CORRIGÉ Bac Blanc Terminale S Mars 2009 Exercice n°1 :
1. Soit léquation : 2y + y = 0 (E), dinconnue une fonction dérivable sur . Cette équation peut se mettre sous la forme : y = 1
− 2 y qui admet comme ensemble solution dans , lensemble des fonctions : x C
12xe
−où C est une constante réelle quelconque.
2. 2y + y =
12xe
−(x + 1) (E).
a. f est dérivable sur car produit (U× V)et composée (U = e
uavec u = 1
− 2 x) de fonctions dérivables et f(x) = UV + UV = ue
u× V + UV = 1
122 e
− x− (mx² + px) +
12xe
−(2mx + p).
f solution de (E) ⇔ 2 f(x) + f(x) =
12xe
−(x + 1)
⇔ −
12xe
−(mx² + px) + 2
12xe
−(2mx + p) +
12xe
−(mx² + px) =
12xe
−(x + 1) ⇔ 2
12xe
−(2mx + p) =
12xe
−(x + 1) ⇔ 2(2mx + p) = x + 1 (en simplifiant par
12xe
−> 0) ⇔ 4mx + 2p = x + 1. Cette équation est valable pour tout réel x, donc par identification des coefficients, on trouve : 4m = 1 soit m = 0,25
2p = 1 p = 0,5.
Donc la fonction f définie par : f(x) = 1
124
e
− x(x² + 2x) est la solution cherchée de (E).
b. Soit g une fonction dérivable sur . g f est solution de (E) ⇔ 2(g f) + (g f) = 0 ⇔
2(g f) + (g f) = 0 (par linéarité de la dérivation) ⇔ 2g 2f + g f = 0 ⇔ 2g + g = 2f + f
⇔ 2g + g =
12xe
−(x + 1) car f solution de (E) ⇔ g est solution de (E).
Daprès ce qui précède : g est solution de (E) ⇔ g f est solution de (E) ⇔ g(x) f(x) = C
12xe
−⇔ g(x) = f(x) + C
12xe
−= 1
124
e
− x(x² + 2x) + C
12xe
−= 1
124
e
− x(x² + 2x + 4C) où C est un réel quelconque.
3. Soit h(x) = 1
124
e
− x(x² + 2x) ; h nest autre que la fonction f vue au 2. a.. Elle est donc dérivable sur et on a : 2h(x) + h(x) =
12xe
−(x + 1) ⇔ h(x) = 1 2 [
12xe
−(x + 1) − h(x)] ⇔ h(x) = 1 2 [
12xe
−(x + 1) − 1
124
e
− x(x² + 2x)] ⇔ h(x) = 1
128
e
− x(4x + 4 x² − 2x) = 1
128
e
− x( x² + 2x + 4) = 1
128
e
− x( x² 2x 4).
Or
12xe
−> 0 ∀ x ∈ et 1
8 < 0, donc h(x) est du signe contraire de (x² 2x 4). ∆ = (− 2)² − 4(− 4) = 20 donc cette expression du second degré admet 2 racines : 2 20 1 5
2
+ = + et 1 − 5 . On en déduit que la fonction h est
strictement décroissante sur ] −∞ ; 1 − 5 ] et sur [1 + 5 ; +∞[ et strictement
croissante sur [1 − 5 ;1 + 5 ].
4. lim
x
hx
=
xlim 11
24
e
− x(x² + 2x) = + ∞ car :
limx
1
2 x
= + ∞, on pose X = 1 2 x
− et
limX
1
4eX
= + ∞ ;
lim
x
(x² + 2x) =
xlimx² = + ∞ car à linfini la limite dun polynôme est celle de son terme de plus haut degré. On conclut avec le théorème général sur produit de limites.
x −∞ 1 − 5 1 + 5 +∞
x² 2x 4 + 0 − 0 +
h(x) − 0 + 0 −
lim
x
h(x) =
xlim 11
24
e
− x(x² + 2x) =
xlim1 4x2e
1 2 x
12x=
xlim 21x2e21x12x= 0 car :
limx
1
2 x
= − ∞, on pose X = 1
2 x et
XlimX2eX
= 0 (limite usuelle) ;
limx
12x= 1 et théorème général sur produit de limites.
