usrre
REFLETS FRIBOURGEOIS
0 Revue bimensuelle 7 juin 1985 N° 11 Fr. 3.50
Jeunesse...
où vas-tu?
L heure est venue de se serrer les pouces, semble dire ce jeune étudiant, à droite.
Photo V. M.
I ls sont encore nombreux les jeunes qui ont peur d'affron¬
ter les problèmes de l'époque que nous vivons. A quoi ou à qui est due cette crainte?
N ous n'arrivons pas à le savoir d'une manière précise.
Le savent-ils eux-mêmes?
Sans doute se posent-ils des questions auxquelles ils ne parviennent pas à trouver une réponse.
La majorité des jeunes n'est pourtant pas dépourvue d'in¬
telligence. J'en connais un grand nombre dont le raison¬
nement me paraît sain. Leur équilibre est reconnu comme normal. Alors pourquoi n'ar¬
rivent-ils pas à se définir, à se déterminer, à se prononcer?
Ils sont à l'image de ces arbres qui, déracinés par la tempête, dérivent au long de la rivière.
Le courant les emporte; ils flottent constamment sur l'eau tumultueuse qui s'en va loin, très loin, grossir les océans.
A insi est cette jeunesse indé¬
cise, hésitante, tourmentée par des alternatives, des dou¬
tes, des incertitudes. Il semble que chaque lendemain est pour elle un embarras supplé¬
mentaire. Parfois, j'ai le senti¬
ment que certains jeunes sont mal dans leur peau. Ils ne savent vraiment pas sur quel pied danser, ils tournent comme des hélices. S'accro- chant à des mythes, à des légendes, ils se créent un
monde à eux, s'enferment dans une tour d'ivoire et ne voient plus le monde tel qu'il est, les gens tels qu'ils sont. Ils refusent de sortir de leur pro¬
pre univers qu' ils ont érigé selon leur conception. Ce sont d'heureux idéalistes, certes, mais qui devront, tôt ou tard, voir les choses en face. Ils ne sortiront de leurs songes qu'au fil des années et seront alors confrontés avec la vie qu' ils n'auront pas su affron¬
ter à temps les yeux bien ouverts. Je reconnais que ces jeunes possèdent de belles qualités d'âme et d'esprit.
L'argent ne les préoccupe que dans la mesure où il permet d'accomplir un acte de bonté.
Dès qu'un ami est dans l'abîme, ils volent à son se¬
cours; dès qu'ils ont réussi une bonne action, ils ont la certitude d'avoir accompli leur devoir.
La plupart de leurs activités ne vont pas très loin, elles ne dépassent pas leur royaume.
C'est beau et c'est mince.
C'est merveilleux mais insuf¬
fisant. L'erreur commise par ces jeunes gens et jeunes filles trop enclins à circonscrire leur champ d'action est de ne pas s'ouvrir consciemment aux vérités fondamentales qui montrent le juste chemin, le but à atteindre. Ils y parvien¬
dront peut-être en empoi¬
gnant le taureau par les cor¬
nes, en maîtrisant la pensée et le geste. Au-delà de cet effort, seulement, se trouve le vrai bonheur.
Gérard Bourquenoud
SOMMAIRE
FRIBOUR®,é
Revue bimensuelle d'informa¬
tion et d'actualité paraissant le premier et le troisième vendre¬
di du mois. Organe officiel de l'Association Joseph Bovet et des Fribourgeois «hors les murs».
Rédaction et administration:
Imprimerie FragnièreS.A. - 31.
rte de la Glâne - Case postale 331 - 1701 Fribourg - Tél.
037/24 75 75 - Télex 94 22 73 IFF CH
Rédacteur en chef responsable:
Gérard Rourquenoud (Gruyère - Sarine - Lac).
Correspondants et collaborateurs:
Monique Peytregnet (Arts et culture - Glane et Ve- veyse).
Alfred Oggier - Marc Waeber (Economie et politique).
Rose-Marie Esseiva (Social et éducation).
Marcel Brodard (Sports).
Service d'abonnements et d'expédition:
Catherine Kacera.
Abonnements:
Annuel: Fr. 77.80. Semestriel:
Fr. 40.-. Etranger: Fr. 90.-. Par avion: Fr. 115.-. Vente au nu¬
méro: Fr. 3.50. Compte de chèques postaux 17-2851.
Tirage:
8500 exemplaires.
La reproduction de textes ou d'illustrations ne peut se faire qu'avec l'autorisation de la ré¬
daction - la rédaction n'assume aucune responsabilité pour les manuscrits et photos non com¬
mandés.
Publicité:
Assa - Annonces Suisses S.A. - 10. bd de Pérolles - 1700 Fri¬
bourg-Tél. 037/22 40 60. Dé¬
lai de réception des annonces:
15 jours avant la parution
2 Le billet de Gérard Bourquenoud Jeunesse, où vas-tu?
5 Jean de La Fontaine: un spectacle à ne pas manquer 7 Le mariage du pain et du fromage
9 Deux anniversaires au Cercle d'Agriculture de Châtel-St- Denis
11 Le Mandarin, vous connaissez?
13 La Faculté des sciences de l'Université de Fribourg et ses différentes sections
21 Le cahier spécial destiné à nos aînés 25 Avec les masseurs suisses
26 Triennale internationale de la photo à Fribourg 28 Les 50 ans du Cercle fribourgeois de Renens
30 Assemblée des délégués de l'Association Joseph Bovet 33 Cinquante ans d'existence pour le FC Vully
38 Le dauphin, un autre ami de l'homme 42 Pour l'année du patois
Couverture
Le dauphin, un autre ami de l'homme Les jeux auxquels s'adonnent ces animaux correspondent à leur niveau d'intelligence. La facilité qu'ils ont à imiter et à apprendre de nouveaux tours est étourdissante. Leur comportement ne relève pas de l'instinct animal, mais semble plutôt résulter d'un effort de création et d'improvisation. Ce qui permet de penser qu'ils sont dotés d'une intelligence d'ordre supérieur.
Photo Daniel Schäfer. Marly Voir notre reportage en page 38.
FPBOUPG
SOCIÉTÉ
PRO INFIRMIS:
renforcer l'appui
aux centres de formation
Après 33 jours de campa¬
gne nationale, la vente de cartes 85 de PRO INFIR¬
MIS rapporte, dans un premier bilan intermé¬
diaire, la somme nette de 2 395 000 francs, soit 10 000 francs de plus que l'année précédente. Cette très légère progression ne garantit malheureusement pas encore que l'institution atteindra dans les mois qui viennent les deux objectifs qu'elle s'était fixés, à sa¬
voir.- consolider son budget et soutenir les projets de centres de formation pour adultes handicapés men¬
taux.
Comme chaque année en effet, un pourcentage de la recette sert à constituer la part des fonds privés de son budget, un montant d'environ 15 mios qu'elle réunit par ailleurs grâce aux dons, legs, parraina¬
ges et donations publiques qui lui parviennent en cours d'exercice. Cette somme est indispensable à l'association faitière, qui consacre 14 mios de francs à couvrir ses activités de conseil auprès des person¬
nes handicapées dans 44 services sociaux et 7 mios aux cas individuels. Son
budget total avec subven¬
tions s'élève à 30 mios.
Pour 1985, PRO INFIR¬
MIS s'est donné la tâche supplémentaire de pro¬
mouvoir la formation con¬
tinue pour les adultes han¬
dicapés mentaux. De ré¬
centes observations ont en effet mis en évidence que les capacités développées jusqu'à la fin de la scola¬
rité peuvent s'atrophier rapidement si elles ne sont pas exercées constam¬
ment. PRO INFIRMIS a estimé nécessaire de re¬
connoitre ce besoin en mettant à disposition de différentes organisations du pays les expériences acquises dans son projet- pilote «Club de forma¬
tion», réalisé à Zurich.
Actuellement, huit cantons sont concernés par les pro¬
jets à l'étude: Genève, Fri- bourg, Tessin, Lucerne, St-Gall, Appenzell-Rho- des Intérieures, Glaris et Grisons. Pour financer ce travail cette année encore, PRO INFIRMIS demande instamment au peuple suisse de renforcer son ap¬
pui en continuant de réser¬
ver bon accueil à ses car¬
tes.
QP Le coup de fil de Berne
Qu'il est difficile de se faire une opinion fondée en ce qui concerne l'initiative sur le droit à la vie au sujet de laquelle nous devons voter demain et après-demain! La polémique prend un tour tel¬
lement passionné que toute approche raisonnable du pro¬
blème posé se heurte à trop d'obstacles d'ordre émotion¬
nel.
Il est à peine possible, en effet, de ne pas mélanger dans cette affaire les données et exigences du droit naturel, du droit canon (de la religion catholique), de la morale au sens large, du droit positif (celui qui est codifié et donc obligatoire), de la politique (l'art du possible) et de la démocratie (la majorité du peuple a raison).
ment politique et démocra¬
tique.
