HAL Id: jpa-00237660
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Submitted on 1 Jan 1880
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Expériences sur les flammes
M. Neyreneuf
To cite this version:
M. Neyreneuf. Expériences sur les flammes. J. Phys. Theor. Appl., 1880, 9 (1), pp.280-282.
�10.1051/jphystap:018800090028001�. �jpa-00237660�
280
l’acide sulfureux gazeux donnerait une rotation
o,ooo293,
le sulfure de carbone
liquide
donnantfine
rotation 1.L’indice de réfraction de l’acide sulfureux gazeux étant 1
,000665,
le
rapport
de la rotation auproduit n2 (n2- 1) serait égal
à0,22.
Il se
présentait
ici une occasion de faire une vérification inté-ressante de la loi trouvée par 1B1. H.
Becquerel.
Si l’on connaissait en effet la rotation R de l’acide sulfureux li-
quide
et son indice de réfraction x, on devraitavoir, d’après
cetteloi,
J’ai mesuré la rotation R de l’acide sulfureux
liquide
en le ren-fermant dans un tube en bronze fermé par des
glaces parallèles.
Ala
température
de18°, j’ai
trouvé que, le sulfure de carbone don-nant 1 à cette même
températures,
l’acide sulfureuxliquide
donneo,356.
D’autre
part, j’ai mesuré,
au moyen d’unprisme
creux herméti-quement clos,
l’indice de réfraction à unetempérature
peu dine- rente,18°,5, et j’ai
trouvé quecet indice, rapporté
à la raieD,
apour valeur
1, 344,
de telle sorte que le
rapport R x2 (x2-1)
estégal
à o,24,
nombretrès voisin du
précédent.
., Si l’on tient
compte
des difficultés inhérentes à ce genre de me-sures, on trouvera sans doute que l’accord est aussi satisfaisant que
possible.
EXPÉRIENCES
SUR LES FLAMMES;PAR M.
NEYRENEUF.
-
±41
Si l’onproduit
deux flammes aux extrémités de tubes d’inè-gales hauteurs, portés
par un flacon àtubulures,
onvoit,
en dimi-Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018800090028001
28I
nuant la
prise
du gaz, la flamme inférieure diminuerplus rapide-
ment, s’éteindre ou rentrer suivant la grosseur de
l’orifice,
alors que la flammesupérieure
conserve des dimensions d’autantplus
con-sidérables que la section du tube est
plus grande.
En diminuantencore la
prise
du gaz, l’air rentre dans le flacon par l’orifice infé-rieur,
tandis que la flammesupérieure grandit
et devient bientôt moins éclairante.2. Le même effet s’obtient avec le tube en Y du chalumeau. La
plus petite
différence de niveau des deux ouverturessupérieures,
où l’on
produit
lesflammes,
s’accuse par ladisparition
de l’uned’elles et l’exaltation de
l’autre,
en faisant arriver le gaz assez lentement. En mettant les deux branches del’Y en communication
par des caoutchoucs avec des tubesd’égale hauteur,
il est facilede voir si les surfaces sur
lesquelles
ilsreposent
sont ou non dansun même
plan
horizontal.3. Le même effet s’olJtient encore avec une seule ouverture dans les conditions suivantes. On
produit
avec un brûleur Bunsen ordi- naire une flamme blanche et on laréduitgraduellement
en tournantle robinet. A. un moment
donné,
laflamme se divise endeux,
l’uneextérieure
allongée
et un peupâlie,
l’autre rentrantequi
échauffele bec comme s’il brûlait en dedans. Ce
couple
de flammesjouit
des
propriétés
des flammes sensibles.4. On
peut
encore avoir avec un bec Bunsen une flamme trèssensible,
en le faisant brûler en dedans et ledisposant
de manièreque le
jet
enflammé soit horizontal. Ilsuflira,
pour sensibiliser laflamme,
de diminuer laprise
d’airjusqu’à
cequ’elle
soitprès
de seredresser.
5. Avec un tube de
quelques
décimètres duelongueur,
munied’une ouverture latérale à la
base,
onproduit
uneaspiration
d’aird’autant
plus grande
que la vitesse du gaz estplus faible,
cequi
montre que l’on ne
peut invoquer
pourl’explication
de ces faitsl’entraînement
qui
caractérise les fortespressions.
L’expérience
seproduit
avecl’hydrogène
dans des circonstancesspéciales.
Onaperçoit
deuxflamn-ies,
l’une in tér ieurequi parcourt
périodiquement
toute lalongueur
du tubejusqu’à Fouverture,
l’autre extérieure brûlant à l’orificesupérieur.
Il estpossible,
enaugmentant un peu la vitesse de
1’hydrogène,
de faire osciller laflamme
intérieure,
de la faire vibrer assezrapidement
pourcju’elIe
J. de Phys., t. IX. (août 1880.) 20
282
produise
un sonanalogue
à celui de l’harmonica. Elle sefixe
alors à une distance deom,o
i ào’l’, 02
de la flamme extérieure.6. Une flamme
jaillissant
d’une ouverture effilée rend un songrave si on la
dispose
horizontalcment.Il suffit de faire
choquer
deux flammes inclinées pour obtenir des sons engénéral aigus,
mais trèsperceptibles
Toutes ces
expériences
se font avec du gaz dont lapression
nedépasse
pas lapression
ordinaire du gazd’éclairage.
SUR LA
DÉTERMINATION
DESÉLÉMENTS
D’UN MOUVEMENT VIBRATOIRE;PAR M. E. MERCADIER.
[SUITE (1)].
Représentation optique
des battements. - On voitainsi,
sansavoir besoin de pousser
plus
loin l’examen des casparticuliers,
que la méthodeindiquée précédemment permet
de trouver lerapport
despériodes
de deux mouvements vibratoires de mêmeamplitude.
Il reste
pourtant
une observationgénérale
à faire à cesujet.
Nous avons
supposé
lerapport
despériodes
commensurable. Or il est difficile d’obtenir cerésultat,
et, si les mouvements considérésproduisent
des sons, il en résulte l’effet sur l’oreille connu sous lenom de battements.
Dans la méthode
optique
de M.Lissajous,
ces battements se ma-nifestent aux yeux par la déformation
graduelle
des courbes acous-tiques.
Dans la méthodeprécédente
seproduit
un effet du mêmegenre, savoir un
déplacement graduel
etpériodique
desraies, déplacement
dont la vitesse estplus
ou moinsgrande
suivant que lerapport
despériodes 1
ns’approche
moins ouplus
de la commen-surabilité.
On
peut
calculer lapériode
de cedéplacement,
c’est-à-dire leiemps
que met une raiequelconque
à passer deux fois de suite parla même
position
en marchant dans le même sens.(’) Voir Journal de Physique, t. IX, p. 217; 1880.