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Reference
Grammaire et pédagogie du texte
BRONCKART, Jean-Paul, BESSON, Marie-Josèphe
BRONCKART, Jean-Paul, BESSON, Marie-Josèphe. Grammaire et pédagogie du texte. In: La production d'écrits à l'école . Antony : Ecole Normale d'Instituteurs des Hauts de Seine, 1989. p. 14-26
Available at:
http://archive-ouverte.unige.ch/unige:37606
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.Ïoo1r-^'^ Docè
Acrrs
DEsJoURNÉns o'Éruoes
DES 17,
lt,
19MAI 198t
LA PRODUCTION D'ECRITS t
A \,2 L'ECOLE
Jean-Paul BRONCKART Bernard SCHNEUWLY
Daniel BAIN Annie TARDITS Jean FOUCAMBERT Michel CHAROLLES
Suzanne DJEBBOUR et Rosine LARTIGUE Josette JOLIBERT
Odéric DELEFOSSE et les écoles du
I
ECOLE
NORMALE D'INSTITUTEURS
des Hauts dc Seinc
96, rue Adolphe Pajeaud 92160 ANTOT{Y
Tél
:,166nm
résumé), non.
Parmi les principes pédagogiques
qui
nousparaissent les plus importants citons encore la
nécessité
- de
divcrsifier
les activités tlcs élèves sur un même objet pour éviter de les lasser ; de tenir compte deieui
difficulté, suivant l'âgeet
leur niveàu intellectuel, à se centrer de I'açon continueou
répétéesur une
activitéqu'ils
perçoivent comme étant touiclurs la mêmc, noumment p8rco qu'ellea le
même support(lc
mêmo texte) ou ôrrespond au même type d'activité (corriger des phrases,par
exemple); cette
diversification àpparalt pârtioulièroment importantcpour
les élèves faibles ;-
defevoriser I'ectivité dc l'élèvo ;
ceprincipe est toujours
à
rappeler étant donné la iendance naturelleà
chaque enseignantde
se substituerà
l'élève pour certaines activités;
lemodèle présenté
tout â
I'heurc permet d'aller plus loin en précisant les opérations.essentiellesiur
lesquclles faire porter cette activité:
idonti'fier lei
paramères extra-langagicrs pertinents (type de contenu, énonciateur, destinatalre, but, .ùéu social;,les
mettreen
relation, planifier' modaliscr, etc.,.- d'erploitcr ler
compétenceldlrponl- blcr denr la
clesre chez les élèves, en pûrticu-lier grâce à un travail de groupe; les plus avancés peuuent apporter leur contribution sous forme de iuggestions,
de
moclèlesde
texte correct' dc critiques, d'enthousiasme pour un sujetou
uno activité... les plus faibles interviennent par leurs questions, leurs demandes d'explicitations, leurs critiques, parfoispar
leurs intuitionsou
leurssuggestions pertinentes ;
- de
promouvoir
unecollaboration
NYcc lesdircipliner
enrelgnéor parellèloment, en exploitantles
situationsde
productionou
deleôture de textes qu'elles impliqucnt
:
déchlffrer un article scientifique, rédiger un rapport ou un compte rendu pourla
géographic, prendre tles notes dans le cours d'histoire, ...Cette perspective pédagogique est
la
soule qui permetle de transmettre aux élèves des outils lângagiers performants pour leur vie actuelle etfuture. Nttus
savonsque les
obstaoles $ont nornbreux et qu'il faut une bonne clnse de nalveté et d'optimisme pour croire à un progrès dans ce clomaine. Mais nalvetéet
optimisme sont très probablement les mot€urs principaux de la péda- gogie IGRAMMAIRE ET PÉDAGOGIE DU TEXTE
Joan-Paul
BRONCKART
et Marie-Josèphe BESSON,Université
dc (lenèvePourquoi une intervention sur la grammaire dans le cadre de fournées d'études consacrées à
"la
production d'écrits à l'école" ?[a
réponse àcette question liminaire est avant
tout
d'ordre prâtlque.Depuis une dizaine d'années, les cantons de Suisse Romande
ont
procédéà
une profonde réforme de I'enseignement dela
langue mater- nelle, réformequi a été
appliquée d'abord àl'école primaire (six degrés scolaires : élèves de 6
à 12
ans),et qui atteint
maintenantle
cyclesccondaire
inférieur (trois
degrés scolaires : élèves de 13à
15 ans). La rénovation entreprise est globale ; elle concerne aussi bien les activités de lecture que I'apprentissage de I'orthographe ou de la grammaire, mais son obJectif majeur est de clévelopper et d'enrichir les capacités d'expres- sion orale et écrite des élèves. Dans ce contexte' en raison cle notre spécialisation relative dans le domaine de la production des textes écrits' nous sommes régulièremont sollicités pour des activi'tés de formation.
l.orsque nous nous trouvons en présence des maitres de français, notre propos est donc cenmé
sur la
didactiquedu
texte, mais force est de constater que les premières questionsqui
nous sont adressées ont généralement trait à la gram- maire et à son enseignement :-
elles concernent d'abordla
terminologie grammaticalo;
pourquoi introduire de nouveaux Ioncepts (<léterminants, groupes prépositionnels'etc.), et renon(pr
notammentà
l'étiquetage traditionnel des fonctions grammaticâles (COD' COI, circonstanciels) ?-
elles concernent ensuitele
statutde
la démarche d'analyse de la langue qui est proposée (concept deNtruct[ration grsmûrticale
quenous délinirons Plus loin) ;
- elles abordent parfois enfin le problème de
I'utilité
mêmed'un
enseignementde la
gram-maireo qtrelles
que
soientla
méthodeet
laterminologie adoPtées.
Quand
bien
mêmeelles
nous paralssentPage 14
-t
inopportunes dans
le
conlexteoù
elles sont posées, ces questions ne manqucnt évidemment pas de pertinenc€. Poury
répondre, M.J. BES- SON et moi-même avons entrepris une premier travailde
réflexion,qui
s'est conffétiséen
un article("Et
si la grumnaire aHtaft pas mauB, -1988), qui constitue la base du présent oxposé.
