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Produit scalaire

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Produit scalaire

Nous allons découvrir une nouvelle opération sur les vecteurs, appelée produit scalaire, dont le résultat est unnombre réel

I- Produit scalaire

1) Définition

On appelle produit scalaire de #»u et#»v le nombre réel noté #»u·#»v et défini par :

u ·#»v =





k#»uk × k#»vk ×cos (#»u;#»v) si #»u , #»

0 et #»v ,#»

0

0 si #»u = #»

0 ou #»v =#»

0

Le produit scalaire d’un vecteur#»u par lui-même (#»u ·#»u) est appelé carré scalaire de #»u et se note #»u2. Définition

Exemple 1 :

Sur la figure ci-contre, le triangleOABest équilatéral etOA = 3.

H est le milieu de[OA].

Calculer #»u ·#»v, #»u·#»u,#»v ·(−# »v)et# » HO·# »

HB. O A

B

H u

v

2) Vecteurs colinéaires

– Si #»u et #»v sont colinéaires et de même sens alors

u#»·#»v =k#»uk × k#»vk – Si #»u et #»v sont colinéaires et de sens contraires alors

u#»·#»v =−k#»uk × k#»vk Propriété

3) Vecteurs orthogonaux

On dit que deux vecteurs non nuls sont orthogonaux si les droites qu’ils dirigent sont perpendiculaires.

Par convention le vecteur nul est orthogonal à tout vecteur.

Définition

Deux vecteurs #»u et#»v sont orthogonaux si et seulement si #»u ·#»v = 0.

Propriété

(2)

4) Symétrie

Soient #»u et#»v deux vecteurs alors #»u·#»v = #»v ·#»u Propriété

II- Autres expressions du produit scalaire

1) Avec des projetés orthogonaux

SoitD une droite et M un point. On appelle projeté orthogonal de M surD le point d’intersection deD avec la droite perpendiculaire àD passant par M

Définition

Soient A, B, C et D quatre points du plan.

Si C0 et D0 sont les projeté orthogonaux de C et D sur (AB) alors # » AB·# »

CD = # » AB·# »

C0D0 Propriété

C D

A B

C

D

E

C

D

A B

C D

E

Soit E le point tel que # » C0E = # »

CD.

On a alors # » AB·# »

CD = # » AB·# »

C0E = AB×C0E×cos(# » AB;# »

C0E).

– Si l’angle (# » AB;# »

C0E) est droit alors cos(# » AB;# »

C0E) = cos(# » AB;# »

CD) = 0 donc # » AB·# »

CD = # » AB·# »

C0D0 = 0.

– Si l’angle (# » AB;# »

C0E) est aigu alors # »

AB et # »

C0D0 sont colinéaires et de même sens et cos(# » AB;# »

C0E) = C0D0 C0E Ainsi # »

AB·# »

CD = AB×C0E×C0D0

C0E = AB×C0D0 =# » AB·# »

C0D0. – Si l’angle (# »

AB;# »

C0E) est obtus alors # »

AB et # »

C0D0 sont colinéaires et de sens contraires et cos(# » AB;# »

C0E) =

−C0D0 C0E Ainsi # »

AB·# »

CD =−AB×C0E×C0D0

C0E =−AB×C0D0 =# » AB·# »

C0D0. Exemple 2 :

ABCest un triangle isocèle enAtel queAB = 3etBC = 4.

Oest le milieu du segment[BC].

Calculer # » BA·# »

BCet# » CA·# »

BC.

Le projeté orthogonal de A sur (BC) est O donc# » BA·# »

BC =# » BO·# »

BC = BO×BC = 2×4 = 8 4

3

O A

B C

(3)

2) Dans un repère

Soit (O ;#»ı ,) un repère orthonormal du plan.

Si#»u x y

!

et#»v x0 y0

!

alorsu#»·#»v =xx0+yy0. Propriété

Démonstration

Soit A le point tel que # »

OA = #»u et B le point tel que # » OB = #»v. 1) Cas des vecteurs colinéaires.

Il existektel que # »

OB =k# »

OA. Ainsi # » OB kx

ky

! . – Si # »

OA et# »

OB sont colinéaires et de même sens alorsk >0 et OB =kOA.

On a alors # » OA·# »

OB = OA×OB =k×OA×OA =kOA2. – Si # »

OA et# »

OB sont colinéaires et de même sens contraire alorsk <0 et OB =−kOA.

On a alors # » OA·# »

OB =−OA×OB =k×OA×OA =kOA2. Ainsi # »

OA·# »

OB =k(x2+y2) =kxx+kyy=xx0+yy0 2) Cas des vecteurs quelconques.

Soit H le projeté orthogonal de B sur (OA).

On a alors, d’après ce qui précède,

# » OA·# »

OB = # » OA·# »

OH =xxH+yyH

En appliquant le théorème de Pythagore dans les tri- angles OBH et ABH rectangles en H, on obtient :

BH2= OB2−OH2= AB2−AH2

O

A B

H

ce qui nous donne :

x02+y02x2HyH2 = (x−x0)2+ (y−y0)2−(x−xH)2−(y−yH)2 puis, en simplifiant :

0 =−2xx0−2yy0+ 2xxH+ 2yyH soit :

xxH+yyH=xx0+yy0 On en déduit donc :# »

OA·# »

OB =xx0+yy0. Exemple 3 :

Dans un repère orthonormal(O ;#»ı ,), #»u 6 3

! , #»v 3

−1

!

etw#» −2 2

!