Alors que faire de cette initia¬
tive?
Il paraît difficile que dans une affaire aussi délicate, qui touche aussi profondément à la religion, aux sentiments et au sens moral, une partie du peuple puisse imposer sa vo¬
lonté à l'autre. Pas plus que les partisans de la décrimina- lisation de l'avortement n'ont pu imposer leurs vues aux tenants du droit naturel.
A moins qu'une interpréta¬
tion juste de l'initiative ne permette l'avortement dans certains cas, ce qui pourrait réconcilier les deux camps.
L'alinéa 3 dit en effet que le droit à la vie ne saurait être sacrifié au profit de droits de moindre importance. Le Le droit à la vie
Selon le droit naturel, la vie commence au moment de la conception, bien que cela ne semble pas démontré scienti¬
fiquement. L'avantage de cette théorie est de couper court à toute interprétation selon le nombre de jours, de semaines ou de mois. Elle est claire. Le droit canon suit cette interprétation. La vie doit être protégée dès la con¬
ception.
Dans le sens moral, au sens large, du peuple suisse, on trouve évidemment d'autres interprétations suivant la re¬
ligion à laquelle on appar¬
tient ou selon sa philosophie et sa conscience propres.
Le droit positif doit se cal¬
quer sur la morale et le bon sens généralement admis.
Sans quoi il ne peut pas se faire, puisqu'il est éminem-
droit à la vie de la mère, par exemple, est de même impor¬
tance que le droit à la vie de l'embryon. Dans ce cas, on pourrait examiner la possibi¬
lité d'un avortement. On trouve dans la théologie ca¬
tholique de longues études concernant les cas où une ou plusieurs vies peuvent être sacrifiées au profit d'autres vies ou de droits plus impor¬
tants. La théorie de la guerre juste se fonde sur ce principe.
Il suffirait que les femmes qui font de la liberté de leur ventre le fondement de leur égalité avec l'homme, veuil¬
lent bien admettre que l'em¬
bryon a autant le droit de vivre que l'animal et qu'on ne saurait le tuer au nom d'un vague principe de faux égalitarisme.
Alfred Oggier
ARTS ET CULTURE
Une grande première à Marly:
spectacle «Jean de La Fontaine»
Les 14 et 15 juin prochains, à 20 heures, venez tous à la grande salle de Marly-Cité applaudir le spectacle «Jean de La Fontaine». Plus de 200 participants, acteurs, chanteurs, danseurs seront là pour vous distraire.
Nés du désir de motiver les élèves en les faisant participer à la vie et à l'œuvre d'un auteur connu, Yves Piller et Nicolas Bussard ont mis sur pied un spectacle peu commun. Les fables de La Fontaine transcrites en musique et amenées par un scénario où évoluent des personnages fictifs entourant Jean de La Fontaine. Scénario plein de charme, divertissant, varié, émouvant parfois, où deux époques se rencontrent. Scénario que l'on doit à Nicolas Bussard et qui prouve que la création existe encore chez nous. Création aussi pour la musique des 12 fables choisies: Pierre Kaelin, Jean-Paul Dumas, Rodolphe Hausamann, André Ducret, Michel Ducarroz et les maîtres de Marly. Un spectacle de cette envergure nécessite une équipe solide et complémentaire. Pour se faire une idée du travail entrepris dès septembre 84, nous avons posé quelques ques¬
tions à Michel Macheret, président de l'organisation.
Nous avons alors décidé de met¬
tre sur pied, en collaboration avec les maîtres de 5e et 6e années primaires, un spectacle où tous les élèves participeraient. Dès le début, maîtres et élèves ont été motivés et chacun a trouvé sa place dans la préparation du spec¬
tacle. L'année de la jeunesse et de la musique n'est pas étrangère à notre choix. Pour les enfants, la possibilité de se produire en pu¬
blic, de chanter a soulevé leur enthousiasme.
FI - Comment vous êtes-vous réparti les tâches?
- Yves Piller et Michel Carrel ont la charge des chœurs qui sont au nombre de deux. Le grand chœur est formé de 120 enfants et le petit chœur regroupe 40 enfants.
La mise en scène est assurée par Nicolas Bussard, secondé de l'ac¬
teur principal, Herbert Wicht.
La partie technique, montage au¬
diovisuel. éclairages, etc., est at- Chorégraphie originale pour «Le
chêne et le roseau».
FI - Quel a été le déclic qui vous a permis d'entreprendre ce spec¬
tacle?
- Les élèves de Paul Berger ont présenté un petit spectacle en juin dernier. C'était une réussite.
tribuée à Paul Berger et Domi¬
nique Briilhart. Les finances sont gérées par Jean-Luc Paschoud, le secrétariat assuré par Charles Aeby et Antoine Ciemnia- kowski. Pour le maquillage et la chorégraphie, nous avons la col¬
laboration de Mmc Dominique Berger. Les maîtresses de tra¬
vaux à l'aiguille et les épouses des maîtres confectionnent les costu¬
mes sous la direction d'Anne- Marie Voillat. Je précise que tout ce travail a été entrepris depuis septembre et bénévolement.
FI - Est-il facile de réunir tout ce monde pour les répétitions?
- Pas si simple en effet, si l'on sait que les élèves ne sont pas dans le même bâtiment, puisque répartis entre Marly Grand-Pré et Marly- Cité. C'est pourquoi nous avons organisé une semaine musicale, à la fin mai, à Charmey. Toutes les classes seront ainsi réunies. Les répétitions auront lieu à la halle de gymnastique. Une expérience de ce genre est toujours positive pour les enfants. C'est un moyen de mieux se connaître, d'appren¬
dre à vivre ensemble, de s'épa¬
nouir et de développer la con-
Yves Piller, directeur musical.
Nicolas Bussard, auteur des textes et metteur en scène.
fiance en soi. De plus, bonne humeur et discipline sont des points importants pour mener à bien cette entreprise commune.
FI - Avez-vous obtenu une aide financière pour la réalisation de votre projet?
- La commune de Marly met gratuitement la salle à disposi¬
tion et s'est offerte à nous aider.
Mais nous aimerions trouver l'argent nécessaire par nos pro¬
pres moyens. Des dons nous sont déjà parvenus et l'orchestre des Quatre Saisons a donné un con¬
cert dont la recette nous a été versée. Nous leur disons encore un chaleureux merci.
R.-M. E.
Nous souhaitons à cette équipe si dynamique le succès qu 'elle mé¬
rite. Des dons, si modestes soient- ils, seront les bienvenus, fis peu¬
vent être versés au compte. Jean de La Fontaine, CCP 12077, Caisse Raiffeisen, à Marly.
Merci d'avance et rendez-vous les 15 et 16 juin prochains. Nos espoirs ne seront pas déçus.
R?0OLr?G 5
, -ff"
gfaberse^beö Jttattiagttarijs NOS SPÉCIALITÉS
Café-restaurant de «La Gérine»
1723 Marly Tél. 037/46 14 98 Farn. Fernand Rolle-Roulin
Menu du jour Filets de perches Brochettes de scampis Filet de truite à l'estragon Steak de cheval à l'ail
Mixed-Grill maison Steak de bœuf
Les 4 médaillons du chef
Jambon de la borne - Côte de boeuf - Entrecôte double Provençale - Fondue BACCHUS, Chinoise, Bourguignonne et moitié-moitié
Choix de menus pour petits banquets (40 pers.) Fam. G. Risse-Barras
Tél. 037/33 21 27
Grande salle de 130 places pour noces et banquets de sociétés
Fermé le lundi K • *J
3''â
Fam. Jean-François PRELAZ-Perroud HOTEL DE LA BELLE-CROIX
Dorthe-Ecoffey
CONFRÉRIES
Confrérie du gruyère:
le mariage du pain et du fromage Le vaste hall de l'Institut agricole de Grangeneuve accueillait, le vendredi 10 mai, la Confrérie du gruyère. Une grande table où étaient présentés les accessoires servant à la fabrication du fromage était dressée. Des géraniums apportaient une note de couleur devant cet hôtel symbolique qui allait accueillir une quarantaine de nouveaux compagnons. A 18 heures précises, les trompettes de l'Ensemble instrumental de l'Intyamon annoncèrent l'ouverture de ce 9e Chapitre placé sous l'égide du Vanil Noir.
M. Hubert Lauper, préfet de la Sarine, nouveau compagnon d'honneur de la Confrérie du Gruyère.
M. Paul Bourqui, directeur IAG (à gauche), a été nommé compagnon d'honneur en reconnaissance des services rendus à la Confrérie et pour son inlassable activité dans la défense du gruyère. Il est accompagné par M. Jean Magnin, chancelier.
M. Fernand Dey, maître des cérémonies, salua la nombreuse assistance et évoqua, en termes poétiques, l'homme de la plaine avec ses contraintes, son espace restreint et l'homme de la monta¬
gne, libre et emporté vers l'infini.