I-es proposition$ que nous y formulons sont organisées âutour de trois questions mnjeures :
1. Faut-ll cnseigner lr grammrirc
?Question éminemment rhétorique
à
laquelle je ne pourrai finalement répondre que par un oui lucide et raisonnable qui me permettre de poserles cleux questions subséquentes.
2. Commont
enrelgnor la
gremmalre ?Dans
le
cadre de quelle démarche générale dc pédagogie de la langue ?3. Denr quol bur cnæltnor lr grrm-
nnairc
? A quoi
devralt-ellepouvolr
servtr concrètement ? En particulier, ptiur renouer BvecI'objet général de ces iournécs d'études, com-
mcnt et en quoi un onreigncmont de
le gremmeircpcrt-il
êrreutile
ùle
pédrgogte dc I'expremionécrlto
telle que nous la conce- vons ?L:ElitlagrannaaÊétail_mulilÊZ'
C-ettc célèbre quesrion
de
Célestin FREI, NET (1925) présente cerre$ un côractère provo- cateur, mais elle témoigne surtout de l,insatisfac-tion
et
du désarroi permallents des pédagogues face à la situation de I'enseignement de la langue maternelle.Rappelons
en
ef'tbtque la "crlrc"
deI'enseigncment de la langue est aussl vieille que
le
système scolaire généraliséet
obligatoirc qu'ont adoptéla
plupart dc$ étâts européens depuis un siècle. Lr:s lois réformauices du dcrnierquart du
XIXème,en
même temps qu'elles avaient créé les conditions d'un libre pnssage des élèves de l'école primairc à i'université (ébauche de "tronc commun"), avaicnt également mi$ en plaÙe un progrâmme continu d'ensoignement dela langue, fondamentalenlent axé sur la maitrise de la grammalre. Les objcctifs dc l,enscignement
de
la
grammaire étaient de deux ordres princi- paux.Il
s'agissait tl'unepart de
transmettre à l'élève le mode d'analyse de la languo, et à travers elle, de la "logique du mondc" qu'avait développéla
tradition occidentalo depuis l,antlquité gréco- latjne.Il
s'agissait d'Rutre part et simultanément de le doter d'une terrninokrgie et d'un système de règles unifiés, réputés urilcs dans trois domaines Ila terminologie constituait un instrument d'anâ_
lpe et de
commentaire des textes d'nâuteursr, cible ultime de I'enseignement du français ; oerte même terminologie constituaitun
métalangage général,à partir
duquellélève
pouvait avoir accès à I'analyse du latin et des langucs vivantes étrangères ; enffn, le système de règlæ constituait la base de I'apprentissage des arcanes de I'ortho- graphe du français.Dès la mise en place de cc système cepen.
dant, le malaise, les critiques et les propositions
de
réforme avaient émergé,de la part
depédagogues bien
str,
mais aussi de grammairiensou de
linguistes:
selonBRÉAL
(1g72), ,,on enseignele
français commes'il
s'agissait d'une langue morte" etil
convient plutôt de I'enseigner comme une langue vivante si I'on veut oontribuerà
I'amélioration des capacités d'expression orale et écllte des élèves. Dans le détail, la critique aporté d'abord et surtout sur la démarche pédago- gique, c'est-À-dire sur le caractère ,,déductif' dé
h
dldactique hsditionnelle ; olle e porté ensuirc sur
le modèle de langue proposé par l'école (centra-
tion
quasi exclusive surla
,.langue littéraire") ; elle a porté enfin, quoique plus rarement, sur la théorisation $âmmaticele elle.même (les gram- maires s@lalres sont d'âbord des grammaires du latin, qui négligent dcs régularités importantes de la langue française telle qu'elle est).Comme
le
montrela
phrase cétèbre deFREINET, chez
les
tenantsde la
pédagogieactive, comme chez les premiers psychopédago- gues, ces critiques
ont
aboutià
une remise en cause deI'utilité
même de I'erueignement de la grammaire. Contestant radicalement la démarche didactique tradltionnelle (règles-
exemples - exercices),ils
proposent une pédago$e fonda- mentalemont inductiveet
"puérocentrique" :I'enseignant
doit
partir des caractéristiques pro- pres de I'enfant (ses intérêts, snn développôment affectif, son activité, et donc sa langue),et
son rôle qrnsiste esssntiellement, selon la formule dePIAGET,
à
contribuerà
l'épanouissement des oopacitAr des élèvas, "selonle
processus internede leur
croissance psychique" (1969,p. Zl4l,
Dans cette optique,le
programmede
langue rnaternellca
unobjectif
mejeur, radicalement nouveau,qui est de
dévolopperlas
capacitésd'exprension orale et écrlte de
lllève ;
pour lestensnts
de la
pédagogie moderneo le.s finalités culturelles de I'enseignement de la langue (aræèsau
grands auteurset à un
,.modede
penséeoccidentale") sont À rejeter, et si lês objectifs de
malrise de I'orthographe
et
d'accès aux languesPage 15
étrangères peuvcnt s'intégrer à I'objectif général tl'expression,
il
n'est pas évident quela
gram' maiie constitue un moyen indispensableet
effi'caoe pour les atteindre.
