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MOT DE NOTRE PRÉSIDENTE

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(Numéro 93 - Printemps 2017)

MOT DE NOTRE PRÉSIDENTE

Inscrivez ces dates sur votre calendrier : 15, 16 et 17 septembre 2017. Notre 30

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Rassemblement annuel se teindra à Sainte-Anne des Plaines. Gérard Racine, administrateur de notre Association, et son équipe vous souhaiteront la bienvenue. Vous pouvez lire les détails de cette invitation dans le présent bulletin.

Comme cela arrive trop souvent ces dernières années, nous sommes déplorons le décès de

deux membres fort actifs de l’Association. Roger Racine, membre du Conseil d’administration,

nous a quittés ce printemps. Roger et son épouse Yolande Huppé, aussi administratrice, a été responsable de notre Rassemblement de Montréal en 2010. Plus récemment, Fernande Mathieu, épouse de Jean-Paul Racine est aussi partie. Fernande et Jean-Paul sont actifs au sein

de l’Association depuis sa fondation. Ils ont réalisé plusieurs de nos rassemblements. Elle a

toujours supporté Jean-Paul dans son travail d’archiviste de l’Association. Nous présentons nos plus sincères condoléances à Yolande et Jean-Paul.

Notre partie de sucre à Saint-Hyacinthe le 8 avril dernier, a été un grand succès. Cette année, une autre partie de sucre a eu lieu à Casselman afin d’accommoder nos membres de l’Ontario.

Inutile de vous dire que notre famille a la dent sucrée !

Lors de notre prochain Rassemblement, nous tiendrons notre assemblée générale annuelle au cours de laquelle nous devrons élire de nouveaux administrateurs. Si vous avez un peu de temps, pourquoi ne pas vous joindre à nous !

On se revoit donc les 15, 16 et 17 septembre prochain !

Céline Racine-Paquette, présidente.

SOMMAIRE

Mot de la présidente 1 L’Ascendance d’Étienne Racine 14

In Memoriam 2 Notre prochain Rassemblement 16

Les Racinades 6 Notre Rassemblement 2017 17

Une belle histoire 8 Notre Partie de sucres 18

Assemblée générale annuelle 20

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IN MEMORIAM

- GEORGES RACINE, époux de Denise Girouard, fils de feu Aimé Racine et de feue Mary Paul, décédé à Salaberry-de-Valleyfield le 13 avril 2016 à l’âge de 78 ans;

- GILLES MARINEAU, veuf d’Yvette Racine, décédé à l’Hôpital du Centre- de-la-Mauricie le 4 mai 2016 à l’âge de 85 ans. Gilles a été membre de notre Association depuis sa fondation en 1987. Avec Yvette, il a organisé notre Rassemblement de 2002 à Shawinigan.

Doté d’une belle voix, il animait les messes de nos rassemblements en interprétant magistralement le Panis Angelicus;

- MARIE-FRANCE RACINE, décédée à Joliette le 1er septembre 2016 à l’âge de 63 ans;

- JACQUELINE CÔTÉ, veuve de … Racine, décédée à l’Hôpital Saint-François d’Assise, à Québec le 29 septembre 2016 à l’âge de 88 ans;

- JACQUELINE RACINE, veuve de Jean-Marie Côté, fille de feu Willie Racine et de feue Marie-Anne Sansfaçon, décédée à l’Hôpital Saint-François d’Assise, à Québec le 29 septembre 2016 à l’âge de 88 ans;

- J. RÉAL RACINE, époux de Laurenne Trudeau, fils de feu Alphonse Racine et de feue Florestine Legault, décédé à Gatineau le 30 septembre 2016 à l’âge de 90 ans;

- MARGUERITE BINETTE, veuve de Raymond Racine, décédée à Châteauguay le 30 septembre 2016 à l’âge de 91 ans;

- GISÈLE RACINE, décédée à Montréal le 30 octobre 2016 à l’âge de 81 ans;

- CHARLOTTE RACINE, veuve d’Armand Beaubien, fille de feu Joseph Racine et de feue Joséphine Janvier, décédée au CHSLD Côté-Jardins, à Québec le 8 novembre 2016 à l’âge de 86 ans;

- MAURICE RACINE, époux de Réjeanne Dugrenier, fils de feu Philémon Racine et de feue Mary Marcoux, décédé à Sherbrooke le 16 novembre 2016 à l’âge de 87 ans;

- RACHEL RACINE, épouse d’Yvan Bouchard, fille de feu Gérard Racine et de Marcelle Côté, décédée à Saint-Jérôme le 21 novembre 2016 à l’âge de 67 ans;

- CLAUDE RACINE, décédé à Montréal le 24 novembre 2016 à l’âge de 68 ans;

- LISE RACINE, conjointe de feu Normand Maltais, décédée à Montréal le 28 novembre 2016 à l’âge de 82 ans;

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- JACQUES RACINE, époux de Yolande Aubin, fils de feu Adonai Racine et de feue Aurore Corbeil, décédé à Saint-Jérôme le 30 novembre 2016 à l’âge de 83 ans;

- THÉRÈSE RACINE, veuve de Raymond Huot, fille de feu Émile Racine et de feue Cécile Poulin, décédée à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus, à Québec le 3 décembre 2016 à l’âge de 84 ans;

- GABRIEL RACINE, veuf de Cécile Perth, fils de feu Rolland Racine et de feue Osine Cyr, décédé à Saint-Jérôme le 5 décembre 2016 à l’âge de 73 ans;

- LISE RACINE, épouse d’Alain Desrosiers, fille de feu Osias Racine et de feue Alphonsine Gaboury, décédée au CHSLD/CHRDL à Saint-Charles-Borromée le 10 décembre 2016 à l’âge de 75 ans;

- RAYMOND BOIES, époux d’Emma Racine, de Beaupré, décédé à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus, à Québec le 20 décembre 2016 à l’âge de 86 ans;

- RÉJEAN RACINE, veuf de Laurianne Verreault et conjoint de Doris Nadeau, fils de feu Philippe Racine et de feue Clarisse Côté, décédé à l’Hôpital Sainte-Anne de Beaupré le 24 décembre 2016 à l’âge de 75 ans;

- YVES RACINE, fils de feu Noël Racine et de Thérèse Pérusse, décédé à Saint-Basile de Portneuf le 1er janvier 2017 à l’âge de 52 ans;

- DIANE RACINE, fille de feu Gérard Racine et de feue Gisèle Racicot, décédée le 8 janvier 2017 à l’âge de 71 ans;

- HELENE BRISSON, épouse d’Armand Racine, décédée en janvier 2017 à Ottawa à l’âge de 87 ans. Hélène et Armand ont été pendant de nombreuses années membres de notre Association et avaient participé à notre voyage en Normandie en septembre 1989.

