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Diffusion inélastique des neutrons de 14 MV, par l'excitation du niveau de 9.6 MeV du carbone

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Academic year: 2021

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HAL Id: jpa-00236271

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00236271

Submitted on 1 Jan 1960

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Diffusion inélastique des neutrons de 14 MV, par l’excitation du niveau de 9.6 MeV du carbone

M. Heyman, H. Jérémie, J. Kahane, R. Sené

To cite this version:

M. Heyman, H. Jérémie, J. Kahane, R. Sené. Diffusion inélastique des neutrons de 14 MV, par l’excitation du niveau de 9.6 MeV du carbone. J. Phys. Radium, 1960, 21 (5), pp.380-382.

�10.1051/jphysrad:01960002105038000�. �jpa-00236271�

(2)

380.

DIFFUSION INÉLASTIQUE DES NEUTRONS DE 14 MeV,

PAR L’EXCITATION DU NIVEAU DE 9.6 MeV DU CARBONE Par M. HEYMAN, H. JÉRÉMIE, J. KAHANE et R. SENÉ,

Laboratoire de Physique Atomique et Moléculaire, Collège de France.

Résumé.

2014

La distribution angulaire des neutrons de 14 MeV diffusés inélastiquement sur le ni-

veau 9,6 MeV du carbone a été obtenue par la mesure des temps de vol. Les résultats de Single- tary et Wood [1], obtenus au moyen de plaques nucléaires, ont été améliorés grâce à une meilleure statistique. On a ainsi pu mettre en évidence une asymétrie par rapport à un plan perpendiculaire

au faisceau incident, favorisant la diffusion en avant.

Abstract.

2014

The angular distribution of 14 MeV neutrons inelastically scattered by excitation of the 9.6 MeV level of carbon has been obtained by time-of-flight measurement. The result obtained

by Singletary and Wood [1] with nuclear emulsions has been improved because of smaller statistical

errors. The angular distribution is asymmetric with respect to 90° to the beam, more particles being scattered into forward than into backward angles.

LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM TOME 21, MAI 1960,

Les résultats déjà obtenus par diffusion inélas-

tique des neutrons de 14 MeV sur le niveau 4,4 MeV

du carbone, et le niveau 2,4 MeV du béryllium [2]

ont montré que le modèle du noyau composé

n’était pas valable à cette énergie. Les distributions

angulaires présentaient en effet une asymétrie,

par rapport à 900 ; on peut donc supposer que les neutrons de 14 MeV excitent les premiers niveaux

des noyaux légers par un processus d’interaction

directe, tout au moins partiellement. Il serait inté-

ressant de savoir si ce processus intervient égale- ment, lorsque le nucléon incident laisse plus d’éner- gie au noyau résiduel.

Le carbone, déjà étudié à 4,4 MeV, possède égale-

ment un niveau excité à 9,6 MeV. La section effi- cace-de diffusion sur ce niveau est suffisamment forte pour en établir la distribution angulaire.

Le spectre en énergie des neutrons émergents a

été mesuré par la technique des temps de vol. Le schéma général du dispositif utilisé est celui em- ployé initialement par Rémy et Winter [3], dans

ce laboratoire.

Mais le convertisseur temps-amplitude (chrono- tron), qui ne donnait pas une stabilité satisfai-

san’te, a été changé. Dans le chronotron de Rémy et Winter, une impulsion formée par la superposition

des deux signaux venant des détecteurs d’cc et de neutrons, après mise en forme en hauteur et en temps, était écrétée par une diode, qui restituait

une impulsion de longueur proportionnelle au temps séparant les deux fronts initiaux. La diode était sen-

sible aux variations de température et de tension

de polarisation, et la résolution du système, dans

le temps, était moins bonne que la résolution ins- tantanée. Le nouveau chronotron employé, cons-

truit par Nguygen-Huu-Xong [4] utilise une lampe 6 BNs travaillant à saturation (cette lampe

n’est conductrice que lorsque les deux grilles sont

simultanément au-dessus du cut-off) et alimentée

sous basse tension (20 V). Le chronotron à 6 BN6

fonctionnant pendant 13 heures (avec un

P. M. 5819 RCA, utilisant le pic d’annihilation de 22Na) a une résolution de 1,9 .10-9 sec (résolution

instantanée : 1,8.10-9 s). Ainsi le pic des neutrons

diffusés inélastiquement sur le niveau de 9,6 MeV

du carbone, a pu être bien séparé des autres pics

de diffusion élastique et inélastique, ce qui n’était

pas le cas dans les expériences antérieures.

La figure 1 représente le spectre obtenu pour un

angle 0lab = 60°. La mesure a duré 3 heures.

Au spectre de diffusion s’ajoute un spectre de hauteur uniforme, aux coïncidences fortuites :

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:01960002105038000

(3)

381

cetteQhauteur peut être évaluée d’après le nombre

de coups dans les canaux entre le pic y et le pic

de diffusion élastique.

Un bruit de fond s’ajoute encore au spectre vrai,.

mais plus faible, celui dû aux réactions parasites,

par exemple :

L’incertitude sur le nombre de coups comptés par le détecteur vient donc de ces deux composantes du bruit de fond et de l’erreur statistique sur le nombre

de coups vrais. Pour un angle 0 le nombre des coïncidences vraies sera

n = nombre d’atomes de carbone,

Nx = nombre de particules oc sur le moniteur, d(6) sections efficace différentielle,

s(O) = efficacité du système de détection, pour des neutrons d’énergie Eo > 1,2 MeV,

A (0)

=

coefficient d’absorption dans le diffuseur

(pour sa taille finie).