Sur le plan général de I'enseignement de la langue,
la
plupart des propositionsde
l"'Ecole Act-ive"ont
apparemmentété
cntendues.Il
anotamment été admis que I'objectif pédagogique majeur en ce domaine est d'smcner I'enfant à
dévclopper lcr capacitét d'orprctlion'
etqu'en conséquence,
la
démarche dirlactique adé- quate consiste àpartir
derproductionr
verbe- les effcctives de l'élèvo, à I'encourager àfriro fonctlonner ra
langue et à accroltre sa cspa'cité de
maltrise desdifférenter vari6tér
defrançais oral et écrit, Dans cette optique' comme le nôte SCHOENI, on reconnalt donc à I'enfsnt
"
unc
eeftslhe compétencqet on
abandonne!'auitudc normatiç/e antétieurc
qui
lgnoraft la languc de lbnlbnt 8a nom de la c'tuyancv cn anlnnçar
hornogème et untque, pâr rapporl auquel toutélsit
dérriancê'.,., on abandonnc égalementla
référence uniquede l'écrit
littéraire,et
on assigne à cet écrit "un sîatut c'hrunofttgttluement scronrl dans /hpprentl:fffige'(1988, p. 138). Dans cette même optique, on inc:ite également l'élève àobseryer les caractéristiques de sa langue, à en
induire les
régularités,puis à ctldifier
cetteconnaissance acquise dans
le
cadre d'une méta' langue inspirée des théories linguistiques moder'nes.
C'est sur la base de tels principes (énoncés notamment
dans le "Plan
ROUCHETTE') qu'ont été entreprises diverses rétbrmes au coursdes deux dernières décennies,
en
France, en Belgique ou en Suisse Romande.Sur la
plande la
grammairepar
contrc,comme chacun
le
sait, personnen'a
vr8iment voulu entendre la question de C' FREINET, ct,en
conséquence, personnon'y a
répondu. læs programmes scolaires de tous les pays francopho' nes continuent donc à préconiser son ensclgno' ment et le justifient par un ensemble d'arguments divers, souvent incompatibles svec I'esprit des réformes qui viennent d'être mentionnées.L'argument le plus fréquemment invoqué est que l'çnseignement de la grammaire contribuerslt
"à
structurerla
pensée" cle l'élève.Par
soncaractère d'évidence vague, cette ftrrmule sert en réalité
à
masquerun
argumeltt plus profon<I, quoique difficilement avouable,qui
ost d'ordre socio-histtrriquei
"on l&ft dc Ia gnmmauvpanv
gue
la tndilion
occdentatc e-rge qubn cn las'sect paræ quc
la
&mmuaaaté fnaæphane n'est paspêtc
àaæptcr
quclbn
cn fasse pIuS'. Et cette communauté frâncophone, dans son ensem-ble, continue à attendre de la grammaire qu'elle forme lfélève
à
une certâlne logique du monde,qu'olle lui
donne accèsâtlx "bons
auteurs"(c'est-à-dire
à la
littérature), qu'ellelui
serve à maltriser l'orthographe du français, etc.l"a
situation contemporâinede
I'enseigne- mentde la
langue présente doncun
caractère d'amalgame évident: de
nouveaux objecti$ et une nouvelle méthodologieont été
introduits, mais ils n'ont en âucun cas supprimé les objectifs ancienset la
didactique qu'ils génèrent; ils
s'ysont en quelque sorte agglutinés. Tout se pâsse auJourd'hui comme si I'on voulait atteindre tous les obJectifs
à la
fols. Dès lors, les tenants du modernisme se plaignent lorsque prédominent lesobjectifs anciens (pensée' auteurs, orthographe) et la pédagogie déductive qu'ils entralnent inévi' tablement,
et les
tenantsdu
traditionnalisme contestent violemmentles
réformesqui
neferaient
de la
grammaire qu'une métalanguegratuite.
Dès lors, les
prâtiques scolaires se carâctérisentpar une
absence alarmante de cohésion : si les objectifs explicites sont générale' ment modernistes,les méthodes d'enseignement sont extrêmement diverses, la terminologie nou-velle cst
souvent contesté€,et les
procédésd'évaluation internes
et
externes restent quasi totaloment inspirés des objectib fâditionnels.tI.
Ias
ndncipes d'une didâcti{uede
la gamnairc,Dans une telle situation, nos propositions viseront tout naturellement à définir des objectifs explicites
et
argumentés,et à
rétablirun
mini- mum de mhérence didactique. Elles s'inspirent largement de I'ouvrage de référence de la réforme suisse romande, "Maltrise du français" (1979).A-
Nous accepterons
tout
d'abordle
principe de la pertinence d'un enseignement dela
gram- maire.Non
seulementpour
les raisons socio' historiques évoquées plus haut (la communauté francophone n'acc€pterait pas que I'on cesse de I'enseigner), mais surtout pafce que nolul pensons que les activités de structuration sont indispensa- tlles pour I'acquisition, par l'élève, d'une maitrise effective de sa langue.B.
L'enseignernent de la grammaire doit s'inté' grer à la démarche générale de structuration de la
14
Page 16
langue,
et
celte démarchoa dcur
lmplirutions majeures.Sur
le
plan mérhodologiquetout
d'abord, elle impliquele
reJet définitif dela
didactique dérluctive traditionnelle, et I'adoption d'une pers- pective de découverte, dtrbservation et d'analyre dela
langue vivante en usage, perspectlve qui présente les caractéristiques suivantes.1. Partir de
lbbservationde
productions verbalcs effectives. Mais toutes les productions(et
notamment cêlles des élèvcs) pcuvent.elles être utilisées ? Sur ce point,deu
remarquos, qui ne sont qu'apparemment contradictoires, peuventêtre formulées. D'une part,
il
est lndispcnsable que les corpus de départ soient plus diversifiés ct plus représenratifs de l'état de la langue française qu'ils ne le sont actuellement. Si certains typas <telexles, orûux ou écrits, continuent d'être écnrtés,
le
produitde
I'activité de sructuration restera toujours partiel et partlal. D'aure psrt, le travailde
réflexionne
peut s'eftbctuersur
n'importe quel énonrÉ: il y a
donc lieu de choisir, pour chacun des typesdc
texte représentatih, dr:s énoncésqui
ne soient pastrop
complexee, et permettent un véritable travail d'induction de la part de l'élève, C'est à ætte nérrcsslté de choix quefont
référence actuellement les outeurs dcMF
lorsqu'ils évoquentla
nécessitéde
partir d'énoncés "triés" (cf. BESSON&
al., lgSS), C€tri
nécessairea
trependantunc
urnséquence importantesur la
conæption généralede
lanouvelle didactique
tlu
franr;ais: les
activités d'expressionel de
structurâtion doivent être clairement distinguées. læs premières, en effet, ne requièrent pas detri
a priori (au contraire) età
vouloir systémâtiquementinitier la
démarchede structuration
â partir
des énonés produiu lors de factivité d'expression, on prend le risquede
biaiser celle-ci, t'enseignant .ls,arr8ngeanl',pour qu€ les
élèvesne
produisentquc
dosénonr*s urilisables dans la dérnarche de structu- ration.