- ALAIN RACINE, époux de Caroline Caron, fils de feu Yvan Racine et de Thérèse Pruneau, décédé à Québec le 10 janvier 2017 à l’âge de 54 ans;

- BERNARD RACINE, époux de Suzanne Paradis, fils de feu Joseph Racine et de feue Marie-Jeanne Girard, décédé à l’Hôpital L’Enfant-Jésus, à Québec le 18 janvier 2017 à l’âge de 72 ans;

- RÉAL RACINE, époux de Diane Pomminville, fils de feu Arthur Racine et de feue Marie-Ange Boisvert, décédé à Saint-Jérôme le 20 janvier 2017 à l’âge de 76 ans;

- JOANNE RACINE, épouse de Daniel Landriault, fille de Wilfrid Racine et de Jeannine Gour, de Lefaivre (Ontario), décédée le 20 janvier 2017 à l’âge de 51 ans;

- GENEVIÈVE RACINE, conjointe de Marc Lajeunesse, fille d’Alain Racine et de Lucie Audette, décédée à Montréal le 25 janvier 2017 à l’âge de 41 ans;

- NADIA RACINE, fille d’Hélène Racine, décédée à Gatineau le 25 janvier 2017 à l’âge de 34 ans;

- MARJORIE ANNE DEMELL, épouse de Marcel Racine, de Rapide-des-Joachims, décédée au Deep River et District Hospital le 4 février 2017 à l’âge de 81 ans;

- GUY RACINE, époux de Louise Cimon, fils de feu Joseph Racine et de feue Thérèse Dion, décédé à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec le 13 février 2017 à l’âge

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de 82 ans. M. Racine a été président de la Chambre de commerce de Sainte-Foy et administrateur à la Fédération des chambres de commerce du Canada. Il était l’oncle de Denis Racine, généalogiste de l’Association;

Guy Racine, intendant de duché, dansant avec la princesse Grace de Monaco, invitée d’honneur, lors du Bal de la Reine, Carnaval de

Québec, Québec, février 1969.

- CLAIRE RACINE, épouse de Raymond-Guy Rochefort, fille de feu Joseph Racine (qui fut président de Terreau & Racine, de Québec) et de feue Claudia Guy, décédée à Laval le 14 février 2017 à l’âge de 85 ans;

- DENISE RACINE, épouse de Denis Gougeon, fille de feu Eugène Racine et de feue Rose-Emma St- Amour, décédée à Notre-Dame de Pontmain le 15 février 2017 à l’âge de 66 ans;

- WILLIAM RACINE, époux de Jeanne d’Arc Godin, fils de feu William Racine et de feue Olivine Perrault, décédé à la Maison Paul-Triquet, à Québec le 17 février 2017 à l’âge de 94 ans. M.

Racine a été longtemps membre de notre Association. Il fut aussi commissaire d’école à la Commission scolaire régionale de Tilly;

- LUCIENNE RACINE, veuve en premières noces de Laurent Guertin, épouse en secondes noces de Raymond Lemieux, fille de feu Émile Racine et de feue Philomène St-Roch, décédée à l’Hôpital du Haut-Richelieu, à Saint-Jean-sur-Richelieu, le 18 février 2017 à l’âge de 86 ans;

- LAURIER RACINE, conjoint de Claire Grenier-Robert, décédé le 23 février 2017 à l’Hôpital de Cowansville à l’âge de 89 ans;

- RUTH LEMAIRE, veuve de Gordon Racine, de Bryson, décédée à Montréal le 28 février 2017 à l’âge de 72 ans;

- THÉRÈSE RACINE, veuve d’Henri-Paul Grondin, fille de feu Albert Racine et de feue Zelpha Labarre, décédée à Drummondville le 2 mars 2017 à l’âge de 95 ans;

- BIANCA CAUCHON-RACINE, conjointe de Nicolas Verreault, fille de Richard Racine et de Martine Cauchon, de Château-Richer, décédée accidentellement à l’Ange Gardien le 12 mars 2017 à l’âge de 26 ans;

- LUCIE RACINE, fille de Jean Racine et de feue Thérèse Gagnon, décédée à Longueuil le 19 mars 2017 à l’âge de 61 ans;

- SERGE RACINE, fils de feu Armand Racine et de feu Julia Legault, décédé à Sutton le 20 mars 2017 à l’âge de 61 ans;

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- LUC RACINE, époux de Mariette Deschamps, fils de feu Réal Racine et de feue Lucille Dupuis, décédé à Cazaville le 21 mars 2017 à l’âge de 62 ans. Il est le frère de Pierre Racine, de Salaberry-de-Valleyfield, membre et directeur de notre Association.

- NOELLA LAFRANCE, veuve de Vianney Racine, décédée à Lachute le 9 avril 2017 à l’âge de 89 ans;

- LORENZO RACINE, époux de Juliette Grossinger, fils de feu Hermas Racine et de feue Alphonsine Gratton, décédé à Saint-Jérôme le 11 avril 2017 à l’âge de 90 ans;

- AUGUSTE RACINE, époux de Lucette Gravel, fils de feu Joseph Racine et de feue Catherine Brennan, décédé à l’Hôpital de Val d’or le 23 avril 2017 à l’âge de 80 ans;

- ROGER RACINE, époux de Yolande Huppé, fils de feu Héliodore Racine et de feue Anne Roy, décédé à Mirabel le 26 avril 2017 à l’âge de 83 ans. Roger et Yolande sont membres de notre Association depuis de nombreuses années et siègent tous les deux au sein de notre conseil d’administration;

- MARIE RACINE, fille de feu Ephrem Racine et de feue Flora Bédard, décédée à l’Hôpital de Granby le 8 mai 2017 à l’âge de 93 ans. Elle avait créé et écrit les émissions pour enfants, La Souris verte et Tape-Tambour, à Radio-Canada.

