ln et exp . . . 3

Liste des tableaux

Ce cours est placé sous licence Creative Commons BY-SAhttp://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/

(2)

1 LA FONCTION LOGARITHME NÉPÉRIEN

1 La fonction logarithme népérien

1.1 Définition – Courbe représentative

Propriété : Pour toutx >0, l’équation et=x(d’inconnuet) admet une unique solution.

Cette solution est appeléelogarithme népériendexet est notéelnx.

Démonstration :

La fonction exponentielle est continue et strictement croissante surR.

De plus, limt→−∞et= 0 et limt→+∞et= +∞. Donc, d’après le théorème des valeurs intermédiaires : Pour toutx∈]0 ; +∞[, il existe une unique solution à l’équation et=x.

Exemples : 1. Comme e0= 1,ln 1 = 0.

2. Comme e1= e,ln e = 1.

Définition : Lafonction logarithme népérienest la fonctiondéfinie sur ]0 ; +∞[qui, à toutx >0 associe lnx, c’est-à-dire l’unique réel dont l’exponentielle estx.

Théorème : Pour toutx >0 et touty∈R:

y= lnx ⇐⇒ x= ey

Démonstration :

Siy= lnx, alors, par définition,y est l’unique réel dont l’exponentielle estx, d’où : ey=x.

Réciproquement, six= ey, lnx= ln (ey), c’est donc l’unique réel dont l’exponentielle est ey. Cet unique réel ne peut être quey. On a donc : lnx=y.

Remarques : 1. En particulier, on a montré que :

— Pour toutx∈R,ln (ex) =x.

— Pour toutx >0, elnx=x.

2. On dit que les fonctions logarithme népérien et exponentielle sont des fonctions réciproques. Leurs courbes sont alors symétriques par rapport à la droite d’équationy=x(voir figure 1).

3. Grâce à la courbe représentative de la fonction logarithme, on peut conjecturer que :

x→+∞lim lnx= +∞ et lim

x→0+lnx=−∞

On admettra provisoirement ce résultat, qui sera montré dans un cadre plus général dans le chapitre

« Limites – Asymptotes ».

Exercices : 45 page 1551 – 44, 46 page 1552 [TransMath]

1.2 Sens de variation – Application

Propriété : La fonction logarithme népérien eststrictement croissantesur ]0 ; +∞[.

Démonstration :

Soientaetb deux réels strictement positifs, aveca < b.

Commea= elna etb= elnb, on a : elna <elnb et, par suite, lna <lnb.

La fonction logarithme népérien est donc strictement croissante sur ]0 ; +∞[.

1. Ensembles de définition.

2. Simplification d’écriture.

(3)

1 LA FONCTION LOGARITHME NÉPÉRIEN 1.2 Sens de variation – Application

Figure1 – Fonctions réciproques : ln et exp

Conséquences : 1. Pour touta >0 et toutb >0 :

— lna= lnbéquivaut àa=b.

— lna <lnbéquivaut àa < b.

2. Pour toutx >0 :

— lnx >0 équivaut àx >1.

— lnx <0 équivaut à0<x <1.

— lnx= 0équivaut àx= 1.

Remarque : La première partie de cette propriété permet de résoudre des équations ou inéquations com- portant des logarithmes. La deuxième partie donne le signe de lnx.

Exemples : Résolution d’équations et d’inéquations 1. Résoudre l’équation ln (5−2x) = 1 :

Il faut que 5−2x >0, c’est-à-dire x < 52.

Cette équation équivaut à ln (5−2x) = ln e. On en déduit que 5−2x= e, c’est-à-direx= 5−e

2 . Cette valeur est bien dans l’intervalle

−∞; 52

doncS=5−e

2 . 2. Résoudre l’inéquation ln (5−2x)<1 :

Il faut que 5−2x >0, c’est-à-dire x < 52.

Cette équation équivaut à ln (5−2x)<ln e. On en déduit que 5−2x <e, c’est-à-direx > 5−e

2 . Comme de plus on doit avoirx

−∞; 52

, on aS =5−e

2 ; 52 . 3. Résoudre l’équation ex+2= 5 :

Cette équation équivaut àx+ 2 = ln 5, c’est-à-direx=−2 + ln 5.

On a doncS ={−2 + ln 5}.

Exercices : 15, 17, 18 page 146 et 47, 48, 49, 50, 51, 52, 57, 58 page 1553 [TransMath]

3. Équations et inéquations comportant logarithmes et/ou exponentielles.