Calculer #»u ·#»v, #»u·w#»et#»v ·w.

u·#»v = 6×3 + 3×(−1) = 18−3 = 15

u·w#»= 6×(−2) + 3×2 =−12 + 6 =−6

v ·w#»= 3×(−2) + (−1)×2 =−6−2 =−8 Exemple 4 :

SoientA(2; 3),B(−1; 1)etC(3;−5). Calculer # » BA·# »

BC. Que peut-on en conclure ?

(4)

III- Régles de calculs

Quels que soient #»u , #»v etw#»3 vecteurs etkun nombre réel alors :

• #»u ·(#»v +w) =#» #»u ·#»v +#»u·w

• (#»u+#»vw#»=#»u ·w#»+#»v ·w

• #»u ·(k#»v) =k×(#»u ·#»v)

• (k#»u)·#»v =k×(#»u ·#»v) Propriété

Démonstration

On se place dans un repère orthonormal du plan et on pose #»u x y

! , #»v x0

y0

!

etwx00 y00

!

Les coordonnées de #»v +w#»sont x0+x00 y0+y00

! .

On a ainsi, #»u ·(#»v +w) =x(x0+x00) +y(y0+y00) =xx0+xx00+yy0+yy00. De plus #»u·#»v +#»u ·w#»=xx0+yy0+xx00+yy00.

Conclusion :#»u ·(#»v +w) =#» #»u ·#»v +#»u·w

Les coordonnées dekv sont kx0 ky0

! .

On a ainsi #»u ·(k#»v) =x(kx0) +y(ky0) =kxx0+kyy0. De plusk×(#»u ·#»v) =k(xx0+yy0) =kxx0+kyy0 Conclusion #»u·(k#»v) =k×(#»u ·#»v)

Exemple 5 :

u et #»v sont deux vecteurs, simplifier(#»u+#»v)2,(#»u −#»v)2et(#»u+#»v)·(#»u −#»v).

(#»u +#»v)2= (#»u+#»v)·(#»u +#»v) = (#»u +#»v)·#»u + (#»u+#»v)·#»v

=#»u2+#»v ·#»u +#»v ·#»u+#»v2=#»u2+ 2#»u ·#»v +#»v2 (#»u−#»v)2= (#»u−#»v)·(#»u −#»v) = (#»u−#»v)·#»u −(#»u−#»v)·#»v

=#»u2−#»v ·#»u −#»v ·#»u +#»v2=#»u2−2#»u ·#»v +#»v2 (#»u+#»v)·(#»u −#»v) =#»u2−#»u·#»v +#»v ·u#»−#»v2=#»u2−#»v2

(#»u +#»v)2=#»u2+ 2#»u ·#»v +#»v2 (#»u −#»v)2=#»u2−2u#»·#»v +#»v2 (#»u +#»v)·(#»u−#»v) =#»u2−#»v2

u ·#»v =12

k#»u+#»vk2− k#»uk2− k#»vk2 . Propriété

Remarque :

Le produit scalaire obéit aux même règles de calcul que le produit sur les réels sauf :#»u ·#»v = 0 n’implique pas#»u = 0 ou #»v = 0, on ne peut pas simplifier.

(5)

IV- Droite et produit scalaire

1) Vecteur normal à une droite

Un vecteur normal à une droiteD est un vecteur non nul orthogonal à un vecteur directeur deD. Définition

SoitD une droite, A un point deD et#»n un vecteur normal àD. Alors la droiteD est l’ensemble des points M du plan tels que # »

AM·#»n = 0.

C’est à dire M∈D si et seulement si # »

AM·#»n = 0.

Propriété

2) Equation cartésienne d’une droite SoitD une droite et A(xA;yA)∈D. Soit #»n a

b

!

un vecteur normal àD et M(x;y) un point du plan.

M∈D ⇐⇒ # » AM·#»n = 0

⇐⇒ (x−xA)a+ (y−yA)b= 0

⇐⇒ ax+by+ (−axAbyA) = 0

⇐⇒ ax+by+c= 0 en posant c=−axAbyA

Soit (O ;#»ı ,) un repère orthonormal du plan.

• Si une droiteD admet#»n a b

!

pour vecteur normal alorsD a une équation de la formeax+by+c= 0, oucest un réel.

• Réciproquement : l’ensemble des points M(x;y) du plan vérifiant l’équation ax+by+c = 0 où (a;b),(0; 0) est une droite de vecteur normal #»n a

b

! . Théorème

Exemple 6 :

Déterminer une équation cartésienne de la droiteD pasant parA(1; 5)et de vecteur normal #»n 4

−2

! .

Exemple 7 :

SoitA(−2;−1)etB(3; 3). Déterminer l’équation de la médiatrice de[AB].

3) Parallélisme et orthogonalité

SoitD une droite de vecteur normal#»n. SoitD0 une droite de vecteur normal #»

n0.

AlorsD etD0sont parallèles si et seulement si #»n et#»

n0 sont colinéaires.

D etD0 sont perpendiculaires si et seulement si #»n et#»

n0sont orthogonaux.

Propriété

(6)

Exemple 8 :

SoientD1,D2etD3les droites d’équations cartésiennes : D1: 5x−2y+ 4 = 0,D2:−10x+ 4y−3 = 0etD3: 2x+ 5y−7 = 0. Ces droites sont-elles parallèles ? perpendiculaires ?

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