Dans un silence solennel, les membres du Conseil, vêtus de la robe beige et arborant le sautoir rouge à l'emblème de la Gruyère firent leur entrée. Et la cérémo¬
nie d'intronisation commença.
M. Robert Menoud, gouverneur, rappela les motivations et les buts de la Confrérie. Une amitié solide entre tous les compagnons et la promotion de l'authentique gruyère. Chacun promet de vouer tous ses efforts à mieux faire connaître ce produit mer¬
veilleux, à en favoriser la con¬
sommation, à le mettre en valeur et à le défendre.
Une meule de gruyère, venant de Belfaux. est apportée et sera dé¬
gustée, avec un rituel soigneuse¬
ment choisi, par le Conseil et les
nouveaux compagnons. Ce Cha¬
pitre voit trois nouveaux compa¬
gnons d'honneur. Il s'agit de M.
Paul Bourqui, directeur de l'Ins¬
titut agricole de Grangeneuve en reconnaissance des services ren¬
dus à la Confrérie, M. Hubert Lauper, préfet de la Sarine; et M.
Hilaire Deschenaux, maître- boulanger et Grand-Maître de la Confrérie fribourgeoise du Bon Pain. Le ranz des vaches, inter¬
prété par M. Denis Terreaux clôtura la cérémonie. Un apéritif permit à chacun de féliciter les nouveaux compagnons et de faire plus ample connaissance.
Dès 20 heures, dans la salle à manger décorée pour la circon¬
stance, les invités allèrent de surprise en surprise. Un inté¬
rieur de chalet reconstitué attirait tous les regards. C'est de là que M. Placide Robadey, sous-direc¬
teur de l'Institut agricole de Grangeneuve, chantre en langue française et M. Robert Guillet, chantre patoisant, commentèrent les différents plats servis.
Charme, poésie, histoires drôles, les plaisirs de la table se mariè¬
rent au plaisir de l'esprit. Et c'est vers une heure du matin que prit fin cette merveilleuse soirée dans une ambiance chaleureuse et fra¬
ternelle. Tout cela, les compa¬
gnons le doivent à l'appel du Messager, M. Gérard Bourque- noud qui, avec M. Marcel Aeby, Robert Menoud et Guy Mache- ret fondèrent, le 28 novembre 1980, cette Confrérie qui man¬
quait à notre canton. En ses 5 années de vie, elle a déjà tenu ses promesses. R.-M. IL Sous le regard de ses collègues du Conseil, M. Marcel Aeby, grand maitre fromager de la Confrérie, «sonde» la meule de gruyère provenant de la fromagerie de Belfaux. Photos Joel Gapany. Huile
FR1BCXRG
*VJ cavte
/>*v
^/nOLESO PRODUITS FRAIS
1681 VILLARSIVIRIAUX Tél. 037/53 11 33 De notre fabrication:
GRUYÈRE, VACHERIN FRIBOURGEOIS BEURRE, CRÈME DOUBLE, YOGOURTS
POUR UNE BONNE FONDUE, NOTRE MÉLANGE TOUT PRÊT POUR UNE FAMEUSE RACLETTE, NOTRE SAINT-THÉODULE
F>our vos voyages de groupe ou société, une bonne adresse:
VUISTOURS-EXCURSIONS Cars de 20 à 55 places
1687 Vuisternens- devant-Romont
£ 037/55 13 13 ou Bulle
t 029/2 95 01
Anniversaire et noces de porcelaine
au Cercle d'Agriculture de Châtel'Saint'Denis
ESTAMINETS DE CHEZ NOUS
fable aemt
Josy et Ginette Villard-Jaquier avec leurs deux enfants.
Les tenanciers de ce restaurant en compagnie de Claudette et Juliette et de quelques amis.
Le 22 avril 1965 était un jour de printemps pas comme les autres. Le soleil était dans le cœur et du bonheur se profilait dans le ciel bleu. Josy et Gene¬
viève Villard-Jaquier se souviennent de cette journée merveilleuse au cours de laquelle ils se sont unis pour le meilleur et pour le pire.
Le premier mai de la même année, dans un parfum de fleurs des prés, ce couple reprenait l'exploitation du Cercle d'Agriculture de Châtel-St-Denis, d'abord comme gérant, puis en qualité de locataire. Il lui a fallu une bonne dose de courage pour donner à ce café- restaurant ce qu'il est aujourd'hui. Ce ne fut pas aussi facile qu'on veut bien le croire, surtout lorsqu'un certain mardi du mois de septembre 73 cet établissement était la proie des flammes.
Le 7 mai dernier, au cours d'une agréable soirée, ce couple a tenu à marquer d'une manière tangible, en compagnie de ses en¬
fants Alexandra et Benoit, de son personnel et de quelques amis, les vingt ans d'exploita¬
tion du Cercle d'Agriculture, ainsi que ses noces de porcelaine. Ces deux anniversaires feront également l'objet d'un apéritif qui sera servi à sa fidèle clientèle dans le courant du mois de juin 85.
Geneviève, dite «Ginette», n'avait que dix- sept ans lorsqu'elle fréquenta l'Ecole hôte¬
lière de Genève et seulement dix-neuf ans quand elle reprit avec son mari l'exploitation du Cercle d'Agriculture. Dans cet établisse¬
ment au cachet campagnard et montagnard, elle a la responsabilité des achats, de l'admi¬
nistration. des contacts avec la clientèle, de l'engagement du personnel, qui comprend à l'heure actuelle trois serveuses qui répondent
aux prénoms de Claudette, Juliette et Fa¬
bienne. Joseph Villard, dit «Josy», figure
pittoresque du bourg châtelois, est pratique¬
ment toujours devant ses fourneaux où il mijote un succulent jambon de campagne accompagné de lard, de saucisson et de soupe aux choux, la fondue au vacherin ou au fromage, moitié-moitié, ainsi que quelques spécialités sur commande. Il est à même de vous proposer des mets de qualité pour banquets de sociétés et groupes dans une salle qui peut accueillir une centaine de personnes.
Josy et Ginette Villard nous ont avoué en toute modestie avoir beaucoup de plaisir à exploiter ce café-restaurant fréquenté par une très gentille clientèle de la Veveyse et d'ail¬
leurs. Disons aussi que ce couple très sympa souhaite maintenir les excellentes relations qui l'unit à la Société du Cercle d'Agriculture de Châtel-St-Denis qui, nous l'espérons, continuera à lui accorder sa confiance.
Texte et photos G. Bd Josy Villard a fabriqué lui-même tes réchauds pour la fondue au vacherin.
FRIBOUPG 9
RESTAURANT CHINOIS
LE MAHPkKIK Ouvert tous les jours de 10 h à 24 h 150 spécialités à la carte
et menus au choix Midi, du lundi au vendredi
Assiette du jour Fr. 9.50 Plat du jour avec dessert Fr. 14.50
Le personnel et la Direction vous souhaitent la bienvenue
1701 Fribourg - 81, rue de Lausanne - Tél. 037/23 16 82
BiERE Cardinal ... moment d'amitié
I ouïs
ORPATAUX Carrelages et revêtements Plattenlegergeschaft
FRIBOURG Tél. 22 13 89i
Les plafonds ont été exécutés par
PLAFONDS PREFABRIQUES DÉCORATIONS D'INTÉRIEURS EN STAFF
1564 DOMDIDIER Tél. 037/75 22 06
Ferblantier- appareilleur Rue du Progrès 3 1700 Fribourg Tél. 037/24 28 54 ROBERT MAURON & FILS
Succ. GASTON MAURON
FRIGO-SERVICE Ernest Kolly
Installations frigorifiques 1700 FRIBOURG - Tél. 24 43 53
(ji.rA1' (»ttttwtt
BOISSONS
1762 Givisiez Tél. 037-8311 61
m Vins Bières
Boissons sans alcool Champagnes Spiritueux
Nous vous invitons à venir visiter notre magasin SELF SERVICE pour boissons
ESTAMINETS DE CHEZ NOUS
<fa
Jouir de bons mets, voilà qui est divin.
••• au Mandarin!
Le chef de cuisine (en foncé) et sa brigade. Photos G. Bd
M. el M"" TS Chu. fondateurs et propriétaires de nombreux restaurants chinois en Suisse et dans le monde.
d'un personnel distingué et efficace. Ce res¬
taurant est à même de vous servir 150 mets différents allant de 35 à 65 francs, ainsi qu'un menu du jour sur assiette pour 9 fr. 50 ou sur plat pour 14 fr. 50, y compris le potage et le dessert. Avec ses couleurs chaleureuses, sa décoration harmonieuse, son restaurant de cent couverts, le tout empreint de bon goût,
«Le Mandarin» rehausse d'une manière très notable l'offre touristique de Fribourg. C'est une civilisation qui vient à nous et qui apporte à notre canton ce que tout gourmet entend de mieux sous le concept du «bien- boire et du bien-manger».
