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Simulation des écoulements de polymères branchés avec le modèle pom-pom

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Academic year: 2021

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(1)Simulation des écoulements de polymères branchés avec le modèle pom-pom Amine Ammar, Arnaud Poitou, Francisco Chinesta. To cite this version: Amine Ammar, Arnaud Poitou, Francisco Chinesta. Simulation des écoulements de polymères branchés avec le modèle pom-pom. Rhéologie, Groupe français de rhéologie, 2002, 1, pp.1-10. �hal00020732�. HAL Id: hal-00020732 https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00020732 Submitted on 31 Mar 2018. HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of scientific research documents, whether they are published or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.. L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés..

(2) 1. Simulation des e´ coulements de polym`eres branch´es avec le mod`ele pom-pom Amine Ammar, Arnaud Poitou LMT-Cachan (E.N.S. de Cachan / Universit´e Paris 6 / C.N.R.S.) 61 Avenue du Pr´esident Wilson / 94235 CACHAN CEDEX [email protected], [email protected]. Francisco Chinesta LMSP-ENSAM Paris 151 Boulevard de l’Hˆopital / 75013 PARIS [email protected]. Rec¸u le 16 octobre 2001 - Version finale accept´ee le 4 d´ecembre 2001 —————————————R´esum´e: Dans le but de simuler l’extrusion de polym`eres, nous utilisons le mod`ele pom-pom pour d´ecrire le comportement en e´ coulement. Ce mod`ele d´ecrit l’´etat du polym`ere avec deux variables mol´eculaires : l’´etirement et l’orientation des chaˆınes. Nous proposons une partition des d´eformations e´ lastiques et visqueuses qui permet d’obtenir un probl`eme elliptique relatif aux e´ quations d’´equilibres. Dans les simulations num´eriques, une m´ethode explicite a e´ t´e utilis´ee avec une technique d’´el´ements finis pour r´esoudre le probl`eme cin´ematique et une technique de Galerkin discontinue pour r´esoudre les probl`emes de convection. Nous observons sur un exemple de contraction tridimensionnelle les champs de vitesse et d’´etirement. Mot-cl´es: Extrusion, e´ coulement visco´elastique, mod`ele pom-pom, simulation 3D, partition des d´eformations. Abstract: In order to simulate extrusion processes the pom-pom model has been chosen to describe the fluid viscoelastic behavior. This model describes the state of the polymer with two molecular variables : chain orientation and stretch. An elastic-viscous strain splitting is proposed, which allows to obtain an elliptic problem related to the motion equations. In numerical simulations, an uncoupled resolution strategy is used, with a mixed P1+/P1 finite element approximation for the flow kinematics and a discontinuous Galerkin method to solve the advection equations usually involved in the constitutive laws. Velocity and stretch field are shown in the case of the 3D contraction.. 1. Introduction Le comportement visco´elastique d’un polym`ere branch´e peut eˆ tre d´ecompos´e en ensemble de modes. Chaque mode traduit le comportement d’une structure topologique particuli`ere. Dans chaque structure on a une branche centrale et des ramifications aux extr´emit´es (figure 1). Si on s’int´eresse a` un seul mode, le mod`ele est d´etermin´e g´eom´etriquement par la longueur de la branche centrale  , la longueur des bras  et le nombre de branches  . L’existence de deux points d’enchevˆetrement sur la chaˆıne lui offre la possibilit´e d’ˆetre e´ tir´ee. Consid´erons, pour d´ecrire l’orientation, la vision de chaˆınes lin´eaires en reptation et le mod`ele de tube. Si l’existence de branches aux extr´emit´es bloquait le mouvement de reptation, le seul mouvement qui serait possible serait celui d’un.

(3) .  . . Figure 1. Mod`ele pom-pom [ 1]. solide. En r´ealit´e, la reptation reste possible avec un seuil d’´energie a` franchir. C’est a` dire qu’une fois que les chaˆınes sont suffisamment e´ tir´ees, les branches p´en`etrent dans le tube et abandonnent la partie de leur tube initial en revenant. Nous pouvons donc reprendre l’´equation int´egrale du mod`ele de Doi et Edwards [ 2] en utilisant un temps de relaxation qui d´epend.