Nous avons calculé l’efficacité et le coefficient

d’absorption, et négligé la diffusion multiple. Le rapport du nombre des neutrons diffusés au moins 2 fois au nombre de ceux diffusés 1 fois est de l’ordre de 20 % pour les dimensions du diffu-

seur d/AE14 = 0,6 (d étant la longueur du diffu-

seur et AE14 le parcours moyen des neutrons

de 14 MeV dans le carbone). La majorité des

neutrons étant diffusés élastiquement vers l’avant,

la répercussion sur la distribution angulaire est

faible à côté des erreurs expérimentales.

Calcul de l’absorption.

-

Le diffuseur a été

représenté par un certain nombre de points i dis- posés de façon régulière. Pour chaque angle le

. facteur d’absorption peut être écrit

1

Xjp est le parcours moyen des neutrons diffusés à

l’angle 0jab (sur le niveau étudiéj.

I(Rj est l’intensité relative du faisceau incident

en un point de la face d’entrée.

Calcul due. l’efficacité. - Le seuil, destiné à éli- miner les impulsions trop petites (qui diminuent

la résolution et augmentent les fortuites) diminue

l’efficacité du système dans le rapport

Les énergies sont ici celles des protons de recul.

Ce seuil, déterminé grâce aux protons de la réac-

tion D-D a été imposé ensuite systématiquement à

chaque spectre, avec une source 22Na (à 20 % du pic y de 1,28 MeV, il était de 1,2 MeV).

On avait donc l’efficacité

(Le carbone ne participe pas à la détection ; 1 est

la longueur du scintillateur, Np et Ne les densités

FIG. 3.

-

Notre distribution des da/dO obtenus par :

12C(n, n’) 12C*. Niveau Q

=

9,6 MeV. En

=

14,1 MeV.

L’échelle des ordonnées pour la section efficace théo-

rique calculée dans le msdèle du noyau composé doit être

divisée par un facteur 8.

,

atomiques du carbone et de l’hydrogène dans le scintillateur).

Les courbes d’absorption et d’efficacité sont

représentées sur les figures 4 et 5.

Résultats.

-

La courbe de distribution angu- laire dans le système du centre de masse est repré-

sentée sur la figure 3.

La courbe (a) est la distribution que nous avons

obtenue, la courbe (b) est la courbe théorique que

(4)

382

nous avons calculée avec le modèle du noyau com-

posé, suivant les indications de Hauser et Fesch-

bach [5]. 0

Les sections efficaces théoriques sont plus petites

FIG. 5.

-

Facteur d’atténuation du diffuseur.

que celles déduites de l’expérience, et, surtout il n’y a pas de symétrie par rapport à un plan perpen- diculaire au faisceau incident. On peut donc con-

clure que le modèle du noyau composé avec l’hypo-

thèse statistique ne suffit pas à interpréter les

résultats obtenus, et qu’il faut étudier un modèle

à interaction directe pour cette diffusion.

Des mesures ont été faites pour des protons par Peelle [6]. On voit (courbe c) que l’allure des

FIG. 4.

-

Efficacité du compteur neutrons.

sections efficaces pour des protons de 17 MeV est

la même, ce qui est normal si on suppose que la barrière coulombienne ne joue pas un rôle très

important à ces énergies-là dans les noyaux

légers.

BIBLIOGRAPHIE

[1] SINGLETARY et WOOD, Phys. Rev., 1959, 114, 1595.

[2] ANDERSON, GARDNER, MCCLURE, NAKADA, WONG, Phys. Rev., 1958, 111, 572.

[3] RÉMY et WINTER, J, Physique Rad., 1957, 18, 112 A.

[4] NGUYEN HUU XUONG, d’après un schéma de GREEN et BELL, Rev. Sc. Instr., 1955, 26-25, 1018.

[5] HAUSER et FESCHBACH, Phys. Rev., 1952, 87, 366.

[6] PEELLE, Phys. Rev., 1957, 105, 1311.

DISTRIBUTION ANGULAIRE DANS LA RÉACTION (n, n’)

Par M. DEMEUR,

Université Libre de Bruxelles.

Résumé.

2014

Les réactions à interaction directe sont étudiées à partir d’un hamiltonien dépendant

du temps. Ce traitement permet l’introduction explicite des fonctions d’onde des nucléons liés qui

interviennent dans la réaction.

Abstract.

2014

Nuclear stripping reactions have been studied by means of a time dependent hamil-

tonian. The treatment takes into account the wave functions of the bound nucleons involved in the reaction mechanism.

1. Différents traitements des réactions nucléaires à interaction directe ont été proposés. Celui qui va

être décrit ici s’apparente à celui de Gerjuoy [1],

par le fait qu’on y recherche le coefficient de l’onde

sphérique divergente asymptote à la fonction

d’onde exacte.

L’hamiltonien du système est supposé discontinu

dans le temps : cette hypothèse est plausible puisque les forces varient considérablement sur

des distances courtes parcourues en des temps

courts. D’autre part, les raccords de fonction d’onde sont simples puisque l’équation de Schrôdinger est

du premier ordre en le temps. Nous négligerons ici

les spins et les interactions coulombiennes ; les

corrections dues à ces dernières peuvent être intro-

duites de manière évidente dans le formalisme

qui va être présenté.

2. Une première approximation peut être ob-

tenue en ne faisant appel qu’à une seule disconti- nuité (au temps 0) :

Toutes les réactions du type stripping, pick-up

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