G. Bourquenoud Depuis quelques mois, Fribourg s'enorgueil¬
lit d'un nouveau fleuron touristique et gas¬
tronomique. Cet art de la bonne chère,
«FRIBOURG illustré» l'a découvert au Res¬
taurant «Le Mandarin», sis à la rue de Lausanne 81, en compagnie de M. Jean-Luc Perler, un Fribourgeois de cœur et de sang puisque originaire de Senèdes, qui a la responsabilité de la promotion de cette «mec- que du bien-manger», tout en étant directeur adjoint de l'Hôtel «La Réserve», à Genève.
Ce restaurant chinois, c'est d'abord un ac¬
cueil personnalisé et généreux, tel que le veut la tradition de ce pays, dictée par M. et Mme
TS Chu. fondateurs et propriétaires de nom¬
breux établissements de ce genre en Suisse et dans le monde. C'est une distinction digne d'éloges qui va à ce couple qui a réussi un exploit, celui d'ouvrir à Fribourg. comme dans plusieurs villes de notre pays, un restaurant chinois qui propose une gastrono¬
mie très diversifiée, qui a pour effet de charmer vos papilles gustatives.
Au Mandarin, l'art culinaire est l'affaire de M. Kuk. chef de cuisine d'origine chinoise;
les vins et l'ordonnance des mets de MM.
Buffolo et Wang, maîtres d'hôtel; le service
La grâce et la beauté du personnel de service au milieu des fleurs.
FRIBOUPG 11
_ de vrais professionnels
■u service de votre élégance LAUSANNE 1021120 5131 GENÈVE (0221 45 31 40 SION (027123 25 55
Une entreprise familiale prête pour l'an 2000
BOISSONS
•' ROPRAZsk 1700 FRIBOURG - Granges-Paccot - 037/26 26 74
Service personnalisé Efficacité - Rapidité Assortiment complet des minérales,
boissons sucrées, jus de fruits, bières
Sélection des grands crus de Suisse et de France
tkGENG4 S4 FABRIQUE DE MEUBLES ET AGENCEMENTS
<jr 029/24141 1630 BULLE
Entreprise spécialisée dans l'aménagement de cafés, restaurants, bars, tea-rooms et dancings
Fondé en 1926
CONSTRUCTIONS MÉTALLIQUES SCHNETZLER S.A. FRIBOURG Serrurerie de bâtiments. Portes acier + alumi¬
nium automatiques, accordéons, coulissantes, à rouleau. Vitrines acier, aluminium. Fer forgé. Ser¬
vice de réparations.
0 037/24 25 74
Chemin des Rosiers 2 Fribourg
31 sa
Chauffages centraux tous systèmes Sanitaire • Ventilation • Climatisation Révision de citernes À mazout Brûleurs à mazout
1700 FRIBOURG - Rte des Daillettes 5 Case postale 866
1630 BULLE • Rue du Vieux»Ftont 11
Solution
Partez de la 37e lettre (L) et sautez ensuite chaque fois trois lettres, vous trouverez ainsi le proverbe: Loin des yeux, loin du cœur.
CONSTRUCTIONS TACCHlNl S.A.
T
TACCHlNl S.A.
ENTREPRISE DE BÂTIMENTS FRIBOURG
Le Mandarin Ce reportage sur le restaurant chinois «Le Mandarin», à Fribourg,
a pu être réalisé grâce à l'appui financier des entreprises figurant sur les pages 10 et 12 et que nous
recommandons vivement à nos fidèles lecteurs.
Les moquettes ont été posées par:
GRANGES-PACCOT 1700 FRIBOURG,037-26 54 54 n SORTIE FRIBOURG NORD, PRÈS DE LA PATINOIRE
ÉCOLE ET ÉDUCATION
La Faculté des sciences
de l'Université de Fribourg
La Faculté des sciences se distingue des autres Facultés de notre Université par trois particularités:
D'abord, de par sa situation à l'extrémité du boulevard de Pérolles et non pas à Miséri¬
corde. Cela implique entre autre qu'elle est relativement éloignée de la Bibliothèque cantonale et universitaire.
C'est la raison pour laquelle elle possède ses propres bibliothèques pour les diffé¬
rents domaines scientifiques.
Ces bibliothèques sont toute¬
fois ralliées à la Bibliothèque cantonale et universitaire et gérées, du moins partielle¬
ment. par le personnel de celle-ci.
Les bâtiments de la Faculté des sciences sont non seule¬
ment pourvus de salles de cours et de séminaire, mais
aussi d'un nombre important de laboratoires, d'ateliers mé¬
caniques et électroniques, de salles d'appareils, etc., ce qui fait que le coût de la Faculté des sciences est proportion¬
nellement plus élevé que celui des autres Facultés. - Les travaux scientifiques de la plupart de ses diplomands et doctorants sont de caractère expérimental. Le genre de tra¬
vail et d'organisation est diffé¬
rent de celui des autres Facul¬
tés où la matière scientifique se fait essentiellement dans les bibliothèques, les séminaires ou à la maison. Les étudiants de la Faculté des sciences par contre travaillent dans les la¬
boratoires et ont besoin d'un équipement en appareils sou¬
vent très coûteux. Il va de soi que ces laboratoires et ateliers sont ouverts toute l'année et
ne connaissent pas de pério¬
des de vacances.
A la Faculté des sciences, chaque étudiant doit suivre des cours théoriques en français et en allemand. Il doit donc nécessairement com¬
prendre les deux langues. Cer¬
tains ont quelque difficulté à accepter cet état de fait. Toute- fois, nous devons nous rendre compte que la Faculté est viable qu'en tant que Faculté bilingue: le potentiel des étu¬
diants fribourgeois de langue française est trop faible pour une Faculté des sciences fran¬
cophone. Afin d'avoir un nombre suffisant d'étudiants justifiant les infrastructures importantes, nous devons ab¬
solument avoir des étudiants germanophones d'outre- Sarine, où il y a un grand nombre de cantons sans Uni¬
versité. - Le fait de devoir suivre un enseignement dans deux langues est incontesta¬
blement une difficulté pour les étudiants. Toutefois, il ne faut pas oublier que le voca¬
bulaire scientifique est très international (les racines sont essentiellement le grec, le la¬
tin ou l'anglais). En outre, les travaux pratiques sont tou¬
jours donnés dans les deux langues et chaque étudiant peut poser des questions dans sa langue maternelle. Les exa¬
mens peuvent être faits dans la langue maternelle. - Le bilinguisme demande sans doute des efforts aussi bien de la part des étudiants que de celle des enseignants. Mais n'omettons pas que ces efforts portent aussi leurs fruits: la faculté de comprendre et de s'exprimer en deux langues
Les bâtiments de la Faculté des sciences à Pérolles.
FRIBOURG 13
ÉCOLE ET ÉDUCATION
nationales offre l'accès à un nombre de postes de travail plus élevé. Pour les chimistes par exemple, le nombre de places est très limité en Suisse romande et ils rencontreront des difficultés à trouver un travail en Suisse alémanique sans la connaissance de la langue allemande. Il est bien évident que les enseignants doivent s'efforcer d'assouplir les difficultés dues au bilin¬
guisme en faisant des résumés et des scriptes et en donnant des explications dans les deux langues. Dans le même but, la Faculté a décidé de donner une «Introduction au vocabu¬
laire technique» aussi bien pour les étudiants francopho¬
nes que pour les étudiants germanophones, ceci à partir de l'automne prochain. Ce cours a pour objectif de se familiariser avec la termino¬
logie spécifique française et allemande des différentes branches. Un système tutorial accompagnera les étudiants pendant le premier trimestre.
Diplômes
et certificats d'examens A la Faculté des sciences, des études conduisant aux diffé¬
rents diplômes et certificats d'examens mentionnés ci-des- sous peuvent être suivis:
Diplôme de branches: en ma¬
thématiques. physique, chi¬
mie. biochimie, biologie, géographie, géologie, minéra¬
logie.
Licence ès sciences en quatre branches.
Diplôme de maîtres secondai¬
res.
Diplôme de maîtres de gym¬
nase.
Médecine humaine et méde¬
cine dentaire: les deux pre¬
mières années avec 1 " et 2e examen propédeutique.
Médecine vétérinaire: la pre¬
mière année avec examen pro¬
pédeutique
Pharmacie: les deux premiè¬
res années avec 1 " et 2e exa¬
men propédeutique.
Doctorats: en mathématiques et en sciences naturelles.
Organisation
La Faculté des sciences se compose de 15 Instituts grou¬
pés en 6 Sections.