(4) 2 de la reptation des bras dans le tube, l’orientation est donn´ee par : .  . .

(5) . .   .  . . ,.   3  2. .10. -/.. $&.  0.    !.   & '. '  $(*). #%$&.  . .  & ". o`u.  . .  $. (1) +.  65. 4. (2). . Le temps de relaxation  d´epend du temps de re laxation  des bras qui, a` son tour, est fonction de la p´en´etration !7 des bras dans le tube. L’´evolution du tenseur d’orientation, sous l’hypoth`ese d’une relation de fermeture, s’´ecrit sous la forme d’´equation diff´erentielle par : .  . . grad 8 4 ;. . 5 9. <. grad 8 9. =. grad 8.  :. " . ;.  . >@?  ". . (3). 4 ;. <. Nous remarquons que l’existence du terme = grad 8 permet au tenseur d’orientation de garder une trace unitaire. L’´etirement de la chaˆıne se fait en suivant l’´equation diff´erentielle : A. . . . grad 8. <B. "  . A. @C. . "  . # 2. A. . (4). A. L’´e tirement est toujours possible tant que la branche centrale n’a pas atteint la limite  (la valeur de  repr´esente aussi bien le nombre de branches que la  limite d’´etirement). Si  , la p´en´etration 7 s’active et est donn´ee par A : "  D7 E <6  7    grad 8 (5)  4 5 4    F7   . Enfin, les contraintes sont calcul´ees grˆace a` : G. . IH. ". "KJ 5 0 ,MLON.  . 0.  A. . P 5 4. 4.  D7  65. IH. "KJ ". . . . (6) o`u est un module d’´elasticit´e. En g´en´eral, LON le temps de relaxation le plus lent est celui de l’orientation, ensuite c’est celui de l’´etirement. Enfin, la p´en´etration peut eˆ tre parfois tellement rapide que son temps de relaxation puisse eˆ tre n´eglig´e devant les deux autres. L’utilisation d’une version simplifi´ee du mod`ele pom-pom revient a` ne pas prendre en compte le troisi`eme m´ecanisme, celui de la p´en´etration. Ceci ne veut surtout pas dire qu’on n´eglige ce m´ecanisme, car c’est lui le responsable de la reptation, par contre. . P=. 0 .. 5 ,QLON.   '. '.  G.  . on consid`ere qu’il se fait tr`es rapidement par rapport  aux deux autres. Ainsi, le temps de relaxation  est constant et les contraintes s’´ecrivent [ 1]: P. (7). A. 2. Probl`eme et objectif de la simulation La structure topologique des polym`eres est telle que l’histoire subie par le mat´eriau influe sur son comportement. Cet effet m´emoire, ou encore visco´elastique, peut se mettre en e´ vidence au travers d’´ecoulements simples (cisaillement simple, e´ longation simple) o`u le champ de vitesses est connu. L’´etude devient cependant plus d´elicate si le champ de vitesses est inconnu [ 1]. Plusieurs m´ethodes ont e´ t´e d´evelopp´ees pour traiter les probl`emes d’´ecoulements visco´elastiques avec des lois de comportement diff´erentielles. Apr`es les m´ethodes mixtes [ 3] et les m´ethodes E. V. S. S. (Elastic Viscous Split Stress)[ 4] [ 5] [ 6], les m´ethodes D. E. V. S. S. (Discrete Elastic Viscous Split Stress) [ 7] ont montr´e plus de robustesse pour traiter les probl`emes visco-´elastiques. Elles sont en g´en´eral coupl´ees a` des techniques des Galerkin a` interpolation discontinue entre les e´ l´ements pour traiter les e´ quations a` caract`ere hyperbolique [ 8] [ 9] [ 10]. L’objectif de ce travail est de recaler une nouvelle formulation de comportement rh´eologique exprim´ee a` l’aide de variables mol´eculaire par rapport aux mod`eles de la litt´erature dans le cadre de l’extrusion. Si nous voulons maintenant simuler le comportement du mod`ele pom-pom avec une e´ quation de type (7) (qui donne l’expression des contraintes en fonction de l’orientation) coupl´ee a` l’´equation d’´equilibre, nous n’obtenons pas un syst`eme elliptique en vitesse (c’est a` dire, nous obtenons un syst`eme qui n’admet pas de d´eriv´ee seconde en vitesse). Le probl`eme tel qu’il est d´efini est difficile a` r´esoudre. L’une des solutions propos´ee par Bishko et al. [ 11] C consiste a` rajouter un solvant de viscosit´e R . Ainsi les contraintes deviennent donn´ees par : G. . SH. " 5. 4 R. CT. "KJ ,. . =. 0 .. 5 LON. A. . (8). Nous sommes bien sˆur d’accord sur le fait que le rajout d’une viscosit´e artificielle peut eˆ tre un rem`ede aux cons´equences de la relation de fermeture qui donne un adoucissement de comportement aux forts taux de cisaillement [ 12]. Mais il est d´ecevant que ce terme suppl´ementaire porte toute l’ellipticit´e du probl`eme. Nous pr´ef´erons obtenir le terme elliptique sans changer les lois de comportement initiales..

