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On en d´eduit que 0 est valeur propre deA

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

CORRIG ´E DE L’EXAMEN DE L2 ALG `EBRE BILIN ´EAIRE ET INT ´EGRATION

DE JANVIER 2019

EMMANUEL HEBEY

Exercice 1: (1) La matrice est sym´etrique. Elle est donc diagonalisable. On calcule det(A) = 0. On en d´eduit que 0 est valeur propre deA.

(2)SiP est le polynˆome caract´eristique deA, alors

P(X) = det

1−X 1 1

1 1−X 1

1 1 1−X

On trouve

P(X) =X2(3−X).

Les valeurs propres deAsont 0 (valeur propre double) et 3 (valeur propre simple).

(3)SiE0 est l’espace propre associ´e `a la valeur propre 0, alors E0={(x, y, z)/ x+y+z= 0}

={(x, y,−x−y), x, y∈R}

={x(1,0,−1) +y(0,1,−1), x, y∈R} .

Soit e1 = (1,0,−1) et e2 = (0,1 −1). Alors (e1, e2) est g´en´eratrice pour E0. Comme elle est aussi libre (v´erification facile), on en d´eduit que (e1, e2) est une base deE0. On utilise Gram-Schmidt pour l’orthonormaliser. Soit h·,·ile produit scalaire euclmidien deR3et k · kla norme associ´ee. On trouveke1k= 2. On pose

˜ e1= 1

√ 2e1=

1

2,0,− 1

√ 2

.

On calculeh˜e1, e2i=1

2. On pose

u=e2− h˜e1, e2i˜e1=

−1 2,1,−1

2

.

Alorskuk=q

3

2. On pose

˜ e2=

r2

3u= − 1

√6, r2

3,− 1

√6

!

Date: Le 4 Janvier 2019.

1

(2)

et alors (˜e1,˜e2) est une base orhonorm´ee deE0. Soit maintenantE3l’espace propre associ´e `a la valeur propre 3. On a





2x=y+z 2y=x+z 2z=x+Y

(2x=y+z

2y=x+z ⇔ x=y=z On en d´eduit que

E3={x(1,1,1) , x∈R}

etE3est donc la droite vectorielle de basee3= (1,1,1). On ake3k=√

3. On pose

˜ e3= 1

√3e3= 1

√3, 1

√3, 1

√3

.

La famille (˜e1,e˜2,˜e3) est alors une base orthonorm´ee deR3 qui diagonalise A. La matrice

P=

1

216 13 0

q2 3

1 3

1

21

6

1 3

r´epond `a la question. On a

tP

1 1 1 1 1 1 1 1 1

P =

0 0 0 0 0 0 0 0 3

 .

Exercice 2: (1)On proc`ede en d´eveloppant l’expression donn´ee dans la question.

(2)SoitBla base canonique deR3. On a

MBB(Φ) =

2 0 0 0

0 3 6 −9

0 0 4 8

0 0 0 1

On trouve det (MBB(Φ)) = 24 et 246= 0. Donc Φ est bien un isomorphisme deR4. (3)On a bien l’´egalit´e en vertue de la question (1). Les formes quadratiquesQet Q˜ sont donc ´equivalentes et elles ont ainsi mˆeme signature. La signature de ˜Qest (3,0). La signature deQest donc aussi (3,0).

(4)Les vecteurs isotropes deQsont lesX= (x, y, z, t)∈R4qui v´erifientQ(X) = 0.

Avec la question (1) on trouve



 x= 0 y+ 2z= 3t z+ 2t= 0

et donc, si ∆ est l’ensemble des vecteurs isotropes deQ, alors

∆ ={(0,7t,−2t, t), t∈R} . Ici ∆ est la droite vectorielle de base (0,7,−2,1).

(3)

Exercices 3: (1)Soitf :R+→Rdonn´ee par f(x) = 3x2+ 2

x7+ 1 .

La fonctionfest continue et positive surR+= [0,+∞[. L’int´egraleI1est g´en´eralis´ee en +∞. On a

x→+∞lim x5f(x) = 3.

Comme 5>1, le crit`ere de Riemann donne queI1est convergente.

(2)Soitf :R+→Rdonn´ee par

f(x) = 3x+ 5 2x2+ 7 .

La fonctionfest continue et positive surR+= [0,+∞[. L’int´egraleI2est g´en´eralis´ee en +∞. On a

x→+∞lim xf(x) = 3 2 .

Comme 1≤1, le crit`ere de Riemann donne queI2est divergente.

(3)Soitf :R+?→Rdonn´ee par

f(x) = sin(x) x2 .

La fonctionf est continue et positive sur ]0,π2]. L’int´egraleI3 est g´en´eralis´ee en 0.

On a

lim

x→0+xf(x) = 1.

Comme 1≥1, le crit`ere de Riemann donne queI3est divergente.

(4)Soitf :R+?→Rdonn´ee par

f(x) = 3x+ 5

√x(2x3+ 7) .