2. Le recou,rs
à
l'induction eet un principc méthodologiquequi
doir€rrc
bien anmprb.ll
s'agit,
I
chaquefolr
quocolr ort
porelùts, de solliciter une compréfiension iûtelllgente d€s frit$de la part de l'élève. IMair les ,faits do hngue eont cornplexes, et I'lnduction n'est cn conréquonce ni toujours possible ni toujours économiquè ; it faut donc accepter, lorsque
æla est
nôceegire, de ,corntiner cette d&narche d'inrluctloa gvec dpsense,ignernenls
de
,règleset dcs
cxerciccs dlapprendsrages procédant par analogto et même Bar rnérnorisation.3. Démarche de découverte nô signifie pas par-conséquent acqulsltion,,naturelle', ou,.spon- 1anéel'des catégories er des règles de la langue ;
la
découverteest une condition pour
unlpproltittrlc,
et cet spprentissage se traduira nécessairomont parla
mise en place de notions grammatlcalos plus ou moins techniques.n
faut pfendre garde,sur cô polnt, de
passer d'une absurdité pédagogiquo à une autre, d'une ,.dicta-tule
grammaticsle"à un
,,angélisme grammati- cal" ; par plus que la découverte et I'obsoruation d'un vélomoteur n'exclut la dénomination dç sesdlfférents élémenrs et I'explicitation de ses mûa_
nismes de fonctionnement,
la
découverte de la langue n'gxclut la dénomination de ses rlifférentes unités et la codificatlon de sas principaler règles morpho.eyntaxiques.Iæ procomur dc
d6cou-vorlo
n'oxclut doûc on aucun câsun produit trtmDrtlcrl.
La seconde impllcation a précisément trait à
la
naturest rux
câractéristiques de co produit grammaticel. Aboutir à unc codificstion granma.tlcalo c€rtst, mair â
deu
conditions.1. I-e méralangogo dolt permetrro de cerner efficacement los principaleo unités Êt lçs règles
eôsntielles de la lrngrc fnlgrfue
fétteqn'ollo Gtt,
oequi
implique nécessairement le reoour$à une
démarche distributlonnelle er structurale.L La
mérilang;age,doir être tnteltigibte pour l%lèva
Cela eignitie d,uuo part qu'il doitêtre
adaptéaux
posslbilités cognitivesde
cedernler, ct donc progroesivement affiné et tochni- cisé aux différontpo étapes
du
prrcours scslairc.Cela signiffo dnautre part, conmc nous l,avons
noté
plur
haut,quï dolt
pouvoir êtro justifié, argumenté parlc
fecoursà
lrobservationet
auxfaim chaque
fois
quc celaest
pnssiblo, plutôt qu'inculqué parl'inposition
de définifions par- fois en contndictioû av€c loe faits linguistiques eux-nêmee,c.
tæc activifér
de
structuration doivent êtradrlrcleat filrlfoéa,
clort-à-dirc qu'elles doi- veûttfic
ûnioulées à dmoûjccttft liairér et précir.
Sur oc poirt,
ûon$ propoÉoûô d'a:bord etûddcnmqrt dc rclotccr défiai..tivcmmr
àI'oûfoclif csltffd tmdifiinnncl
(anatynor {atrngw
po{tr âûEl!Ë€r lo msnde ot dnsi dtvelop.per
ilos capscirésdo
penséede
,I,élèvo). Tout d'rbord Froo q'rclr h43rc lncrl
perul ton
Page,lT
moyen d'enalyrer le monde (il
existe desmiliers de structures de langue ditlérentes
et
un seul mondel). Ensuite parce que les catégories et les définitions utilisées dans cette option tradi- tionnelle contribuent peut-êtreà
reprodulre la tradition occidentale, mais certainementptl t
rendre
I'enfanûinrclligcnr :
cst-il intelllgent de passer des dizaines tl'heuresà
identlfler un C.O.D que I'on définira par "ce qui répond à la questionlquoil
placée aprèsle
vcrbe";
est-ilintelligent de persister à définir le suJct oomme
"l'être animé qui
fait
I'action" quand l'observa- tion dcs faits montre que cettc tlétinition est non pertinente pourla
plupart des énoncés? Fit-il
intelligent de définir la phrase commc une "idée complète" ? Etc, Etc. Enfin parce quc nombre des notions aquises de cette manière ne
torvent strictoment à rien :
dansquoi
réinvestir la connaissance des multiples compléments circons- tanciels (but, manière, temps lleu, effet etc.), à supposer d'ailleurs que cette connaissance soit stabilisable et reproductible.Nous touchons
ici à ce qui
nous paralt constituer le paradoxe tbndamental de la querelle grammaticâle: on
reproche aux méthodes nou- velles de ne pas suffisamment préparer l'élève àla
maltrise de I'orthographe,à
I'acquisition des langues étrangères, voire même à la maitrise de I'expression écrite, alors que c'estla
persistance de fait d'un programme traditionncl absurde et surchargé qui constitue le principal obstacle à un réinvestissementintelllgent de I'activité
deréflexion sur la langue.
Nous retiendrons en îevanche trois objectit's,
en
I'occurrencetrois
domainespour
lesquelsl'activité de structuration devrait être utile.