(6) 3 Par ailleurs, nous observons que dans les conditions statiques le tenseur des extra-contraintes n’est pas nul, mais proportionnel au tenseur d’orientation " >@? isotrope ( ). Ce qui veut dire que la pression de la relation (8) n’est pas la pression hydrostatique. 3. Une partition des d´eformations en simulation num´erique 3.1. Partition e´ lastique - visqueuse des d´eformations Dans le but de donner un caract`ere elliptique au probl`eme d’´ecoulement visco´elastique, l’id´ee de notre partition e´ lastique - visqueuse consiste a` r´ee´ crire la forme diff´erentielle de l’´equation d’´evolution du tenseur d’orientation (3). Soit une. nouvelle d´eriv´ee convective qui, en plus de la convection, permet aux tenseurs d´eriv´es de garder une trace unitaire.. . . grad 8 .  . grad 8  4 ;. 5 . L’´equation d’´evolution de. . ε Figure 2. Mod`ele de Maxwell en petites perturbations. . est la viscosit´e,. et on d´efinit le temps de relaxation avec.  . . ;.  . . =. grad 8. . (9).  . grad 8 . (10). grad 8 .  :. 4 . T.    . ; ..  . ". >@?  " 5. . . . ? 4. ;. " . >@? . . T. (11). Un rapprochement avec le cas de Maxwell en petites perturbations On peut trouver une analogie entre cette e´ quation et le mod`ele de Maxwell en petites perturbations (figure 2). En effet dans ce dernier mod`ele on a :. . .     5. G  L. o`u. . 5. . G. Revenons maintenant au mod`ele pom-pom et r´eexprimons les contraintes. Celles ci peuvent s’exprimer en fonction des d´eformations e´ lastiques par :  G. SH. ". J. 0 ..         5. 4. L. N.  . est le tenseur des taux de d´eformations visqueuses, est le module e´ lastique,. .. ?. ; 4. . ". >@? . (15). A. On retrouve ici le tenseur de pression hydrostatique pour un tenseur d’orientation isotrope 1 . Les contraintes peuvent aussi s’exprimer en fonction des taux de d´eformations visqueuses par : G. . SH. ". " ! #    %$ &   5. . .. est le tenseur des taux de d´eformations e´ lastiques,. L. et le taux de d´eformations visqueuses.. (12).  . (14). . Mise en e´ quation 2. l’´equation (9) devient e´ quivalente a` :. . S5. . ". .  . . On retrouve alors une forme analogue a` celle de ;  l’´equation (11) en faisant une analogie entre . T " >@?   et la d´eformation e´ lastique ou encore entre

(7). . .. alors, le mod`ele de Maxwell s’´ecrit : :. > ?  @ ". .    . . se r´ee´ crit alors :. " . <.