- MICHEL RACINE, époux de Diane St-Laurent, fils de feu Prime Racine et de Lisette Hamelin, décédé à l’Hôtel-Dieu de Québec le 11 mai 2017 à l’âge de 54 ans;

- RÉJANE RACINE, épouse de Normand Loignon, décédé à l’Hôpital de Granby le 21 mai 2017 à l’âge de 84 ans;

- CLAIRE PELLETIER, veuve de Maurice Racine, décédée à l’île Perrot le 22 mai 2017 à l’âge de 92 ans. Claire et Maurice ont été membres de notre Association plusieurs années.

- FERNANDE MATHIEU, épouse de Jean- Paul Racine, décédée à l’Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe le 26 mai 2017 à l’âge de 91 ans. Nous connaissions tous Fernande qui est, avec Jean-Paul, membre de notre Association depuis sa fondation.

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- THÉRÈSE RACINE, veuve de Charles-Eugène Lessard, fille de feu Louis Racine et de feue Alice Lachance, décédée au CHSLD Champlain-des-Montagnes le 2 juin 2017 à l’âge de 86 ans;

Note : Nous remercions Pierre Racine pour sa précieuse collaboration à la confection de cette liste de décès.

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LES RACINADES

DÉCÈS TRAGIQUE DANS LA RÉGION DE QUÉBEC

Le 12 mars 2017, au volant de sa motoneige, Bianca Cauchon-Racine, de Château-Richer, âgée de 26 ans, aurait perdu le contrôle de son engin dans une courbe du sentier fédéré numéro 3 à l’Ange Gardien et violemment percuté un pylône de métal. Les secouristes ont pu la dégager et elle a été conduite à l’hôpital où son décès a été constaté.

JONATHAN RACINE AVEC LES CANADIENS DE MONTRÉAL

Le club de hockey, Les Canadiens de Montréal, ont acquis le 8 octobre 2016, le défenseur Jonathan Racine, des Panthers de la Floride. Il rejoindra le club-école des Canadiens, dans la Ligue américaine de hockey, à St-John’s (Nouveau-Brunswick). Originaire de Montréal et âgé de 23 ans, Jonathan a joué avec la Cataractes de Shawinigan de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, qui avait obtenu le championnat et la Coupe Memorial en 2012, avant d’être repêché par les Panthers. Il a joué un match avec cette équipe en 2013-2014 et la saison dernière, il a récolté huit passes en 69 parties avec les Pirates de Portland (Maine, USA).

FRANÇOIS-PHILIPPE CHAMPAGNE, MINISTRE DU COMMERCE EXTÉRIEUR DU CANADA

Le cabinet fédéral compte désormais deux ministres dont la mère est une Racine. La ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, est la fille de Laurette Racine. Le 10 janvier 2017, le député de Saint-Maurice, François-Philippe Champagne, élu lors de l’élection générale du 19 octobre 2015, a été nommé ministre du Commerce extérieur. Il est le fils de Lucille Racine, de Québec. M. Champagne est avocat et a travaillé avant sa carrière politique, à Zurich (Suisse), Gênes (Italie) et Londres (Grande-Bretagne).

TROIS NOUVEAUX AVOCATS

Le Barreau du Québec a accueilli dans sa cuvée de 2016, trois nouveaux avocats de notre famille. Il s’agit de Francis Laperrière-Racine, Alima Sadiya Racine et de Pierre-Luc Racine. Félicitations !

YVES RACINE : D’HOCKEYEUR À HOMME D’AFFAIRES

Le quotidien Le Soleil, de Québec, consacrait une page le 6 mars 2017 à la transition de carrière d’Yves Racine. De joueur dans la Ligue Nationale de Hockey pendant neuf ans débutant en 1987 chez les Red Wings de Détroit, puis successivement avec les Flyers de Philadelphie, les Canadiens de Montréal, les Sharks de San José, les Flames de Calgary et le Lightning de Tampa Bay, ensuite six ans en Europe pour devenir aujourd’hui un homme d’affaires. Il dirige depuis dix ans la société Fixatech inc, spécialisée dans les clous, agrafes et l’outillage et qui emploie 23 personnes. Il est aussi associé dans le projet immobilier Humania condo_nature, à Saint-Augustin-de-Desmaures, en banlieue de Québec, évalué à 100 millions

$.

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7 PLAQUE COMMÉMORATIVE POUR ABRAHAM MARTIN

Pour célébrer son centième anniversaire de création en 2008, la Commission des champs de batailles nationaux, qui gère les Plaines d’Abraham, à Québec, a commandé à la sculpteure Nicole Taillon, un bas relief en bronze, commandité par les Amis des Plaines, à l’effigie d’Abraham Martin. Père de Marguerite Martin, épouse d’Étienne Racine, il est arrivé en Nouvelle-France en 1618 avec son épouse Marguerite Langlois en provenance de Dieppe (Normandie). La plaque mesure 66 cm. sur 40,7 cm.

Ainsi que l’indique le site Internet de Mme Taillon, « Représentant Abraham Martin dit l’Écossais (1589-1664), illustre colon, pilote royal et pilote de navire du St-Laurent qui faisait paître ses troupeaux dans les champs des plaines et à qui, les Plaines d’Abraham de la ville de Québec, Canada, doit son nom. Le paysage géographique est tiré d’une section, à l’échelle, d’une aquarelle de George Heriot, Plaines d’Abraham, vers 1795 avec en arrière-plan, un vaisseau naviguant sur le fleuve Saint-Laurent.

Bien qu’il n’existe aucune représentation visuelle d’Abraham Martin, le personnage est représenté ici en costume d’époque. Le bras tendu vers l’horizon où l’on voit au loin un vaisseau remontant le fleuve; rappel à son premier métier. Il a jeté les premiers rudiments de la carte du fleuve ».