L'I nstitut est l'unité fonda¬
mentale. Il est dirigé par un professeur ordinaire et est comparable à la cellule d'un organisme vivant: c'est la plus petite unité capable à une vie autonome. L'Institut com¬
prend des enseignants (profes¬
seurs, chargés de cours, chefs de travaux, assistants) ayant pour tâche de donner un en¬
seignement équilibré et aussi complet que possible de leur branche. La tâche primor¬
diale de l'Université étant l'enseignement et la recher¬
che, l'Institut est aussi une unité de recherches. Les en¬
seignants sont donc en même temps des chercheurs. De plus, l'Institut a du personnel administratif, des techniciens, des mécaniciens, des labo- rants et des apprentis (la Fa¬
culté entière a 43 apprentis), etc. Un Institut peut se com¬
poser d'une trentaine d'em¬
ployés d'Etat et de collabora¬
teurs scientifiques rémunérés, p. ex. par le Fonds national ou par l'industrie privée. A la Faculté des sciences, les Insti¬
tuts sont donc de véritables petites entreprises.
La Section groupe 1 à 4 ins¬
tituts de branches parentées, ayant des intérêts communs aussi bien dans l'enseigne¬
ment que dans la recherche.
Dans l'enseignement, ils doi¬
vent coordonner leurs cours et dans la recherche ils doi¬
vent partiellement utiliser les mêmes appareils et les mêmes infrastructures. Les 6 Sec¬
tions de la Faculté sont pré¬
sentées plus en détail dans les pages suivantes.
Section
de mathématiques
La Section de mathémathiques se compose de quatre groupes re¬
présentant chacun une discipline:
l'analyse; l'algèbre et géométrie;
les mathématiques numériques;
le calcul des probabilités, la sta¬
tistique et la biomathématique.
Les études peuvent conduire au diplôme en mathématiques et au Exercices pour micro-ordinateurs
diplôme de maître de gymnase qui requiert toutefois une forma¬
tion supplémentaire en pédago¬
gie et didactique. La durée moyenne d'une telle formation est de quatre à cinq ans.
Depuis la réforme des études conduisant au brevet de maître secondaire, la Section de mathé-
Un nouveau dossier
sur l'Université de Fribourg
Dans noire édition du 25 janvier dernier, la rédaction de la revue «FRIBOURG illustré» avait présenté un cahier spécial sur l'Université de Fribourg, dont les échos furent très élogieux. Etant donné qu 'elle n 'avait pu rencontrer et s'entre¬
tenir avec tous les responsables des Facultés au début de l'année 85, elle avait décidé et promis à la Direction de cette
J Haute Ecole que la présentation de chaque Faculté se ferait au fil des mois à venir.
Dans ce numéro, vous pouvez découvrir un nouveau dossier réalisé sur la Faculté des sciences, laquelle a souhaité se présenter elle-même à nos lecteurs. Nous exprimons notre plus profonde reconnaissance au doyen de cette importante Facuité, M. Hans Meier, pour sa précieuse collaboration dans la préparation de ce cahier spécial qui s'est fait avec le concours des présidents de chaque section et le secrétariat de la Faculté des sciences.
FRIBOURG illustré
ÉCOLE ET ÉDUCATION
matiques offre des cours traitant des problèmes spécifiques à l'en¬
seignement dans le degré secon¬
daire inférieur.
Le grade de docteur en mathéma¬
tiques peut être obtenu. Les étu¬
diants ont ainsi la possibilité, après leurs études, de se spéciali¬
ser dans l'une des directions mentionnées plus haut. En règle
n'est pas l'unique tâche de la Section. Elle participe active¬
ment à la formation propédeu- tique dans d'autres disciplines (physique, etc.). Elle offre aussi des cours de service pour les étudiants en sciences naturelles et en médecine. Les mathématiques sont un outil précieux dans la plupart des activités scienti-
Section de physique
de la Faculté des sciences
Durant le cours d'algèbre linéaire.
générale, les doctorants sont as¬
sistants et de ce fait rétribués.
Pour l'obtention du diplôme en mathématiques, les étudiants ont l'obligation de parfaire leurs con¬
naissances dans une discipline non mathématique. Actuelle¬
ment, les options possibles sont la physique, la chimie et l'écono¬
mie. L'Université envisageant la création d'un Institut d'informa¬
tique, nous espérons pouvoir ajouter, dans un proche avenir, l'informatique à la liste des bran¬
ches à option. Cela est d'autant plus important que les ordina¬
teurs sont devenus des outils importants pour les cours de première année et les cours de mathématiques appliquées. A l'heure actuelle, la Section dis¬
pose d'un parc de six micro¬
ordinateurs. Les besoins allant croissant, une augmentation des places de travail est envisagée.
La formation des étudiants qui se consacrent aux mathématiques
Cette année, presque 300 étu¬
diants suivent des cours, travaux pratiques ou exercices à la Sec¬
tion de physique. Un peu plus de la moitié sont des étudiants en médecine et pharmacie et une bonne trentaine des candidats au brevet d'enseignement secon¬
daire.
En première année, la très grande majorité des étudiants de la Faculté ont de la physique dans leur programme d'études. A l'heure du cours de physique générale, le grand auditoire se trouve plein à craquer, au point que les derniers venus s'instal¬
lent un peu inconfortablement sur les escaliers. Dans ce cours il n'y a pas qu'à entendre et prendre des notes. Il y a parfois aussi à voir et certaines expériences de démonstration tiennent presque du spectacle, du moins pour les initiés.
pies inextricables. Ce sont avant tout les assistants qui sont char¬
gés de cette initiation et leur tâche n'est pas toujours aisée.
La formation des physiciens passe par des cours, des tra¬
vaux pratiques et des exercices.
Certains titres de cours sont fa¬
miliers à chacun, comme la phy¬
sique atomique, physique nu¬
cléaire, mécanique, électronique, relativité restreinte. D'autres ti¬
tres de cours sont plus obscurs, comme la physique des plasmas, les sphères gazeuses polytropes, la théorie multipolaire, la méca¬
nique quantique, les atomes exo¬
tiques, la théorie cinétique des gaz ionisés, etc. Mais une fois le jargon vaincu, la spécialité n'a plus de mystère pour l'étudiant.
Les études se terminent par un travail de diplôme qui se fait la plupart du temps dans un groupe de recherche de la Section.
Tiques. Cela se traduit par des contacts fréquents de membres de la Section avec des collègues d'autres disciplines.
Une formation sérieuse en ma¬
thématiques et surtout une direc¬
tion de thèse de doctorat ne se conçoivent pas sans un travail de recherche continu. Le groupe d'analyse est spécialisé dans l'analyse complexe. Ses recher¬
ches se concentrent essentielle¬
ment sur l'étude de variétés com¬
plexes et de systèmes d'équations aux dérivées partielles liés à ces questions. Le groupe algèbre et géométrie porte ses efforts sur l'étude de la classification des structures algébriques, d'applica¬
tions de l'algèbre à la géométrie et de problèmes de géométrie différentielle. En mathématiques appliquées, les recherches por¬
tent sur les équations intégrales, les méthodes statistiques stables et certains modèles en parasitolo- gie.
Un physicien au travail autour de la machine baptisée «Moléson». Elle produit un plasma d'une température d'environ 40 000° C.
Dans les laboratoires, plus de 250 étudiants apprennent des techniques d'expérimentation qui permettent d'approfondir les notions enseignées dans les cours. Selon l'étudiant, des expé¬
riences compliquées deviennent simples et des expériences sim-
Selon le choix de l'étudiant, un tel travail est plus expérimental ou plus théorique. Les domaines de recherche, où l'on peut aussi préparer des thèses de doctorat, sont au nombre de quatre. En physique nucléaire et corpuscu¬
laire on étudie les forces et la FRBOURG 15
ÉCOLE ET ÉDUCATION
structure du noyau. Pour les expériences on utilise des spec- tromètres de très grande préci¬
sion construits à Fribourg. La surveillance de la radioactivité sur le territoire suisse et le con¬
trôle des immissions radioactives dans la biosphère des centrales nucléaires sont faites par la Com¬
mission fédérale de surveillance de la radioactivité, qui a ses laboratoires dans les bâtiments de la Faculté. Un troisième
groupe étudie les gaz ionisés (plasmas) avec l'espoir que leur confinement à haute température représente pour la fusion contrô¬
lée. Le cadet des groupes de recherche s'intéresse au méca¬
nisme de formation d'atomes exotiques et leur exploitation scientifique. Des collaborations avec des groupes allemands, français, italiens, hollandais, américains et soviétiques sont courantes.
Section de chimie
La speclroscopie de résonance magnétique nucléaire permet non seulement d'élucider des structures des molécules organiques très compliquées, mais aussi d'investiger les propriétés des ions métalliques renfermés par ces molécules.