(8) . Comme les contraintes sont li´ees aux d´eformations e´ lastiques et aux taux de d´eformations visqueuses selon :   G et G (13). Or, comme. . εv. L.  . εe. . '. T .  . ; ..  . " . >@? . (. A. (16) L’expression (16) nous donne une d´ependance directe entre les contraintes et les taux de d´eformation; elle r´esout au moins analytiquement notre probl`eme de d´epart.. )+*. est ici diff´erente de la pression de l’´equation (7)..

(9) 4 Dans une r´esolution explicite, si nous voulons calculer le champ de vitesses et de pression, nous de" 5 vons r´esoudre a` l’it´eration pour un champ   d’orientation donn´e et un champ d’´etirement le probl`eme d´ecrit par : A     div 8    " 5 4   T    P  R 8  div SH  (17)

(10)     4 A  div  R. . . A. ' . Or, nous avons a` l’it´eration  ; " >@?  .. . . (. . .    . . T. : ".  . . ?. . . 4. ;. . ". >@? . (18) Le probl`eme devient donc :      div 8    " 5 4   T R  div SH     T  4

(11)  A . div R. . . . .   8 ;. .. . . P . ". >@? . Algorithme 1 Algorithme de r´esolution d’un probl`eme visco´elastique en extrusion R´ep`ete   5      D´eterminer les champs 8 et H v´erifiant  : 2 H         H div 8      T    P6< " 5 4 8  H  R    4 R    T   A

(12) . ;   " >@?     <    A    (20) Calcul des e´ tirements sur chaque e´ l´ement avec une interpolation A constante par e´ l´ement et discontinue aux interfaces. Calcul des orientations  sur chaque e´ l´ement avec une interpolation constante par e´ l´ement et  discontinue aux interfaces. Calcul des orientations a` trace unitaire. Jusqu’`a Etat stationnaire. . . la r´esolution des e´ quations se fait de mani`ere d´ecoupl´ee : on r´esout les e´ quations d’´equilibre et d’incompressibilit´e, ensuite les e´ quations d’´evolution de l’orientation et de l’´etirement, T  le tenseur des taux de d´eformations est calcul´e a` partir du champ de vitesses a` l’it´eration pr´ec´edente et non pas a` partir d’une nouvelle variable.. 3.2. M´ethode de r´esolution num´erique Nous d´esignons par le terme “extrusion” un probl`eme dans lequel tous le domaine est occup´e par le fluide et dont l’objectif et de trouver l’´etat stationnaire a` partir d’un e´ tat initial au repos. Nous maintenons la forme simplifi´ee du mod`ele pompom (avec simplement l’´etirement et l’orientation et sans p´en´etration des branches). Dans ce cas, l’utilisation d’un sch´ema explicite et le d´ecouplage de la r´esolution des e´ quations ne posent pas de probl`eme particulier (c’est l’´equivalent d’une m´ethode de point fixe lors d’une it´eration d’un algorithme coupl´e). Nous utilisons l’algorithme (1) pour la r´esolution d’un probl`eme d’extrusion.. . . . . . . A (19) Finalement, comme dans les m´ethodes D. E. V. S. S., l’´equation d’´equilibre du syst`eme (19) est e´ quivalente a` l’´equation (15) a` laquelle on a rajout´e aux deux termes de l’´egalit´e un tenseur d’extra-contraintes relatif aux taux de d´eformations visqueuses, qui ne s’exprime pas dans le mˆeme temps de discr´etisation. Cette premi`ere forme de partition admet deux diff´erences par rapport a` l’utilisation usuelle des m´ethodes D. E. V. S. S. :. . Nous utilisons des e´ l´ements bulles P1+/P1 pour r´esoudre le probl`eme mixte en vitesse pression. Nous appliquons une technique de Galerkin discontinue avec une interpolation constante par e´ l´ement pour traiter l’´evolution des champs d’orientation et d’´etirement. Remarque L’utilisation d’´el´ements t´etra´edriques (ou triangulaires en 2D) permet d’affiner localement le maillage contrairement aux e´ l´ements rectangulaires qui imposent plus de r´egularit´es sur le maillage. Nous notons aussi que l’utilisation d’un m´elange d’´el´ements rectangulaires et triangulaires peut eˆ tre une solution pour affiner r´eguli`erement un maillage (voir [ 9] par exemple). La r´esolution de l’´equation d’orientation grˆace a` un sch´ema explicite ne conduit pas a` un tenseur rigoureusement a` trace unitaire. Nous pouvons alors r´esoudre dans un premier temps [ 11] : "    " >@?  5  grad 8   grad 8 :       (21)  et calculer a` chaque it´eration l’orientation par : . . Tr . (22). Il est a` noter qu’il existe une relation entre les temps de relaxation des e´ quations (21) et (3) pour qu’elles soient e´ quivalentes..