KARL ANTHONY RACINE, AVOCAT

Né en Haïti en 1963, fils d’Etzer Racine et de Marie-Marcelle Buteau, il quitte ce pays avec sa famille fuyant la dictature de Duvalier en 1966 pour s’établir à Washington (USA). Diplômé de l’Université de Pennsylvanie et la Faculté de droit de l’Université de Virginie en 1989, il a œuvré en pratique privée jusqu’en 1992 pour intégrer l’équipe du District of Columbia Public Defender Service. Revenu en pratique privée pendant quelques années, il agit comme conseiller juridique à la Maison Blanche sous l’administration Clinton. Revenu en 2000 au cabinet Venable où il est élu partenaire-gérant en 2006, devenant ainsi le premier afro- américain à diriger l’un des 100 plus importants cabinets juridiques des États-Unis.

Le 4 novembre 2014, il est élu Attorney General du District of Columbia. Le National Law Journal

le classe parmi les avocats noirs les plus influents des États-Unis.

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Une belle histoire

Parler de nos parents, en faire un portrait, c’est parler de leur famille et de leur histoire à Saint-Joachim-de-Montmorency, c’est parler de la trame sur laquelle s’est inscrite leur vie. Leur caractéristiques personnelles ne font qu’en découler ou s’y greffer.

Vingtième et dernier enfant d’une famille dont l’aînée, Anna, a vu le jour en 1869. Louis-Joseph, notre père, naît 25 ans plus tard que celle-ci, soit le 20 août 1894 à « La Blondelle », une maison située presque sur la grève, au confluent de la rivière du même nom et du

fleuve St-Laurent. La famille compte alors 17 enfants vivants: neuf garçons et huit filles. Trois sont décédés en bas âge. Notre père est celui des enfants d’Éphrem et de Rosalie qui vivra le plus longtemps, soit quatre-vingt-dix ans. Père de 14 enfants vivants et de trois autres décédés en bas âge, il mourra en 1984. Toute sa vie, sa fratrie l’appellera amicalement et à juste titre « Bébé ».

« On naît poète, on devient orateur », disait un grand auteur français. Dans le même sens, papa n’est pas « né » cultivateur, il l’est « devenu ». Désigné dès ses premières années par son père Éphrem pour faire des études, en 1912, Louis-Joseph, à 18 ans, détient un diplôme de 12ième année, émis par le Collège de Saint-Anne-de-Beaupré où, grâce au petit train électrique déjà en fonction le long de la Côte de Beaupré, il a pu suivre des études. Il est facile de penser que son instruction allait lui permettre de s’orienter vers une profession libérale et pourquoi pas, devenir avocat, médecin,.. ou politicien, comme le feront plus tard quelques-uns de sa parenté, les Dorion, Gauthier et Philippon ou Vaillancourt.

Il n’en est rien. La mort de son frère Charles en 1911 vient en quelque sorte changer la destinée de notre père. Conséquence de la surprenante décision d’Ephrem de désigner Charles comme héritier de la terre, Rosalie, veuve depuis 1902, demande alors à Louis-Joseph de s’occuper du bien de Charles en attendant que Henri, son fils, âgé de huit ans, soit en mesure, à sa majorité, de l’exploiter. Pour alléger la demande et la tâche, elle lègue alors à Louis Joseph une terre de la même dimension que celle destinée à Henri.

Obéissant, responsable et généreux, voilà

Louis-Joseph, du jour au lendemain, en train de labourer, herser, cultiver ou bûcher sur les deux rubans jumeaux des terres paternelles, reliant l’estuaire de la Rivière Blondelle aux Chûtes Sainte-Anne, soixante arpents plus haut.

En 1916, Louis-Joseph épouse Alexina Côté, l’une des filles de Joseph Côté et d’Emma Tremblay, propriétaires du Moulin à bois, à farine et à carde, situé à l’intersection du Chemin Royal et de la Rue de l’Église à Saint-Joachim. À La Blondelle, dans la maison des nouveaux mariés, il y a déjà deux personnes dont il faut prendre soin:

Isaïe Gagnon, un octogénaire, « pris en élève » dans son enfance en même temps d’Éphrem. Il y a aussi Rosalie, la mère de Louis-Joseph, âgée de 65 ans. Elle est paralysée, et complètement dépendante. Avec l’aide occasionnelle de l’un ou l’autre des fils ou filles de Rosalie, Alexina se consacre alors généreusement au soin de ces personnes durant ses deux premières grossesses. Elle perd prématurément sa première fille et la grippe espagnole lui ravit son deuxième enfant, Clément. La grand-mère Rosalie meurt en mai 1919 alors qu’Alexina,

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enceinte pour une troisième fois, porte Jeanne-d’Arc. Les années suivantes, naîtront aussi à La Blondelle, Simon, Rosalie, Lucille, Paul-Edmond, Clément et Conrad.

En 1926, Henri, le fils de Charles, atteint sa majorité et prend possession de son héritage.

Comme leur terre ne comporte pas de bâtiments, Louis-Joseph et Alexina doivent donc se trouver au plus vite une maison et des dépendances pour se loger et exploiter la terre qui leur appartient depuis quelques années. Alors qu’ils sont pressés par le temps, les travaux courants de la ferme et les tâches quotidiennes qu’exigent le soin de sept enfants en bas âge, une chance inespérée s’offre à eux. À mi-parcours de la route de l’Église reliant le Chemin du Roy et le Chemin d'en Bas, viennent justement d’être mis en vente maison et bâtiments ayant fait partie d’une ferme autrefois exploitée par un certain Férus Gagnon.

Cette ferme, successivement cultivée entre 1843 et 1920 par son propriétaire et ses héritiers, avait déjà commencé à être lotie en emplacements. Ce qu’il en reste le long de la route conduisant à l’église et qui est mis en vente, est constitué de quatre arpents carrés et comprend une grande maison de pierre, de mêmes forme et dimensions que celle de la Blondelle, des animaux dans l’étable et un roulant complet dans la grange et les dépendances. Partout, dans cet espace déployé le long des berges du Ruisseau du Moulin et du Ruisseau des Graviers qui s’y sont donné rendez-vous, pommiers, pruniers, cerisiers de France, framboisiers, lilas, hydrangées et grands jardins potagers rivalisent de beauté et d’abondance. Ce petit paradis attend ses nouveaux occupants! L’achat se finalise à l’été 1928, quelque mois avant la naissance de Marie-Claire.