Enseignement
La Section chimie de l'Université de Fribourg comprend actuelle¬
ment quatre Instituts, à savoir de chimie minérale, de chimie phy¬
sique, de chimie organique et de biochimie. En sus des étudiants de sciences naturelles avec chi¬
mie comme branche principale ou secondaire, quelques cours donnés dans les Instituts de chi¬
mie sont suivis par les étudiants de médecine, de pharmacie et des candidats du diplôme de maître d'enseigement secondaire. Ainsi, plus de 2000 étudiants de méde¬
cine provenant de toute la Suisse ont reçu, dans les dix dernières années, leurs notions fondamen¬
tales en chimie à l'Université de Fribourg. Pour obtenir le di¬
plôme en chimie, il faut suivre pendant quatre ans les cours donnés dans les différentes disci¬
plines. Cependant, la plupart des diplômés continuent leurs études en faisant un travail de doctorat dans la spécialité de leur choix.
En effet, environ la moitié des thèses doctorales soumises an par an à l'approbation de la Faculté des sciences à l'Univer¬
sité de Fribourg (jusqu'à présent 880) provient de la Section chi¬
mie.
Recherche
Ainsi qu'une plante ne survit pas longtemps sans ses racines, l'en¬
seignement dans un domaine si relié au développement scienti¬
fique comme la chimie n'est pas viable sans être nourri continuel¬
lement par la recherche. Dès la fondation de la Faculté des scien¬
ces naturelles en I 896, les ensei¬
gnements de chimie à l'Univer¬
sité de Fribourg ont réussi à harmoniser leur mission didac¬
tique avec une activité scienti¬
fique au niveau international.
C'était Henry de Diesbach. étu¬
diant de chimie à l'Université de Fribourg et camarade d'études de Chaim W'eizmann. qui devint plus tard le président de la Répu¬
blique d'Israël, un des initiateurs de la tradition scientifique de la chimie fribourgeoise. Après ses études, Henry de Disbach com¬
mença sa carrière de chimiste dans l'industrie allemande à Lud¬
wigshafen. En 1920 il fut appelé comme professeur extraordi¬
naire à l'Université de Fribourg et, l'année suivante déjà, nommé professeur ordinaire et directeur de l'Institut de chimie inorga¬
nique. En 1927 il synthétisa, avec son collaborateur Edmond von der Weid. une substance colorante nouvelle, la cuivre- phthalocyanine. qui à cause de sa grande stabilité a trouvé des nombreuses applications non seulement dans la coloration de fibres textiles, des vernis et des matières plastiques, mais aussi
comme catalyseur pour la réduc¬
tion de l'oxygène et, plus récem¬
ment, dans la recherche des con¬
ducteurs électriques organiques.
La phthalocyanine elle-même est un composé organique capable de former des complexes avec ions métalliques, qui est appa¬
renté structurellement au pig¬
ment sanguin, l'hémoglobine, et au pigment photosynthétique des plantes vertes, la chlorophylle.
Ce n'est certainement pas par hasard que la tradition initiée par le professeur de Diesbach est poursuivie même actuellement par les champs de recherche cul¬
tivés par les trois Instituts de chimie à l'Université de Fribourg qui concernent aussi bien les propriétés des complexes métal¬
liques (dans l'Institut de chimie inorganique) que la synthèse des pigments dérivés de l'hémoglo¬
bine (dans l'Institut de chimie organique) et l'étude des procès chimiques induits par la lumière (dans l'Institut de chimie phy¬
sique).
Services externes
C'est particulièrement dans l'époque actuelle, dont le déve¬
loppement technologique inces¬
sant offre des possibilités tou¬
jours nouvelles aux sciences expérimentales, qu'une recher¬
che avec qualité internationale ne peut pas manquer des méthodes analytiques très sophistiquées et pourtant très coûteuses. C'est grâce à l'aide du Fonds national suisse de la recherche scienti¬
fique. du conseil de l'Université et des subventions cantonales et fédérales que les Instituts de chi¬
mie à l'Université de Fribourg sont équipés actuellement avec des appareils modernes pour l'analyse spectroscopique. qui non seulement offrent à nos étu¬
diants une formation profession¬
nelle équivalente aux autres Uni¬
versités suisses, mais qui aussi permettent de rendre des services à des autres institutions cantona¬
les. ainsi que de collaborer avec l'industrie dans plusieurs domai¬
nes de la recherche appliquée.
ÉCOLE ET ÉDUCATION
Section des sciences de la terre
Cette Section regroupe trois Ins¬
tituts: celui de géographie, de géologie et de minéralogie-pétro¬
graphie. Cette subdivision reflète trois des approches principales dans l'étude des multiples aspects que présente notre planète.
Il va de soi que les trois Instituts représentant trois voies d'étude possibles s'efforcent de garantir des plans d'études et un enseigne¬
ment de haut niveau, adaptés aux exigences de notre temps.
La recherche fondamentale dans divers domaines de spécialisation avancée constitue une part im-
que la recherche et l'exploitation de matières premières et de sour¬
ces d'énergie, la mise en valeur, l'utilisation et la protection de réserves d'eau potable, le stoc¬
kage de matières tant polluantes que non polluantes, l'évaluation et si nécessaire l'amélioration de la stabilité des terrains pour la construction et l'aménagement du territoire, la prospection du sous-sol pour l'implantation d'ouvrages souterrains, la fabri¬
cation de «pierres» artificielles telles que béton, briques, céra¬
miques et verres.
Le géographe, par contre, fait la liaison entre les données géolo¬
giques, l'atmosphère et la bio¬
sphère. Il observe également, à différentes échelles, la distribu¬
tion des hommes et de leurs activités à la surface de la terre:
les structures de répartition tien¬
nent à l'environnement physique mais tout autant à l'histoire so¬
ciale et culturelle. Il porte une attention particulière aux distor¬
sions de l'espace et aux manières de remédier à celles-ci (aménage¬
ment du territoire).
Pour remplir ces multiples tâ¬
ches, un appareillage souvent hautement sophistiqué et très onéreux est utilisé, qui pour un meilleur rendement est mis en pool avec les Instituts des Uni¬
versités avoisinantes. Cette étroite collaboration et le partage des charges garantissent un échange plus vaste pour les étu¬
diants et aide à économiser l'ar¬
gent qui nous est confié, soit par la Confédération et le Fonds national suisse, soit par le canton et le peuple de Fribourg.
Section de biologie
Equipe de crislalliers montanI vers la fissure du Zinggenslock, région d'Oberaar.
(J. Mullis. Institut de minéralogie)
portante de l'activité des mem¬
bres de nos Instituts, permet d'assurer la qualité de l'enseigne¬
ment et contribue à maintenir la bonne renommée scientifique de l'Université de Fribourg.
Les tâches qui incombent à nos Instituts, et auxquelles ils prépa¬
rent leurs futurs diplômés, sont nombreuses et variées. C'est ainsi que derrière l'image clas¬
sique du géologue «casseur de pierres et collectionneur de miné¬
raux et de fossiles» se profile celle du spécialiste appliquant son sa¬
voir à des domaines aussi variés
La Section de biologie regroupe sous le même pavillon les zoolo¬
gues et les botanistes qui ont diversifié leurs horizons en fonc¬
tion de leur propre spécialité, de manière à offrir aux étudiants venant à Fribourg non seulement un enseignement le plus complet possible, mais aussi un choix de directions pour leur avenir. Deux grands domaines donc, biologie animale, biologie végétale, pour lesquels il serait difficile de con¬
cevoir des études universitaires sans un support matériel concret.
Par la fréquentation des labora¬
toires ainsi que grâce aux con¬
tacts étroits entre professeurs, assistants et étudiants, ces der¬
niers peuvent tirer le maximum de profit de leur passage dans notre Université.
La biologie animale peut paraître ésotérique au non-spécialiste.
Pour se convaincre du contraire, il suffit de voir l'intérêt que les étudiants portent soit à la biolo¬
gie moléculaire, soit à d'autres
domaines plus classiques tels que l'embryologie. L'une comme l'autre ouvrent la voie à des travaux d'actualité qui utilisent des techniques assurant le rayon¬
nement de notre Haute Ecole à l'extérieur. L'étude interne des cellules ainsi que l'influence de certains facteurs nocifs pour cel¬
les-ci soulèvent des questions qui nous concernent tous. Pour ceux qui préfèrent «chercher la petite bête», l'entomologie ou étude des insectes et celle de la faune indi¬
gène constituent un autre pilier de l'enseignement et de la recher¬
che. Des excursions et des stages dans des stations spécialisées en Suisse et à l'étranger complètent cet éventail et assurent ainsi une ouverture d'esprit constructive.
Mais, outre l'étude «sur le ter¬
rain» des animaux, marins par exemple, ils procurent parfois des occasions touristiques ... et gastronomiques qui permettent aux étudiants d'apprécier aussi la qualité des produits de la mer.
