HAL Id: jpa-00205400
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Submitted on 1 Jan 1929
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L’équation d’onde de Dirac et la géométrie de Riemann
V. Fock
To cite this version:
V. Fock. L’équation d’onde de Dirac et la géométrie de Riemann. J. Phys. Radium, 1929, 10 (11),
pp.392-405. �10.1051/jphysrad:019290010011039200�. �jpa-00205400�
L’ÉQUATION D’ONDE DE DIRAC ET LA GÉOMÉTRIE DE RIEMANN (1).
Par V. FOCK,
Université de Léningrad.
Sommaire. 2014 La notion du déplacement parallèle d’un demi-vecteur (fonctions 03C8 Dirac) permet d’établir, dans la géométrie de Riemann, une équation d’onde invariante qui est une généralisation de celle de Dirac. On peut former un tenseur non symétrique qui joue le rôle du tenseur de l’énergie et satisfait aux équations de mouvements d’Einstein :
sa divergence est égale à la force de Lorentz. On en déduit les équations de mouvement t de la mécanique quantique.
e
La théorie donne une interprétation géométrique de l’opérateur $$P03C3 2014 e/c ~03C3 qui figure
dans l’équation de Dirac et semble fournir une base pour l’unification de la théorie de l’électricité et de la matière.
1. Transformation de Lorentz pour un demi-vecteur.
-1. Les quatre fonctions 1Jo"
de.Dirac subissent, pour*une transformation quelconque de Lorentz une substitution linéaire
homogène déterminée (~).
La loi de transformation des fonctions ,4’ est différente de celle d’un vecteur ou d’un
tenseur; ces fonctions constituent donc une quantité géométrique nouvelle qui sera désignée
par le nom « demi-vecteur ».
La loi de transformation d’un demi-vecteur prend une forme particulièrement simple
si l’on choisit les matrices a~ qui figurent dans l’équation de Dirac (3).
de la manière suivante
où pi et =1, 2, 3) sont les matrices introduites par Dirac. La matrice 2, peut être rem- placée par
U5 - Pi--2. (Ï-)
A une transformation de Lorentz correspond alors la transformation suivante des fonc- tions ’1? :
où x, ~, "’(, 0 sont les paramètres généralisés de Cayley-Klein.
(1) Voir : 1- V. FocK et D. lw,&riBxKo, Ueber eine inogliche geometrische Deutung der relativistischen Quantentheorie, Z. f. Pliys., 54 (~929), î98; 2o Les mêmes, Géométrie quantique linéaire et déplacement parallèle, C. R., 188 (1929, 1470; 3~, V. FocK. Sur les équations de Dirac dans la théorie de relativité générale, C. R., 189 (1929), 25; 4a V. FocK. Geometrisierung der Diracschen Theorie des Elektrons.
Z. f Phys., 57 (1929), 261.
(2) Voir F. ;B10GLICH. Z f. Phys., 48 (1928!, 852, J. v. Neum&nn. Z. f. 48 (1928), 868.
(3) P. DIRAC. Proc. roy. Soc. (A) H7 (1928), 610; ii8 (1928), 351.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:019290010011039200
Les formules (3) et les expressions conjuguées peuvent s’écrire d’une manière symbo- lique
où S est la matrice
et S+ la matrice adjointe (’)
Introduisons les nombres
de sorte que la forme fondamentale de Minkowski puisse s’écrire
Les matrices S et S+ satisfont aux équations
où les ai~ sont des nombres réels vérifiant les relations.
Les relations (10) sont identiques avec celles qui sont vérifiées par les coefficients atk d’une transformation de Lorentz,
On sait que ces coefficients dépendent de 6 paramètres arbitraires. D’autre part, la
matrice S contient 4 constantes complexes liées par une relation (4) ; cela fait 6 constantes
(1) Une matrice transposée et conjuguée sera appelée
«malrice adjointe » et désignée par une
croix (SI) -
réelles indépendantes. On en déduit que les coefficients ail. de la formule (9) correspondent
à une transformation de Lorcntz la plus générale.
Posons
et appliquons au demi-vecteur la transformation S.
