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(3) On peut calculer le d´eterminant d’une matrice si et seulement si elle est carr´ee

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Universit´e Paris XII Licence ´Economie-Gestion Corrig´e de l’examen de Math´ematiques (S3)

Session de janvier 2007

Exercice1 —

(1) On peut calculer la somme de deux matrices si et seulement si elles sont de mˆeme taille. Ici, A et B n’ont pas le mˆeme nombre de colonnes, donc on ne peut calculer niA+B ni B+A.

(2) On peut calculer le produit de deux matrices si et seulement si le nombre de colonnes de la premi`ere est ´egal au nombre de lignes de la deuxi`eme. Ainsi on peut calculerAB =

−1 0 −1

−3 0 −3

mais on ne peut pas calculerBA.

(3) On peut calculer le d´eterminant d’une matrice si et seulement si elle est carr´ee. Ainsi on peut calculer det(A) = 1·0−(−3)·2 = 6 mais on ne peut pas calculer det(B).

(4) On peut calculer le d´eterminant d’une matrice si et seulement si elle est carr´ee et que son d´eterminant est non-nul. Ainsi on peut calculer A−1 = det(A)1 tcom(A) =

0 −13

1 2

1 6

mais on ne peut pas calculer B−1.

(5) On intervertit les lignes et les colonnes : tA=

1 −3

2 0

et tB=

 1 −1

0 0

1 −1

.

(6) On met les matrices sous forme ´echelonn´ee et on compte ensuite le nombre de lignes non-nulles : 1 2

−3 0

−→L2←L2+3L1

1 2 0 6

doncAest de rang 2,

1 0 1

−1 0 −1

−→L2←L2+L1

1 0 1 0 0 0

doncAest de rang 1.

Exercice 2 — En effectuant successivement les op´erations ´el´ementaires L2 ← L2+L1, L3 ← L3−L1 puis L3←L3−2L2 on aboutit au syst`eme ´echelonn´e suivant :

x + y − z = 1

2y + z = 0

0 = −1.

La troisi`eme ligne n’est jamais v´erifi´ee donc le syst`eme n’a aucune solution.

Exercice3 —

(1) Premi`ere m´ethode. On calcule que det(A) =−16= 0 doncAest inversible. On calcule ensuite A−1= 1

det(A)

tcom(A) =

2 0 −1

−3 0 2

1 1 −1

.

Deuxi`eme m´ethode. On peut utiliser le pivot de Gauss. Le fait queA est inversible apparaˆıt lorsqu’on a misAsous forme ´echelonn´ee : on voit que le rang est ´egal `a 3.

(2) Ce syst`eme s’´ecrit AX=B avecX =

 x y z

et B =

 0 1 0

. PuisqueA est inversible, on en d´eduit que le syst`eme poss`ede une unique solution :

X =A−1B=

 0 0 1

.

1

(2)

Exercice4 —Premi`ere m´ethode. On calcule que det(A) =α−1. La matriceA est inversible si et seulement si son d´eterminant est non-nul, c’est-`a-dire si et seulement siα6= 1.

Deuxi`eme m´ethode. En effectuant successivement les op´erations ´el´ementaires L2←L2−L1,L3←L3−αL1 puisL3←L3+ (1−α)L2 on obtient une forme ´echelonn´ee deA:

U =

1 1 1

0 −1 0

0 0 1−α

.

La matriceAest inversible si et seulement si son rang est ´egal `a 3, c’est-`a-dire si et seulement si α6= 1.

Exercice5 — Montrons queE1 v´erifie toutes les propri´et´es des espaces vectoriels. Tout d’abordE1n’est pas vide car il contient le vecteur nul (0,0). Stabilit´e par addition : soitu= (x, y) etv= (x0, y0) deux vecteurs de E1; on au+v= (x+x0, y+y0) et (x+x0)−(y+y0) = (x−y) + (x0−y0) ; oruetvsont dansE1doncx−y= 0 etx0−y0= 0 ; par cons´equent (x+x0)−(y+y0) = 0, ce qui signifie queu+v∈E1. Stabilit´e par multilication par un scalaire : soit u= (x, y)∈E1 et λ∈R; on aλu = (λx, λy) etλx−λy =λ(x−y) ; oru∈E1 donc x−y= 0 ; par cons´equentλx−λy= 0, ce qui signifie queλu∈E1. AinsiE1 est un espace vectoriel.

En revancheE2n’est pas un espace vectoriel car il ne contient pas le vecteur nul (en effet 0−06= 2). Remarque : on peut aussi remarquer queE2 contient le vecteur (2,0) mais ne contient pas le vecteur 2(2,0) = (4,0), donc E2 n’est pas stable par multiplication par un scalaire (ni par addition).

