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Submitted on 1 Jan 1963
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Étude de la diffusion inélastique des neutrons de 800 keV par 127I
J. Cabe, M. Laurat, P. Yvon
To cite this version:
J. Cabe, M. Laurat, P. Yvon. Étude de la diffusion inélastique des neutrons de 800 keV par 127I. Jour-
nal de Physique, 1963, 24 (11), pp.1008-1009. �10.1051/jphys:0196300240110100800�. �jpa-00205567�
1008.
ÉTUDE DE LA DIFFUSION INÉLASTIQUE DES NEUTRONS DE 800 keV PAR 127I
Par MM. J. CABE, M. LAURAT et P. YVON,
Résumé.
2014Nous montrons l’isotropie de la diffusion inélastique des neutrons de 800 keV sur
les deux premiers niveaux de l’iode à 59 et 203 keV. Nous utiliserons une méthode reliant par coïncidence rapide le neutron diffusé et le gamma de désexcitation.
Abstract .2014 The inelastic scattering of 800 keV neutrons is shown to be isotropie for the first
two levels of I127 at 59 and 203 keV.
The fast coïncidence between the scattered neutron and the de-excitation gamma ray was the method used.
LE JOURNAL DE PHYSIQUE TOME 24, NOVEMBRE 1963,
1. Introduction.
-Lors d’une diffusion inélas-
tique l’énergie du neutron incident se partage entre
le neutron diffusé, le noyau de recul diffuseur et le
photon de désexcitation :
La séparation des différentes interactions et de la diffusion élastique peut être faite soit par spectro-
métrie neutron par temps de vol, soit par spectro-
métrie gamma. Cette deuxième méthode est princi- palement utilisée pour la mesure des sections totales inélastiques. Pour les mesures différentielles les deux procédés sont possibles.
Il y a avantage à détecter le gamma lorsque les
niveaux étudiés ont des énergies faibles et rappro- chées : l’efficacité du détecteur gamma est bonne et sa résolution indépendantes de l’énergie des neu-
trons incidents, de plus les neutrons diffusés élasti- quement sont éliminés. Par contre il faut que l’échantillon ne soit pas trop absorbant à son rayonnement.
C’est le cas de l’iode 127 dont les deux premiers
niveaux sont de 59 et 203 keV [1]. Si l’on confond l’échantillon et le cristal d’iodure de sodium du détecteur à scintillation gamma l’efficacité est bonne et nous éliminons l’effet d’une éventuelle
anisotropie de l’émission gamma.
Pour déterminer ceux des gamma qui corres- pondent aux neutrons diffusés dans une direction donnée il suffit de placer dans cette direction un
détecteur neutron et de compter le nombre de coïncidences entre les impulsions des deux détec- teurs.
II. Dispositif expérimental.
-Le détecteur gamma est constitué d’un cristal d’iodure de sodium (1" X 1") vu par un photomultiplicateur
56 AVP. Son axe est disposé verticalement à 10 cm en avant de la cible. Le détecteur à scintillation neutron est formé d’un cristal de stilbène
(1" 1/2 X 1") accolé à un photomultiplicateur
56 AVP ; il peut prendre sept positions autour de
l’échantillon de 0 à 135 degrés ; une protection de paraffine est prévue sauf à 00.
Les neutrons incidents ’sont produits par la réaction T(p, n)3He sur cible mince ; ils ont une énergie de 800 keV =Í= 10 keV.
Le spectre gamma est observé sur un analyseur
multicanaux. Seuls sont comptés les événements répondant à deux conditions ; premièrement il y a
une coïncidence entre l’impulsion gamma et une impulsion du détecteur neutron (le temps de réso-
lution des coïncidences étant de 15 ns) ; deuxiè-
mement cette impulsion du détecteur neutron
correspond bien à un neutron. Cette dernière condi- tion est réalisée par un circuit de discrimination de
FIG. 1.
-Spectre en coïncidence 0
=r 12.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:0196300240110100800
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forme, elle est nécessaire étant donné le grand
nombre de coïncidences y
-y insuffisamment éli- minées par l’appareillage de coïncidence rapide.
Sur la voie gamma le seuil du système de coïnci- dençe coupe le spectre au-dessus du bruit de fond ;
nous discriminons un signal linéaire du détecteur neutron pour pouvoir déterminer le seuil avec pré-
cision.
III. Résultats.
-La figure 1 représente le spectre gamma en coïncidence ; nous remarquons,
en plus des pics photoélectriques de 59 et 203 keY
d’une part un ensemble de plusieurs pics d’énergie plus élevée correspondant à des niveaux de l’iode et du sodium, d’autre part les impulsions dues au
recul des noyaux de sodium d’une amplitude maxi-
mum équivalente à des gamma de 30 keV.
La figure 2 représente les valeurs relatives de la section efficace différentielle. Elles sont égales à + 2 % pour le niveau de 59 keV ± 3 % pour le niveau de 203 keV. Ceci confirme les résultats
connus [2] excluant la possibilité d’une interaction directe pour le premier niveau.
FIG. 2.
- .QO’ re (échelle T;I arbitraire).
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