Pour les grandeurs tli transformées (que nous désignerons par deux accents on trouve au moyen de (5) et (9)
c’est-à-dire
En rapprochant (13) et (11) on voit que les quatre premières des grandeurs tli (i ~ 0, ~, 2, 3) sont les composantes d’un vecteur quadridimensionnel et que les deux der- nières : t1.4 et sont des invariants.
Voici les expressions explicites c.les
Au moyen de ces expressions on vérifie que les sont liés par la relation
d’où l’on déduit l’inégalité importante
qui exprime le fait que le vecteur tii est situé à l’intérieur du cône caractéristique (du même
côté que l’axe des temps), c’est-â-dire qu’il a le même caractère quadridimensionnel que la vitesse (caractère du temps).
2. Déplacement parallèle d’un demi-vecteur dans la géométrie de Riemann.
-
Pour dLfinir un demi-vecteur dans la géométrie de Riemann, introduisons avec Ricci et Levi Civita quatre congruences orthogonales qui définissent en chaque point de l’espace- temps quatre directions qui forment un « n-èdre » orthogonal. Cet n-èdre remplace alors,
dans le voisinage infiniment petit du point considéré, les axes Cartésiens de la géométrie
de Minkowski et on n’a rien à changer dans nos raisonnemeilts du numéro pré-
cédent.
Dans ce qui suit nous aurons à considérer deux sortes de composantes d’un vecteur ou
d’un tenseur : les composantes ordinaires (covariantes ou contrevariantes) qui correspondent
aux coordonnées et les composantes n-édriques qui correspondent aux directions du n-èdre.
Nous désignerons souvent les deux sortes de composantes par la même lettre, en affectant
les composantes n-édriques par un accen l (e1.’ ¡). Les coordonnées seront numérotées par des indices grecs et les directions du n-èdre par des indices latins ; les indices parcourent partout les valeurs 0, 1, 2, 3. Nous adoptons la convention d’Einstein de supprimer le signe
somme en cas cle sommation par rapport aux indices grecs ; nous l’écrirons cependant
pour les indices latins.
Nous désignerons les « paramètres » de la congruence k par et les « moments »
~par La relation tiitre les composantes ordinaires et n-édriques d’un vecteur s’écrit alors
Nous allons maintenant nous occnper de l’étude du déplacement parallèle d’un vecteur et d’un demi-vecteur.
Considérons l’accroissement des composantes d’un vecteur pour un déplacement infini-
.
tésimal Pour les composantes ordinaires covariantes on a
On déduit de (i ï) l’expression analogue pour les composantes n-édriques
où ds~ sont les composantes n-édriques du déplacement et f-kl les coefficients de rotation de Ricci
est le symbole de la différentiation covariante.
Considérons maintenant un demi-vecteur . L’accroissement de ses composantes doit être-
de la forme
,où les 6~ sont des matrices ; l’expression complexe conjuguée s’écrit
. _
Nous avons vu (n° 1) que des composantes d’un demi-vecteur on peut former un vecteur
et deux invariants. La loi (20) du déplacement d’un demi-vecteur détermine donc celle pour
un vecteur. Mais cette dernière doit être identique à la loi (î8); de plus, les deux
invariants él, et ét5 ne doivent pas changer. Les matrices CI doivent par conséquent satisfaire
à certaines conditions qui permettent de les déterminer.
On a
°
D’autre part, otl’i est donné par la formule (f8 > qui peut s’écrire
En égalant les deux expressions pour 0 tl’ on trouve
De l’invariance de (:1.4 et t15 on déduit
On vérifie qu’une solution particulière de (2i) et (~?) est Ci
=ou
’
Si l’on pose pour la solution générale de (21) et (2~)
~on trouve que la matrice doit être hermitienne et commutative avec toutes les 1, 2, 3, 4, 5).
Cela entraîne la proportionnalité à la matrice unité, le facteur de proportionnalité
étant un nombre réel.
On déduit de là qu’une solution des équations (21) et (22) est complètement déterminée
si l’on donne sa « trace moyenne ».
(Nous désignons par trace moyenne d’une matrice la somme de ses éléments diagonaux
°divisée par leur nombre). La trace de g’l est égale à zéro.