- La mrltrire der former d'crpresrion
longuer, écrites ou orales, c'est-à-dire la maltrise des opérations constitutives des dismurs ou des textes ;-
Lameltrlre
desrègler dc I'orthogre-
phegremmrticrlc
du français ;- L'acquirition d'un métalangrge
per- mettant I'analyse des caractéristiques et du fonc- tionnement des languer locnndes.Il
va de soi qu'une démarchc de structura-tion
conduite dansles
conditionsque
nous venons de clétinir contribue srns aucun doute au développement général eles capacités cognitives de l'élève, tlans la mesure où la langue constitue un objet de connaissance particulièrement lnté- ressant et particulièrement fbrmatcur. Mais touteacrivité scolaire bien conçue mntribue aussi au développement
des
capacités cognitives;
lastructuration de la pensée constitue dès lors une
retombéc indirectc néccsraire de
toute démarche pédagogique intelligente; it
n'y a paslieu par
conséquentde l'ériger en
obiectif spéciflque de I'enseignement grammatical, câr on risque, ce faisant, de retomber dans le trâvors dela
démarche trâditionnelleet de
perpétuer la conl'usion entre "logique du monde" et "logique de la langue".D.
Nous
proposonsde ne retenir que
lesnotions
et
les règles pertinentes eu égard à cestrois
obJectift,et donc de
procéderà
unereEtructuration du
protremmc tranmrticd, qui
constitueà la fois un
allègementet
une simpliffcation. I-a restructuration que nous vous soumettons procède de deux démarches. Dans la première, nous tentons de formuler une descrip-tion
grammaticale structuréeet
raisonnable du français mntemporain(qui est
présentée en annexe). Il va de soi qu'il s'agit là d'un instrument de travail discutable et donc perfectible. Dans la seconde (que nous allons présenter maintenant), nous procédons, sur cette base, à la sélection desnotions et des rè$es qui nous paraissent devoir thire I'objet d'un enseignement grammatical, en fonction des trois objectift retenus, et en particu-
lier
en fonction dela
pédagogie de I'expression écrite.III.
Propositions pouLun progamme gram=maticat
A.
Pour ce qui concerne I'expression écrite, les
principes
de
didactiquedu
textequi
viennentd'être
exposés(cf.
également: BAIN &
SCHNEUWLY, 1987 et ftmmission "Pédagogie du texto", tr985
et
1988) impliquent trois étapes dlstinctes dans I'intervention didactique :-
étape d'élaboration et de ,structuration du contenu du texte : débats oraux, identification et classement des éléments d'information ;-
étapede
sensibilisâtion âux contraintes globales dela
production écrite:
identificationdes
pâremètfes contextuels(lieu
social, but, énonciateur-destinataire),choix d'uû type
detliscours pertinent,
et
élaboration d'un plan de textô;-
étape de "miseen telile" (ou
tenrtualisa-tion), avec travail spécifiquc vioant à faire acqué-
r',
Page 1B
.rir à l'élève la maltri.se dcs procédés qui assurent la
conncrion
des phascs du plan ainsi que desdifférentes phqases,
la
cohésiondu
texte (relais des groupes nominauxet
des groupes verbaru), ainsi que les prises de position de l'énonciateur (phénomlnes demodellmtion).
C'est au Cours de'la trqisièmo étape 'seule-
.ment qu€ pourront être réinvesties les connais- sanoes grammaticales des élèves. læ5 procédés de textualisation impliquent
en effet
une gestionprécise de diverses unités minimales, de diftérents groupes et des différents types de phrases. Nous pensons quê pour accéder à cette gêltlon, l'élève devrait préalablement avoir mattrisé les notions sulvantes :
- la structure des différents groupes ;
-
le déterminant, I'aux'iliaireet
les désinen- ces ;- les pronoms ;
- l'ensemble des morphèmes de connexlon;
'
; les quatre sous-clàsses d'adverbes ;- I'ensemble des types de phræo ;
Sur
le
plan des fonctions,il
devra pouvoir distinguerles
groupes nominaux,les
groupesprépositionnels. et les adyerbes qui exercent une fonction de complément de phrase, de ceux qui exercont des: fonctions de complément de verQe,
de nom, ou de I'adJectif et de ceux qui sont des modificateurs du verbe ou de I'adjectlf.
Ce réinvestissement des connaissances gram- maticales dans les activités d'expression écrite peut s'effectuer dan$ deux perspectives.
La première vise à doter l'élève d'un nouvel ensemble
de
connaissances gramfiâticales,en
, l'occurrence celles ayanttrait aux fonctionr tortûcllos
(notions de thème, rle focalisation, de procédé anaphorique, erc.,qui
sont introduites dans certains manuels). Nous ne pensons pas que ce quatrième 'lniveau grammâtlcar' (cf. unnexe) doive faire I'obiet d'un enseignementcrpllcll.e
au cours de la scolarité obligatoire;
d'une part paræ que ce$ notions festent floueset
donc difficilernent généralisables (tant pour les ensei- gnants.que pour les
élèves), dlautrepart
et surtout parc€ que cette codificatlon grammaticale supplémentairs n'est pas indlspensable popr la maiulse du fonctionnement textuel. Nous adhére-rons donc plutôt à une
seconde perspective:évitant, dans la mesure du possible, l'_introduction de nouvelles notions grammaticales, cotte per$.
pective vise à sensibiliser l'élève au fait que,
dtnr lc
cadre derdiffércnu typcr
dGtertc,
divers sous-ensembles d'unitéset de
groupes contri- buentà
la connexion des différentes parties, au maintien de la cohésion, ainsi qu'à I'oxpression de la position de llnonciateur.B.
Pour tr qui
ooncerne I'orthographe, en I'occurrence les règles d'accord et de morpholo- gio, nous pensons que l'élève de\rrsit maltriser les notions suivantes :. le
groupe nominal;
déterminant, nom et désinence nominale ;- le
groupe verbal;
auxiliaire, verbe et désinenco verbale ;-
le groupe adJectival ; adjectif et désinence adJectlvale;; le groupe nominal à fonction de sujet ;
-
le groupe nominalà
fonction de complé- ment de verbe (GNCV);.
le groupe nominal et le groupe adjecrival àfonction d'atribut ;
-
les fonctions do temps, genre, nombre et personne;- les transformations impliquant un déplace- ment du ONCV.