FRIBOPG 17
ÉCOLE ET ÉDUCATION
La biologie végétale aborde, elle aussi, des problèmes fondamen¬
taux dans la connaissance du monde «vert» et traite du plus petit, rattaché à la simple cellule initiale d'une plante, au plus grand, c'est-à-dire tout le règne végétal. De l'étude des champi¬
gnons et des bactéries à celle des algues, en passant par celle des phénomènes qui permettent à une cellule végétale de survivre et de donner naissance à une nou¬
velle plante, les spécialistes de l'Institut de botanique sortent du secret de leurs serres des merveil¬
les colorées accessibles au public grâce au Jardin botanique. Car, si la biologie végétale n'est pas seu¬
lement «la cueillette des petites fleurs», comme on l'entend sou¬
vent dire, elle présente l'avantage de faire connaître à tous le
charme rustique de la pâquerette, mais aussi l'extraordinaire com¬
plexité d'une plante exotique. Le Jardin botanique, centre d'attrac¬
tion de notre ville, offre aux visiteurs les essences les plus variées dans un cadre non seule¬
ment agréable, mais aussi didac¬
tique. Des expositions y permet¬
tent de mieux faire connaître notre nature. Quoi de plus éton¬
nant qu'une pomme, surtout lorsque l'on apprend qu'il y en a une infinité de variétés? Et dans la modestie d'un coin du jardin, un jeune tilleul, bouture de notre tilleul de Morat, attend les beaux jours pour prendre la route de Rome afin d'être planté au Vati¬
can en présence de la Garde Suisse. L'histoire et la culture de notre canton se perpétuent ainsi, la biologie est bien vivante.
Dans les Universités où des étu¬
des médicales complètes peuvent être entreprises, c'est-à-dire jus¬
qu'à l'examen fmal, les discipli¬
nes médicales sont groupées dans une propre Faculté, la Faculté de médecine.
A Fribourg, les candidats aux professions médicales ne peuvent faire que les deux premières an¬
nées en médecine humaine, en médecine dentaire et en pharma¬
cie et la première année seule¬
ment en médecine vétérinaire.
C'est pourquoi, à Fribourg, il n'y a que quatre Instituts dits médi¬
caux qui forment une section dans le cadre de la Faculté des sciences.
Ces quatre Instituts sont l'ana- tomie, l'histologie, la chimie physiologique et la physiologie.
Leur tâche principale est donc la formation des étudiants aux pro¬
fessions médicales pendant les deux premières années de leurs études. En première année, ces étudiants reçoivent également une formation de base dans des branches en sciences naturelles telles que la physique, la chimie et la biologie animale et végétale.
Les médecins qui ont passé leur examen final (dans une autre Université) peuvent exécuter un travail de doctorat dans un des quatre Instituts mentionnés plus haut. Ces Instituts rendent aussi de précieux services aux étu¬
diants en sciences. En chimie physiologique (biochimie), les étudiants en sciences peuvent même acquérir un diplôme de branche. En anatomie, histologie et physiologie, les étudiants en biologie et en biochimie ont par¬
tiellement l'obligation et la fa¬
culté de suivre certains cours et travaux pratiques.
Au cours d'un stage de biologie marine en Normandie, des étudiants fribourgeols cherchent un crustacé décapode du nom de Cancer pagurus/ Il s'agit en fait d'un «tourteau», crabe à dix pattes apprécié des gastronomes pour la qualité de sa chair et la finesse de son goût.
Plan du Jardin botanique de Fribourg (Pérolles) 1. Institut de zoologie
2. Institut de botanique 3. Clinique Garcia 4. Serres
5. Couches 6. Plantes à protéger 7. Cultures 8. Roseraie 9. Plantes vivaces 10. Fougères
11. Alpinum 12. Etang 13. Verger 14. Plantes utiles 15. Plantes médicinales 16. Plantes mellifères 17. Système I 8. Arboretum 19. Rhodoretum
Section des disciplines médicales
\Jt\e atot^ue '
Les Fribourgeois dans le monde
^ Jt A#
Sur la pelouse des bords du lac de Neuchâtel, à Estavayer-le-Lac, le promeneur découvre une magnifique sculpture entourée de fleurs. Sur l'une des faces de la pierre on peut lire ceci: «En souvenir du départ des Suisses de ce port pour fonder Nova Friburgoau Brésil - 1819-1981».
Cette sculpture a été réalisée à l'occasion de la visite des Fribourgeois de Nova Friburgo à leur terre d'origine lors des festivités qui ont marqué le 500e anniversaire de l'entrée de Fribourg dans la Confédération.
Les repas en plein air
Le printemps n'a pas été exceptionnellement chaud, mais les forêts et campagnes sont accueillantes à tous ceux qui apprécient la broche dominicale et le repas en plein air. On a ressorti du galetas ou du fond du garage les chaises et tables pliantes, on s'est réapprovisionné en assiettes et gobelets de carton ou de plastique. Allons, tout est prêt? Bravo, et en route!
Un bon conseil: après votre repas en plein air, laissez l'endroit aussi propre qu'avant votre arrivée.
Tel l'exemple donné par ce groupe!
Le putois chasse la nuit
Le putois a une longueur totale d'une soixantaine de centimètres (dont 17 cm pour la queue). Il est répandu en Europe centrale, en Asie et en Amérique du Nord. Il vit généralement dans les régions boisées, à proximité des étangs.
Il est bon nageur et grimpe facilement aux arbres. Il se nourrit de petits vertébrés et s'attaque tout particulièrement aux rongeurs et aux reptiles. Lorsque la faim le pousse, il s'approche des fermes pour s'emparer d'animaux de basse- cour. Les femelles mettent au monde, entre mai et juillet, trois à sept petits, qui n'acquièrent l'usage de la vue que la seconde semaine de leur vie. Le putois est un animal qui chasse de préférence la nuit.
FRGOUPG 19
ART ET ARTISANAT
La forge des Colombettes
> • ifllh 1
Ici, on ajuste le fer au sabot du cheval.
Extrait de l'allocution de M. Gilbert Grangier
au vernissage de l'exposition des artisans du fer
Passants et visiteurs, admirez les objets présentés par les artisans du fer. Ouvrez tout grand les yeux et votre cœur. Toutes ces choses ont une âme, celle de ces hommes qui travaillent le fer, qui appor¬
tent le témoignage de leur acti¬
vité, une présence sur cette terre qui mérite toute notre estime. A la
sueur de leur front, ces hommes jeunes et moins jeunes frappent le fer en insufflant le génie propre à chaque artisan ou ferronnier d'art. Les Colombettes, haut lieu du patrimoine fribourgeois, sont pour quelques jours, le temple du fer forgé.»
Photo Roger Peytregnet
A l'œuvre on connaît l'artisan Du 10 au 19 mai dernier, une
exposition à propos du fer forgé était organisée aux Colombettes avec, entre autres, le concours d'un peintre animalier.
L'inauguration fut l'occasion d'une animation en plein air. Le samedi 11 mai, des forgerons se sont succédés ou ont travaillé ensemble, attisant le feu, chauf¬
fant et ajustant les fers d'un cheval. En mesure, ils frappaient le métal pour le modeler, faire des clous, des outils, des chaînes, autant de démonstrations qui im¬
pressionnent beaucoup par la force et la précision qui s'en dégagent.
L'exposition de ferronnerie et de peintures animalières, tout comme les démonstrations des forgerons, ont vu défiler un pu¬
blic familial nombreux. On expli¬
quait aux enfants l'art de créer un beau portail sans soudure. Et les chaudrons, faits comme autre¬
fois, brillaient eux aussi, avant d'être noircis par les flammes qui chauffent une bonne soupe du chalet, à moins qu'ils ne restent des objets décoratifs suspendus à leur potence.
Les artisans du fer ont offert une belle leçon d'histoire des métiers aux visiteurs des Colombettes.
mpd
Lors du vernissage de l'exposi¬
tion des artisans du fer et de la démonstration de forge qui ont eu lieu au mois de mai dernier à la ferme-restaurant des Colom¬
bettes, les organisateurs ont vendu plus de 140 litres de soupe de chalet aux visiteurs qui furent très nombreux et qui ont mani¬
festé un intérêt tout particulier au travail réalisé par les ferronniers d'art. Le bénéfice de la vente de la soupe a été versé au fonds de restauration des Colombettes.
Voilà un geste qui méritait d'être relevé.
Il est vrai qu'avec le temps fris¬
quet, personne n'a eu besoin de s'abriter du soleil sous une om¬
brelle. Il y a, par contre, eu une ombre sur cette manifestation, celle de n'avoir pu utiliser la cantine, ceci en raison de manque d'énergie solaire qui aurait égale¬
ment été la bienvenue pour la projection des films de Lucienne Currat sur le travail du fer.
Le rat des champs
Tous aux Colombettes
pour le pique-nique de l'AJB
A pied ou en voiture jusqu 'au chalet des Colombettes. Photo G. Bd C'est au chalet des Colombettes
devenu le «foyer» des retrouvail¬
les des Fribourgeois «hors les murs» en terre d'origine, que l'Association Joseph Bovet orga¬
nisera son traditionnel pique- nique les 15 et 16 juin prochains.