.et par conséquent la trace moyenne de CI est égale à
Laloi(2o) du déplacement parallèle étant donnée, la dérivée intrinsèque d’un demi-
vecteur s’écrira :
Plaçons-nous pour un moment dans le cas d’un espace de Minkowski. Supposons que les axes cartésiens coïncident avec les directions du n-èdre; on a alors :
La dérivée intrinsèque se réduit à
D’autre part, l’expression qui figure dans l’équation de Dirac est proportion-
nelle à
- ,,1 1 ..-
ep’l étant le potentiel-vecteur.
Pour que les deux dernières expressions coïncident, on n’a qu’à poser
ce qui nous donne la signification physique du vecteur cp’z de la formule (24). Nous avons
obtenu en même temps une interprétation géométrique de l’opérateur Pl. Quant à sa signification physique, il correspond, comme on sait, à la quantité de mouvement.
Dans l’espace de Riemann général nous pouvons toujours poser
et interpréter la dérivation intrinsèque, au facteur 20132013. près, comme l’opérateur pour la
quantité de mouvement, hypothèse qui sera vérifiée plus tard (n° 5).
Si l’on exprime les matrices Cl par g’i et le potentiel vecteur, la formule (20) peut
s’écrire
On voit que dans la loi du déplacement parallèle d’un demi-vecteur figure la forme
linéaire différentielle de Weyl.
Considérons maintenant les composantes ordinaires covariantes ou contrevariantes des vecteurs.
Posons :
*La formule (20) ou (J29) s’écrit
et la dérive intrinsèque par rapport
Les composantes et s’expriment par ,~7, ;~ :
En substituant dans la formule
les expressions (32) et (34). on trouve que les et ro- satisfont à l’équation
On a au~ si
La matrice y, (3l) satisfait aux mêmes équations que rrs et à la condition auxiliaire
et elle est la solution unique de ces équalions.
Cherchons maintenant la loi de transformation des matrices y?, g’7 et r 0" pour un chan-
gement quelconque des congruences orthogonales. Ce changement correspond en chaque point de l’espace-temps à une rotation du n-èdre, c’est-à-dire à une transformation locale de Lorentz. On voit que la transformation en question peut être définie par une matrice S dont les éléments sont fonctions des coordonnées et du temps.
Les paramètres des congruences se transforment comme un vecteur, à savoir
Multiplions la dernière formule par ejixk et faisons la somme. En tenant compte de (9),
on trouve
1c’est-à-dire
relation qu’~on pouvait prévoir, car les composantes (34) d’un vecteur ne dépendent pas du choix du n-èdre.
La matrice transîormée g" peut être définie par des équations analogues à (36), (37)
et (38). Nous allons montrer que l’expression
.satisfait à ces équations. On a en effet
et cette expression s’annule en vertu de l’équation satisfaite par y . On vérifie de même que les équations analogues à (37) sont satisfaites par 9"? si elles le sont par g,. On a enfin
identiquement
’-
et par conséquent
puisque la trace d’une matrice ne change pas après une transformation canonique.
Toutes les équations pour g"; sont donc satisfaites et la formule (41) est établie.
Comme l’ ne diffère de q, que par un multiple de la matrice-unité, la loi (41) est valable pourIB
Pour certains calculs, il est utile d’introduire les matrices non hermitiennes
(où a4 peut être remplacé par 0:;)) qui satisfont aux équations
Pour ces rnatrices, on a
3. L,’équation d’onde de Diras. - Nous imposerons à l’équation due, Dirac dans la théorie de relativité générale les conditions suivantes.
L’équation d’onde doit :
1° Etre invariante pour un changement quelconque des coordonnées.
2° Etre invariante pour une rotation quelconque du n-èdre, de sorte que le choix des congruences orthogonales reste arbitraire.
3° Etre identique à l’équation adjointe et telle qu’on puisse définir un vecteur du
caractère du temps et de divergence nulle, qui pourrait ètre interprété comme vecteur du
courant.
4" Se réduire pour l’espace de Minkowski à l’équation primitive de Dirac.
Nous allons montrer que toutes ces conditions sont satisfaites par l’équation (1) si
l’on y remplace Pl par son expression généralisée (~8).