En plus de voir disparaître pour mes parents la sombre perspective d’échelonner sur des mois sinon des années la construction d’une habitation et de tous les bâtiments de leur terre, ma mère ne tarde pas à réaliser qu’elle va enfin retrouver, grâce à un tel achat, un peu de la vie de village, cette vie qu’avec un pincement de cœur, elle a quittée dix ans plus tôt pour aller « s’exiler au bord de l’eau », à près de deux milles de chez ses parents . La maison de La Blondelle, c’était beau, mais bien loin du carrefour de vie trépidante que constituait la meunerie de son père où, quotidiennement, passaient et s’arrêtaient plein de gens de toutes les paroisses environnantes. Les interactions avec tous ces passants et survenants créaient beaucoup de vie pour la maisonnée du Moulin, et longtemps après son mariage, ma mère avouait encore « ne pas avoir été sans s’ennuyer » de ce trafic et de cette vie trépidante.

C’est un nouveau départ pour la famille qui continuera de s’agrandir avec les naissances de Marie-Claire, Gustave, Victorin, Réal, Colette, Claude, Cécile et Lise. C’est aussi une chance inopinée aussi bien pour les parents que pour les enfants de se retrouver en plein village pour opérer une ferme. L’inconvénient d’être souvent sur la route pour avoir accès à la terre et y escorter matin et soir nos dix vaches, est largement compensé par de multiples avantages. L’un des premiers qui vient à l’esprit, c’est celui, immédiat, que nos parents peuvent tirer de leur situation géographique: vendre sans intermédiaire, à de multiples voisins, tous les produits de la ferme: lait, crème, œufs, pommes, framboises, fraises…etc. Ce contexte permet à nos parents de limiter le bétail à dix ou onze vaches laitières, deux chevaux, une trentaine de poules et quelques cochons. Et cela, sans aucun coût de main-d’œuvre, puisque toujours en croissance, la famille assure la livraison, au prix du marché, non seulement les produits laitiers, mais aussi tous les autres produits de la ferme. Jusqu’au début des années cinquante, il n’y a chez nous ni auto, ni camion, ni tracteur; pour le foin, ni chargeuse, ni fourche à foin, mais toujours, pour cela et le reste des travaux quotidiens, beaucoup de bras pour remplacer ces mécaniques coûteuses. D’auto, nous n’en avons aucun besoin, puisqu’à mille pieds de la maison, le « p’tit train » électrique, avec sa dizaine d’aller-retour quotidiens, assure beau temps, mauvais temps, pour les citoyens, les travailleurs et les étudiants, une liaison bon marché entre tous les villages compris entre Saint-Joachim et Québec. L’emplacement de la maison de ferme nous permet de fréquenter l’école du village et nous pouvons facilement participer à toutes les activités civiles et religieuses de la municipalité et de la paroisse.

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Bien plus, compte tenu des dimensions restreintes de la ferme et de l’abondance de la main-d’œuvre, jamais, dans mon souvenir, les activités liées à son exploitation nous obligent-elles à nous y consacrer au-delà de l’heure du souper. À six heures le soir, les vaches sont « tirées » et nourries; l’étable est

« écurée », veaux poules et cochons « soignés »; livrés, le lait, la crème et les œufs!

Chaque jour, enfants ou adultes de la maisonnée peuvent envisager d’aménager à leur guise le temps de la soirée; l’été, c’est repos ou lecture sur la galerie; pour les enfants et adolescents, ce sont souvent grands jeux dans la cour de l’étable, promenades à bicyclette, parties de croquet devant la maison; l’hiver c’est marche sur la neige, soirée au centre sportif pour du patinage ou des parties de hockey. Et en tout temps, voisinage à volonté! Conviés par un prolifique calendrier liturgique, de multiples visites à l’église toute proche entrecoupent toutes ces activités.

Les avantages de demeurer au village plutôt que sur la terre ne s’arrêtent pas là. Notre père avait fait sa douzième année en 1912. Même au début des années 30, ce n’était pas tout le monde qui avait une scolarité de ce niveau. Il ne manquait que l’occasion de la mettre à profit. Que les responsabilités de gérance de la Caisse Populaire, du secrétariat de la Commission Scolaire et de la Municipalité aient échu sur les épaules de notre père n’est pas le fruit du hasard. Il était parmi les citoyens les mieux préparés pour assumer ces fonctions et notre lieu de résidence en plein centre du village constituait pour lui un atout de premier ordre. Durant la journée et en soirée, combien de fois l’avons-nous vu recevoir des clients au bureau de la Caisse Populaire dans la maison, partir à pieds pour la salle municipale agir en sa qualité de secrétaire de la Commission scolaire ou de la Municipalité! Ces tâches, rémunérées plutôt sommairement, améliorent quand-même de quelques centaines de dollars le revenu familial et permettent de faire face aux frais d’études de quelques enfants.

L’accès facile au « p'tit train de la Côte » permet également à plusieurs enfants de poursuivre des études ou d’occuper un emploi à Beaupré, Sainte- Anne ou Québec. Sans ces conditions exceptionnelles, nous pourrions longtemps tenter d’imaginer quelle tournure différente aurait pu prendre chacune de nos vies. Tout cela fait partie de la « belle histoire » que fut la nôtre sur la Rue de l’Église.

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Ce qui est raconté ou évoqué dans les lignes précédentes suggère que notre père et notre mère étaient des époux vaillants, déterminés et solidaires, un couple aimant et généreux. Lui était reconnu comme un homme public compétent, impliqué et influent, …elle, comme une femme intelligente, accueillante et vivante.

Ce n’est pas par hasard que tant de gens, s’arrêtaient en passant «placoter avec Louis-Joseph ou Alexina», que leurs frères et soeurs, qu’ils viennent de la paroisse, de « la Côte » ou de Québec, du Saguenay ou de l’Abitibi, aient été si assidus à venir régulièrement les visiter. C’est à peine exagéré de dire que nos oncles Joseph et Albert, les frères aînés de notre père, se retrouvaient souvent en compétition pour aller « cueillir » notre mère à la gare Sainte-Anne et la recevoir à dîner chez eux lors de ses quelques voyages de magasinage à Québec.