(13) 5. Dans la premi`ere it´eration, nous effectuons un calcul newtonien.. Remarque Pour le traitement du tenseur des taux de d´eformations du second membre, une possibilit´e consiste a` l’exprimer directement a` partir des champs de vitesses a` l’it´eration pr´ec´edente :   T    T 8. Dans notre cas nous choisissons de l’exprimer, comme le tenseur d’orientation, constant par e´ l´ement. T  est calcul´e sur chaque e´ l´ement par : Donc  T. . T . .  . .  8. $. $. .  .  Il est a` noter que dans ce cas l’int´egration des d´eriv´ees de la fonction d’interpolation bulle s’annule.. 3.3. Choix de la viscosit´e arbitraire 1. Imaginons que nous n’ayons pas effectu´e la partition des d´eformations. Dans ce cas, nous  aurions du introduire une viscosit´e arbitraire R telle que : G.  . . . SH.  . . ". 4. !. 5 .  R . . 4. ?. T ;.   8.  . . . 4 . R. .  T. >@?  ". 5. (23). A. D’apr`es Baaijens et al. [ 13] [ 14], l’optimum de cette viscosit´e est obtenu quand les contributions visqueuses et e´ lastiques sont du mˆeme ordre de grandeur, ce qui se traduit dans notre cas par :      R. !. Ceci donc nous rassure A sur le choix de dans nos e´ quations d’´equilibre. R. .  A. 2. Les auteurs de [ 15] utilisent une viscosit´e adaptative dans une variante A. V. S. S. (Adaptative Viscous Split Stress) de la m´ethode E. V. S. S.. Dans ce qu’ils proposent, la viscosit´e d´epend du nombre de Weissenberg dans chaque e´ l´ement du maillage. Dans notre cas, nous adaptons seulement la viscosit´e en fonction de l’´etirement car celuici influe sur le module d’´elasticit´e . Nous obtenons par cons´equent une r´epartition de la viscosit´e qui n’est pas la mˆeme dans tous le domaine (car, si on prend l’exemple de l’´ecoulement entre deux plans parall`eles, il existe plus d’´etirement a` cot´e des parois qu’au centre).. !. 3. Essayons de justifier autrement l’expression de la viscosit´e [ 16]. L’expression (23) peut eˆ tre obtenu a` partir de notre partition si on suppose que le tenseur des taux de d´eformations est approch´e avec une expression semi-implicite en" tre les it´erations 5 et :   5  " T  T  T . . .   ". avec . Si on substitue cette expres2 sion dans l’´equation (16) et si on utilise ensuite l’´equation (11) alors on obtient :

(14)  

(15)    " !#$&%('

(16)  )*+,-%.#/' 0

(17) # 1 2!(#43(5768:9.; <  =?>?@

(18) 5A B 

(19)    2!(#+% '