Pour
la
pédagogie des langues étrangères, I'obJectif général est de doter l'élève d'un méta- langage quilui
permette une analyse dæ unités, des groupes et des fonctions pertinentes, danrle cedrc dc ccttc langue.
Sous réserve d'une étude approfondiede
oette question,il
noussemble .qu'outre les notions déjà mentionnées, l'élève devrait disposer d'une maîtrise suffisante des morphèmos phrastiques.
c.
Pour l'élaboration d'un programme gramma, tical scolaire, nou$ proposons donc, comme on le constate, de ne pas retenir des unités tels que les affixes ou les nnorphèmes diaphortques âurre$ que
lo
pronom,et l'utilité
d'un enseignement eyanttrait âux morphèmes phrastiques reste à discuter.
Nous proposons également de ne pes introduire
la fonction de
prédicat,et, en
conséquence, d'effcctuer une analyse de"s fonctions $anûmaticir- les qui englobe sou.s une même dénomination le groupe prédicatif ot le grou-pe verbal.Par rapport aux prognmmes traditionnels
Page'!9
n
tl'ensclgnement de la grammalre à l'école socon- daire,
la
"base" grammaticsle quc nous propo-sons introduit
certesdes notions
nouvelles(essentiellemeni te.'difféi'ents groupes, la distinc- tion des sous-classes d'adverbes
et
les fonctionsde
modificateur), maiselle
devrait néanmoins permettre une clariflcation et un allègement <lu programme.Chriflcerlon
d,abordpar
I'introduction d'une description hiérarchisée dela
phrase qui permer de distinguer nettement las fonctions et les catégorieséi qui
organise ces dernières en trois niveaux:
les unités minimalas, les groupeset les phrases ; clarification aussi par la mise en évidence des différences de statut et de fonction des sous-classes d'adverbes (différenees capitales pour une pédagogie du texte).
-
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tang4ge&n7
chcz t'enfantIa
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,t
Ëi
Page 20
ANNEXE:
UNE DESCRIPTION ORAIIIIATICALE STRUCTURÉE OU FRANCAIS
Pour noua, loutc dcrcrlpllon rrleonnôr
du
ornotérlstlquee dc la lenguc dcvr.ll dlôllngucr olrlrcmcnl qurtrs ordree de phénomànce i- les difl6rents
typ.t
d'unltôr llngulrtlqucc portwoôo ds ôans du lrançab (cn I'occunencc lcs lexèmes,lee morphàmce et ler advcrbrs) ;- lea dlîlôrente lypm de groupra d'unltÔr, rlnel quc læ
lyp.. dr
phreæe à I'lntérlcur dcequcle cre unltôc ec dlatrlbuant;'
lea lonctlonr grammrtlorlcr qu'urunnt lcc unltÔert
lcc gtoupct par nppôrl aux nlvceux dc dructurâtlon oupÉdeurc (l'unltÔ dana le groupc ou drne le phràm, b groupo drne h phror)'.
leo lonatlonltlxlurllcr
qu'aerum.nt lre unltôrd
læ eroupar drnc lc oldrc dË la ttrualurc gônâtalc dea diecoureSl le dletlnctlon de cea quelre nlvcaux d'enrlyer nour prrall lmporl.nto (plue eanc doutc cncorc pour lc maftre quË pour l'ôlàve), ellc ne dolt cepcndrnt .n ruËun
ct.
prôllgunt lc prognmmr mÔme d'eneelgncment gnmmdlcd. ll ne s'aglt donc par lcl de proporcr un Ëtour à unc dÔmrroha alrlcilamanl rndytlquc, qul lnirodulralt d'rbord lot notlone mlnlmeler (unltôË llnguletlquee), pulo nconctrulrrlt l'ôdlllcc do le lengut an pæænl dos unltôc aux groupee, dce Otoupào lux philerq pulr dco phnmr rux trxt e ; I'ordru drnc lcqucl læ notlom $ront lnttodultce dollltn
Ôtabll en lonc'tlon de I'aatlvlté de structuratlon,trlb
qua now I'wong dÔflnle, cr qul lmpllqutn un vatt-vlent conftûti .ntrc rtllexlon our lce groupoe ou læ phraere, rtlltxlon aur lm unltôc mlnlmrlol rl r5lotlon eur lco lonotlone gnrnmrllcelea.Notone rnlln quc, dane
lt
ordn do crl oôbll, nouo nt lrdtarompu do
bnabne tottucllcr, dont l'Étude noue peralt dcvolr ôtrc lntôgrào à uno pôdrgoglcdr
I'cxprcrclon todurlb, plutôtqu'l
unc dÔmaroho dc otrudurâtlon gremmcllcâlè propremônt dttt.1. Les unftôs minimales du
lrançalr
Lcs princlpec du clagesment qur hous prôpoôone ont 6tÔ açlftdtÔr dma "L€ loncllonnemrnl dæ diecoure" (1985, pp, 17.!3). Nôus n. reformulcrona lcl qur ltô dtflnltlonô dc ttotlono pcu lamtllÙtto
d
r.nvoyonô lÈ locteur à I'ouvrage pour un expoeô plus d6talllâ,I .1 . Unltée lcxlcaleo - nom Gotnmun - noln propre - verbe commun
- ycrbe-copuls
lttnr
ct unfl& d4ufiatuilcQ - adlectllI â, Unlt6s,morphÔmatiquee
1.â. 1. ùvlor,phùn$ eyntagrfl etiquts
Ënscmble 'dlunltée dont rltalrc r dld,dbutlon ,sc sltue à ltittt6r,ieur doe trola groupoù 'dc bare : gntupe nominal, grôup€ vêrbal€t groupê adjectlval {d, php lolrÙ,
,1,2.1.1. Morrphèmer du groupô nomlrnl - dôtormlnant
Cett€ cllgec drunlt6e lnolut lo0 rttlcbe, ler tdjtctlb démûhtrltlh,
ltt
tdFëtlh pocrèttifB, læ.edJlcilfia ind6finle, ,lcepartlilb ct lce cardlnaux, - dûclnrncc nornlnaTr
(l asvaoh aq d es lourneû1
-rfilxe nominrl
(cxsrnplcs : doux, .ptûtlllon, pmlônnùro, ralnnaonnetô,
1 .2.1 .e. Morphèrneo du groupe vrlbel
-euxlllalrc
- déclncnce vsrbale
.Page21
- afllxe vsrbal
1.2,1,3. Morphèmee dU groupe adJectlval - déslnence adlecflvale
- afllxe adjectlval
1,2.2. Morphèmes phrastlques
Eneemble d'unltée complexee (que I'on quallllc parlola dc "eynlhàmee") dont I'alrc dc dlslrlbuilon cet le phraec p qu'lle tranelorment en phraee T almplc (cl. plue loln),
- eynthàme de n6gatlon (ll n ôet paovenul
- eynthàmc dc paeorvatron (Danrcl a éréafisrnl
prra
prcmlàrc rarare) - eynthàme d'emphaee (C esl alle que le veux volrl- eynthàme lnlerrogalll (Esl.cc quctu vlana ff 1.2.3. Morphèmes dlaphorlquee
sont raeeembléee so.ue cette appellatlon plueleure claeeee d'unliée dont la caraotérleilque âpparontc eat de ,,se eubetltuer" à d'autree unlt6e du texte cVou de icnvoyer d6lctlquemànt-À un ou pluelcure
p.Ëàùr*".