Pourquoi sur deux jours? Le samedi soir, un loto aura lieu à la grande salle de l'Hôtel de la Gare, à Yuadens, organisé par les so¬
ciétés locales de ce village, sous la responsabilité de M. Jean Mo¬
rand, syndic. Le bénéfice de ce
loto sera intégralement versé au fonds de restauration du chalet
«Les Colombettes». Le dimanche est réservé au pique-nique de nos compatriotes du dehors dans une cantine qui est mise gracieuse¬
ment à disposition des organisa¬
teurs par le tenancier de l'établis¬
sement.
Le matin, les Fribourgeois de l'extérieur pourront assister à la messe en l'église de Yuadens, avant de rejoindre le chalet des Colombettes où ils pourront fra¬
terniser autour d'une excellente soupe de chalet et de spécialités de la borne. Il y aura d'autre part les jeux pour les enfants, de la joie et de la musique avec un
orchestre qui animera cette jour¬
née. au cours de laquelle, le comité de l'AJB souhaite vous accueillir très nombreux.
G. Bd
Une grande émotion (Histoire vraie)
Il est devenu aveugle à soixante ans, dans un accident de la circulation. Je ne l'ai pas revu depuis quelques années, car il vit en Allemagne.
Maman me parle quelquefois de lui. C'est un frère qu'elle aime beaucoup. Il est né avec un tempérament d'artiste. Il s'intéresse à tout: nature, théâtre, peinture, musique. Le temps s'arrête lorsqu'il écoute Mozart ou Beethoven. Il connaît toutes les mélodies et les chante
«Mon cœur voit mieux que tes deux yeux», semble dire cet homme à sa petite-fille.
Photo A. Wolfensberger. Winterthour
de sa voix chaude et mélodieuse. Les opéras n'ont plus de secrets pour lui et il aime y accompagner ses amis.
Il n'est pas pleinement heureux que si les autres partagent son enthousiasme.
Et voilà qu'un stupide accident le plonge dans la nuit.
Les meilleurs médecins sont impuissants... Il ne verra jamais plus la lumière!
A-t-il accepté son épreuve? Lui si gai, si plein de joie de vivre, est-il devenu aigri? Mon cœur se serre alors que le paysage défile vers cette ville pittoresque qu'il habite. Dans quelques heures, je vais le revoir. Je me surprends à prier pour cet oncle qui doit beaucoup souffrir... Et c'est la rencontre... Un revoir merveil¬
leux. Il est là, radieux, souriant, me serrant bien fort contre lui. L'émotion me gagne. La joie de l'avoir retrouvé comme avant, mieux qu'avant, détendu, parlant de nous, de lui, de sa musique avec une chaleur peu commune... Sa musique, c'est ce qui lui reste de plus précieux, car c'est un coin de paradis qu'il retrouve à chaque instant de sa journée.
Des larmes coulent sur mes joues...
Comme s'il les voyait, il sort son mouchoir et les essuie. «Ne pleure pas, je suis heureux.»
Puis il ajoute en riant: «Mon cœur voit mieux que tes deux yeux». Je suis si émue que je ne peux répondre.
Mais son visage radieux me réconforte. Mes paupières se baissent, laissant apparaître les yeux du cœur. C'est avec ceux-ci qu'il faut regarder le monde. Ce secret, mon oncle l'avait découvert depuis longtemps.
R.-M. E
fpibolpg
\&=>
L'aubépine en tant que cardiotonique préventif
(kfs) Les affections circulatoires et avec elles «la mort circulatoire» ont augmenté de façon effrayante au cours des décennies écoulées. Leur traitement occupe la pre¬
mière place en pratique médicale. Les causes les plus importantes de ce déve¬
loppement sont les écarts alimentaires, l'excès de produits stimulants, le manque d'exercice et le stress. Un point important pouvant éventuellement améliorer la si¬
tuation est ainsi envisagé: le changement conséquent du mode de vie. C'est juste¬
ment cette réadaptation qui est si difficile pour beaucoup; ils trouvent exagéré l'im¬
pératif de devoir modifier leur alimenta¬
tion pendant un laps de temps prolongé. Il ne reste ainsi que la deuxième possibilité d'aider les personnes qui sont en danger - la phytothérapie ou traitement par les plantes médicinales.
Pour le traitement préventif, la nature nous offre les plantes suivantes: la reine de la nuit (selenicereus grandiflorus), le vérâtre blanc, le gui et l'aubépine. Cette dernière, en particulier, est utilisée depuis des siècles comme cardiotonique. L'aubé¬
pine ou crataegus, comme on la nomme en botanique, a une influence directe sur le cœur. Elle agit rapidement, mais pas de façon prolongée. La substance active des fruits de l'aubépine a une action régula¬
trice sur la tension artérielle, ainsi qu'un effet spasmolytique et calmant. C'est pourquoi la teinture d'aubépine (tinctura crataegi) fait surtout ses preuves lorsque
le cœur est âgé, usé, en cas de faiblesse cardiaque, d'hypertension artérielle, de crampes cardiaques et de douleurs précor¬
diales accompagnées d'états d'anxiété.
L'homéopathe appelle la teinture d'aubé¬
pine «la brosse à dent du cœur», parce qu'on devrait l'utiliser souvent et régu¬
lièrement. Il la prescrit volontiers aux personnes fatiguées et épuisées. La tein¬
ture de la plante est bien tolérée et peut être prise pendant longtemps sans qu'il n'y ait à craindre de phénomènes d'accou¬
tumance. Elle convient particulièrement pour fortifier le cœur et la circulation chez les gens d'un certain âge. L'aubépine se retrouve souvent dans la médecine mo¬
derne. Par exemple aussi sous forme standardisée dans la préparation Eurhy- ton, nouvellement conçue par les Labora¬
toires Hausmann SA à St-Gall, en tant que produit naturel pur, lors de palpita¬
tions et de troubles cardiaques. L'en¬
treprise a soutenu la publication d'une brochure, qui n'a aucune prétention pu¬
blicitaire et que l'on peut obtenir gratuite¬
ment, élaborée par le Club suisse contre l'infarctus du cœur et rédigée par son directeur scientifique, le Prof. Dr méd.
Meinrad Schär.
Elle est intitulée «Lutte contre la mort d'origine circulatoire» et peut être obte¬
nue auprès du Club suisse contre l'infarc¬
tus, case postale 170, 8049 Zurich. L'au¬
bépine est également décrite dans le nouveau livre concernant les plantes mé¬
dicinales «Heilpflanzen Therapie» de Martin Koradi, que l'on trouve en librai¬
rie.
Fuyez,
ô rapides années!
Fuyez, fuyez, ô rapides années, Tombez sans bruit dans le passé muet.
Tantôt de joie et d'espoir couronnées, Tantôt gardant quelque austère
secret!
Vous emportez la jeunesse et son rêve, Vous flétrissez les roses du chemin, Feuilles des bois qu 'un vent
d'automne enlève,
Vous dispersez les songes du matin.
Ce que la vie apporte, échange austère,
Vaut encore mieux que les songes d'enfant,
La lutte ardue, le travail, la prière, L'amour plus vrai, plus fort et
confiant.
Et vous, rayons delà vérité sainte, Tombez d'en-haut dans notre
obscurité,
Jusqu 'au moment où d'une ardente étreinte,
Nous saisirons l'éternelle beauté.
Fuyez, fuyez, ô rapides années, Vous n 'emportez ni l'amour, ni
l'espoir,
Les biens réels qui vous ont couronnées,
Ne craignent point les approches du soir.
LE COEUR D'UNE MÈRE De tous les fruits qu'on peut cueillir, De tous les parfums qu'on rassemble.
De tous les bonheurs mis ensemble.
Aucun qui ne puisse faillir!
Mais de ces biens qu'un sort prospère Donne à l'homme dès le berceau.
Le plus constant et le plus beau C'est toujours le cœur d'une mère.
Dieu veut que l'on s'aime ici-bas;
Dans notre cœur sa main dépose.
Ainsi qu'un parfum dans la rose.
Un instinct qui ne trompe pas.
L'amour n'est point une chimère.
Mais son plus suave tableau.
Ce que la terre a de plus beau.
C'est toujours le cœur d'une mère.
Vantez-nous tant que vous voudrez De l'amitié les plus doux charmes, Quelques fois même ses alarmes, Ses dévouements les plus sacrés.
Bien souvent elle est éphémère, Un rien en brise le faisceau.
Ce que la terre a de plus beau, C'est toujours le cœur d'une mère.
Dans quel cœur plus tendre et plus sûr
Pouvons-nous épancher nos plaintes?
Où brille, au plus fort de nos craintes, Toujours pour nous un coin d'azur?
Alors que la vie est amère.
Qu'on gémit sous un lourd fardeau, Ce que la terre a de plus beau.
C'est toujours le cœur d'une mère.
A. Caumont