L’équation (1) peut alors s’écrire
- -
où l’on a posé
Si l’oo introduit les coordonnées, l’opérateur 5 prend la forme
1° L’invariance de l’opérateur J par rapport aux changements des coordonnées est évidente de la forme même de l’équation (50) ou (51).
~° L’invariance par rapport aux rotations du n-èdre peut ètre démontrée comme il
suit. Au moyen des formules établies dans les numéros précédents
on trouve
de sorte qu’on a
ou
est l’opérateur 5 transformé.
L’équation 11r’’’
-0 est donc bien équivalente à 1"lr 0.
Remarquons que l’expression
est invariante.
3° Au moyen de la relation (36) on vérifie par un calcul facile l’identité
(y est la valeur absolue du déterminant g; 1 qui montre que Fopérateur 5 est identique à
son adjoint.
L’identité (55) nous permet de définir le vecteur du courant par la formule
En effet, si ~’ satisfait à l’équation 0, on a
ladivergence du vecteur du courant est donc nulle. Or, nous avons vu au n° 1 [formule (15)]
qu’un vecteur formé au moyen des fonctions IF est nécessairement du caractère du
temps.
41 Pour les coordonnées cartésiennes dans l’espace de Minkowski, les gl" sont égaux à
zéro et l’équation 5W
=0 se réduit bien à l’équation ordinaire de Dirac.
Toutes les conditions sont donc satisfaites.
Tout opérateur qui
«commute » avec c, peut être exprimé linéairement en et
]. J
Comme opérateur, 9 + ne contient que les matrices aj ( j _-__ 0, 1, 2, 3) qui com-
mutent avec p3, il jouit bien de cette propriété. Pour faire la transformation correspon-
dante, introduisons les « quasi-vecteurs »
où ê. jikl
=0, si deux des indices j, i, k, 1 coïncident, ê¡ïkl
=1 s’ils sont tous différents et forment une permutation paire de 0, 1, 2, 3 et - 1 pour une permutation impaire.
Remarquons que les fi ne contiennent que les Yikl à trois indices différents. Or, on sait (1)
que la condition nécessaire et suffisante pour que les congruences du n-èdre soient nor- males à n familles de surfaces, est 0 pour trois indices différents.
Dans ce cas, le quasi-vecteur fi se réduit à zéro.
L’opérateur 5 transformé est de la forme
Supposons que l’espace de Riemann considéré soit tel qu’il existe n surfaces orthogo-
nales (ce qui n’a pas lieu dans l’espace de Riemann général). On peut alors introduire un
système de coordonnées orthogonales, et l’on a
tandis que les ht et à indices différents s’annulent. En substituant ces valeurs dans
(60), on trouve
Nous avons obtenu l’expression générale de l’opérateur de Dirac dans un système
de coordonnées curvilignes orthogonales. Cette formule est très utile dans les applica-
tions.
(1) L. EisitiqllAriT, Riernannian Geometry, Pi’inceton, 1926.
4.~ Tenseur d’énergie. - Dans la théorie classique, le tenseur inixte dénergie pour la matière incohérente est de la forme
où U,
==2013 est le vecteur de la vitesse relativiste et po la densité invariante. Cette expres- dT
sinon peut s’écrire
d X4
où p est la densité non-invariante ma,sse ar unité de 1 ) = c - la vitesse
ou p es a enSl e nOll-Illvaflan e masse par unI e e vo ume, d t
==
x a VI esse
ordinaires, PQ la qu.antité de mouvement d’une particules de masse m.
Cherchnns l’expression analogue dans la mécanique quantique. La quantité qui correspond à P est llf qr; nous supposerons que l’opérateur pour la vitesse ordinaire c
m d x
est t et celui pour la quantité de mouvement est P, - 2 -r,, i i
’(28). ( ) Dans le cas de
relativité restreinte, cette signification physique de nos opérateurs a été établie par l’auteur dans un travail antérieur 1’) ; dans le cas général, ce n’est qu’une hypothèse
que nous devons vérifier.
°Nous sommes donc conduits à considérer l’expression ’(2)
Nous avons écrit les opérateurs y- et Pa; dans l’ordre indiqué parce que l’expression (65) est invariante par rapp®rt aux rotations du n-èdre tandis que l’expression obtenue
en permutant l’ordre des facteurs ne l’est pas.