de la e1uatlond'énonciallon. Les dlaphorlquee se dltférsnclenl rntrâ cux, no; par lc atâtut
ai
t'unni q,ilrr.-iJÀpr".cnt, male par le statut qu'lle prennent dane la phraec qul lee lnolut (un pronom n'cet pre un",nttJ'qriilpi;;;
n6ceeealrement un nom, mals c'ssl une unlté qul prend la place diun eyntalme nomlnal du o'un oynteg1frg prd;;lûnnet dane ta phraee où llapparalt).- pronom
cetle claeee inclut la liete flnle dee unlt6e habltuellcment quallllôce de pronoma pcreonnele, d6monetratlfe, relatlfe, lnterrogatife, quantltatlle, poeeeeelle et lndôpendante,
- pro-verbe ou pr6eenlafll
Claeee d'unltÔo qui apparaleeent touiours cn co-occurrcnce rvco un groupc nomlnel,
cl
qul peuvcnt ôtrc coneid6réee oomm€ dce eubailtute de groupc prédlcatlt (" vo/c/ lc profcaecur,,),-
- pro-phraee
claeae d'unltée qul ee oubotlluont À une phraee enllàre (oul no4 tæu{monl, houtrusmcnt quc, pcutittë qud erc),
1.2,4. Morphèmee de connexion
Eneemble d'unités qui ne ee dletribuent pae à l'lntérleur d'un dee trola groupee basc, ma6 à leure fronllères, et qul mottent en relation dee groupea eVou dee phraece,
- prépoaltion
Unltés qui r6glseent un groupe, généralement nomlnal, et qul l'lneèrent dane un autrô groupe nomlnal, dane un groupe prédicatil ou dane une phraee,
- adverbe prépoaltlonnel
unitée traditionnellement appel6ee "adverbee", qul apparaleeent en lln de groupe nomlnal, et qul, comme les prépositions, ineèrEnt co groupe dane une phraec (,,Trole lo"ri apac tii"na"n r,âmi,t.
'
-- coordonnant
Claeee d'unltée qul ae dietrlbuent g6néralemenl aux frontlàrcs de phreece de nlvcau équlvalent ; cllc ee compo.ô d'uno part de morphèmca habltucllement appol6e conJonctlono
or
àooratnatt on (ma/c) alncl quc dc morphàmee traditlonnellemcnl appelée adverbee. ('Tantôlli ec. r6elgno, tanlôtllic
r6votte";. Ccrtalncc dca unllée dc cctte clqeec peuvent aueel ee dlotrlbuer aux fronllèrea d'unltôe dc talllc dlverae, qu'cllcer"ttJ"t ." t"iiiËiiÀ.ô
aFreddy, qul eont belgce, doncgourmande, mangcnt e/bolvcnt avoc ardaur, ma/esaiedéllcarerec).- oubordonnant
.claaoe d'unltée qul ee dietrlbuont on tôtc de phraec, qul rôgleeent l'enohaeeemont d,unc phraec dana unc autre et contrlbuent alnel à la conetitutlon dc phraeee T (cf, plue lolnj.
1.2.5 Morphèmee tranephraetlquea - Adverbe dlscurslf
Clasee d'unltôe, habltuellemenl appelée advcrbee, qul ne aubleeent quaelment âucunc contralnto do dlslrlbutlon,
t
;
*
*
i
nlril î
Page 22
ot qul qpparelosent donc euoal blcn à I'lnlérleur d'un groupc dc baee qu'aux lrontlàrca dee groupcs ct deo phraeee ; leur poelilon cet dàe lore r6gle par lce ràglcr du dlocoure pluiôt quc par dcr contrâlntcs oyntaxlquce (" Hcunuactncnl, ll a détourné cot obus i ll a haurausamcnldétournâ oct obua ; ll a d6lournô cct obul, htuttusonên( stc.l,
1.3. Le problàme dee advcrbca,
Le t€rmo d'adyeûc déelgnc, dane la perepectlve tradltlonn€llc, un eneemble tràe vaste d'unltés qul ont on commun I'invarlabllité. ll eet cependant rlo6 dc démontrcr qu'll e'aglt là d'unc cetÔgorle rÔelducllc, qul d'une part regroupe dee unltéo de type lexlcal (advcrbae cn -monli et dee unltée de type morphématlque (lnàc, b/e4
bfi,
el qul d'âutro parl s€ dlstrlbue on soua-claeocr dlllércntce du polnt dc vuc de leur dlstrlbutlon et de lcurs réeeaux do compatlblllt6. Toute dcoorlptlon coh6rcntc du lrangale lmpllquc dono I'ldenllfloetlon dc cce ooue-clcoe.s prrtlncntee €t, ldéqlement, un nouvcl 6tlquetegc qul lerelt dlrperaltrc la notlon d'advcrbc ellc-mâmc. Pour dce raiaono dc oommodlté ct d'économle termlnologlquea, nouo conâervorone ccpcndent la notlon, €t proporerone la ré-organleallon €n coue-clâeses qul eult.1,9. 1. Advcrbeo eyntagmctlquer.
