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INTRODUCTION accompagnement profitable

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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prréésseennttéé àà llaa CoCommmmiissssiioonn susurr llaa ccuullttuurere dde e ll’’AAsssseemmbbllééee nnaattiioonnaallee dduu QQuuéébbeecc

Po P ou u r r u un n e e s él le ec ct ti io o n n s so ou us s- -r r ég é gi io o na n al le e d de e l l’ ’i im mm mi ig gr ra at t io i on n, , d d on o nt t l le es s mu m u ni n ic ci ip pa al li it t és é s s so on nt t l la a p pi ie er rr r e e a a ng n gu ul la a ir i re e

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Énnoonnccéé ddee ppoolliittiiqquuee eenn mmaattiièèrree dd’’iimmmmiiggrarattiioonn eett dd’’iinnttééggrraattiioonn............................5 5 PlPlaanniiffiiccaattiioonn eett ssccéénnaarriioo pprrôônnééss ppaarr RaRawwddoonn......................................................................................7 7 ReReccrruutteemmeenntt............................................................................................................................................................................................8 8 F

Frraanncciissaattiioonn............................................................................................................................................................................................1010 InInttééggrarattiioonn................................................................................................................................................................................................1111 AnAnnneexxee 11......................................................................................................................................................................................................1212 A

Annnneexxee 22......................................................................................................................................................................................................1313 AnAnnneexxee 33......................................................................................................................................................................................................1414

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NNTTRROODDUUCCTTIIOONN

Rawdon, municipalité de centralité, dont la population atteint 9 711 habitants au 1er janvier 2007, assume un rôle de pôle de services. La réalité multiculturelle a toujours teinté les actions citoyennes et politiques de la Municipalité. Déjà, en 1824, 75 % de la population était d’origine irlandaise. Le 20e siècle, avec ses deux guerres mondiales, a favorisé l’établissement de plusieurs familles de l’Europe de l’Est et de l’Allemagne, qui ont apporté un nouvel élan à la vie culturelle et économique de Rawdon. Plus récemment, des communautés asiatiques se sont jointes à la population. DDeeppuuiiss cece tetemmppss,, RaRawwddoonn esestt rereccoonnnnuue ecocommmmee ununee pepettiittee ccoommmmuunanauuttéé qquiui rereggrroouuppee susurr sosonn teterrrriittooiirree uunene «« paparrttiiee ddu u mmoonndde eenenttiieerr »».. EEnn eeffffeett,, uunnee ququaarraannttaaiinnee dede ccoommmmuunnaauuttééss ccuullttuurreelllleess y y cocohhaabbiitteenntt enen haharrmmoonniiee.. C’est pourquoi cette terre d’accueil depuis maintenant plus de 75 ans, souhaite faire entendre sa voix sur les enjeux de l’immigration internationale au Québec, et plus particulièrement en région.

La réalité que nous vivons comprend un apport significatif de l’immigration à la vie de Rawdon, apport économique par la création d’entreprises et la création d’emplois; apport social et communautaire par la mise sur pied d’organismes de rapprochement et d’intégration entre les nouveaux arrivants et les québécois d’origine; apport culturel par la production d’œuvres d’artistes et d’artisans.

Le bilan de l’immigration rawdonnoise est plus que largement positif lorsque nous regardons notre passé et notre présent. L’accompagnement des nouveaux arrivants, qui se pratiquait de façon naturelle par les rawdonnois québécois d’origine, a été la source de ce succès. Aujourd’hui, nous devons encourager et soutenir ces actions individuelles et collectives en les reconnaissant, en les stimulant, et en accordant des moyens pour développer cet aaccccoommppaaggnneemmeenntt prprofofiittaabbllee.

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NONONCNCÉÉ DEDE POPOLLIITTIIQQUUEE ENEN MMAATTIIÈÈRERE DD

IMIMMMIIGGRRAATTIIOONN ETET DD

IINNTTÉÉGGRRAATTIIOONN

Nous faisons nôtre les objectifs de l’Énoncé de politique en matière d’immigration et d’intégration, soit :

1.1. le redressement de la situation démographique ; 2.2. la prospérité économique ;

3.3. la pérennité du caractère français ; 4

4.. l’ouverture sur le monde.

