A Orthogonalité des Bessels.
Commenousl'avonsvudansnotretraitement des
séries de Fourier, surl'intervalle
[0, L]
, les fontionsf n (x) = sin(λ n x/L)
sont orthogonales les unes auxautresoù
λ n = nπ
.Deplus,esfontionsonstituentunebasesuretintervalle.Les
λ nsont leszérodela
fontion
sin
:sin(λ n ) = 0
.Les fontions de bessels
J ν jouent un rle tout à
faitsimilaireauxfontions
sin
.Souvent,danslespro-blèmesàdeuxdimensionsenoordonnéespolaire,e
sont lesfontionsde besselquisont utilisées omme
baseorthogonale. Nousallons étudier elad'un peu
plusprès.
Nous allons dorénavent supposer l'indie
ν
xe,son hoix dépend de la symétrie du problème étu-
dié. Soit les
ζ νn les zéro suessifde la fontion J ν,
'est à dire
J ν (ζ νn ) = 0
. Pour lesζ νn, nous n'avons
pas une formule aussi simple que pour les zéro des
sinus, mais nous pouvons les aluler ave autant
de préision que nous le souhaitons. Par exemple,
les premiers zéro de
J 0 (x)
sont donnés parζ 0 n = 2.405, 5.520, 8.654, ...
0. Nous souhaitons démontrer que les fontions
g n (x) = J ν (ζ νn x/L)
sont orthogonales les une aux autres surl'intervalle[0, L]
ave lepoidsw(x) = x
:ˆ L
0
xg n (x)g m (x/L)dx = 0
Commenousnesavonspasbienintégrerlesfontions
de Bessel, nous allons nous servir de leur équation
diérentielle pourétablir ela.
1. Soit
u α (x)
etu β (x)
deux fontions de Bessel,solutions de
x 2 u ′′ α + xu ′ α + (α 2 x 2 − ν 2 )u α = 0 x 2 u ′′ β + xu ′ β + (β 2 x 2 − ν 2 )u β = 0
Multipliez la première équation par
u β /x
, ladeuxième par
u α /x
,soustrayez l'une à l'autre et in-tégrezentre
0
etL
.Mettezl'intégralerésultantesous laformedeI = I 1 +I 2 +I 3 = 0
oùvousauriezgroupétouslestermesquiontiennentdesdérivéesseondes
dans
I 1 , des dérivées premières dans I 2 et dans I 3
I 3
touslestermes restants.
2. En intégrant par parties
I 1, montrez que le ré-
sultatnalpour
I
semet souslaforme dex u ′ α u β − u ′ β u α
L
0 + (α 2 − β 2 ) ˆ L
0
xu α u β dx = 0
(1)
3. En posant
α = ζ νn /L
etβ = ζ νm /L
et queu α = J ν (αx)
,u β = J ν (βx)
,déduisezennlerésultatesomptéen 0.
4. En supposant que les fontions
J ν (ζ νn x/L)
(
n = 0, 1, ...
) forment une base(e qui estvrai maisque nous n'avons pas démontré), omment on éri-
raitledéveloppementd'unefontion quelonque sur
ettebase?Quevalent lesoeientsdeedévelop-
pement?Cettesérieesttrèsutiliséeen physique,au
mêmetitrequelesSériesdeFourier.Commepourles
Transformées de Fourier, nouspouvons faire tendre
L → ∞
,auquel asonparledetransforméedeHan- kel.B La seonde solution
fondamentale des SL.
Considérons un système Sturm-Liouville que l'on
amis sousforme fondamentale
d
dx wαy ′
+ γwy = λwy
(2)où la fontion propre
y(x)
est assoiée à la valeurpropre
λ
, la fontionw(x)
est la fontion poids del'équation,et
α(x)
etγ (x)
sontlesoeientsdusys-tème.Noussavonsqueleséquationsde seondordre
doivent avoir deux solutions indépendantes. Soit
y 1
une solutiondu système(2).
1. Démontrer alors quelafontion
y 2 = y 1
ˆ 1
y 2 1 wα dx
onstitue l'autre solution fondamentale. Nous utili-
sons ii le symbol
´
dans le sens primitive de la
fontion.
Help:Démontrer d'abord que
wαy ′ 2 = (wαy ′ 1 )(y 2 /y 1 ) + 1/y 1
et en dérivant une deuxième fois, démontrer que
y 2
satisfaitl'équation (2).
2. Soitl'équation deLegendre
(1 − x 2 )y ′′ − 2xy ′ + n(n + 1)y = 0
. Soity 1 (x) = x
le polynme de Le-gendre assoiée à
n = 1
. Trouver alors l'autre solu-tionfondamentaledel'équationdeLegendreassoiée
à la même valeur
n
. [Help : une déomposition en frationsimple failiteragrandement lahose℄.C Klein-Gordon.
L'équation de Shrodinger est une équation non
relativiste.Lapremièretentativepourérireunever-
sionrelativisteaétédonné parKleinetGordon àla
ndesannées1920,quiontposélelagrangiensuivant
pourlafontiond'amplitude
φ(x 0 , x 1 , x 2 , x 3 )
danslevide :
L =
3
X
i =0
ǫ i ∂φ ∗
∂x i
∂φ
∂x i
+ m 2 φ ∗ φ
où
m
est la masse, lesx i les oordonnées spatio-
temporelle(
x 0 = t
),φ ∗désigneleomplexe onjugué
de
φ
etǫ 0 = − 1
,ǫ i> 0 = 1
.Nous avons poséc = 1
et~ = 1
.1. Obtenez les équations du hamp pour
φ
etφ ∗.
Est e que es deux équations sont ompatibles?
Pour être enore plus lisible, vous pouvez à la n
remplaerles oordonnées
x 0 , x 1 , x 2 , x 3 par t, x, y, z
.
2. Pouvez-vous établir une analogie entre ette
équation et elle de la dynamique relativiste las-
sique
E 2 − p 2 = m 2? Il faudra vous souvenir des
équivalents opératoriels d'energie et d'impulsion en
méanique quantique. Dira est parti quelques an-
nées plus tard des mêmes onsidérations, mais il a
réussiàobtenirdeséquationsdepremierdegrèspour
lafontiond'amplitude.
D Extremum et valeurs propres.
1. Supposonsquenousdisposonsd'unproduitsa-
lairedansl'espaedesfontionsréellesquel'on note
(, )
.Parailleurs, supposonsquenousdisposons d'unopérateur
L
hermitien pour e produit salaire. Aquelleéquationdoitobéirlafontion
f
quiminimiselafontionnelle
S[f ] = (f, Lf )
ave la ontrainte
(f, f ) = 1
? [Help : Cherher lavariation
δS = S[f + ǫg] − S[f ]
àl'ordre1enepsilonetlaonditionquirendette variationnullequelque
soitlafontion
g
℄.2. Apartirdelaquestionpréédente,pouvezvous
donnerla forme variationnelle d'un systèmeSturm-
Liouville qui ne ontient au plus que des dérivées
proemières?
3. A quelle équation doit obéir
f
siL
n'est pashermitien?