Quand nous regardons l’imposante liste de frères et soeurs de nos parents, nous ne pouvons qu’être admiratifs de l’accueil dont ils étaient l’objet dans la maison de la rue de l’église. Si les célèbres escales annuelles des cousins et cousines Côté ont marqué nos vies, du côté des Racine, c’est beaucoup plus des relations avec les frères et soeurs de notre père que nous gardons les meilleurs souvenirs. Notre maison était le lieu où frères, soeurs et conjoint(e)s se retrouvaient un après-midi ou l’autre de la belle saison pour savourer la douceur de la campagne. Rappelons-en quelques éléments.

Notre oncle Arthur, qui avait été maire de la municipalité pendant trois ans autour des années 30 était aussi propriétaire de la terre voisine de la nôtre. À ce titre, lui, sa femme et ses enfants entretenaient avec notre famille des liens obligés, mais également fréquents et fort chaleureux.

Dans les années 40, de mai à octobre, au volant de sa Cadillac La Salle, tôt le dimanche matin, trois quatre fois par année, notre oncle Albert, après avoir fait ses dévotions à Sainte-Anne,…

s’amenait déguster sauce blanche et grillades d’Alexina, tout en placotant avec son frère « Bébé ». Pour les jeunes que nous étions, ces visites étaient marquantes aussi, surtout que nous récoltions de mon oncle, avant son départ, d’un dix ou un vingt-cinq cents chacun quand la visite de nos « cabanes » de jeu l’avait suffisamment impressionné.

Pour Georges, Léonne et leur fils Gérard, c’est par le « p’tit train » de 10.15 h. le dimanche matin que plusieurs fois par année, ils arrivaient passer le reste de la journée avec nous.

Quelques photos de nos albums, prises sous les grand peupliers de la cour témoignent encore ces bons moments. En complément, une fois par année, Ti-Georges venait exercer au profit de notre mère, ses habiletés manuelles dans divers petit travaux pour lesquels notre père n’avait ni le temps ni l’adresse. Quant à nous, une visite et un repas chez «mon oncle ti-Georges » faisait partie intégrante de tout voyage que l’un ou l’autre de notre famille pouvait faire à Québec…

L’été, Gérard venait toujours passer une semaine en même temps que l’un(e) de nous se retrouvait pour la même période sur la Rue de la Salle avec ma tante Léonne et mon oncle.

Au moins une fois par année, nous attendions impatiemment le p’tit train qui nous amenait tante Apoline. Belle et grande dame affable, souriante et affectueuse, elle ne manquait jamais, pour notre plus grand plaisir, d’exercer sur le dos de son jeune frère « Bébé », son humour pétillant.

Quand à Jean-Baptiste, c’est au deux ans qu’il arrivait en auto du fond de son Abitibi, faire ses visites à notre famille. Gérant de caisse populaire comme lui, il avait beaucoup d’affinités avec notre père; leurs rencontres s’apparentaient à la dégustation d’un plat longtemps désiré.

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Fidèle comme une ombre, souvent en prétextant avoir affaire à l’un ou l’autre des bureaux que tenait mon père, chaque mois, tante Emma, gratifiait mes parents de ses affectueuses visites.

Avec ou sans médecin, elle avait accompagné notre mère lors d’à peu près tous ses accouchements. Chaque fois, elle passait plusieurs jours à la maison pour épauler mes parents dans les tâches familiales Pour celle qui avait été témoin de l’inlassable générosité d’Alexina auprès de Rosalie, durant ses premières années à la Blondelle, c’était comme comme une façon discrète de « retourner l’ascenseur ».

A deux pas des Chutes Sainte-Anne, la vieille cabane à sucre de mes parents où nous nous retrouvions chaque printemps, était celle-là même où Éphrem et ses fils ainés avaient fabriqué et dégusté leur tire et leur sirop d’érable au tournant du siècle. Notre frère Victorin, la « mémoire

» de la famille, nous a confirmé que chaque année, c’était comme un pèlerinage obligé pour Joseph, Albert, Arthur, Apoline, Emma, Ludivine, etc et quelques-uns des leurs de s’amener à la cabane au début d’avril, via la célèbre Côte de la Miche, le Chemin de la Baie et le Chemin des Chutes. C’est sans doute en de telles rencontres que se guérissaient les vieilles blessures et se renforçaient les durables liens qui ont marqué l’histoire de la famille Racine.

Il importe de rappeler enfin que notre père s’est toujours clairement engagé politiquement, non pas pour un parti ou une couleur, mais pour l’homme et le candidat. Scrutateur « d’office » à chaque élection, il ne fut jamais, l’« organisateur politique » de qui que ce soit., Au provincial, nous l’avons vu voter successivement pour Adélard Godbout (libéral), Maurice Duplessis (unioniste) Paul Sauvé (unioniste), Jean Lesage (libéral), Daniel Johnson (unioniste), Robert Bourassa (libéral) etc. Nous nous rappelons tous que Yves Prévost (Union Nationale), ministre des Affaires Municipales commande de sa part le plus grand respect et une très grande estime.

Au fédéral, William Lyon Mackenzie King (libéral), Louis Saint-Laurent (libéral), John Diefenbaker (conservateur), Lester B. Pearson (libéral), Pierre Elliott Trudeau (libéral) retiennent successivement son adhésion politique.

Quant à notre mère, ce que nous retenons d’elle, c’est son accueil et sa joie de vivre, son sens de la planification, de l’organisation qui allègent tâches et travaux exigeants ou monotones.

Tous se souviennent de ses présences multiples et souvent inventives à certains travaux de la ferme, aux récoltes de patates, au battage du grain dans la grange ou dans les champs ainsi qu’à la cabane à sucre. Elle se réservait toujours une activité secondaire ou marginale afin de rester disponible pour animer discrètement l’événement. Il va s’en dire que les Fêtes, les anniversaires, les petits voyages que nous pouvions faire recevaient toujours de sa part, dans leur préparation et leur exécution, toute l’attention assurant succès plaisir. À noter particulièrement les Mardis Gras et la Mi-Carême où malgré la désapprobation un peu maladive de la danse par l’autorité religieuse, habilement, elle arrivait à rendre viable l’événement « en exigeant que les danseurs ôtent leur masque…. Notre mère était une prodigieuse chef d’orchestre et quand elle animait ou dirigeait, çà ne « faussait » pas souvent.

Il était plus que mérité l’émouvant éloge que fit d’eux notre frère Louis (Réal) lors du décès de notre mère.