La fonctionfest continue et positive surR+?=]0,+∞[. L’int´egraleI4est g´en´eralis´ee en 0 et en +∞. On a

x→0lim

√xf(x) =5 7 .

Comme 12 < 1, le crit`ere de Riemann donne que I4 est convergente en 0. On a encore

x→+∞lim x5/2f(x) = 3 2 .

Comme 52 >1, le crit`ere de Riemann donne queI4est convergente en +∞. Comme I4est convergente `a la fois en 0 et en +∞elle est convergente.

Exercices 4: (1)En vertue des th´eor`emes g´en´eraux, la fonctionf :R2→Rd´efinie par

f(x, y) = sinπ

4 +g(x) cos(t)

est continue surR2. On en d´eduit (th´eor`eme de cours) queF est continue surR. (2)La fonctionf admet une d´eriv´ee partielle ∂f∂x(x, t) en tout point de R2. On a

∂f

∂x(x, t) =g0(x) cos(t) cosπ

4 +g(x) cos(t)

(4)

pour tous (x, t)∈R2. En vertue des th´eor`emes g´en´eraux, la fonction∂f∂xest continue surR2. On en d´eduit queF est d´erivable surRde d´eriv´ee

F0(x) =g0(x) Z π2

0

cos(t) cosπ

4 +g(x) cos(t) dt

en tout pointx∈R. En particulier, puisqueg(0) = 0 etg0(0) =√ 2, F0(0) =g0(0) cosπ

4 Z π2

0

cos(t)dt=√ 2

√2

2 [sin(t)]π/20 = 1. Exercices 5: On applique Fubini pour calculerI. On obtient

I= Z 1

0

Z 1 0

(1 +x3y4)dy

dx

= Z 1

0

y+1

5x3y5 y=1

y=0

dx

= Z 1

0

1 + 1

5x3

dx

= [x]10+ 1 20

x41 0

= 1 + 1 20

= 21 20 .

On applique Fubini encore (Fubini pour les domaines en piles pour ˆetre pr´ecis) pour calculerJ en ´ecrivant que

J={(x, y)∈R/ 0≤x≤1 etx≤y≤1} . On obtient

J= Z 1

0

Z 1 x

(1 +x3y4)dy

dx

= Z 1

0

y+1

5x3y5 y=1

y=x

dx

= Z 1

0

1−x+1 5x3−1

5x8

dx

= [x]10−1 2

x21 0+ 1

20 x41

0− 1 45

x91 0

= 1−1 2+ 1

20− 1 45

= 19 36 .

Exercices 6: (1) Commeuest sym´etrique, uest diagonalisable (uest diagonal- isable dans une base orthonorm´ee de E). En particulier il existe ˜B = (˜e1, . . . ,e˜n) une base (orthonorm´ee) qui diagonalise u. Siλi est la valeur propre associ´ee `a ei

alors

hu(ei), eii=λikeik2 .

(5)

Par hypoth`ese

hu(ei), eii= 0,

et puisquekeik 6= 0, on r´ecup`ereλi= 0. Commeiest quelconque,λi = 0 pour tout i, et il suit queMB˜B˜(u) est la matrice nulle. En particulieruest l’endomorphisme nul.

(2)Par d´efinition, A est orthogonale si et seulement si A est inversible etA−1=

tA. Il suffit donc de calculer le produit tAA et de chercher sous quelle condition n´ecessaire et suffisante on retrouve la matrice identit´e Id3. NotonsD=a2+b2+c2.

On a 

a c b b a c c b a

a b c c a b b c a

=

D P P

P D P

P P D

 .

Par suiteAest orthogonale si et seulement siD= 1 etP = 0. CommeD=S2−2P cela revient encore `a dire queAest orthogonale si et seulement siS=±1 etP = 0.

Exercices 7: On veut une condition n´ecessaire et suffisante surkpour que Φ soit d´efinie positive. Il suffit pour cela de trouver une condition n´ecessaire et suffisante surk pour que Φ(x, x)>0 pour toutx∈E\{0}. On commence par chercher une condition n´ecessaire. On notek · kla norme associ´ee `ah·,·i. On calcule

Φ(a, a) =kak2+kkak4= 1 +k

puisque kak = 1. Il est donc n´ecessaire que 1 +k > 0 et donc que k >−1. On montre maintenant que la condition k > −1 est aussi suffisante. Pour cela, on distingue deux cas. D’une part, sik≥0, alors pour toutx∈E,x6= 0,

Φ(x, x)≥ kxk2>0. D’autre part, sik∈]−1,0[, alors pourx∈E,x6= 0,

Φ(x, x) =kxk2− |k|hx, ai2 tandis que par Cauchy-Schwarz, puisquekak= 1,

hx, ai2≤ kxk2 . Donc

Φ(x, x)≥(1− |k|)kxk2>0.

Dans les deux cas, on a montr´e que Φ(x, x)>0 pour toutx∈E\{0}. Par suite, Φ est un produit scalaire si et seulement sik >−1.

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