(4)

1.3 Propriétés algébriques 2 DÉRIVATION, PRIMITIVES

1.3 Propriétés algébriques du logarithme népérien

Théorème 1 : Propriété fondamentale Pour tous réelsa >0 etb >0, on a :

ln (ab) = lna+ lnb

Démonstration :

eln(ab)=abet elna+lnb= elnaelnb=ab.

On a donc eln(ab)= elna+lnb et, donc, lnab= lna+ lnb.

Théorème 2 : Soienta,b deux réels strictement positifs etnun entier relatif.

1. ln 1a

=−lna 2. ln ab

= lna−lnb 3. ln (an) =nlna 4. ln√

a=12lna

Démonstration :

1. D’après le théorème 1 : ln a×1a

= lna+ lna1. De plus, ln a×1a

= ln 1 = 0 donc lna+ ln1a = 0 d’où lna1 =−lna.

2. D’après le théorème 1 : lnab = ln a×1b

= lna+ ln1b = lna−lnb.

3. Le résultat se montre aisément par récurrence pourn≥0.

Pour n <0, il suffit d’utiliser le résultat du 2. pour conclure.

4. lnh (√

a)2i

= lna et, d’après 3. ,lnh (√

a)2i

= 2 ln√

a. On obtient donc 2 ln

a= lna, soit ln√

a= 12lna.

Remarque : Ce théorème est souvent utilisé pour simplifier des expressions ou pour résoudre des équa- tions ou inéquations (voir exercices). La partie 3. du théorème 2 peut aussi être utilisée pour des suites géométriques.

'

&

$

% Exercice : Soit (un) la suite géométrique de premier termeu0= 1 et de raisonq=45.

A partir de quel indicena-t-onun≤10−3?

On aun=u0×qn= 45n

. On doit donc résoudre l’inéquation 45n

≤10−3.

Comme tous les nombres sont strictement positifs, cette équation est équivalente à ln 45n

≤ln 10−3, c’est-à- dire :nln45 ≤ −3 ln 10.

Comme de plus 45 <1, ln45 <0 donc on obtientn−3 ln 10ln4 5

. A la calculatrice, on trouve que −3 ln 10ln4

5

'30,96 donc, le plus petit indice estn= 31.

Exercices : 1, 2, 3, ,4 page 143 et 53 page 1554 – 55, 56 page 1555– 5, 6, 7 page 1436 – 20, 21 page 147 ; 31 page 150 et 54 page 1557 – 76, 79, 80 page 1598 [TransMath]

2 Dérivation, primitives

2.1 Dérivée de la fonction ln

Propriété (admise) : La fonction ln estcontinuesur ]0 ; +∞[.

4. Simplification d’expressions.

5. Résolutions d’équations et d’inéquations.

6. Positions relatives de courbes.

7. Application aux suites géométriques.

8. Fonction ln et suites.

(5)

2 DÉRIVATION, PRIMITIVES 2.2 Primitives de la fonctionxx1

Théorème : La fonction ln estdérivablesur ]0 ; +∞[ et, pour toutx >0 : ln0(x) = 1

x

Démonstration : Soita >0 etx >0.

Le taux d’accroissement de la fonction ln enaest t(x) =lnx−lnx−a a. On poseX = lnxet b= lna. On a :x= elnx= eX et a= elna = eb. Par suite,t(x) =eX−bXeb. Il faut maintenant déterminer limx→at(x).

Comme la fonction ln est continue ena : limx→aX= limx→alnx= lna=b.

De plus, comme la fonction exponentielle est dérivable enb, on a :

X→blim

eX−eb

Xb = exp0(b) = eb=a et, par suite : limx→at(x) = 1a.

La fonction ln est donc dérivable enaet ln0(a) = 1a.

Exercices : 63 ,65 page 156 et 66, 67, 68 page 1579– 69 page 15710– 11, 12 page 145 ; 32 page 150 et 90 page 16311– 14 page 145 ; 77, 78 page 159 ; 88 page 162 et 102 page 16512 [TransMath]

2.2 Primitives de la fonction x

x1

Propriété : Uneprimitivesur ]0 ; +∞[ def(x) = 1

x est F(x) = lnx.

Exercices : 1 page 200 ; 15 page 202 ; 61 page 217 ; 21, 26 page 204 ; 29 page 205 ; 85 page 218 ; 107 page 221 ; 113 page 2213– 129 page 22614 [TransMath]

2.3 Dérivée de ln u, où u est une fonction

Propriété : Soituune fonctiondérivableetstrictement positivesur un intervalleI.