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Le départ des oies blanches

Elle est partie Comme son vieux compagnon Au départ des oies blanches Laissant derrière elle Tout comme il l’avait fait Une moisson de souvenirs colorés Semblables aux montagnes d’automne Qui entourent le cimetière Où elle va le rejoindre

Premiers d’une longue voilée Ils ont connu tout à tour Les brises chaudes et les vents contraires Les trajets bien marqués et les routes incertaines La douceur du nid où naît la suite du monde Et plus tard les départs périlleux Dans la tourmente des grands caps

Mais rien n’a jamais empêché Les chercheurs de soleil De poursuivre sans fin La route bien droite De leur recherche infinie Et de les voir ainsi s’envoler Dans le ciel de nos automnes On se prend à rêver D’un pays de lumière et de chaleur Dont toute leur vie Nous a si bien parlé

Louis (Réal), octobre 1988.

En mémoire de Gustave, notre frère.

Lise et Claude Racine, le 20 janvier 2017

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L’ASCENDANCE D’ÉTIENNE RACINE

C’est confirmé. Ainsi que nous l’avions annoncé dans la dernière livraison de L’Enraciné, nous avons découvert lors de séjour de recherche à Caen les 15 et 16 novembre 2016, un acte du 20 mai 1663 qui indique l’ascendance d’Étienne Racine (8E4692, f. 142).

À cette date, le frère d’Étienne, Marguerin Racine, et son neveu, Noël Racine, fils de feu Jean, en leurs qualités d’héritier de René Racine (leur père et grand-père), lui-même héritier de Pierre Racine, lui-même héritier de Guillaume Racine, lui-même héritier en partie de Saturnin Racine, prêtre, confirment une rente annuelle de 15 sols tournois qu’ils doivent payer au trésor de la paroisse de Saint-Saturnin de Piencourt, voisine de Fumichon, à titre de rente foncière par obligation de Saturnin Racine par fondation du 9 septembre 1543, reconnue par René Racine le 28 mai 1624.

Cet acte du 28 mai 1624 est à rapprocher de celui du 23 mai 1624, lui-même cité dans un acte du 1er juillet 1625, mais que nous n’avons pu retrouver dans les registres du Tabellionnage de L’Hostellerie. On sait que René Racine, le père d’Étienne, est décédé entre 1624 et 1628.

Possiblement, au 1er juillet 1625, alors qu’il aurait dû comparaître à cet acte, il était déjà décédé.

Voici la transcription de cet acte, réalisée par Mme Myriam Provence, généalogiste professionnelle :

du vingtiesme Jour de may avant midy a piencourt Lan mil Six Cens Soixsante Et trois devant Lesdis tabellions

furentz presens marguerin Racine Et noel Racine fils Jean Ledit Jean Et marguerin heritiers de Reney Racine Ledit Rene heritier de pierre Racine Ledit pierre Lacine [sic] heritier de guillemin Ledit guillemine [sic] heritier en partye de feu mestre Saturnin Racine vivant prebtre Lesquels ont Recongneu Et Confesse estre tenus Et Subiest faire Et payer par Chacun an au thesor de Saint Saturnin de piencourt a la

Stipullation de philipe aubin Et Jacques allo.. [reliure étroite]

thesoriers dudit thesor Cest a Scavoir quin(se Solz tournois de Rente fonsiere Et Ce de lobligation dudit mestre Saturnin Racine par fondation

passe en Se Siege Le neufiesme Jour de Sept(embre mil Cinq Centz quarante trois depuis

Recongnues par Ledit Regne Racine Le vingt huictiesme Jour de may mil Six Centz v(ingt quatre en Se mesme Siege Laquelle pa(ie Lesdis Racine Sont Submis fere Et Contin(uer auxdit terme Ensemblement en Leurs ditt(es quallite Et Ce Sans novation desdis Ce(ns Sy dessus dabte qui demeure de force Et v(aleur audit thesor Et Sans novation Et acetenir Ils obligeren biens Sans que Le presen p(uisse preiudicier Lesdis Racine a la faire pes(er a Celuy qui est oblige par Les Lotz faic(ts entreux y Recovre es presence de Jean Le….

Et Jean desmont de piencourt tesmoins

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Rassemblement Racine 2017

BLAINVILLE, LAVAL ET STE-ANNE-DES-PLAINES

Programme

Lieu : Hôtel Days Inn, 1136 boul. du Curé-Labelle, Blainville, (Québec) J7C 3J4 Tél : (450) 430-8950 Télécopieur : (450) 430-8957

Adresse courriel: [email protected]

Chambres 1 lit double=105$ (2 pers.) 2 lits doubles = 119$ (4 pers.) N.B. Réservez par téléphone ou courriel en indiquant : Rassemblement Racine

Pour vous y rendre : De Montréal, autoroute 15 nord, sortie 25 (1km) sur Seigneurie puis à gauche sur boul. du Curé-Labelle (2km). Hôtel sur la droite.

VENDREDI 15 septembre 2017:

Arrivée : le vendredi 15 septembre en après-midi ou début de soirée.

Installation dans les chambres (avant ou après le souper) Souper au restaurant de l’hôtel.

SAMEDI 16 septembre 2017:

Déjeuner au restaurant de l’hôtel.

Inscription des participants et installation dans les chambres.

9h30 Réunion du C.A. dans la salle ¨Perle¨.

11h.30 Diner au restaurant de l’hôtel.

1h. Départ en autobus pour la visite de la nouvelle Place Bell de Laval.

2h15 Départ pour Ste-Anne-des-Plaines et visite guidée du patrimoine bâti.

Visite du rang Trait-Carré où se sont installés les premiers Racine, arrêt chez Jean-Yves Racine pour un cocktail de bienvenue.

17h. Messe dans la magnifique église de Ste-Anne-des-Plaines 18h. Retour à l’hôtel pour le (souper-banquet) dans salle ¨Rubis¨

Petite conférence de notre généalogiste (Denis Racine) Spectacle

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16 DIMANCHE 17 septembre 2017 :

Lever et petit déjeuner au restaurant de l’hôtel.

10h. Assemblée générale et élection

12h. brunch ou diner à l’hôtel et fin des activités.