Exercice6 —

(1) La matrice def dans la base canonique deR2au d´epart et dans la base canonique deR3`a l’arriv´ee est A=

1 1

1 −1

2 0

.

(2) En effectuant successivement les op´erations ´el´ementairesL2←L2−L1,L3←L3−2L1puisL3←L3−L2

on aboutit `a la matrice ´echelonn´ee suivante : U =

1 1

0 −2

0 0

. Par cons´equent rgf = 2.

On applique ensuite le th´eor`eme du rang : dim(R2) = dim(Kerf) + rgf. On en d´eduit que dim(Kerf) = 2−2 = 0.

(3) L’application f est injective car son noyau est de dimension 0 (ou, de fa¸con ´equivalente, car son rang est ´egal au nombre de colonnes de la matriceA). Elle n’est pas surjective car son rang n’est pas ´egal au nombre de lignes de la matriceA. Elle n’est donc pas bijective (car ˆetre bijectif signifie ˆetre `a la fois injectif et surjectif).

(4) On a Kerf ={(0,0)}car Kerfest de dimension 0. Remarque : on peut aussi calculer Kerf en r´esolvant le syst`eme lin´eairef(x, y) = (0,0,0).

Soit (a, b, c) ∈R3. Alors le vecteur (a, b, c) appartient `a Imf si et seulement si le syst`eme lin´eaire f(x, y) = (a, b, c) admet au moins une solution (x, y). Ce syst`eme s’´ecrit

(1)

x + y = a

x − y = b

2x = c.

En effectuant successivement les op´erations ´el´ementairesL2←L2−L1,L3←L3−2L1puisL3←L3−L2

on aboutit au syst`eme ´echelonn´e suivant :

x + y = a

− 2y = b−a 0 = c−a−b.

(3)

Ce syst`eme admet des solutions si et seulement sic−b−a= 0. Ainsi Imf est l’ensemble des vecteurs (a, b, c)∈R3tels que c−a−b= 0.

Remarque : Imfest l’espace engendr´e par les vecteurs-colonnes de la matriceA: (1,1,2) et (1,−1,0) ; un vecteur appartient `a cet espace si et seulement s’il existe des r´eelsxety tels que la relation (1) soit v´erifi´ee.

Exercice7 — MatriceA. Le polynˆome caract´eristique deA est P(λ) = det

7−λ 2

−12 −3−λ

2−4λ+ 3 = (λ−1)(λ−3).

Ce polynˆome est scind´e donc A est trigonalisable. Les valeurs propres sont λ1 = 1 et λ2 = 3 et elles sont simples. Il y a 2 valeurs propres simples etAest de taille 2, doncAest diagonalisable.

Cherchons les espaces propres. Pour la valeur propreλ1= 1, on r´esout le syst`eme 6x + 2y = 0

−12x − 4y = 0.

Les solutions sont les (x,−3x) pourx∈R. On peut choisir comme vecteur proprev1= (1,−3).

Pour la valeur propreλ2= 3, on r´esout le syst`eme

4x + 2y = 0

−12x − 6y = 0.

Les solutions sont les (x,−2x) pourx∈R. On peut choisir comme vecteur proprev2= (1,−2).

On en d´eduit la diagonalisation de A: A =P DP−1 avec D =

1 0 0 3

(matrice des valeurs propres) et P =

1 1

−3 −2

(matrice des vecteurs propres).

MatriceB. Le polynˆome caract´eristique de B est

P(λ) = (1−λ)(λ2−4λ+ 3) =−(λ−1)2(λ−3)

(d’apr`es le calcul du polynˆome caract´eristique de A). Ce polynˆome est scind´e doncA est trigonalisable. Les valeurs propres sontλ12= 1 (double) etλ3= 3 (simple). Remarque : ici on ne peut pas encore conclure si B est diagonalisable ou non ; elle l’est si et seulement si dim(Ker(B−I3)) = 2 et dim(Ker(B−3I3)) = 1.

Cherchons les espaces propres. Pour la valeur propreλ12= 1, on r´esout le syst`eme

0 = 0

x + 6y + 2z = 0

−12y − 4z = 0.

Ce syst`eme ´equivaut `a

x = 0 z = −3y.

Les solutions sont les (0, y,−3y) poury ∈R. Il y a une infinit´e de solutions `a 1 param`etre ; par cons´equent dim(Ker(B−I3)) = 1. Or la multiplicit´e deλ1 vaut 2. On peut donc conclure queB n’est pas diagonalisable.

Exercice8 —

(1) La relation s’´ecritXn+1=AXn avecA=

2 0

12 12

.