5. a. Étudions le signe de h(x) −
12xe
−= 1
124
e
− x(x² + 2x) −
12xe
−= 1
124
e
− x(x² + 2x − 4) qui est du signe de x² + 2x − 4 car
12xe
−> 0 ∀ x ∈ et 1
4 > 0. ∆ = 2² − 4( − 4) = 20 donc cette expression du second degré admet 2 racines :
2 20 1 5
2
− + = − + et 1 − − 5 .
On en déduit que la courbe C est au dessus de Γ sur ]−∞ ; 1 − − 5 ] et sur [ 1 − + 5 ; +∞[ et la courbe C est au dessous de Γ sur [ 1 − − 5 ;
1 5
− + ]. De plus, C et Γ se coupent aux points d'abscisses 1 − − 5 ] et 1 − + 5 .
b. Représentation graphique :
Exercice n°2 :
Partie B
1. La fonction f est dérivable comme somme de fonctions composées de fonctions dérivables sur [0 ; +[ et
f (x) = 1
1 x + + x > 0, car ∀ x ∈ [0 ; +[ : x ≥ 0
⇔ 1 + x ≥ 1 ⇔ 0 < 1
1 x + ≤ 1.
La fonction f est donc croissante sur [0 ; +[.
2. On a f (0) = 0 et f (0) = 1, donc léquation de la tangente au point dabscisse 0 est : y 0 = 1(x 0) ⇔ y = x.
Partie C
1. En se servant de la courbe (C) et de la droite déquation y = x, on obtient à partir de u
0= 1 : 2. Ce cheminement suggère que la suite est croissante et quelle nest pas bornée (sa limite serait +).
3. a. Soit la proposition P
n: u
n≥ 1.
Initialisation : on a u
0= 1 ≥ 1 : vraie.
Hérédité : soit un naturel p tel que u
p≥ 1 ; la fonction f est croissante sur [0 ; +[donc :
x −∞ 1 − − 5 1 − + 5 +∞
x² + 2x 4 + 0 − 0 +
f(u
p) ≥ f(1) ⇔ u
p+ 1 ≥ 1, car f(1) = ln(1+1) + 1
2 0,69 + 0,5 ≥ 1.
Conclusion : quel que soit n ∈ , u
n≥ 1.
1. On démontre de même par récurrence que la suite (u
n) est croissante : Initialisation : on a : u
0= 1 ≤ 0,69 + 0,5 ln(1+1) + 1
2 = f(1) = f(u
0) = u
1: donc u
0≤ u
1vraie.
Hérédité : soit un entier naturel non nul p tel que u
p 1≤ u
p;
la fonction f est croissante sur [0 ; +[ donc : f(u
p 1) ≤ f(u
p) ⇔ u
p≤ u
p + 1. Conclusion : quel que soit n ∈ , u
n≤ u
n + 1.
c. Quel que soit A ∈ , étant donné quil est admis que la courbe (C ) est au-dessus de la droite déquation y = x, le terme u
A> A 1 ainsi que tous ses successeurs : la suite nest donc pas majorée.
d. La suite est croissante et non majorée : elle diverge vers +.
Exercice n°3 (élèves nayant pas choisi la spécialité mathématiques) :
Le plan complexe est rapporté au repère orthonormal direct (O ;
u;
v). On réalisera une figure en prenant 2 cm comme unité graphique sur chaque axe.
On considère les points A, B et I daffixes respectives z
A= 1, z
B= 5 et z
I= 3 + i. On note (C) le cercle de centre O et de rayon 1, (∆ ) la médiatrice de [AB] et (T) la tangente au cercle (C) en A.
À tout point M daffixe z, différent de A, on associe le point M daffixe z telle que : z = 5 1 z z
−
− . Le point M est appelé limage de M.
Partie A
1. La forme algébrique de laffixe du point I image de I est donnée par z
I '=
zzI–5I1
=
33i –i51=
22ii=
2i2i
2i2i