(20)  IJ 2!(#+% '

(21) C D.E F C D.E F HG HG  LMOK N7P Q(RS ! R :T

(22) U VWX# (24). . Comme traduit l’approximation dans le temps T de entre les instants actuel et pr´ec´edent,     correspond a` nous concluons que R R   " ou encore a` une expression implicite de A T . Nous avons v´erifi´e num´eriquement, pour un probl`eme d’extrusion bidimensionnel entre deux plans parall`eles, qu’on a : $$ 8.  . Y 4Z. . []^ \ 8. . $$(%$$ 8.  . Y 4Z. . $$ $$.  . 8 #. [^ ". . $$.  . o`u 9 d´esigne une norme vectorielle (ici somme des carr´es des composants), 8 Y _Z d´esigne le champ de vitesses obtenu en utilT isant comme variable (ce qui constitue pour nous la solution de r´ef´erence) et 8 [ est le champ de vitesses associ´e a` une viscosit´e     R arbitraire R . A. . . ". En conclusion notre partition ( ) utilis´ee avec le moindre coˆut (avec un sch´ema explicite) est la plus proche de la m´ethode D. E. V. S. S. 4. Application a` la contraction tridimensionnelle Le probl`eme de la contraction tridimensionnelle est d´efini par la figure 3. Nous imposons a` l’entr´ee un profil de vitesses parabolique de vitesse maximale   cJc > J d sur l’axe `a $ b et une vitesse nulle aux parois. Les temps de relaxation en e´ tirement et en  C    "     ? 4 , . La 9 9 s et  orientation sont   "  fe   viscosit´e initiale vaut R Pa.s et la  J . La premi`ere it´eration limite d’´etirement est  A.