(2) Montrons d’abord que A est diagonalisable. Comme elle est triangulaire, on obtient directement que ses valeurs propres sont ses coefficients diagonaux : λ1 = 2 et λ2 = 12. Les deux valeurs propres sont simples, doncA est diagonalisable.

Cherchons les espaces propres. Pour la valeur propreλ1= 2, on r´esout le syst`eme 0 = 0

12x−32y = 0.

(4)

Les solutions sont les (−3y, y) poury∈R. On peut choisir comme vecteur propreV1= (−3,1).

Pour la valeur propreλ2= 12, on r´esout le syst`eme 3

2x = 0

12x = 0.

Les solutions sont les (0, y) poury∈R. On peut choisir comme vecteur propreV2= (0,1).

Par cons´equent les solutions (Xn) sont les suites de la forme Xn=c1λn1V1+c2λn2V2=c12n

−3 1

+c2

1 2

n 0 1

=

−3c12n c12n+c2 1

2

n

. o`u c1 etc2 sont deux constantes r´eelles quelconques.

(3) On calculec1etc2grˆace `a la condition initiale. En reportantn= 0 dans l’expression deXn on obtient le syst`eme

−3c1 = 0 c1+c2 = 1.

On trouve une unique solution : (c1, c2) = (0,1). Donc Xn =

1 2

n 0 1

. Comme−1< 12<1 on a 12n

→0 quandn→+∞, doncXn→(0,0).

(4) De la mˆeme mani`ere on obtient le syst`eme

−3c1 = 1 c1+c2 = 1.

On trouve une unique solution : (c1, c2) = −13,43 . Donc Xn =−1

32n −3

1

+4 3

1 2

n 0 1

=

2n

132n+43 12n

.

Comme 2 >1 on a 2n → +∞quand n→ +∞, donc Xn diverge (plus pr´ecis´ement xn → +∞et yn → −∞).

(5) Un vecteur d’´equilibre est un vecteurV tel queAV =V. Comme 1 n’est pas valeur propre deA, il n’y a pas de vecteur d’´equilibre non nul.

Exercice9 —

(1) La matrice de la famille (v1, v2, v3) dans la base canonique deR3 est A=

1 1 1

1 1 β

1 α 0

.

(2) (a) On consid`ere la matrice de la famille (v1, v2) dans la base canonique deR3 : B=

 1 1 1 1 1 α

.

Une forme ´echelonn´ee de cette matrice est U =

1 1

0 α−1

0 0

.

Par cons´equent rg(A) = 2 siα6= 1 et rg(A) = 1 siα= 1. Or une famille est libre si et seulement si le rang de la matrice est ´egal au nombre de colonnes (ici 2), donc la famille est libre si et seulement siα6= 1.

(5)

(b) Une famille est g´en´eratrice si et seulement si le rang de la matrice est ´egal au nombre de lignes (ici 3), donc d’apr`es le calcul pr´ec´edent la famille n’est jamais g´en´eratrice.

(c) Une famille est une base si et seulement si elle est libre et g´en´eratrice, donc d’apr`es (b) la famille n’est jamais une base. Remarque : une base de R3 comporte n´ecessairement 3 vecteurs, donc on pouvait conclure directement que (v1, v2) n’est jamais une base.

(3) (a) Pour une famille de 3 vecteurs dansR3, les conditions suivantes sont ´equivalentes :

• la famille est libre,

• la famille est g´en´eratrice,

• la famille est une base,

• le d´eterminant de sa matrice dans la base canonique est non-nul,

• sa matrice dans la base canonique est de rang 3.

Premi`ere m´ethode. On calcule det(A) =−(α−1)(β−1). Donc la famille est libre si et seulement siα6= 1 etβ6= 1.

Deuxi`eme m´ethode. En effectuant le pivot de Gauss surA on aboutit `a la matrice T =

1 1 1

0 α−1 −1

0 0 β−1

.

Si β = 1, alorsT est ´echelonn´ee et de rang 2, donc la famille n’est pas libre. Siβ 6= 1 et α6= 1, alorsT est ´echelonn´ee et de rang 3, donc la famille est libre. Enfin, siβ6= 1 etα= 1, alorsT n’est pas ´echelonn´ee mais en effectuant l’op´erationL3←L3+ (β−1)L2 on aboutit `a la matrice

1 1 1

0 0 −1

0 0 0

qui est ´echelonn´ee et de rang 2, donc la famille n’est pas libre. En conclusion, la famille est libre si et seulement siα6= 1 etβ6= 1.

(b) Mˆeme conclusion qu’`a la question (a).

(c) Mˆeme conclusion qu’`a la question (a).

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