Premler eneemble d'adverbee, qul oe dlotrlbuent à l'lntérleur dcâ lrolo groupge dc baee ; quetre soue-enEemblce pourralent être dletingués ;
- les unltée qul peuvent ee dletrlbucr à l'lntérleur dee trole groupos (nêtna par exemple) ;
- lee unités qul ne ec dleirlbueni qu'à I'lntôrlcur dee groupee adlectlvaux et dee groupce verbeux (bd abémenl ;
. les unltés qul ne ee dletrlbuent qu'à l'lntôrlcur dee groupcc verbaux
(.lt
t ltutmcnl pohincntl, - lee unltée qul ne ae dletrlbucnt qu'à l'lnt6rlcur der groupee adlec'tlvaux (/dd.1.3,2. Advcrbee phraetlquce.
Deuxlème ensemble d'unltée, qul co dlotrlbucnt à I'lnlérlcur dc la phraec, dc la mÔmc manlàre que lee ôyntagmeo préposillonnele compl6mente dc phraec (cf, pluc loln) ; cxemplc i " Qttoldlcnnamcrrl, ll ee rcnd à Parie pour y lalre oon marchô".
1.3.3, Adverbee de conncrlon.
Troleième cneemble, dôjà 6voquô, gul comprcnd ;
- lea adverbee prépoeltlonnele - un soua-snoomblc dee coordonnantt 1.3.4. Adverbcr dlrcurclfe,
Cl. plus haul.
1.4. Bemarque,
Etant donné la plurifonotionnallt6 de la plupart dee elgnlflanta d'une langue, il peut arrlver guc le môme item lexical ou morphologique e'lnecrlve tantôt dens uns cleaoc d'unltée, bntôl dans uno âutre, L'ltem aprèo, psr exêmple, pout dane certaine cae conetltuer un adverbc prÔpoeltlonnel, dane d'autr6ô un coordonnânt.
ll
lmporte donc de blen distinguer les claeeee d'unltée, déllnlca par lce crltàree de dldrlbutlon et de compatlbillté,ct
lee ltems verbaux eux.mômes, qul peuvent parlole appartcnlrà
pluolcure choeet,d
gul conôtltucnt danocê
cas des unités llnguietlquee différenteE,2. Lee phraees et l€s group€s 2,1, Les phraeee.
Noue dletlnguerone la phraac P, dÉclaratlvc, elllrmatlvc, ncutrc gt actlvc, dcr phroee T, qul ont eubi une ou plueleure trânstormatlone, alnel quc dee phreeco coordonnÔce ct juxlepoeÔce.
2.1.'1, La phrase P
Ellc pcut ôlre dôllnle commc I'unlt6 cyntodque dc rang eupôrlcur, compoôût dc deux conethuente de baae, obllgalolree:
- groupa nomlnal ;
- groupe verbal (ou groupe prÔdlcetlf),
Elle accepte loo constltuante eecondrlrce rulvânto :
A, - groupe prépoeltlonnel ;
- adverbc phraetlquc ;
h,l t\i I
Page 23
B. - adverbc dc connexlon ;
- adverbe dlecurelf ;
- coordonnant ;
- eubordonnant.
2.1,2. Lee phraeee T elmplee.
Ensemble de phraeee qul eont lc réeultat dc la traneformatlon d'unc phraee p, par adJonctlon d,un morphàme phraetlque (ct, plue haut), par modlflcatlon de I'ordrc dce constltuante, par I'eilaccmeni à,un Jje-coîetlranto ou cncore par pronominalleatlon,
- phraee lnterrogatlve - phraæ lmpôratlve - phraoe exclamallve - phraec n6gatlve - phraee emphallque - phrare paoclvc - phraae pronomlnalle6e
2.1,3. Lea phraeee T par subordlneilon
Ellee eont compoeéee de deux ou plueleure phraeee rellées par un eubordonnant, 2.2,4. Lee phraeee coordonnôes et luxtapoc6er
Ellee eont compoeéee de deux ou plualeure phreeee relléee par un coordonnant ou par un algne de ponctuatlon.
2.2. Lea groupoo,
ce sont dee eneemblee catégorlele génôralcmenl oonetltuôs dc pluelcura unltée eVou de pluelcure groupce2) ; noue dletlnguerone dee conotltusnto de baae, génôralemcnt obllgatolrcie;, et dos oonstltuante eecbndarree, iorrjatoiree ou facultatifa.
- Lo groupe nomlnal
ll eet compoeé de troie oonetituante dc baao :
.nom;
- d6termlnanl ;
- d6elnence.
ll accepte les constltuante secondalrse eulvanle :
- group€ adjectlval ; - groupo prépoeitionnel ; - adverbe eyntagmatlque ; - afflxe,
- Le groupe adloctival
ll eel compoeé dc deux constltuante de baee :
- adJectif ; - déeinence,
ll accepte lee conetituante eecondalrea aulvante ;
- group€ pr6poeltlonnel ; . adverbe eyntagmatlque ;
- atllxe.
- Le groupe verbal
ll eet compoe6 dc deux conetltuante dc brec :
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