(23) 6 est r´esolue de mani`ere newtonienne, on d´emarre sans e´ tirement et avec un champs d’orientation isotrope et on impose ces mˆemes conditions au cours du calcul comme conditions au bord d’entr´ee. Les figures 3 et 4 montrent la g´eom´etrie de la contraction e´ tudi´ee et le maillage du domaine de simulation. Les figures 5, 6 et 7 montrent les champs de vitesses sur des sections particuli`eres et les figures 8, 9 et 10 montrent l’´etirement mol´eculaire. A l’issu de ces r´esultats nous nous posons principalement la questions suivante sur cette contraction tridimensionnelle : Est ce que le champ de vitesses qu’on obtient repr´esente une vraie recirculation ou un mouvement h´elico¨ıdal [ 17]? Notre mani`ere de r´ealiser la simulation aujourd’hui ne nous permet pas de conclure. Peut eˆ tre l’utilisation des m´ethodes particulaires pourrais donner plus d’information sur ce caract`ere.. 7.. 8.. 9.. 10.. 5. Conclusion En conclusion, l’utilisation des e´ l´ements P1+/P1 permet de localiser les singularit´es dans des e´ coulements o`u la g´eom´etrie pr´esente des angles vifs. Cependant il est possible que ce type d’´el´ements ne soit pas le plus adapt´e a` de tels probl`emes d’extrusion. L’utilisation d’autres m´ethodes (par exemple les m´ethodes particulaires) peut s’av´erer utile dans ce cas.. 11.. 12.. REFERENCES 1. T. C. B. McLeish and R. G. Larson. Molecular constitutive equations for a class of branched polymers : the pom-pom polymer. J. Rheol., 42(1), 81–110, 1998. 2. M. Doi and S. F. Edwards. J. Chem. Soc. Faraday transaction II, 74, 1789–1818, 1975. 3. J. M. Marchal and M. J. Crochet. A new mixed finite element for calculating viscoelastic flow. J. Non-Newt. Fluid Mech., 26, 77–114, 1987. 4. D. Rajagopalan, R. C. Armstrong, and R. A. Brown. Finite element method for calculation of steady viscoelastic flow using constitutive equations with a newtonian viscosity. J. Non-Newt. Fluid Mech., 36, 159–192, 1990. 5. M. J. Szady, T. R. Salmon, A. W. Liu, and R. A. Brown D. E. Bornside, R. C. Armstrong. New mixed finite element method for viscoelastic flows governed by differential constitutive equations. J. Non-Newt. Fluid Mech., 59, 215– 243, 1995. 6. F. P. T. Baaijens. Numerical experiments. 13.. 14.. 15.. 16.. 17.. with a discontinuous galerkin method including monoticity enforcement on the stick-slip problem. J. Non-Newt. Fluid Mech., 51, 141–159, 1994. R. Guenette and M. Fortin. A new mixed finite element method for computing viscoelastic flows. J. Non-Newt. Fluid Mech., 60, 27–52, 1995. F. P. T. Baaijens, S. H. A. Selen, H. P. W. Baajens, G. W. M. Peters, and H. E. H. Meijer. Viscoelastic flow past a confined cylinder of a low density polyethylene melt. J. Non-Newt. Fluid Mech., 68, 173–203, 1997. F. P. T. Baaijens. An iterative solver for the DEVSS/DG method with application to smooth and non-smooth flows of the upper convected maxwell fluid. J. Non-Newt. Fluid Mech., 75, 119–138, 1998. A. C. B. Bogaerds, W. M. H. Verbeeten, G. W. M. Peters, and F. P. T. Baaijens. 3d viscoelastic analysis of a polymer solution in a complex flow. Comput. Meth. Appl. Mech. Eng., 180, 413–430, 1999. G. B. Bishko, O. G. Harlen, T. C. B. McLeish, and T. M. Nicholson. Numerical simulation of the transient flow of branched polymer melts through a planar contraction using the pom-pom model. J. Non-Newt Fluid Mech., 82, 255–273, 1999. G. Marrucci. Dynamic of entanglement: A nonlinear model consistent with the cox-merz rule. J. Non-Newt. Fluid Mech., 62, 270–289, 1996. F. P. T. Baaijens, W. M. H. Verbeeten, and G. W. M. Peters. Analysis of viscoelastic polymer melt flow. In XIIIth International Congress on Rheology, Cambridge, UK, 2000. A. C. B. Bogaerds, W. M. H. Verbeeten, and F. P. T. Baaijens. Successes and failures of discontinuous Galerkin methods in viscoelastic fluid analysis, pages 264–270. Springer, 1999. J. Sun, N. Phan-Thien, and R. I. Tanner. An adaptative viscoelastic stress splitting scheme and its applications : Avss/si and avss/supg. J. Non-Newt. Fluid Mech., 65, 75–91, 1996. A. Ammar, A. Poitou, and F. Chinesta. Some numerical difficulties in the flow front treatement of explicit eulerian formulations of viscoelastic flows. In ESAFORM-4 p. 43-46, 2001. I. Sirakov, A. Ainser, and J. Guillet. Three dimensional numerical simulation of viscoelastic planar contraction flow. In ESAFORM, 2001..

(24) 7.   . .  .    

(25)   . . . Figure 3. D´efinition de la g´eom´etrie du probl`eme tridimensionnel. Figure 4. Maillage du quart du domaine de contraction.

(26) 8. Figure 5. Champ de vitesses au plan de sym´etrie. Figure 6. Champ de vitesses au travers d’une section.

(27) 9. Figure 7. Champ de vitesse au travers d’une section.   .  . Figure 8. Champ d’´etirement au plan de sym´etrie.

(28) 10.   .  . Figure 9. Champ d’´etirement au travers d’une section.  .

(29) . Figure 10. Champ d’´etirement au travers d’une section.

(30)

Figure

Figure 2. Mod`ele de Maxwell en petites perturbations
Figure 3. D´efinition de la g´eom´etrie du probl`eme tridimensionnel
Figure 5. Champ de vitesses au plan de sym´etrie
Figure 8. Champ d’´etirement au plan de sym´etrie
+2

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