Le tenseur W’; ainsi défini est complexe ; comme le tenseur d’énergie doit être réel,
nous pouvons essayer de l’identifier avec la partie réelle de W", que nous désignerons par
~«6 en posant
Un calcul facile permet d’exprimer la partie imaginaire sous la forme
Elle est donc proportionnelle à la dérivée covariante du vecteur de courant.
Revenons à la partie réelle T’,*,.,
Le tenseur d’énergie classique satisfait aux équations de mouvement : sa divergence
est égale à la force de Lorentz. S’il en est de même avec le tenseur 7~, notre hypothèse
sur sa signification physique sera vérifiée. Nous allons montrer que c’est bien le
cas.
Pour trouver la divergence de 1"~; nous calculerons celle de et dans le résultat final nous pourrons ensuite séparer la partie réelle et imaginaire. Comme le calcul est assez long, nous nous bornerons à indiquer les principales étapes.
( 1 ) v, FocK. Z. f. Phys., 55 (1929h 127,
(2) Pour la relativité restreinte cette expression se réduit à celle proposée par plusieurs auteurs.
(Voir H. TETRODE. Z. f . Phys, 49 (19?8), 858). La généralisation proposée par H, Tetrode pour la relativité générale Z. f. Phys., 50 (1929), 336, ne peut guère être regardée comme tout à fait correcte, car elle ne
satisfait pas à certaines conditions qui nous semblent nécessaires.
2, .
On trouve, en tenant compte de l’équation à lv
=0
où l’ori a posé
L’opérateur ne contient pas de différentiations et se réduit à une matrice qui peut être mise sous la forme
oÙ ,~~v -~ (l4. ( des matrices introduites au bout du numéro 2, tenseur de Rie-
mann (1) et
1
le tenseur électrique.. LrexpressÍon y:(j@(jlj qui figure dans (68) est égale à
où RqfJ. est le tenseur de Riemann contractée La formule (68) peut donc s’écrire
où Se est le vecteur du courant (56),
En égalant les parties réelles et imaginaires des deux membres de ¡’"équation obtenue
on trouve deux équations
dont la seconde est une identité facile à vérifier, étant donrî6 1"expressicn (67) pour UJI et le
fait que la divergence du vecteur S s’annule,
La première équation montre que la divergence du tenseur 7’- est bien égale à la force
de Lorentz. Nous pouvons donc considérer le tenseur 7’Jg
1comme tenseur d’énergie et l’équéltion (74) comme l’analogue de l’équation classique de mouvement d’un milieu
continu.
(t) Au moyen de on peut déduire facilement les identités de Si l’on pose
on "1vérifie facilement l’identitê
D’autre part, la formule (’10) donne
La matriceU-,,,- te peut être nulle que si la quantité entre parenthèses e’annule, ce qufH fallait démontrer.
Remarquons qu’au moyen du tenseur le principe variationnel équivalent aux équations de Dirac peut s’écrire
5. Equations de mouvement de la mécanique quantique. - On gait (1) que les
équations quantiques de mouvement sont en réalité des relations entre les éléments de cer-
taines matrices et leurs dérivées par rapport au temps. Ces matrices sont formées au moyen des fonctions Ti, T2, ...
..etc., satisfaisant à l’équation d’onde. Un élément Kmn de
matrice pour un opérateur K est défini par l’équation
flû le domaine d’intégration est l’espace proprement dit; Kmn est donc une fonction d’une seule variable : du temps t. Si le système des fonctions W~ est complet (1), l’ensemble des éléments définit complètement un opérateur K. Pour établir les équations de mouve-
ment il n’est cependant pas nécessaire d’avoir un système complet, et il suffit de considérer
un élément typique (7 i ) formé au moyen de deux solutions arbitraires W n de l’équation
d’onde.
°En dérivant l’équation (77) par rapport au temps, on obtient une expression où figurent,
1.. t, 1 1 d",
nC d’" t
)Bt’1° . é
sous le signe intégrale, les et Ces dérivées peuvent être éliminées au
moyen de l’équation d’onde et le résultat peut être mis sous la forme :
où
et ~ est un opérateur qui dépend de la forme de l’équation d’onde et de l’opérateur K. On pent écrire l’ensemble des équations (78) sous la forme symbolique
et l’on dit que l’opéra,teur L est la « dérivée totale » de l’opérateur 7~ par rapport au temps.