Le forfait est au montant de 129$ par personne. Le chèque au nom de : Association des familles Racine ainsi que la feuille d’inscription devront parvenir avant le 1

er

août 2017 à l’adresse suivante : Gérard Racine, 371, 12

e

Rue, Laval, Québec, H7N 1S8

L'ENRACINÉ est une publication de l'Association des familles Racine (Québec) et de Radice (France). Il paraît trois fois l'an et est envoyé gratuitement à tous les membres des deux associations.

L'ASSOCIATION DES FAMILLES RACINE est une corporation sans but lucratif créée en vertu de la Loi sur les compagnies (Québec) (Partie III) en 1987.

Son site web est situé à l’adresse suivante : www.genealogie.org/famille/racine Siège social : 3508, carré Rochon, Sainte-Foy, Qc. CANADA G1X 2C2 Courriel : [email protected] Cotisation annuelle : individuelle : CANADA : 20$ CDN; FRANCE : 20 Euros.

ÉTATS-UNIS : 20$ US AUTRES PAYS : 20$US ou 20 Euros.

membre et conjoint : CANADA : 35$ CDN; FRANCE : 35 Euros.

ÉTATS-UNIS : 35$ US AUTRES PAYS : 35$US ou 35 Euros.

Conseil d’administration : Présidente : Céline Racine-Paquette, Champlain (NY) 1e Vice-Président : Jean-Louis Racine, Beloeil ; 2e Vice-Président : Gérard Racine, Laval;

Trésorier Jacques H. Racine, Kanata (Ont);

Secrétaire : Gilles Dupont, Salaberry-de-Valleyfield;

Directeurs(trices) : Yolande Huppé, Montréal ; François Racine, Granby ; Diane Racine, St-Donat-de-Montcalm; Denise Racine-Gratton, Embrun (Ont) ;

Roger Racine, Montréal ; Pierre Racine, Salaberry-de-Valleyfield;

Jean-Paul LeBlanc, Ottawa (Ont); Monique Chèvrefils, Salaberry-de-Valleyfield;

Henriette Lorange, Salaberry-de-Valleyfield.

Rédacteur de l'Enraciné : Denis Racine, Québec Traducteur de l’Enraciné : Jacques H. Racine, Kanata (Ont.) Archiviste : Jean-Louis Racine, Beloeil

Généalogiste : Denis Racine, Québec

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NOTRE RASSEMBLEMENT 2017

Notre XXIXe Rassemblement marquera le trentième anniversaire de notre Association. Pour ce faire, nous retournons à Sainte-Anne des Plaines qui nous avait reçus en 1992, il y a 25 ans.

Dès 1831, deux frères et un beau-frère Racine s’établissent dans cette région.

Jean-Baptiste Racine (1785-1841), fils de Michel et de Marie-Madeleine Gagnon, et son épouse, Sophie Neveu (mariés le 16 novembre 1830 à Sainte-Anne de Beaupré, feront baptisés leurs deux enfants à Sainte-Anne des Plaines. L’aîné, Olivier restera dans la région, tandis que le cadet, Jean, émigre au Vermont entre 1859 et 1868, ne laissant qu’une fille qui s’y marie en 1881.

Le frère de Jean-Baptiste, Christophe Racine (1807-1881), et son épouse Appoline Simard, qui ont unit leur destinée le 25 septembre 1832 à Sainte-Anne de Beaupré, s’installe à Sainte-Anne des Plaines. C’est là que naissent leurs dix enfants qui, à leur tour, ont engendré une nombreuse descendance.

La sœur de Jean-Baptiste et de Christophe, Julie (1805-1890) a épousé en premières noces, Magloire Racine (1810-1834), fils de Pierre Racine et Scholastique Paré, le 31 juillet 1833 à Sainte-Anne de Beaupré.

Ils étaient les oncles de Mssgr Antoine et Dominique Racine, respectivement premier évêque de Sherbrooke et premier évêque de Chicoutimi.

Christophe Racine et Appoline Simard

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Nos trois compères achètent le 27 mai 1831 (not. Globensky et Prévost) trois terres contigües situées dans le rang de la Grosse-Chaussée, à Sainte-Anne, dans la seigneurie de Terrebonne. En septembre de la même année, Magloire revend sa terre aux deux frères et s’engage à travailler pour Christophe pour une durée indéterminée. Cette obligation ne durera pas longtemps, puisque Magloire décède en septembre 1834.

Ce sera donc un plaisir et un honneur de nous retrouver chez nos cousins de Sainte-Anne des Plaines.

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NOTRE PARTIE DE SUCRES (Saint-Hyacinthe, le 8 avril 2017)

Quelques moments heureux.

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ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE DE L’ASSOCIATION DES FAMILLES RACINE

AVIS DE CONVOCATION

Par les présentes, les membres de l’Association des familles Racine sont convoqués à l’assemblée générale annuelle qui se tiendra le 17 septembre 2017 à 10h.00 à l’Hôtel Days Inn, 1136 boul. du Curé-Labelle, Blainville, (Québec) J7C 3J4

L’ordre du jour qui sera proposé sera le suivant : 1- Ouverture de l’assemblée;

2- Mot de bienvenue du président;

3- Lecture et adoption de l’ordre du jour;

4- Lecture et adoption du procès-verbal de la dernière assemblée;

5- Rapport du président;

6- Rapport du trésorier;

7- Adoption des états financiers;

8- Nomination du vérificateur;

9- Rapport du dernier rassemblement;

10- Quittance aux administrateurs sortant de charge;

11- Élections

12- Suspension de l’assemblée;

13- Reprise de l’assemblée;

14- Présentation des nouveaux officiers;

15- Vœux et résolutions de l’assemblée;

16- Levée de l’assemblée.

Les mandats de messieurs Roger Racine, Gilles Dupont et de mesdames Yolande Huppé et Henriette Lorange viennent à échéance après une durée de trois ans. Il y a donc quatre (4) postes à combler cette année. Les administrateurs sortant de charge sont rééligibles.

Nous comptons sur votre présence.

Gilles Dupont, secrétaire

Postes Canada Numéro de convention 40069967 de la Poste-publication

Retourner les blocs adresses à l’adresse suivante : Association des familles Racine a/s Jean-Louis Racine 135, avenue Carmen-Bienvenue, Beloeil (QC) Canada J3G 0C5

IMPRIMÉ – PRINTED PAPER SURFACE

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