Alors la fonctionf définie surI parf(x) = ln [u(x)]est dérivable surI et : f0(x) =u0(x)

u(x)

Remarques : 1. C’est une application directe du théorème de dérivation des fonctions composées.

2. En particulier, commeu(x) est strictement positive,f0 est du même signe que u0 .

3. On trouve des résultats analogues sur les limites en utilisant le théorème de limite de fonctions composées.

Exercices : 25, 26 page 14815 – 72 page 15816 – 74, 75 page 158 et 92 page 16317 – 91, 94 page 16318 – 97, 98 page 164 et 101 page 16519– 114 page 22220 [TransMath]

9. Étude de fonctions.

10. Détermination de fonctions.

11. Tangentes.

12. Fonction ln et suites.

13. Primitives, intégrales.

14. Type BAC.

15. Étude de fonctions.

16. Détermination de fonction.

17. Vrai/Faux.

18. Type BAC.

19. Fonction ln et suites.

20. Suites et intégrales.

(6)

2.4 Primitives de uu0, oùuest une fonction 3 LIMITES ET FONCTION LOGARITHME

2.4 Primitives de

uu0

, où u est une fonction

Propriété : Soituune fonctiondérivableetstrictement positivesur un intervalleI.

Alors uneprimitivede la fonctionf définie surI parf(x) = uu(x)0(x) est : F(x) = ln (u(x))

Remarque : Attentionà ne pas oublier l’hypothèse u >0! Exemple : f(x) =x2x−1 surI= ]1 ; +∞[

f semble de la forme uu0 avecu(x) =x2−1 etu0(x) = 2x.

De plus, sur ]1 ; +∞[,u(x)>0.

On a donc :

f(x) =1

2 × 2x x2−1 Une primitive def surI est donc :

F(x) = 1

2ln x2−1

= lnp x2−1

Exercices : 10 page 201 et 76 page 21821– 28 page 204 ; 83 page 218 ; 87, 88 page 219 ; 134 page 22822– 141, 143 page 22923[TransMath]

3 Limites et fonction logarithme

3.1 Limites de la fonction logarithme néperien

Propriété :

x→+∞lim lnx= +∞ et lim

x→0+lnx=−∞

Démonstration :

Il s’agit de montrer que, pour toutM >0, il existex0>0 tel que, six > x0, lnx > M.

Or lnx > M ⇐⇒x >eM donc, en posantx0= eM, on obtient le résultat voulu.

Par suite, limx→+∞lnx= +∞.

Pour la limite en 0+, on poseX =x1. On a alors : lnx=−ln 1

x =−lnX

Or, limx→0+X = +∞et limX→+∞−lnX=−∞donc limx→0+lnx=−∞.

Exercices : 59 page 15624 – 93 page 16325 [TransMath]

3.2 Des limites importantes

Théorème 1 :

x→+∞lim lnx

x = 0+ et lim

x→0+xlnx= 0

21. Détermination de primitives.

22. Calcul d’intégrales.

23. Plus difficiles.

24. Calcul de limites.

25. Étude de fonctions.

(7)

RÉFÉRENCES RÉFÉRENCES

Démonstration :

On poseX = lnx. On a alorsx= eX et lnxx= eXX. De plus, limx→+∞X = limx→+∞lnx= +∞et limX→+∞eX

X = +∞donc limx→+∞lnxx = 0+. On pose ensuiteX =x1. On a alorsx= X1 etxlnx= X1 ln X1

=−lnXX. De plus, limx→0+X = limx→0+ 1

x = +∞et limX→+∞lnXX = 0+ donc limx→0+xlnx= 0. Remarque : On peut montrer de même que, pour tout n≥2,limx→+∞lnxnx= 0.

Théorème 2 :

x→1lim lnx

x−1 = 1 et lim

x→0

ln (1 +x)

x = 1

Démonstration :

lnx

x−1 =lnx−ln 1x−1 ; c’est donc le taux d’accroissement de la fonction ln en 1. Or, la fonction ln est dérivable en 1 donc :

x→1lim lnx

x−1 = ln0(1) = 1 1 = 1

Le deuxième résultat se trouve facilement à l’aide du changement de variableX = 1 +x.

Exercices : 60, 61 page 15626 – 62 page 15627 – 22, 23 page 14728 – 13 page 14529[TransMath]

Références

[TransMath] TransMATH Term S, programme 2012 (Nathan) 2, 3, 4, 5, 6, 7

26. Calcul de limites.

27. Dérivabilité d’une fonction.

28. Fonction ln et suites.

29. Une autre démonstration de la limite de lnxx.

Références

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