Reconnaissant que le succès de la politique d’immigration est très étroitement lié au succès de l’intégration, l’énoncé précise que la poursuite de ces objectifs doit se réaliser en respectant les principes selon lesquels le Québec est une société moderne et démocratique :

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5.. qui a le français comme langue commune de la vie publique ;

6.6. où la participation et la contribution de tous sont attendues et favorisées;

7.7. qui est pluraliste, ouverte aux apports extérieurs, dans les limites qu’imposent le respect des valeurs démocratiques fondamentales et la nécessité de l’échange intercommunautaire.

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Nous sommes en accord avec certains points des récentes actualisations des objectifs et principes qui figurent dans le Plan d’action 2004-2007 du ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles (MICC), Des valeurs partagées, des intérêts communs. Le premier réaffirme que la planification de l’immigration et de l’intégration des nouveaux arrivants à la société québécoise constituent une direction prioritaire « pour renforcer l’identité du Québec et assurer l’expression de sa culture ». Le second « reconnaît à la fois l’importance de l’immigration, de l’intégration réussie des nouveaux arrivants et de relations interculturelles harmonieuses » et établit des buts spécifiques, à savoir :

Y assurer une meilleure adéquation entre les besoins de main-d’œuvre des régions et la sélection de travailleurs qualifiés ;

Y favoriser l’amorce, dès l’étranger, du parcours d’intégration et de la francisation ;

Y accélérer l’apprentissage du français ;

Y lever les obstacles à l’insertion rapide et réussie au marché du travail ; Y consolider les liens avec les communautés culturelles ;

Y donner un soutien accru aux employeurs et aux institutions en vue de bâtir un Québec inclusif ;

Y valoriser l’apport de l’immigration au développement du Québec et lutter contre la discrimination.

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P P

LALANNIIFFIICCAATTIIOONN EETT SCSCÉÉNNAARIRIOO PPRRÔÔNNÉÉS S PPARAR

R R

AWAWDDOONN

Rawdon prône le scénario de croissance moyenne de l’immigration, soit de passer de 45 000 admissions en 2007, à 55 000 en 2010. Cet accroissement devrait permettre d’atténuer le déclin démographique actuel, surtout si nous ciblons des familles ou des jeunes personnes actives.

Au niveau économique, cela permettrait de combler en partie les postes de travail laissés vacants par le départ à la retraite des travailleurs actuels. L’apport de jeunes travailleurs immigrants développerait l’entreprenariat par une vision nouvelle des connaissances et des savoir-faire différents et des contacts internationaux (la création d’entreprises de pointe par des immigrants à Rawdon, par exemple, l’entreprise de moulage Sirius).

Il nous apparaît donc nécessaire de choisir l’immigration en fonction de l’âge et des compétences pour répondre aux besoins exprimés par les régions.

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ECECRRUUTTEEMEMENNTT

Il nous apparait essentiel que les milieux en région agissent pour amener des nouveaux arrivants à s’installer chez eux. La démarche doit d’abord consister à observer les phénomènes locaux, à les analyser et se fixer des objectifs de réalisation. Par exemple, il est attristant de constater que des municipales voient leurs écoles élémentaires se vider ou que des entreprises locales se voient contraintes à employer de la main-d’œuvre résidant à Montréal, avec tous les problèmes de logistique et de qualité de vie que cela implique et qu’il n’y ait aucune action entreprise pour modifier cette situation. Les régions doivent assumer le leadership local pour gérer ces problématiques.

L’exemple de Rawdon et de la MRC de Matawinie peut se répéter. L’historique de Rawdon, de son immigration harmonieuse et la présence d’une population diversifiée contribuent à promouvoir et encourager l’accueil des nouveaux arrivants.

Les étapes de la démarche rawdonnoise ont débuté en 2003 par le constat du portrait démographique. Le conseil municipal a donc décidé alors de placer l’immigration et l’accueil des nouveaux arrivants comme objectif de sa planification stratégique en novembre 2003. La création du conseil interculturel en mars 2004 en tant que comité aviseur et chargé de dossiers spécifiques représente l’outil pour orienter les actions et les discussions du conseil municipal en matière de relations interculturelles (annexe 1).