Pour l’équation d’oiide de Dirac, la dérivée totale par rapport à x° est de la forme
où 5 est l’opérateur (5i,) et (¡0)-1 est la matrice réciproque de ¡o.
Il est clair que les équations quantiques (80) sont dc simples conséquences mathématiques
de l’équation d’onde et qu’on n’introduit aucune hypothèse physique auxiliaire pour les obtenir.
Les équations (s0) présentent en général une analogie avec les équations classiques de
mouvement dans la forme de Lagrange. Cette analogie est beaucoup plus complète que celle qui existe entre l’équation d’onde quantique et l’équation classique de Jacobi. Dans le cas de l’équation de Dirac, cette dernière analogie n’existe plus ; cependant, comme il
a été démontré par l’auteur pour la relativité restreinte (3), on peut former des équations
par exemple, V. FocK. Z. f. 49 (i9?9), 323.
(2) C’est-à-dire, si chaque fonction des coordonnées de l’espace peut être dé relo)p3B en série des fonctions
(3) V. FocK. Z. ,f. 55 (1929), 121.
27 ~
de la forme (80) tout à fait analogues aux équations de Lagrange. Voyons si c’est le cas
dans la relativité générale.
Les équations classiques pour le mouvement d’une particule de masse m et de charge e
sont de la forme
°
où T est le temps propre de la particule. En introduisant les composantes covariantes de la
quantité de mouvement
. 9 a
on déduit de (81) les équations
où nous avons pris comme variable indépendante xo
==ct.
Nous allons chercher des équations quantiques de la forme (80) analogues à (83).
Désignons par qr met deux demi-vecteurs, solutions de l’équation
=0. Remarquons
que nos formules (57) et (73) restent valables si l’on remplace dans S? et par W,n et
W par Wn, c’est-à-dire, par deux solutions différentes de l’équation d’onde. Ecrivons la for- mule (57) sous la forme
Multiplions les deux membres par
.,
et inlégrons par rapport à Xl, x2, x3; la somme £ disparaît et nous obtenons
1T=1
ce qu’on peut écrire, d’après (80),
Les éléments de la matrice pour yo sont donc des constantes, et on peut supposer les fonctions W m normées de sorte qu’on ail
La matrice yo correspond alors à l’opérateur-unité.
Multiplions (84) par intégrons. Le résultat peut s’écrire (1)
(1) Les équations (87) et (89) sont des conséquences immédiates de (8&*).
Comme (l correspond à l’unité, l’analogue classique de y~ est donc la vitesse ordinaire
Considérons maintenant l’équation (73) que nous écrirons sous la forme
Multiplions (90) par d V et intégrons. On obtient, en divisant par c,
est en remplaçant y par son expression (89)
Puisque 1° correspond à l’unité, ces équations présentent, excepté le dernier membre, qui est de l’ordre de grandeur fi, une analogie complète avec les équations clas- siques (83).
L’apparition de yO provient de notre définition (77) d’un élément de matrice. En posant
au lieu de (77)
-
on aurait pu supprimer, dans la formule (92), le facteur (0.
Remarquons que dans un espace général de Riemann on peut choisir les coordonnées de façon qu’on ait identiquement yo - 9 .
,Conclusion. - Le but principal de notre théorie est d’établir le fait que l’équation
de Dirac s’accorde parfaitement avec la notion de l’espace de Riemann.
La méthode géométrique introduite par Einstein dans la physique macroscopique s’est
trouvée applicable dans la physique microscopique; un demi-vecteur et l’équation d’onde
de Dirac sont des notions géométriques aussi fondamentales qu’un vecteur et l’équation
d’onde de d’Alembert.
Dans la théorie exposée, une liaison entre les grandeurs électromagnétiques et gravi- fiques s’établit par intermédiaire de la notion du demi-vecteur. Le potentiel-vecteur trouve
sa place dans la géométrie de Riemann. et on n’a pas besoin de la généraliser (Weyl, 1918)
ou d7introduire le parallélisme à distance (Einstein 192R~. Dans ce point notre théorie
-