Le conseil interculturel, en plus d’analyser la situation rawdonnoise et matawinienne, participe à la reconnaissance de personnes ou de groupes communautaires qui ont œuvré à l’histoire de Rawdon et son accueil des nouveaux arrivants. Il accompagne le conseil municipal lors de représentations, d’événements ou de commissions parlementaires. Une des actions très concrètes du travail du conseil municipal et du conseil interculturel fut la mise en œuvre d’une entente de partenariat avec le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles (annexe 3) dans le cadre du programme régional d’intégration (PRI). Cette entente prévoit que la Municipalité de Rawdon et la MRC de Matawinie (annexe 2) jouent un rôle actif dans le recrutement, l’accueil, l’accompagnement et l’intégration des nouveaux arrivants.

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Le ministère accomplit un travail extraordinaire et souvent non reconnu au niveau du recrutement. Il devrait pouvoir compter sur les organisations locales (tel le service d’accueil de Rawdon) afin d’installer des candidats recommandés par les populations locales : par exemple, à Rawdon, consulter notre population immigrée locale afin que celle-ci parle en faveur de Rawdon aux membres de leur famille ou leurs amis qui vivent dans leur pays d’origine. Il importe aux régions de s’impliquer collectivement à la préparation de l’intégration des nouveaux arrivants.

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RARANNCCIISSAATTIIOONN

La connaissance du français est un élément primordial permettant l’intégration rapide au milieu de travail et à une intégration plus harmonieuse, autant dans l’entreprise que dans la vie sociale et communautaire. L’apprentissage au français dans le pays d’origine (ce qui existe déjà) doit être augmenté et reconnu par une pondération plus élevée. En conséquence, nous croyons qu’il faut développer davantage les ententes avec les partenaires actuels dans ce domaine.

Le monde académique québécois doit s’impliquer dans la promotion du français à l’étranger, que ce soit par des programmes d’échanges internationaux, d’unités de formation, etc. Cette implication doit se faire en parallèle des efforts de recrutement du ministère et en collaboration avec les différents organismes concernés par l’immigration, le Québec ne maîtrisant pas la sélection ou l’acceptation de tous les nouveaux arrivants qui bénéficient de programmes de permis de vacances ou de travail, et qui souvent voudraient ensuite demeurer au Québec.

La francisation doit aussi se faire au niveau local et il faut inventer un modèle qui s’applique à un petit nombre de personnes. Il faut donc encore demander l’aide du milieu (groupes communautaires) qui peut prendre en charge cette mission soit hors des heures de travail avec toute la famille, soit en milieu de travail afin d’y accélérer l’insertion, soit des deux façons afin de prendre en compte l’ensemble des besoins de la cellule familiale complète.

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NTNTÉÉGGRRAATITIOONN

Le fait d’apprendre la langue français et la maîtriser répond à un des aspects de la culture québécoise, mais cela est insuffisant s’il n’y a pas en même temps la connaissance, la transmission et l’acceptation des valeurs fondamentales québécoises de démocratie, d’égalité des sexes, de liberté religieuse dans l’espace privé, etc. par les nouveaux arrivants. L’accompagnement constant par la collectivité dans tous les aspects de la vie permet, à notre avis, une meilleure transmission de ces valeurs.

Cependant, le nouvel arrivant a des besoins immédiats auxquels il faut répondre dès son arrivée tels que le logement, le travail, l’école pour les enfants, etc. Pour y répondre, la structure d’accueil régionale doit se préparer en constituant des banques d’emplois avec le CLE et les employeurs, des banques de logements avec les propriétaires et des listes des services disponibles : éducation, santé, loisirs et autres services.

Le service d’accueil doit aussi prévoir que le nouvel arrivant a besoin de support pour les démarches administratives et les choses courantes de la vie. Il faut donc demander et organiser la collaboration des groupes communautaires qui s’offrent à être mis à contribution afin de prendre en charge l’accompagnement et le « jumelage » entre un québécois d’origine ou installé depuis un certain temps et un nouvel arrivant.

En conclusion, le service d’accueil doit jouer un rôle d’animateur, d’accompagnateur et de chef d’orchestre du milieu local et régional.

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